[dropcap size= »220% »]A[/dropcap] l’occasion d’un training camp très complet organisé par la marque Skins, sponsor officiel des Wallabies entre autres; j’ai pu bien évidemment tester leur nouvelle création: le collant RY400 (non ce n’est pas un avion !). Au delà du produit, j’ai pu comprendre le fonctionnement et l’intérêt d’un vetement de compression.

Vêtements de compression: la crédibilité de Skins

Une chose est de tester un produit et de dire « j’aime/j’aime pas », une autre et de tenter de creuser un peu plus pour comprendre son effet. D’autant plus quand il y a une revendication médicale derrière: « facilite le retour veineux » (hein ?!) – cela mérite quelques explications. Professeur Hotsteppers dis nous-tout !

20 ans de spécialisation sur les textiles compressifs

Pour commencer, parlons un peu de la marque Skins et de sa légitimité dans le milieu. Parce que des marques de compression il y en a (cf. l’article de comparaison des manchons de compression du marché). La marque a 20 ans, malgré un lancement plus tardif en France en 2009 (comme d’hab…). En 2015 ce sont plus d’1 Million de produits vendus en France. Cela représente « encore une niche comparé à des marchés immenses comme celui de Nike et du running, mais pas non plus confidentiel pour autant« , précise le Directeur commercial de la marque.

La compression englobe 3 phases

Quant à la mission des produits développés par Skins, ce dernier nous rappelle qu’il y a 3 phases essentielles à considérer: la préparation, la compétition et la récupération.

[pullquote] »Mesurer l’augmentation de la performance en % avec des produits de compression n’est pas un objectif en tant que tel. En revanche: recommencer une séance plus facilement et plus rapidement avant la précédente est une réalité ».[/pullquote]

C’est alors que le point technique commence et que notre intervenant plonge dans les subtilités physiologiques des vêtements de compression et de leur impact sur le corps.

Aspect physiologique de la compression sportive

vetement de compression de gradient dynamique skinsVêtement de compression ou de contention ?

1ère différence importante à considérer. La compression concerne des tissus élastiques alors que la contention repose sur des matériaux qui ne le sont pas. Les textiles compressifs sont ensuite classés selon la résistance (élastique) de leurs fibres (mesurée en mmHg ou millimètres de Mercure). Sur IV classes au total, Skins positionne ses produits entre la classe I et II. Une résistance trop faible entraîne un risque d’inefficacité du produit. A l’inverse, une résistance trop forte pouvant avoir l’effet d’un garot ce qui est à éviter bien entendu.

Une action en surface

La compression textile n’agit pas en profondeur mais sur les vaisseaux superficiels uniquement. Le sang circule selon un phénomène de gradient de pression. Autrement dit, il circule d’un milieu avec une haute pression vers un milieu avec une basse pression. Créer un différentiel de pression permet donc d’accélérer sa circulation et avec, l’élimination des toxines engendrées par l’effort et la réoxygénation des muscles. C’est le principe essentiel de la compression sportive. 
Le retour veineux profond ne peut pas être effectué par un simple textile. Ce sont les muscles qui par leur contraction jouent le rôle d’une pompe naturelle en coordination avec la voute plantaire et contribuent à la récupération. D’où l’intérêt de séances douces dédiées à la récupération active post-effort.

compression de gradient modifié skins

Ressenti versus efficacité

La clé d’une compression efficace n’est pas tant liée au ressenti local de son effet mais à la bonne répartition entre les zones compressives et celles qui ne le sont pas (toujours cette recherche de « différentiel »).

 

[infopane color= »9″ icon= »0086.png »] On récapitule: Une compression efficace sur la récupération d’un athlète est une compression textile qui s’appuie sur les réseaux veineux superficiels pour augmenter la différence de pression et faciliter le retour veineux.[/infopane]

Vêtement de compression: leur aspect thermique

Les textiles thermiques optimisent le phénomène de transpiration en l’absorbant et en la libérant sous forme de gaz. Cela génère un mouvement de convection donc un refroidissement efficace.

SKINS revendique la capacité de ses textiles à réguler l’humidité corporelle liée à la transpiration en l’évacuant donc à ne pas interférer avec la thermorégulation naturelle du corps. Ce point est intéressant car il revient souvent dans les argumentaires des utilisateurs qui ont peur « d’avoir trop chaud » avec un collant compressif.

Le maintien des textiles compressifs

C’est personnellement ce que j’ai toujours apprécié dans les différents textiles de compression que j’ai pu tester jusqu’à présent: cette sensation d’être maintenu voire « contenu » qui semble canaliser les mouvements et les assurer. Les intervenants SKINS ont précisé que cet aspect n’était pas de la compression, il lui était complémentaire.

Certains produits n’assurent que cet aspect de « maintien » sans jouer sur les différentiels de pression superficiels donc sur le retour veineux comme expliqué précédemment. Il reste malgré tout essentiel et contribue à limiter la sensation de fatigue en limitant la déformation cellulaire.

Vêtement de compression: test du collant RY400

Nous venons de le voir, un textile compressif efficace est un textile qui remplit en réalité plusieurs missions:

  • Il accélère le retour veineux en augmentant le gradient de pression sur les vaisseaux superficiels.
  • Il accélère de ce fait le drainage acide
  • Il permet la thermorégulation via ses propriétés thermiques
  • Il protège le muscle des impacts et des déformations via sa fonction de maintien.

J’ai eu l’occasion de tester le collant de récupération SKINS RY400 à de nombreuses reprises et de le prêter à une amie (Alison) à l’occasion de ses mondiaux de hockey. La sensation de maintien est très agréable et on sent clairement ses bienfaits sur les muscles tendus par l’effort. De là à comparer les effets d’un collant de récupération à celui de jets d’eau froide, de récup active voire de cryothérapie, j’aurais du mal à vous répondre ! Le bémol de ce collant si vous souhaitez le porter la nuit pour récupérer est qu’il peut avoir tendance à gratter un peu (pour les hypersensibles du toucher comme moi 😉 – Disons que si vous aimez dormir à l’air libre ou dans des vêtements souples, cela risque de vous surprendre.


Malgré tout je trouve les produits SKINS convaincants et leur savoir faire non négligeable. Reste à bien choisir le vetement de compression adapté à vos besoins (plutôt pendant ou après l’effort ? plutôt court ou long ? plutôt bas du corps ou haut du corps ? etc. D’autant que la marque a fait de vrais progrès en matière de design et propose des tenues aussi sexy qu’efficaces !

 

Collant de récupération SKINS RY400

105Eur
Collant de récupération SKINS RY400
77

Design/Coloris

7/10

    Confort

    8/10

      Prix

      8/10

        Efficacité

        9/10

          Durabilité

          8/10

            Pros

            • Durabilité
            • Efficacité
            • Légitimité

            Cons

            • Design
            • Confort sur plusieurs heures

            2 Commentaires

            1. Merci pour cet article qui résume bien le fonctionnement de la compression. Mais on peut préciser les deux produits très complémentaires que sont les manchons pendant l’effort et les chaussettes de récupération après l’effort. Il est très important de choisir une bonne taille car la compression c’est précis pour que ça fonctionne bien. Se tourner vers le leader mondial de la compression médicale SIGVARIS est un gage de sérieux. Mais Je crois qu’ils ne vendent qu’en pharmacie. Skins est plus facile à trouver…

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