kalenji run light
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La Kalenji Run Light est l’un des accessoires accessibles et utiles des longs mois d’hiver ! Sans pour autant se substituer à une frontale et plus adaptée aux lieux faiblement éclairés qu’à la pénombre complète, cette lampe ventrale de 250 lumen est un produit utile et bien pensé.

Prologue anti-déroute hivernale

Il y a ces personnes ultra-régulières et assidues que l’hiver n’atteint qu’à peine. Le mental est soigné et l’envie presque toujours intacte en dépit de longues heures sans lumière et de températures peu réconfortantes. Il y en a d’autres en revanche (moi, genre) pour qui cette saison propice à l’hibernation met un certain nombre de moteurs physiques et psychologiques en berne. « Stop » ou « slow down » dit l’organisme; s’il y a plusieurs saisons c’est bien pour adapter et moduler son activité. Ah oui ? Et oui.

Or, en dépit de mes envies d’être cette sportive régulière, stable et intouchable (existe-t-elle vraiment en fait ?!), je ne peux que me résoudre au fait d’être imprévisible et variable, alternant entre sur- et sous-motivation, parfois à quelques heures d’intervalles! Une sorte de fractionné de l’humeur! Il faut donc trouver des combines, des solutions, des techniques, des stratégies pour prendre à bras le corps cette saison sombre et lui infliger un peu de cette lumière dont elle nous prive. Soigner son sommeil, surveiller son alimentation pour ne pas passer à côté des vitamines, minéraux et nutriments essentiels dont le manque se fait encore plus sentir en hiver, organiser ses activités aussi harmonieusement que possible, se recentrer sur ses besoins essentiels mais aussi savoir profiter des nouvelles technos pour défier certaines contraintes – il faut bien vivre avec son temps: le plan de résistance à la déroute est lancé !

Dans cette optique, j’ai été munie d’une source de lumière non négligeable avec la Kalenji Run Light et ses 250 lumen partant du ventre. De quoi mieux voir et être mieux vue par delà les creux et les côtes de mes terrains de jeux habituels.

kit presse kalenji run light

Caractéristiques techniques de la Kalenji Run light

Puissance de la Kalenji Run Light

Comme la casquette-lampe de la marque le propose également (relire le test « Kalenji by night: et la lumière fût! »), la nouvelle Kalenji run light 250 offre 2 éclairages au choix, variant cette fois-ci en fonction de leur intensité et non de leur position.

  • 125 lumen au lieu de 180 lumen dans la 1ère version.
  • 250 lumen (inchangé entre la 1ère version et la plus récente)

L’option 90 lumen a été retirée mais le mode économique automatique à 70 lumen qui se déclenche en cas de batterie faible est inchangé.

Comprendre les performances d’éclairage: le lumen est l’unité de mesure d’un flux lumineux et indique la quantité totale qu’une lampe émet dans toutes les directions. Cette mesure est complémentaire de la distance d’éclairage. A titre de comparaison, la pleine lune émet 0,25 lumen; un éclairage à la bougie: 10 lumen, une rue de nuit bien éclairée: de 20 à 70 lumen, un éclairage domestique: de 100 à 200 lumen, un stade de nuit ou une salle de sport: 1500 lumen. (Source: petzl.com).

Mon avis sur la force d’éclairage de la Kalenji Run Light 250: en ville éclairée, de nuit, les modes 90lm ou 180lm selon la répartition des éclairages citadins suffisent. Rappelez-vous qu’il ne s’agit pas que de voir mais aussi d’être vu. Or, si le faisceau lumineux de la Kalenji run light vous ouvre la voie à l’avant, son boitier dorsal muni de 3 LED rouges clignotantes permet aux véhicules, cyclistes ou autres de vous repérer par l’arrière.

Le port de la lampe me semble donc conseillé systématiquement de nuit, même si les rues sont claires.

Amplitude d’éclairage de la Kalenji Run Light

Le faisceau lumineux produit par la run light est prévu pour éclairer votre route sur 20m de long et 5m de large (2,5 de chaque côté).

Mon Avis sur l’amplitude d’éclairage de la Kalenji Run Light 250: Je ne suis pas allée vérifier ces mesures mais empiriquement l’éclairage semble de toute évidence moins efficace à mesure que la distance s’allonge. Ces quelques photos volées en pleine course et en pleine nuit vous donneront une idée de l’efficacité de la run light en situation.

test kalenji run light en ville

Visibilité offerte par la run light en mode 250lm sur une route éclairée par des lampadaires.

test kalenji run light de nuit

Photo de la piste cyclable sur laquelle je fais mes footings le soir, avec comme seul éclairage occasionnel celui des phares de voitures roulant face à moi – donc SANS Kalenji Run Light.

kalenji run light test

Photo de la même piste cyclable 2 secondes plus tard et AVEC activation de la Kalenji run light en mode intensité maximum: 250lm. C’est pas la fête des lumières mais ça va déjà mieux.

Il est clair que la Kalenji run light est efficace et qu’elle permet de courir là où l’absence de lampe ne le permet pas. En revanche, en environnement 100% nocturne, cette run light ventrale de Kalenji ne permet pas de dérouler sa foulée comme en plein jour.

Autonomie de la Run Light: 2h max à plein régime

L‘autonomie en mode d’éclairage maximum (250lumen) n’est plus de 2h mais de 2,5h ce qui est une amélioration notable. Cet aspect étant un point faible de la lampe dans sa V1. Elle peut d’ailleurs aller jusqu’à 5h d’autonomie à 125lumen. Il est toutefois possible de brancher une batterie supplémentaire en USB pour prolonger l’autonomie de la lampe.

Pour la recharger, cela vous prendra près de 5h, par cordon USB.

Avis et recommandations pour l’utilisation de la Kalenji run light

Accessible pour 40€ en magasin Décathlon, la run light est un produit intéressant et assez peu coûteux. Evitez malgré tout de faire des séances beaucoup trop tardives si vous êtes du genre à être surexcités après vos séances 🙂 Mais avec le soleil qui se couche à 17:00 en hiver, aucun risque !

Les avantages clairs de la Kalenji Run Light:

  • Lampe ventrale: positionnée sur le plexus, cette lampe éclaire fixement votre route et ne suit pas le mouvement de votre tête, comme le font de toute évidence les lampes frontales.
  • Légère: bien que quelques réglages des sangles s’imposent pour positionner la lampe de façon à ne pas être gêné pendant sa course, la lampe est légère, bien fixée et se fait rapidement oublier.
  • Efficace: insuffisante en pleine forêt de nuit, la run light parvient tout de même à faire son travail correctement à condition de ne pas dépasser les 2h de run. L’effet « blairwitch » n’est pour autant pas occulté, on est loin de se croire en plein jour ! Pour tout autre terrain un minimum éclairé, la lampe est en revanche parfaitement complémentaire.
  • Adaptée au crosstraining: cet hiver, j’ai fait plusieurs entraînements de type circuit training sur piste. Quand la piste est éclairée, la Kalenji Run Light est un confort supplémentaire. Quand elle ne l’est pas, la Run Light devient vitale !
circuit training yvelines
  • Pas d’écran/buée: le faisceau d’une lampe frontale ou d’une casquette lampe peut vite se laisser intercepter par un écran de buée, surtout au cours des soirées fraiches. Ce point nuisant à la visibilité du coureur est occulté par le positionnement original de la lampe sur son ventre.
  • Prix accessible: fidèle à sa démarche habituelle, Kalenji ne réserve pas ses produits bien pensés et ingénieux aux élites mais au plus grand nombre. Courir en sécurité et sans gêne devient possible pour tous. Bon point.

Les inconvénients ou points d’amélioration de la Kalenji Run Light:

  • Ne pas être assez vu: les 3 LEDs rouges au dos du coureur sont nécessaires mais pas suffisantes. Bien entendu, si l’on reste dans l’environnement « trottoir dans une ville éclairée », le problème ne se pose pas. En revanche, si l’on retourne sur notre route noire, tortueuse et régulièrement pratiquée par les voitures, le signal reste trop faible. In fine, s’amuser à sauter dans le fossé dès qu’une voiture arrive (désolée, trace stupide de ma période militaire) est possible mais pas forcément une brillante idée 🙂
  • Autonomie limite: courir 1h30 en fin de journée, de nuit, peut arriver souvent. La limite des 2h d’autonomie n’est pourtant pas loin et implique de devoir surveiller son éclairage en le réduisant dès que les routes sont moins sombres, pour économiser. Quelques heures d’autonomie de plus ne seraient donc pas superflues. A voir quel sera le potentiel de la batterie supplémentaire suggérée par la marque.
  • Réglages et positionnement de la lampe: personnellement je n’aime pas du tout avoir quoique ce soit sur le plexus pendant que je cours.  J’ai donc réglé ma lampe pour qu’elle soit un peu plus basse, réellement plus proche du ventre. Or, la lampe et toutes ses sangles peuvent faire un peu peur de prime abord; c’est à se demander comment l’enfiler et l’ajuster. Une fois portée et après plusieurs sorties, les bons réglages se trouvent.

La Kalenji Run Light ne dispense pas du port d’habits réfléchissants et de mesures de sécurité minimales (comme de ne pas courir sur une route sinueuse, pas éclairée, pleine de voitures!). Malgré tout, elle demeure un accessoire pas si accessoire que ça. Elle pourra ainsi facilement se substituer à une frontale puissante (et beaucoup plus chère) à condition de ne pas courir plus de 2h et d’éviter les lieux 100% obscures en lesquels vos foulées se retrouveront malgré tout raccourcies et moins fluides. Si le remake du Blairwitch project n’est pas votre « cup of tea » et que quelques phares, lampadaires ou même une puissante (pleine) lune accompagnent vos runs de nuits, la run light sera un complément de choix.

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Marie
Créatrice et blogueuse sport - nutrition - bien-être. Après des études d'ingénieur bio (France) et un MBA en marketing (Canada), j'ai vécu une expérience de 18 mois dans l'armée de l'air. Ultra curieuse et pour la diversité, j'ai créé le support Hotsteppers ainsi qu'une association de training du même nom pour inciter à bouger, manger et vivre mieux, peu importe son niveau ou son âge ! Freinée en pleine quête de performance par une adénomyose (forme d'endométriose), j'ai dû et continue de repenser ma passion et pratique sportives tout en explorant sans arrêt de nouvelles pistes de santé et bien être. Après avoir travaillé 5 ans pour des marques de sport, je me suis lancée en tant qu'indépendante début 2019 dans le conseil éditorial et social media. Matière vivante, Hotsteppers est un support sans filtres, mouvant, au gré de ma vie et de mes aventures.

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