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Triathlon des Roses 2019 : triplet sportif et retour aux affaires pour Hotsteppers !

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recit triathlon des roses
Temps de lecture estimé : 9 minutes

En 2015 je me lançais dans mon 1er triathlon sur le site de la Faisanderie, dans le magnifique Parc de Saint Cloud : le Triathlon des Roses. Oui mais à l’époque je courais sans difficulté et mon endométriose n’avait pas encore été diagnostiquée. Ce 1er samedi d’automne 2019, 4 ans plus tard, sans la moindre séance de running dans les jambes et fatiguée par la douleur inflammatoire chronique de l’endométriose, je décidais de me lancer à nouveau. Tout s’est décidé 5 jours avant. Un moment magique du début à la fin, comme le sport sait si bien nous en offrir.

Le Triathlon des Roses : un format et un esprit à part

Les décisions de dernière minute sont parfois les meilleures

1 semaine avant le jour J, Nadia du blog Nadia Runs Paris me demandait si j’étais tentée de prendre son relais vélo. Je ne cours plus mais je pédale bien, alors j’ai dit oui.

marie hotsteppers vtt

Et puis, Stéphanie de l’agence Ligne Bleue, gentille pourvoyeuse de dossards pour l’occasion, accepta, mais…à condition que Nadia fasse tout et moi aussi !

Me voilà montant intérieurement sur mes grands chevaux 🙂 Je ne pouvais de toutes manières pas courir (à chaque fois j’ai toute une série de réactions inflammatoires en chaîne dans le bassin et je subis ma douleur pendant 1 semaine, donc aucun intérêt). Et je n’aime pas nager. Ou alors seule dans une piscine de 25m en mode stretching. Dans le genre pas aquatique du tout : coucou c’est moi ! Mais les épreuves des dernières années m’ont fait mûrir et je n’ai pas répondu tout de suite.

Et puis … j’ai fini par répondre. J’ai dit OK. J’étais dès lors engagée sur 2/3 de l’épreuve. Il ne restait qu’à me trouver une runneuse pour la finir. Une formalité 😉

Un format « découverte » : quelle valeur à l’époque tu tout iron man ?

Le Triathlon des Roses 2019 se présentait sous un format unique (contrairement aux années précédentes).

Triathlon des Roses 2019 : 200m Natation – 8km de cyclisme – 5km de course à pied

Iron man : la base

J’en discute souvent avec Nadia. Quand nous avons lancé notre blog le graal était de finir un marathon. Aujourd’hui c’est quasiment devenu une banalité que l’on reproduit aisément 2 à 3 fois par an.

Le triathlon est alors apparu comme une sorte d’innovation dans la catégorie des défis amateurs (un peu comme le trail). Mais du triathlon à l’iron man comme du trail à l’ultra trail il n’y a eu qu’un pas, ou presque. Il n’est pas rare aujourd’hui d’être entourés de personnes tout à fait « lambdas » se préparant comme des dingues pour des formats longs ou ultra longs.

Et les courtes distances ?

Comment trouver sa place et sa motivation dans une épreuve de découverte qui représente déjà un challenge important pour un grand nombre de personnes ?

Une voisine m’a demandé l’autre jour :

« Tu crois que si je m’entraînais j’arriverais à le faire le Triathlon des Roses ? »

Joie de répondre « bien sûr » ! C’est ça qui est génial avec le triathlon des roses. Ce n’est pas une course facile même si l’ambiance n’est pas à la compétition acharnée. Ce serait hypocrite de dire qu’il n’y a aucune course contre la montre. Bien sûr que si. Bien sûr que oui quand vous vous levez le matin pour mettre un dossard du triathlon des roses, c’est pour vous challenger et essayer de faire le meilleur. Et si la population de participante est là pour vous encourager plus que pour vous doubler : tant mieux ! Ça n’en fait pas moins un challenge pour autant.

Vouloir tout donner sans perdre son esprit sportif : est ce possible ?

Delphine du blog Oh My Tri que je retrouvais également ce jour là est quant à elle déjà bien habituée aux compétitions de triathlon de bon niveau et finisher de 2 iron man ! Une vraie femme de fer ! Elle me disait pourtant déplorer de plus en plus l’ambiance sur les compétitions mixtes où « les vainqueurs ne se congratulent même pas/plus ». [sigh]

J’ai remarqué cette espèce de dichotomie permanente entre : pression = vraie compétition ou bienveillance = fausse compétition. Il y a aussi cette fameuse phrase fourre tout qui m’exaspère au plus haut point et qui pue l’hypocrisie : « pour le plaisir ».

Sérieusement. Si vous ne faites pas du sport pour le plaisir, pourquoi en faites-vous ? On dirait qu’une compétition « pour le plaisir » n’est pas une compétition sérieuse. Mais on peut très bien avoir envie de tout donner « pour le plaisir » ! Je pense qu’il n’y a que les athlètes de haut niveau qui se font mal parfois au delà de leur envie et de leur plaisir, parce que c’est leur métier et que l’enjeu de leur carrière est de gagner des compétitions. Non ?

Sur ce et pour le plaisir mais pour le coup cette fois-ci, vraiment pour le plaisir, parlons du déroulé de ce Triathlon des Roses 2019 !

Récit du Triathlon des Roses 2019 : dans le vif du sujet

Le matin même, je me réveille en me disant : je vais tout faire. Fuck l’endométriose. Fuck la course à pied. De toutes manières j’ai des douleurs chroniques en faisant attention à tout alors autant faire ce que j’aime. Sur le moment je n’aurai pas plus mal et après coup peut être un peu plus, mais au moins j’aurai kiffé. C’est le cas aujourd’hui. J’ai mal mais j’ai kiffé.

Mise en place

  • Je vous recommande d’amener votre propre VTT ! Cela évitera les déconvenues des vitesses qui ne passent plus (n’est ce pas Delphine et Nadia !) sur les VTT loués sur place.
  • En arrivant, vous récupérez votre dossard, le fixez sur votre T-shirt et rangez votre VTT dans le parc à vélo (aire de transition) au numéro correspondant à votre dossard.
  • C’est dans cette aire de transition que tout se passera : entre la natation et le vélo (T1) puis entre le vélo et la course à pied (T2). Pensez donc bien à organiser vos affaires devant votre vélo pour anticiper les transitions et ne pas perdre trop de temps en vous changeant.
  • Si vous avez une trifonction, c’est l’idéal ! Vous nagez avec puis pendant la transition 1 (T1) vous enfilez votre t-shirt avec votre dossard épinglé dessus, des chaussures (même pas besoin de chaussettes), votre casque et c’est parti. Pour la transition 2 (T2), vous virez le casque et le vélo et vous continuez à pied !

Step 1 : Natation : 200m

Départ dans la vague A (et non dans la vague B comme indiqué sur la feuille de résultats ce qui a légèrement faussé mon temps total !). Un départ dans l’eau comme j’aime avec main gauche sur le bord et 4 aller-retour de piscine (25m) à enchaîner.

Il fait un temps magnifique, la piscine de la Faisanderie est un petit bijou ! Pas besoin de se préoccuper des vagues ou des requins (haha); il y a un bord pour les phobiques comme moi qui ont des fils qui se touchent quand ils pensent au fond d’eau sous eux, tout va bien !

Triathlon des roses piscine de la faisanderie saint cloud
Départ dans l’eau – 200m nage

Sauf que….l’échauffement ultra rapide datait déjà d’il y a 15 bonnes minutes et l’eau et moi on n’est pas vraiment copines. Je pensais nager la brasse coulée mais avec le stress et les hordes de nana en rose autour de la piscine, j’avais une sensation d’oppression et j’étais incapable de mettre la tête sous l’eau. Je savais que la nage serait un mauvais moment à passer (j’ai du boulot de ce côté). Mais je l’ai fait et j’ai bien ri quand le speaker a dit :

« On salue la diversité des nages ! »

J’ai même vraiment beaucoup ri, tout en nageant ! Ca m’a plutôt détendue ! Moi qui déteste être la dernière (bah oui), j’étais clairement LA dernière de ma ligne d’eau. Je me disais « mon Dieu elle seront toutes déjà sorties et toi tu seras la seule à brasser comme une pélerine dans ta pauvre ligne d’eau » ! Auto-sabotage !

Et puis ce commentaire du speaker (que je salue pour sa gentillesse !) m’a fait réaliser qu’après tout ça n’avait aucune importance ! Que ça n’était pas plus mal d’être la dernière parfois pour remettre l’ego en place et que je me rattraperais au vélo. Là je savais que je serais bonne.

VTT : 8km en théorie, 11km en pratique !

Transition vers le vélo (T1) : enfilage de T-shirt, de mes chaussures Altra Running Escalante 😉 et GO ! C’est là que la grosse blague a commencé !

Déjà, le parcours commence par une côte. Bon. S’en suit une belle descente ! Puis une immense « prairie » de la forme d’un hippodrome en moins grand heureusement.

Le parcours total faisait 8km; il fallait faire 2 boucles. Sauf qu’au lieu de repasser par le départ pour enchaîner avec la 2ème boucle, j’ai fait 2 fois le tour de la prairie. Personne n’était là au moment de tourner pour me l’indiquer et je n’ai pas été assez vigilente. Quand je suis repassée par le checkpoint et qu’ils m’ont dit que je devais faire à nouveau un tour, j’avais perdu quasiment 10 minutes ! J’étais tellement vénère, j’avais pourtant tellement remonté de nanas dans la 1ère boucle que j’ai pédalé comme une dératée. D’ailleurs une bénévole a croisé mon regard de feu à un virage et m’a lancé un « dis donc vous avez un sacré coup de pédale ». ET BAH OUAIS !

Ouais Madame, surtout quand je suis énervée 🙂 Enfin bon, « énervée » contre moi même surtout. Mais aussi un peu contre l’arbitre qui m’a sorti « vous êtes responsable de votre parcours ». J’ai pas voulu argumenter et j’ai essayé de rattraper au maximum le temps perdu. Au final, j’aurai fait quelque chose comme 10,5 – 11km en 36 minutes. Mais en VTT c’est peu parlant. Au Triathlon de Quiberon j’avais mis 45 minutes de mémoire pour faire les 20km de vélo le long de la côte. Comme quoi…VTT versus vélo de route, il n’y a pas de comparaison possible !

Et puis…il a bien fallu courir.

Transition 2 : vélo vers run (Triathlon des roses)

Run : hippopotame bonjour !

Dépôt du vélo dans l’aire de transition avec l’aide d’une bénévole super sympa qui m’a aussi rappelé de laisser mon casque (j’allais partir en courant avec, haha !). La T2 étant faite, me voilà partant pour 3 boucles de run, pour un total de 5km. Une distance bébé pour les habitués mais…le bout du monde pour moi qui n’avais pas couru depuis 4 ans. Et puis, courir après avoir fait 10 bornes de VTT comme une folle, ça fait mal aux cuisses !

Je savais que mon corps n’était plus habitué et le rappel à l’humilité déjà activé pendant la nage est revenu comme prévu ! Je ne m’attendais pas à courir à 12km/h. Je voulais juste ne pas marcher et faire le job. Finir. Franchir la ligne d’arrivée. Avoir tout fait. Et c’est ce que j’ai fait ! Fièrement.

Bilan de ce Triathlon des Roses 2019

denis brogniart parrain du triathlon des roses
Instant HOTSTEPPERS X Denis Brogniart !

Le Triathlon des Roses a pour vocation de faire participer des femmes à un évènement sportif superbe, tout en les incitant à collecter des fonds pour la recherche contre le cancer du sein. J’y ai croisé une femme de mon âge environ qui courait pour son amie, atteinte de la maladie. « Je vais le faire pour toi ma cocotte, on va pas te lâcher » m’a-t-elle dit en parlant d’elle. Et puis il y avait ces mères, guéries, ces filles, accompagnant leur mère encore touchée ou guérie, ces fils et ces maris ! Il y avait aussi des sportives sans lien avec la maladie mais tout simplement sensibilisée à la cause. Il y avait Denis (Brogniart) parrain de l’édition, qui a mentionné avoir perdu son papa d’un cancer, très jeune. Il y avait finalement 3 blogueuses chacune porteuse de ses propres combats, authentique, fidèle à elle même, déterminée et combattive. Il y avait Nadia, Delphine et moi, qui l’espace d’une course avons une fois plus décidé, que seul le Sport comptait.

Suivre le Triathlon des Roses sur Facebook : https://www.facebook.com/triathlondesroses/

Découvrir la Fondation ARC (Recherche sur le cancer) : https://www.fondation-arc.org/

Lire le récit version Nadia Runs Paris : https://nadiarunsparis.com/2019/09/23/mon-triathlon-des-roses-2019/

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Marie
Créatrice et blogueuse sport - nutrition - bien-être. Après des études d'ingénieur bio (France) et un MBA en marketing (Canada), j'ai vécu une expérience de 18 mois dans l'armée de l'air. Ultra curieuse et pour la diversité, j'ai créé le support Hotsteppers ainsi qu'une association de training du même nom pour inciter à bouger, manger et vivre mieux, peu importe son niveau ou son âge ! Freinée en pleine quête de performance par une adénomyose (forme d'endométriose), j'ai dû et continue de repenser ma passion et pratique sportives tout en explorant sans arrêt de nouvelles pistes de santé et bien être. Après avoir travaillé 5 ans pour des marques de sport, je me suis lancée en tant qu'indépendante début 2019 dans le conseil éditorial et social media. Matière vivante, Hotsteppers est un support sans filtres, mouvant, au gré de ma vie et de mes aventures.

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