La médecine du bon sens : 9 conseils clés pour retrouver la forme et booster sa santé!

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Temps de lecture estimé : 9 minutes

Plus j’évolue et plus la vie me fait vivre des montagnes russes dont un récent diagnostic d’adénomyose (forme d’endométriose), plus je découvre les tréfonds du monde de la santé ! Un monde bien clivé qui malheureusement oppose trop souvent la médecine bien conventionnelle tout plein de médocs et la médecine plus empirique et alternative dont on ne sait jamais vraiment si elle est sensée ou complètement perchée. Pourtant, il y a des richesses inestimables à puiser dans la médecine « alternative », plus holistique (approche globale) et non médicamenteuse mais aussi dans la médecine conventionnelle. L’interdépendance des deux : l’une préventive l’autre curative, pourrait bien s’appeler « la médecine du bon sens ». Intitulé d’un podcast génial chez France Inter que vous pouvez écouter en entier ou découvrir à travers mon résumé choc ci-dessous !

Au programme : 9 points et conseils clés à bien mémoriser. La planète est à un tournant majeur, l’Homme aussi. Ce serait peut être bien le moment de changer nos vies ?

1. Idée clé n°1 – La médecine du bon sens : une médecine préventive « d’écoute ».

Il s’agit de « la redécouverte de ce qu’Hippocrate prônait : notre capacité d’auto guérison ». Nous aurions en nous beaucoup de pouvoirs naturels de protection et de guérison dont on ne se servirait pas assez.

La médecine du bon sens consiste avant tout à écouter son corps et ses propres signaux. L’organisme est bien fait, il parle, exprime son plaisir, son bien être ou sa douleur.

Une saine connexion à soi passe par la prise de conscience de nos forces et richesses, en d’autres termes : du petit miracle qu’est notre corps !

2. Idée clé n°2 – Quand le symptôme mène trop vite au médicament

Le principe de la « médecine du bon sens » n’est pas uniquement centré sur la prévention. Le corps humain est de toutes manières voué au cours de sa vie à connaître différents maux ou maladie. Il n’y a aucune culpabilité à avoir et j’insiste là dessus.

On peut avoir une vie très saine et tomber malade. La maladie n’est pas forcément le résultat d’un conflit intérieur.

« Ummmm tu as mal au genou droit, c’est parce que tu as du mal à te détacher des attentes de ta mère….! » – Euh.

En revanche, quand notre corps exprime certains symptômes, le médicament systématique n’est pas toujours la meilleure solution dans un 1er temps. C’est aussi là où le bon sens intervient.

On revient à la notion d’écoute des signaux de son corps. Il n’y a pas que la chimie pour faire taire nos symptômes de mal-être/-adie. D’ailleurs, plutôt que de les faire taire, si on commençait par les écouter ? Puis à tenter de les comprendre. Et enfin de les soulager, naturellement, avec bon sens et bienveillance.

Les antibiotiques par exemple ont un rôle délétère sur notre microbiote intestinal et leur utilisation, au delà du sujet de la résistance bactérienne n’est pas sans conséquence pour l’organisme !

PAUSE ALERTE. Cet article n’est surtout pas un délire spirituel anti médecine conventionnelle ! Il vous amènera je l’espère au fil des paragraphes à comprendre qu’une hygiène de vie saine et responsable permet d’éviter de nombreuses maladies. Mais bien sûr on ne maîtrise pas tout et heureusement que la médecine chimique est là. Le tout est de rester acteur de sa santé, pas de la subir. Surtout aujourd’hui.

3. Idée clé n°3 – Tout n’est pas gravé dans nos gènes !

Epigénétique et « evidence based medecine »

Il y a une avancée scientifique que je qualifie officiellement d’excellente nouvelle !

Notre génétique est un élément déterminant de notre santé mais notre qualité de vie jouerait énormément aussi, au point de moduler l’expression de nos gènes. On parle d’épigénétique. En gros, nous ne subissons pas seulement notre santé, nous la construisons !

Bien sûr je ne parle pas de pathologies sévères et avec mon endométriose (adénomyose) malgré une bonne hygiène de vie, je suis bien placée pour dire que parfois ce qui nous arrive est bien dégueulasse. Dans le cas de cette pathologie qui touche 1 femme sur 10, ce serait un mix de génétique et de perturbations endocriniennes (merci monde moderne). Que faire pour l’éviter ? Changer de planète 😉 (ou mieux se renseigner pour essayer de mieux se protéger, soi et les générations futures).

4. Idée clé n°4 Ce qui compte n’est pas tellement la réussite ou l’échec mais le fait d’être heureux

Je ne vous parle pas ici de la pression du bonheur mais plutôt de la capacité à vivre l’instant présent. La différence est énorme.

En gros : vous pourriez ne pas avoir défoncé votre RP sur une course mais avoir eu des sensations de dingues et vécu « the time of your life ». Ça ne vous est pas déjà arrivé ?! Moi carrément 🙂

Je me rappelle de mon expérience de la Run in Lyon en 2015. Je revenais de blessure (après ma hernie discale et avant mon adénomyose – LOL). Mon temps final était en dessous de mes capacités. Logique après 2 ans d’arrêt.

Mais j’avais passé un moment génial parce qu’il s’était passé des choses pendant cette course. J’avais retrouvé mes sensations, bien géré mon effort de A à Z, m’étais reconnectée avec mon mental. J’avais fait mon chemin à moi. Et c’est ça qui compte. Vraiment.

5. Idée clé n°5 – Primum non nocere (whaaaat ?)

Pas de panique, c’est du latin mais ça vaut le détour 😉 Je suis sûre que vous avez déjà entendu cette phrase qui signifie « d’abord ne pas nuire ».

1ère interprétation habituelle – On l’utilise souvent en médecine pour dire que le but est bien sûr de guérir ou de soulager mais avant tout de ne pas nuire. Ce qui implique que parfois…il vaut peut être mieux ne rien faire !

Principe qui n’est pas suivi par de nombreux médecins quand je vois la dose de médicaments et d’hormones que bouffent (littéralement) toutes les femmes atteintes d’endométriose et les effets secondaires qu’elle se prennent en pleine face. Il y a clairement des aides chimiques nécessaires dans cette pathologie mais certaines solutions semblent nuire plus qu’elles ne soulagent (mauvais ratio bénéfice/risques).

2ème sens, pour aller encore plus loin – Dans « primum non nocere » on peut voir une deuxième voie d’action.

Et si on commençait par retirer ce qui nous nuit avant de chercher à guérir par la médecine curative ?

Tellement évident dit comme ça mais tellement efficace comme vision des choses non ?

TO DO – Faites la liste de ce qui vous nuit dans votre vie. Open bar, vous avez droit à tout. Aux choses, aux gens, aux situations. Ensuite ? Virez-les 😀 (ok, petit à petit.)

Quant à ce qui vous rend meilleur : protégez-le !

6. Idée clé n°6 – Le pouvoir de la faim et du jeûne

Un peu de faim : c’est bien !

La faim est provoquée par l’hormone de l’appétit qui stimule l’autophagie : la ghréline. Le mot « autophagie » est un peu flippant dit comme ça mais qui n’a jamais entendu l’expression « j’ai tellement faim, je suis en train de m’auto digérer ! » Et bien, c’est à peu près réaliste ! Quand vous avez faim, vous vivez une sorte de « detox express ». Pendant cette phase, votre corps élimine des cellules malades et vous protège. Sans tomber dans le délire de la privation, il est intéressant :

  • de ne pas manger quand vous n’avez pas faim (pour commencer)
  • de ne pas manger dès que la faim survient et de savoir attendre au moins une vingtaine de minutes

Le jeûne séquentiel

Un cran au dessus du respect des signaux de faim chaque jour : le jeûne séquentiel. Le principe est de ne rien manger pendant 14h consécutives (boissons autorisées). Par exemple : si vous dînez à 20:00, cela impliquerait de prendre votre petit déjeuner à 10:00 le lendemain (au bureau ou chez vous).

Le but du jeûne séquentiel : le corps produirait 20 millions de cellules nouvelles chaque seconde et renforcerait son ADN.

L’un des médecins interviewé dans ce podcast affirme clairement :

« 3 ou 4 repas, c’est beaucoup trop. Toutes les religions du monde parlent du jeûne. Cela permet de lutter contre notre obsolescence programmée et fait baisser le taux de CRP (marqueur de l’inflammation) ainsi que le cholestérol ».

Contrôler ses apports en sucre

Rien de nouveau là dedans et pourtant, c’est chose difficile à mettre en place ! Les spécialistes insistent :

« Quand on prend moins de sucres, on a moins de troubles de l’humeur et on va mieux. Les hommes préhistoriques mangeaient des graines de caroube : un sucre lent intéressant »

7. Idée clé n°7 – Le pouvoir du sport

30 minutes d’effort continu = 24h de « molécules bouclier »

Je n’apprends rien aux habitués du blog ! Mais pas besoin d’être en prépa marathon pour pratiquer la dose minimum qui fait du bien.

30 minutes d’exercice physique sans arrêt et tous les jours sont recommandés pour être au top.

L’effet maximum intervient à partir de 20 minutes, notamment la lipolyse. Cette régularité permettrait de diminuer de 40% les maladies entre autres cardiovasculaires.

On bouge comment ?

Si vous avez la chance, le budget et la place d’avoir un espace home fitness chez vous, profitez-en ! Vélo d’appartement, rameur, accessoires léger de renforcement musculaire, tapis de yoga, …

Si vous êtes un adepte irréductible de l’outdoor mais que vous n’avez pas forcément le temps de courir, nager, pédaler ou autres tous les jours: pensez à marcher !

6 minutes de marche rapide le matin avant la journée améliorerait l’humeur de 30% selon une étude allemande !

TEST pour vous Messieurs ! Un bon indicateur de santé cardiovasculaire chez les hommes d’âge moyen 40 ans serait de pouvoir enchaîner 40 pompes d’affilée ! (Source : Association Between Push-up Exercise Capacity and Future Cardiovascular Events Among Active Adult Men)

8. Idée clé n°6 – Le pouvoir de la méditation de pleine conscience (« Mindfulness »)

Pas question de tous devenir des moines bouddhistes pour être en bonne santé ! On parle plutôt de réapprendre à vivre. Se concentrer sur l’instant présent, prendre le temps de boire son thé, mettre quelques morceaux de fruit dedans. Apprécier les choses simples et les savourer. Je vous invite à (re)lire l’article ci-dessous spécialement dédié aux bienfaits de la méditation.

Hot Conseil : la chaleur aiderait à booster son moral ! 30 minutes dans un bain chaud, un sauna…à 50 degrés, aurait un vrai effet contrôlé sur l’humeur, comparable à certains anti-dépresseurs.

9. Idée clé n°8 – Le pouvoir du bavardage (de la parole)

Il y aurait mille choses à dire sur le pouvoir de la voix mais aussi de l’échange et du lien. Bavarder est vital pour le bien être ! Il s’agit surtout d’être capable de parler sans être dans l’optique de convaincre. Juste de s’accorder émotionnellement. fait du bien

Pas si évident mais essentiel.

10. Idée clé n°9 – Le pouvoir de l’hygiène : basique, simple

C’est un titre qui peut vous faire rire ! Ecoutez le podcast, les exemples valent le détour ! Mais quand même, il y a les conseils de base et puis il y a les recos qui parfois semblent être des détails alors que…

Parmi les nombreux exemples cités dans le podcast :

  • Eplucher une pomme et retirer les taches marrons à sa surface permet d’éliminer 80% des pesticides qu’elle contient
  • Ne laissez pas infuser un quartier de citron dans votre thé ou autre boisson : jus de pesticides garanti !
  • Se brosser les ongles le soir est encore plus important que de se laver les mains ! Cela évite d’ensemencer son corps et notamment sa bouche avec toutes sortes de germes.
  • Si vous aimez les bains, jouez là comme au Japon ! Une douche rapide avant pour éviter de macérer dans la crasse du jour 🙂 (je vous avais dit que ce serait sympa !)
  • Si vous préférez les douches, lavez-vous plutôt de bas en haut.
  • Privilégiez les savons doux, surtout si vous vous douchez 2 fois par jour (moiiii!)
  • Nettoyez votre pomme de douche au moins une fois par mois ! Elle accumule la poussière et vous la projette dessus à chaque fois que vous vous « lavez ».

11. Bilan

Quand on lit toutes ces infos d’un coup, on peut avoir tendance à trouver que bien vivre implique beaucoup trop de contraintes. Je suis bien d’accord avec vous. On aimerait pouvoir manger ce que l’on veut, dormir un peu ou beaucoup, utiliser les produits que l’on veut sans avoir à analyser les étiquettes. On aimerait pouvoir traverser tout sans palpitations et sans stress. Ne pas avoir d’angoisses. Être forts. Ne pas être malades.

Je pense pourtant que nous vivons dans une société compliquée qui a dénaturé beaucoup de chose. Un peu quand un adulte essaie de réapprendre à bien courir (un coucou à mon ex job chez Altra Running !).

Renouer avec ce qui est sain et bon pour nous demande un réapprentissage, clairement. Cela demande de faire attention aux produits que l’on consomme, à son mode de vie. Mais plus vous ferez cet effort, moins ce sera un effort.

Voyez-le plutôt comme un « switch ». Sur le coup cela parait insurmontable mais avec un peu de volonté on s’y fait bien plus vite que l’on ne pensait et surtout…on vit mieux !

Intervenants de ce podcast:

  • Docteur Frédéric SALDMANN : cardiologue nutritionniste et chef d’entreprise
  • Docteur Michel LEJOYEUX : psychiatre
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Marie
Créatrice et blogueuse sport - nutrition - bien-être. Après des études d'ingénieur bio (France) et un MBA en marketing (Canada), j'ai vécu une expérience de 18 mois dans l'armée de l'air. Ultra curieuse et pour la diversité, j'ai créé le support Hotsteppers ainsi qu'une association de training du même nom pour inciter à bouger, manger et vivre mieux, peu importe son niveau ou son âge ! Freinée en pleine quête de performance par une adénomyose (forme d'endométriose), j'ai dû et continue de repenser ma passion et pratique sportives tout en explorant sans arrêt de nouvelles pistes de santé et bien être. Après avoir travaillé 5 ans pour des marques de sport, je me suis lancée en tant qu'indépendante début 2019 dans le conseil éditorial et social media. Matière vivante, Hotsteppers est un support sans filtres, mouvant, au gré de ma vie et de mes aventures.

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