Après neuf mois de compétition, les 10 communautés de runners urbains et parisiens se sont données rendez-vous à la Grande Halle de la Villette pour la finale de la première édition de la Boost Battle Run ce samedi 21 février. Lancée en juin dernier, la Boost Battle Run est une compétition qui a opposé dix quartiers parisiens (Bastille, Sentier, Bir Hakeim, les Abesses, Batignolles, Odéon, République, Pigalle, Jaurès, Belleville) sur le bitume et sur les réseaux sociaux. Chaque quartier était identifié par un blason créé tout spécialement par le graphiste Franck Pellegrino. Un succès sans précédent qui a su trouver très rapidement son public. A travers des leaders sélectionnés pour chacune des teams, l’objectif était de recruter, rassembler, fédérer et surtout communiquer sur les réseaux sociaux et IRL – « In Real Life » – à travers des runs hebdomadaires !

Retour sur l’événement running le plus branché / connecté de l’année.

Une ambiance tonitruante

Des émotions, des cris de joie, de la convivialité mais aussi des performances. Plus de 3 000 supporters étaient présents pour soutenir les différentes teams venus s’affronter lors de cette battle finale dont les parrains de cette édition n’étaient autres que Jo-Wilfried Tsonga et Teddy Riner.
19h, ouverture des portes. Les coureurs du soir sont déjà présents depuis 16h pour s’échauffer, tester la piste, prêts à en découdre avec l’asphalte.
Les supporters des teams sont là eux aussi, par groupe. On les reconnaît à leurs masques et oreilles de tigres, de chats, d’ours, ou à leur tenue de pom pom girls assorties aux couleurs de leur blason. Ils brandissent des drapeaux immenses, des goodies en tout genre, et même des Vuvuzela et des mégaphones. Tout un dispositif pour faire du bruit et supporter au mieux les runners sélectionnés pour tenter de gagner cette bataille finale.
Au cœur de la Grande Halle de la Villette, une piste de 266 mètres a été spécialement aménagée pour l’occasion avec entre autres une montée un peu casse-gueule. Les participants ont chaussé leurs runnings et sont prêts à s’affronter à travers quatre courses différentes.

Les épreuves de la boost battle run finale

20h45/21h
COURSE CHAMPIONS FEMME
Les 10 coureuses les plus rapides de la Boost Battle Run s’affrontent sur 10 tours de piste – soit 2,66km.

21h/21h15
COURSE TEAM LEADERS
Pour la 1ère fois depuis le début de la Boost Battle Run, les team leaders s’affrontent sur l’asphalte ! Un concours de vitesse sur 8 tours de piste (2,128km) entre les 10 leaders de chaque équipe.

21h15/21h25
COURSE SURPRISE
Le MC tire au sort, parmi les supporters, une personne de chaque équipe. Ces personnes s’affrontent durant 3 tours de piste.

21h25/21h45
CONFRONTATION ULTIME : LE RELAIS
La course qui traduit le mieux l’esprit Boost Battle Run : une aventure collective. Chaque team leader identifie 10 relayeurs qui font chacun 1 tour de piste.

Course bonus : les parrains et marraines de chaque team se sont également affrontés sur le bitume, de la judoka Priscilla Gneto – médaillée de Bronze aux Jeux Olympiques de Londres -, à Dominique Chauvelier – marathonien, quatre fois champion de France.

Dans ce cadre ludique et loin de l’athlétisme classique, on retrouve néanmoins des athlètes de haut niveau, à l’instar d’Adrien Guiomar de la team Les Abesses, heureux vainqueur des Foulées de Vincennes 2015 en 31 :24 et Alexandre Descot de Sentier (Référence : 31 :24 sur 10km et spécialiste du 800 m).

La dernière course de la soirée – la course en relais – remportée par Sentier haut la main (avec un tour d’avance) donne une impulsion extraordinaire à leurs membres, une folle ambiance digne d’une finale de Champion’s League. C’est néanmoins et sans surprises que Bastille remporte la première place du classement de cette battle finale. Camille, la leadeuse de la team Bastille est attendrissante sur les épaules de Teddy Riner, qui ne peut s’empêcher de contenir ses larmes… Les membres sautent partout et laissent transparaitrent de fortes émotions.
Une fois la victoire annoncée, la piste des runners se transforme en piste de danse aux sons de DJ de renom, Jabberwocky et bières à volonté !

Entre le bitume et la toile, il n’y a qu’une foulée

La marque aux trois bandes a su faire de cette opération marketing (et fut même dépassée par les événements) une véritable réussite… à moindre frais. En effet, pour remporter la battle, hormis les runs hebdomadaires pour fédérer la communauté, les 10 équipes parisiennes se sont également affrontées sur les réseaux sociaux, à coups de #hashtag (1 point par hashtag sur Twitter, Instagram, Tumblr, et autres) et d’actions créatives toutes aussi originales les unes que les autres (1 000 points pour chaque action créative) ainsi que l’inscription aux courses officielles (20 points par inscription). Un classement de points désignait tous les mois la team gagnante avec à la clé, de jolis lots à remporter (une journée avec le Stade Français, des vestes de running au blason de l’équipe gagnante, un voyage en jet privé pour assister à un match de Chelsea…).

C’est une réussite à laquelle personne ne s’attendait. Au début, les participants étaient moins de 10 dans chaque team, mais quelques semaines plus tard, certaines teams regroupaient déjà plus de 100 personnes aux runs hebdomadaires.
Côté actions créatives, Sentier a organisé un run de 25 km autour de Paris en passant par tous les quartiers emblématiques de Paris, une soirée avec plusieurs start-ups du running, une soirée de Noël, une remise des boost awards, Les Abesses a organisé une chasse au trésor, Bastille a crée un jeu vidéo, organisé un run Halloween, etc..

L’ambition d’Adidas

Créer du lien

Au départ, le constat est assez simple : beaucoup de personnes souhaitent courir et ne savent pas comment débuter. Adidas France s’inspire alors du Palio de Sienne, cette course de chevaux en Italie qui se tient deux fois par an. Chaque couple cavalier/cheval représente un des quartiers de la ville. La marque aux trois bandes reprend les mêmes codes en l’adaptant au monde du running : chaque quartier a son champion, son leader, son blason.
Ce concept franco-français avait pour ambition de rassembler ceux qui n’avaient jamais couru, les runners ponctuels et les performers. C’est chose réussi en rendant cette compétition de running altruiste, engagée et connectée.

Face à son concurrent principal Nike qui avait une longueur d’avance en termes de communication digitale et notamment au travers de ses courses emblématiques (We Own The Night & 10 km Paris Centre), Adidas a su trouver là une idée de génie à un coût dérisoire puisque ce sont tous les runners surmotivés et communicants qui ont enrichi l’opération de leurs initiatives et compétences.

Une Boost Battle Run 2?

Au vu du succès de cette première édition, la deuxième fera son arrivée dès le mois d’avril. En attendant, les runs hebdomadaires au sein des différentes teams continuent… qu’il neige, qu’il pleuve et qu’il vente.

Plus de renseignements sur les groupes Facebook.

Récit rédigé par Khadija B. (#BoostSentier) pour Hotsteppers 

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