A l’occasion du développement de la marque Altra auquel je participe depuis plus d’un an à titre pro, j’ai eu l’opportunité de découvrir de nombreux (nouveaux) aspects des phénomènes running et trail ainsi que des personnalités diverses et marquantes du milieu. Ce qui est surprenant et me fait aussi sourire et de voir à quel point les choses se recoupent dans cet univers; les chemins se croisent je pourrais même dire ! Malgré de multiples aléas, les gens qui aiment le sport et plus particulièrement ici le running ou le trail, se retrouvent toujours. C’est donc avec joie et une certaine fierté que je vous annonce aujourd’hui la conclusion d’un partenariat entre l’athlète Thomas Lorblanchet et la marque Altra, entièrement zero drop mais…amortie. Une subtilité unique et prometteuse qui a séduit Thomas, anciennement chez Asics et plus anciennement encore chez Salomon. Place au début d’une belle histoire, celle d’une marque toute jeune qui aspire à grimper autant que son égérie.

thomas lorblanchet altra

Thomas, on connait globalement les raisons pour lesquelles tu as quitté le team Asics pour l’avoir lu dans quelques interviews mais peux-tu nous redire en quelques mots ce qui t’a poussé à ce choix et pourquoi tu as choisi de rejoindre Altra ensuite ?

Thomas Lorblanchet: j’ai quitté Asics parce que c’était un mode de fonctionnement qui ne me convenait plus à ce niveau de ma carrière. J’avais envie de m’affranchir des contraintes et codes de fonctionnement collectifs liés à des teams en général. Je ne m’y retrouvais plus vraiment.

C’est si contraignant que ça de faire partie d’un team ?

Thomas Lorblanchet: en fait, c’est pas réellement « contraignant » mais qui dit groupe dit inertie, qui dit inertie dit moins de liberté. Et puis on est imposés sur tout le pôle de partenaires liés à la marque de « chaussant ». On signe avec Asics et après on est associés à tout un lot d’autres partenaires que l’on n’a pas forcément choisis. Je n’avais plus envie de communiquer sur des marques vis-à-vis desquelles je ne m’identifiais pas.

Comment tu as connu Altra au départ et qu’est ce qui a fait qu’après avoir testé nos chaussures tu aies été convaincu ?

Thomas Lorblanchet: je connais Altra depuis longtemps en réalité mais je ne m’y intéressais pas vraiment à l’époque parce que je n’avais pas la volonté de changer de chaussures. Des amis du milieu m’ont ensuite beaucoup parlé de la marque donc je l’ai un peu plus regardée sans vraiment savoir quoi en penser. C’est après l’avoir testée que je me suis rendu compte que c’était des produits qui me convenaient totalement. J’aime bien les nouveautés, je tracke les innovations et de par ma formation professionnelle (NDLR : kiné), j’ai pas mal de billes en termes de physio, notamment en ce qui tend vers le minimalisme mais…du minimalisme en sécurité! Et chez Altra c’est exactement ça, on a du zero drop mais avec de l’amorti que l’on ne retrouve pas forcément sur des modèles purement minimalistes.

Altra considère en effet que l’association entre le zero drop d’une part qui est assez « extrême » en terme de prise de parti et l’amorti d’autre part, beaucoup plus « classique » est vraiment unique. Est-ce que tu confirmes qu’il n’y a pas vraiment d’équivalent dans d’autres marques à ce jour ?

Thomas Lorblanchet: oui, c’est ça qui est bluffant, tu as cette sensation de liberté complète alors qu’au final tu bénéficies d’un amorti important. Le compromis est top!

C’est de la liberté avec de la sécurité si on peut dire ?

Thomas Lorblanchet: voilà, je communique beaucoup sur ça en effet. C’est de la liberté contrôlée.

En ce qui me concerne, je courrais beaucoup avec Asics avant Altra et ce qui m’a le plus frappée en passant sur Altra c’est l’espace large de la toe box, beaucoup moins étroit que dans mes ex-Nimbus par exemple; dans lesquelles j’avais souvent les ongles abimés. En plus Asics a un drop moyen généralement assez élevé par rapport aux autres marques. Ça a du beaucoup te changer, non ?

Thomas Lorblanchet: oui en effet il y a souvent du drop assez élevé chez Asics et quand tu baisses le drop, l’amorti qui va avec est assez faible donc impossible de faire de l’ultra en faible drop avec ces chaussures.

Avec les Altra, le fait que tu puisses avoir à la fois du dynamisme et du confort est vraiment intéressant.

C’est clair qu’au début quant tu ouvres la boite et que tu vois les chaussures, c’est surprenant : ça casse les codes esthétiques de la chaussure de running classique. Mais clairement, je pense qu’il faut laisser sa chance au produit et sortir de sa psychologie franco-française en décidant que « la chaussure de running c’est comme ça et pas autrement », parce qu’au final quand on les met, réellement on se rend compte du bienfait du produit.

Tu courrais avec quel drop avant ?

Thomas Lorblanchet: je courrais essentiellement avec les Fuji 10, je crois qu’elles sont à 8mm.

On, est déjà dans la moyenne haute du drop…

Thomas Lorblanchet: oui absolument, et comme je le disais, si tu voulais mettre des chaussures avec moins de drop dans la gamme, tout de suite tu perdais en maintien, en amorti…je me voyais vraiment pas faire un ultra avec des Fuji racer par exemple.

Tu as eu besoin de faire une transition, de t’adapter ou justement ça a été très vite parce qu’il y a de l’amorti dans les Altra ?

Thomas Lorblanchet: ça a été très vite d’autant que j’ai une foulée déjà medio-pied donc ça n’a strictement rien changé à ma façon de courir et je n’ai pas eu vraiment besoin de m’adapter.

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Est-ce que tu penses que c’est une bonne chose de prendre le temps de transmettre ces conseils d’amélioration de la technique de course au grand public, de ne pas le réserver qu’aux experts ?

Thomas Lorblanchet: oui en fait, je connais bien les travaux du canadien Blaise Dubois qui prône le minimalisme et forme aussi bien les professionnels de santé que les runners. Or, on se rend compte que l’on sort d’un cycle dans lequel tout était misé sur l’amorti talon mais maintenant il faut réapprendre aux gens à courir naturellement. Et je pense sincèrement que c’est plus facile d’apprendre à courir de façon physiologique que de leur apprendre à courir en tapant du talon!

Donc ça passe par l’adaptation de la foulée d’une part mais surtout avec le produit qui permet cette adaptation.

Apprendre à courir médio-pied avec des Fuji Trabucco c’est quasiment impossible…

Il faut que ce soit en corrélation. Je change ma façon de courir, je l’améliore et je choisis le bon produit pour faire ce changement. J’insiste énormément en cabinet sur ça, sur le fait que la façon de courir, en l’occurrence médio-pied est une évidence. Si vous enlevez vos chaussures, jamais ça ne vous viendrait à l’idée d’attaquer par le talon ?

Qu’est ce que tu attends comme accompagnement de ton nouveau partenaire Altra ?

Thomas Lorblanchet: Altra a réellement une vision différente du running et du trail running. Le fait que ce soit une marque américaine a aussi joué énormément parce que j’aime beaucoup l’esprit du trail américain. Je vais courir la Western States en juin, j’ai un ami: Nick Clarke qui est chez Altra également … Je compte apporter une vision globale à la marque Altra et contribuer à ses développements R&D. J’aime bien prendre une marque au début. Quand je suis rentré chez Salomon, les gens couraient avec des sabots, quand je les ai quittés, ils étaient à la tête. J’aime arriver dans des marques neuves et les aider à grandir.

Pour ta prochaine course, (on y est presque) : tu prendras le départ du 115km de l’Ultra Trail de Madère Samedi à minuit. La barrière horaire pour cette course est de 32h mais toi, qu’est ce que tu vises ? Un chrono ? Un podium ?

Thomas Lorblanchet: sur ultra, il faut y aller pour essayer de terminer. Il faut beaucoup d’humilité. J’espère juste pouvoir être acteur sur ma course, ne pas la subir. Je veux faire une course « accomplie » et en retirer des billes pour les courses d’après.

Est-ce que tu as un rythme d’entrainement particulier ? Comment tu t’organises sachant que tu travailles à côté ?

Thomas Lorblanchet: je dirais que la particularité dans ma vie globalement tient au compromis. C’est une somme d’arrangements : entre le boulot/l’entraînement, entre le fait d’habiter en centre-ville et d’aller m’entraîner dans la montagne, entre le fait de courir sur du long mais de m’entraîner avec des personnes qui préparent du court…Globalement j’aime bien cet éclectisme et pouvoir aller vers des horizons différents. Je me retrouve dans pas mal de gens très différents et je peux discuter trail avec eux d’autant de manières. Cette variété se ressent dans mon entraînement, je vais aussi bien pouvoir faire un footing court en plein centre-ville que courir 8h dans la montagne !

Après, l’autre particularité est que mon épouse me connait depuis que j’ai 13 ans et tout est fait à la maison pour que chacun puisse s’épanouir en sport !

Merci beaucoup Thomas pour tous ces éléments, « all the best » pour ton aventure Altra, très #ZeroLimits !

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  • Site officiel Altra Running France: www.altrarunning.fr
  • Page officielle Facebook Altra Running France: http://www.facebook.com/altrarunning.fr
  • Page officielle Facebook de Thomas Lorblanchet: http://www.facebook.com/lorblanchet

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