Parce que les méthodes les plus efficaces ne sont pas toujours les plus connues, voici le détail d’une technique brevetée encore assez « confidentielle ». Possiblement révolutionnaire et destinée à tous les sportifs, de haut niveau ou non, souffrant de douleurs allant de simples contractures à des pathologies plus graves (tendinopathies à répétition, hernies discales, fibromyalgies, syndromes de glissement, etc.), cette méthode porte le nom de « PCP Therapie » pour « Thérapie par Pressions continues Profondes. » Bien plus que le décryptage d’une technique médicale, cet article se veut explicatif d’un procédé bénéfique à tous les sportifs, qu’ils cherchent à guérir ou « simplement » à optimiser (jusqu’à 30%) leurs capacités de récupération. Place aux détails!

Une méthode réparatrice et préparatoire

Si vous êtes fidèles à ce blog, vous savez que je ne fais jamais l’apologies de concepts, produits, techniques que je n’aie retournés et analysés dans tous les sens! En l’occurrence, ce sont près de 10 séances de PCP que j’ai enchainées depuis 3 mois, quasiment chaque semaine, comme recours original à cette terrible douleur inflammatoire discale que je traîne depuis 9 mois. Alors que l’avis opératoire concernant ce (&#{!* de) disque inflammé était défavorable et les médicaments classiques partiellement efficaces, j’ai dû creuser, chercher, …pour continuer d’espérer. Or, si je ne peux me targuer d’avoir encore retrouvé ma forme et mon bien être « d’avant », je peux toutefois affirmer que la PCP m’a permis d’avancer considérablement et de me préparer à toute la phase de ré-athlétisation (gainage, musculation, cardio) que je suis scrupuleusement actuellement.

Où et comment j’ai découvert la PCP Thérapie ?

D’abord l’arrêt forcé…

Depuis ces « quelques » mois d’arrêt sportif je me suis muée en une véritable investigatrice! L’arrêt génère la remise en question, force à accepter l’inaction et parfois la dépendance (vaste sujet mais…comment faire quand soulever 1 ou 2 sacs de courses devient compliqué ? Dur à accepter/envisager quand on a terminé un marathon quelques mois avant, non ?) – mais aussi, à se renouveler et à trouver des solutions. Or, entendre « les lombalgies sont fréquentes » ou « une hernie est très douloureuse mais pas grave » ou encore « vous pouvez bien arrêter le sport un an« , ne m’a jamais vraiment plu. Si je me suis battue comme une furie contre ces idées au début, au point de me fatiguer encore plus, j’ai arrêté de gaspiller mon énergie et essayé de prendre les choses (et moi avec) en mains pour avancer de façon constructive. C’est là que travailler dans le sport, ce qui est une véritable chance quand on aime ça – j’entends bien – devient un calvaire quand on ne peut plus faire quoique ce soit et que « les autres » eux, continuent d’enchaîner les « séances », les projets et les perfs! Et puis quand on arrête le sport, on prend (un peu) de poids, on dort (un peu ou beaucoup selon les périodes) moins bien, on décharge (beaucoup) moins les émotions de ses journées. Bosser dans le sport (sans le vivre) devient alors en soi presque un défi, c’est dur. Mais les chances vont et viennent…

Puis les Etoiles du Sport…

En décembre dernier, j’ai eu « la chance » de participer pour la 2ème fois en 2 ans aux Etoiles du Sport: cet évènement qui vous permet de prendre un petit dèj avec Lilian Thuram, de faire du ski avec Marie-Jo Pérec ou de danser avec Laura Flessel entre autres champions français concentrés au même endroit (Club Med de La Plagne) sur une seule semaine! Oui sauf qu’étant privée de sport c’est entre ma chambre d’hôtel et la pièce commune que j’ai passé ma semaine, voyant ces fameux « autres » revenir tous colorés de leurs journées de ski, snow, raquettes et j’en passe. Bref, peu importe puisque finalement lors de cet évènement, j’ai pris le temps (et Dieu sait si j’en avais!) de découvrir une méthode ostéo présentée par le Dr Khorassani, présent tout au long de la semaine. Une méthode à la fois bien étrange et très simple, adoptée par de plus en plus de sportifs de haut niveau (ou amateurs) et résolvant de nombreux problèmes physiques liées aux affections de l’appareil locomoteur dans sa globalité – pour des raisons posturales ou suite à une blessure. Une méthode ayant des résultats spectaculaires et s’appuyant sur plusieurs études cliniques.

Ensuite l’engagement dans la méthode…

A l’issue des 1ères séances déjà j’ai ressenti des effets bénéfiques assez probants. Le challenge pendant toute la durée du process: minimiser les efforts physiques et ne surtout pas faire de kiné. « C’est une méthode extrêmement efficace – répète souvent le Dr Khorassani – « tous vos muscles se relâchent, c’est donc précisément quand vous commencez à vous sentir mieux qu’il faut faire attention à ne pas faire de mouvement bloquant donc pas de kiné. On ne peut pas tout mélanger sinon on ne sait plus ce qui vous fait du bien ou ce qui vous fait du mal. »

C’est assez vrai, c’est un peu comme si vous soupçonniez d’avoir des intolérances alimentaires et que vous supprimiez 15 aliments d’un coup de votre alimentation en vous réjouissant de vous sentir mieux ! Principe scientifique de base, pour savoir ce qui agit sur quoi, il faut modifier les paramètres uns par uns! Tout cela faisant, j’ai accepté avec beaucoup de déception mais une certaine (nouvelle) sagesse, de mettre de côté mes supers séances de kiné dans la super salle de sport dédiée aux éclopés motivés que j’avais commencé à pratiquer depuis 2 séances et de les reprendre par la suite, après les effets de la « PCP ».

La PCP thérapie: principe et mécanismes d’action

Parfait, vous savez que cette méthode semble efficace, comment je l’ai découverte et la « concentration » qu’elle demande tout au long de son suivi, pour ne pas la diluer dans d’autres actions parasites voire contre-productives. Mais comment agit-elle précisément ? A quoi ressemble une séance ? Sur quelle principe repose-t-elle ?

Les origines: le massage par pressions

Le Dr Khorassani a constaté au début de sa carrière les effets bénéfiques de massages par pressions profondes sur certaines zones douloureuses chez ses patients. Or des déséquilibres, des tensions, des blocages chroniques et accumulés tendent à agir sur notre posture et peuvent « éclater » un jour ou l’autre. Ces massages permettent donc de rétablir une certaine détente et de défaire des tensions profondes et nocives. Cependant, pour réussir à appliquer de telles pressions, pendant toute une séance et sur plusieurs séances, chaque jour, il faut être surhumain ! C’est en éprouvant une fatigue profonde à exercer avec force de tels massages et en ayant des douleurs aux mains à force de les faire travailler que le Dr Khorassani a cherché une technique pour exercer les mêmes effets que ses propres mains, sans qu’il ait à se fatiguer. Il a alors mis au point 2 outils: le myoDK et la PCP en elle même.

Le dispositif myoDK

Le myoDK est un appareil qui permet d’appliquer une pression très locale grâce à un transfert du poids du praticien. Selon la force avec laquelle il applique le myoDK, ce dernier peut varier précisément l’intensité de la pression, en fonction de la pathologie du patient, de sa sensibilité, de ses capacités musculaires et sportives de base, etc.

La PCP

En complément du dispositif myoDK, le Dr Khorassani a développé la PCP: sortes de ventouses qui s’appliquent directement sur la peau et aspirent puis relâchent en alternance la surface cutanée, agissant sur les tissus musculaires superficiels. Le process n’est pas du tout douloureux, d’autant que la force de la ventouse est lui aussi modulé selon la sensibilité du patient. Ces ventouses peuvent être appliquées à différents endroit du corps simultanément, moment pendant lequel le praticien peut s’absenter et traiter d’autres patients. Une manière ultra efficace de traiter chaque patient activement, sans relâche, sans fatigue et sans perte d’efficacité d’un patient à l’autre selon l’heure de la journée.

Le protocole

Le Dr Khorassani a établi divers protocoles selon ce que ses patients ou athlètes recherchent. Qu’il s’agisse d’une augmentation des performances musculaires, d’une libération de tensions profondes, de la guérison de lombalgies chroniques invalidantes ou autres troubles musculo-squelettiques pouvant survenir indépendamment de la qualité de vie, le nombre de séances recommandées varient. En ce qui me concerne, un package de 8 à 10 séances étaient recommandées. Etant dans la proportion des lombalgiques que l’on refuse d’opérer, qui plus est ayant une des formes inflammatoires les plus intenses et douloureuses, plusieurs facteurs étaient à prendre en compte dans mon processus de guérison qui n’est pas fini mais enfin amorcé, grâce à la PCP.

Le verdict

Suite à près d’une dizaine de séances de PCP, j’ai passé 1 semaine au Centre Laennec, spécialisé dans le ré-entraînement à l’effort (« RAE ») de patients de tout âge (et oui, il n’y a pas que les personnes âgées qui ont des problèmes de dos ou besoin de réeduc, moi non plus je n’y croyais pas au début !). Ce centre est animé par des médecins dont les convictions profondes vont à l’encontre des théories classiques de l’Ecole du dos qui tendent à prescrire l’immobilisation absolue, le port de corsets, etc. L’immobilisation en cas de douleur ? Ok, mais jamais plus de 72h et seulement en cas de réelle crise. Pour guérir il faut bouger ! On savait que pour éviter de tomber malade il fallait bouger mais visiblement pour guérir également, et ce malgré la douleur… Dur à avaler quand on souffre mais…cette semaine m’aura fait faire 18h d’exercices parfois très intenses de renforcement musculaire et cardio que je n’aurais jamais imaginé faire pendant cette année d’arrêt et…voir ma douleur diminuer considérablement. Ceci dit, cette semaine de « RAE » fera l’objet d’un nouvel article à part entière. Toujours est-il que cet épisode de ré-entraînement aurait été impossible voire contre-productif sans le passage préalable par la case « PCP ».

Au delà d’un protocole de x séances de « PCP », il y a à mon sens dans le processus de guérison, plusieurs phases: 1/ La phase de décontracturation profonde et de correction de la posture 2/ La phase de réentraînement progressif cardio et musculaire 3/ La phase de maintien d’une qualité de vie « au top » avec une écoute plus attentive de soi, un souci équilibré de son alimentation et l’exploration de toutes les vertus naturelles de certains aliments (anti inflammatoires notamment) et la reconsidération du sport dans son ensemble, de son sens, de ses bienfaits, de ses limites, pour ressortir d’une longue période de blessure, changé(e), plus grand(e), plus fort(e).

Pour en savoir plus sur la PCP Thérapie: http://pcptherapy.com/

Délai moyen d’attente avant le 1er rendez-vous à Paris: 2 mois

Où trouver un PCP thérapeute ?: http://pcptherapy.com/ou-trouver-un-pcp-therapeute/

Témoignages de sportifs de haut-niveau: http://www.sportpcptherapy.fr/

 

 

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