Saucony Triumph Iso: la tendance est au (grand) confort !

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Après son opus n°11, la marque américaine Saucony change de voie et renomme différemment l’un de ses modèles phare : la Triumph. Dehors le 12, place à l’ « Iso ».Tout semble centré sur cette nouvelle technologie dont la revendication est claire: toujours plus d’amorti (+20%), toujours plus de confort.  Chez Saucony la Triumph n’est d’ailleurs pas la seule à se voir accoler le terme Iso et la technologie d’amorti allant avec. La « Hurricane », ou la version « contrôle de pronation » de la Triumph ainsi que la Zealot, modèle ayant pour vocation d’explorer le minimalisme (4 millimètres de drop, 235 grammes) sont également concernées. Le « +20% » n’étant pas sans nous rappeler les revendications de la dernière Boost d’Adidas et le succès du courant « maximaliste » (chaussures maxi-amorties type Hoka, Altra Paradigm/Olympus, …), il semblerait que la tendance soit au confort ? Si la vidéo promotionnelle de la Triumph Iso donne l’impression de découvrir une nouvelle fusée prête à explorer toutes les galaxies (les pubs pour chaussures de running sont parfois un peu exagérées je trouve …), qu’en est-il du terrain ? Sébastien, testeur pour le blog Hotsteppers nous donne son feedback suite à un test d’une centaine de kilomètres parcourus au cours de sorties variées (45 min à 1 heure, longues et VMA sur route et piste d’athlétisme.

Caractéristiques techniques et visuelles de la Saucony Triumph Iso

Flashy et allégée

Sur la Triumph Iso comme sur le modèle précédent, le drop est de 8 millimètres.

Côté poids, Saucony a prescrit une légère cure d’amaigrissement à son modèle lui permettant de passer sous la barre symbolique des 300 grammes. La Triumph Iso est en effet annoncée à 292 grammes (contre 306 grammes pour la Triumph 11).

Côté look, l’évolution est plus sensible. Le modèle phare de la marque américaine joue en effet la carte du flashy. La couleur majeure de la chaussure est un bleu profond mais les parements, notamment au niveau du talon, des lacets ainsi que le chaussant sont eux maculés d’un jaune totalement fluo. Ajoutez à cela quelques rappels orange sur la chaussure et surtout au niveau de la semelle et vous obtenez un cocktail très agréable à l’œil.

En termes de conception, Saucony joue, via son empeigne « Isofit »,  la carte de l’innovation au niveau du chaussant, de l’empeigne, plus précisément. À l’image de la dernière-née de la série, Boost de chez Adidas (Ultra Boost), la Triumph Iso comporte un chausson « intégral ». Du coup, plus de languette classique, le maintien du coup de pied étant assuré par le système de laçage qui vient ajuster le tout avec précision. La technologie d’amorti PwrGrid+ vient quant à elle illustré les « +20% » d’amorti annoncés.

Packaging multisensoriel ou la mise sur ‘l’expérience utilisateur’

Côté présentation Saucony ne fait pas non plus dans la dentelle au niveau marketing avec une boîte à chaussure « Multi sensorielle ». Celle-ci comporte plusieurs « volets » avec le visage de trois athlètes partenaires, des visuels de la chaussure, un t-Shirt (ready, set, WHOA.) et du son ! (oui, oui un genre de « bip bip »!).

Feedback ‘terrain’ et sensations

Toute première fois

Deux sensations émergent immédiatement une fois la chaussure enfilée. D’une part, les doigts de pieds sont légèrement surélevés (à la manière de la Mizuno Wave Rider 15 utilisée dans une autre vie de coureur…) et d’autre part, on ressent une sensation de multiples points sous la voûte plantaire en raison des nombreuses grappes de « crampons » ou « pods » d’amorti renforcé (en orange sur la photo ci-après), postés sous la semelle. Cela n’a rien de désagréable, mais surprend au début. Le pied est quant à lui bien installé, calé dans le chausson Isofit.

Confort et amorti absolus

Au-delà du chaussant novateur, la Triumph Iso est annoncée comme confortable (nous l’aurons compris) et révolutionnaire au niveau amorti. « 20% d’amorti en plus qu’une semelle intermédiaire standard » fanfaronne-t-on du côté de Boston, port d’attache de la marque américaine.

Qui n’a pas hésité, le dimanche matin notamment, à rester fidèle à sa couette moelleuse plutôt que d’aller chausser une paire de running et de partir pour la séance matinale ? Et bien la Saucony Triumph Iso est la solution ! Aussi confortable qu’un bon lit douillet, aussi moelleuse qu’une couette épaisse elle ravira… vos pieds.

L’effet PwrGrid+ en situation

Dès que l’on se met en action, le PwrGrid+ (NDLR: matériau avec lequel la semelle intermédiaire est conçue) fait son effet : la qualité de l’amorti se fait sentir. On court sur du coton, le manque d’attention et les erreurs de trajectoire à la descente d’un trottoir, ou lors d’une transition bitume – pavés, sont systématiquement pardonnés tant cette technologie vient absorber les vibrations. La stabilité est par ailleurs impeccable.

Un dynamisme à la baisse

L’omniprésence de ces atouts de confort se fait bien évidemment au détriment du dynamisme et du renvoi de la chaussure. La Triumph Iso n’a pas vocation à vous porter dans vos séances de WMA ou à vous aider à taquiner vos meilleurs chronos sur courtes distances. Sur piste, même si elle se positionne sous les 300 grammes, elle manque de légèreté et de dynamisme. Au cours des séances rapides en côte, le talon a tendance à venir taper. Et, en course, sur 5 ou 10 kilomètres, l’amorti est trop important pour apporter le renvoi nécessaire à la performance. Point de vigilance sur sol humide, la semelle a tendance à produire un effet ventouse qui sans être véritablement gênant peut déstabiliser, au début, tant au niveau des sensations que du bruit provoqué.

Avis global et prescription

Au final, avec la Triumph, Iso Saucony a réussi son coup. Le modèle va certainement devenir une référence dans la gamme des grandes routières offrant le summum du confort et de l’amorti. Du coup on peut, quel que soit son niveau, recourir à ce modèle pour les sorties longues ou les séances d’assimilation post VMA dans le cadre d’un plan d’entraînement. Côté compétition, la Triumph Iso pourra être intéressante sur le Semi et plus encore pour le marathonien à la recherche de confort et de stabilité. Sur 42,195 mètres, ce modèle sera à conseiller pour les coureurs plutôt lourds et/ou visant une durée de course supérieure à 3h45 – 4h.

Point de détail qui n’en est pas un, tout ce confort et ces technologies ont un prix. Et comme pour son chausson Isofit, là aussi Saucony est sur la même voie qu’Adidas. Affichée à 160 €, la Triumph Iso est un des modèles les plus chers du marché.

 

6 COMMENTS

  1. Je coure depuis 10 ans avec des Saucony Triumph
    Malheureusement, depuis 2 ans maintenant, la qualité a largement diminuée.
    en effet, mes chaussures duraient 1200km (je les changeais par acquis de conscience bien que toujours aussi efficaces)
    Or depuis 2 ans, après 610 km (1iere paire) et 570 (2eme paire), la semelle sous le talon est persée et les chaussures sont bonnes à jeter…

    Je ne poursuivrais pas avec cette marque, la qualité a largement chutée.
    Dommage!

  2. Elle est magique cette chaussure 🙂 Mon budget réduit a permis d’en profiter dans un magasin d’usine.
    J’avais des problème au genou droit suite au choc avec mon ancienne paire de Kalenji, La saucony me permet de m’entrainer et de ne plus souffrir de mon genoux droit ce qui est un miracle.
    Aujourd’hui, ma seul envie guérir de mon entorse que je me suis faite au foot et rechausser ces chaussures pour m’évader.

  3. Elle a l’air franchement sympa cette chaussure ! Il faut absolument que la tester ! 😉 Je suis actuellement à la recherche d’une chaussure pour un marathon, je pense qu’elle peut faire l’affaire…

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