Foulées des Laveuses 2013: prélude

Ce dimanche 16 juin a vu se dérouler la 12ème édition des Foulées des Laveuses, une course à taille humaine fédérant les runners les plus bons-vivants et chaleureux de la capitale ! De la capitale, ou presque…les Foulées des Laveuses ont lieu au Coudray Montceau, à 50km au sud de Paris. Une destination un peu « lointaine » pour les habitués des bois et rues parisiens mais que le charisme de son créateur: Gilles Busto ainsi que l’engagement de son équipe de bénévoles nous font oublier. Preuve en est, près de 1200 coureurs étaient rassemblés sur la ligne de départ ce matin, en vue d’un 7,5 ou d’un 15km (au choix) des plus pittoresques. Retour en mots, en images et en émotions sur cette course atypique.

Toile de Vincent Dogna, peinte exclusivement pour les 12ème Foulées des Laveuses

Une pause s’impose avec Vincent devant sa toile estivale aux couleurs des iles

Quand des runners aussi différents les uns que les autres se rassemblent

Comme moi vous êtes un utilisateur régulier de FB (si ça n’est pas le cas, chapeau !) voire très régulier et comme moi vous avez beaucoup « d’amis » que vous pensez bien connaître jusqu’au jour où vous réalisez qu’en fait, vous n’avez jamais eu l’opportunité de croiser ces personnes en chair et en os ! Il « suffit » de rectifier le tir en suscitant la rencontre me direz-vous; c’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire de plus en plus (cf recos d’avant courses, run/apero, events divers, etc.) mais le temps faisant souvent défaut, cela n’est pas toujours aisé. Or ce matin, j’ai eu le plaisir de retrouver les dynamiques Nadia et Céline V. égales à elles mêmes; l’artiste-peintre Vincent Dogna à son stand et de découvrir sa dernière toile fraîche et colorée peinte pour l’occasion; Céline M, fournisseuse officielle de fondants au chocolat, partenaire du Trail de l’Yonne 85km (lisez le récit des Hotseppers au trail de l’yonne!) et très sympathique coureuse/nana; Luc Da Cruz, Sandra S. (joyeux anniversaire Sandra ! et bravo pour ton podium en V2 !), Pascal V., Laila L. (super rencontre !) et Marc D (merci pour ton soutien régulier, tes lectures de mes articles, participations diverses et variées aux concours du blog,…bonne rémission à toi après cette course un peu éprouvante!) que je rencontrais enfin « en vrai » !

Une partie de la fine équipe !

J’ajouterai une mention particulière aux grands déguisés de cette fête: L’Bagnard Kikou, la super fliquette et l’exceptionnel Super Mario et son petit vélo avec qui j’ai discuté sur près d’1 km pendant la course ! Finalement, après avoir franchi le finish line d’un traditionnel sprint déterminé et revendicateur d’un « j’aime la vie » qui me caractérise, j’ai eu le plaisir de voir mon speaker préféré: Harry ! toujours au rendez-vous pour animer les événements de ses commentaires positifs et ambiancés (lire son interview) ! Tout cela sur fond de musique rythmée (de très bons choix d’ailleurs) et sous un soleil de plomb: de quoi faire de cette course une grande fête ! Mais la course en elle même…parlons en justement !

Promesse tenue: 15km entre route et sous-bois

Le parcours des Foulées des Laveuses est exigeant mais intéressant…Début aux abords du stade David Douillet du Coudray Montceaux et puis rapidement, une longue descente vous amène dans des sous bois, balisés par des rubans, un peu comme en plein cross ! Le sol est terreux, virage dans un sens puis dans l’autre, une fois sortis de ce passage forestier vous voilà projetés sur le bitume des bords de Seine: changement de décor.

 Le décor de la course: pittoresque je vous disais !

Pas d’ombre, plein soleil, plus de 20°C, nous en sommes aux alentours du 3ème km et déjà je me dis que je pressens une course pas évidente. Une longue ligne droite nous amène au premier ravitaillement (très bon point de cette course, les ravitaillements étaient nombreux) et pour la première fois depuis mes débuts de « jeune » courreuse, je sens poindre l’hypoglycémie. Étonnant et très inhabituel chez moi. Je me dis juste une chose: habituellement je respecte scrupuleusement l’apport en glucides lents recommandés avant une course et ce dès le jeudi soir, or cette fois, cela m’était complètement sorti de l’esprit. Plutôt partie dans un trip « j’ai 2kg en trop », je pense avoir un peu trop flirté avec la verdure ces derniers jours. Il n’y a qu’hier soir, veille de course ou je me suis dit qu’un plat de pâtes serait peut-être une bonne idée. Bilan: faire des stocks de glycogène avant un 15km ça n’est pas une lubie, c’est important, à moins d’aimer se sentir faible et les jambes flageollantes, moi non en tous cas ! Cette hypoglycémie n’est cependant pas allée bien loin. J’avais tout ce qu’il fallait sur moi et ai eu recours à l’eau et au sucre présents sur les tables de ravitaillement pour y pallier; à mi-parcours, l’affaire été réglée. Cette mi-parcours, parlons en ! Je ne me rappelais pas qu’il s’agissait de faire 2 boucles de 7,5 km (ça n’est pas comme si on me l’avait dit 10 fois avant…) et réalisais alors que toutes les petites difficultés du parcours me seraient offertes une 2ème fois ! Bonheur, chaleur ! LA montée des marches de fin de 1ère boucle, sympa, très sympa ! En général après une montée, on relance ? Sauf quand après une 1ère montée s’en suit une 2ème ! Fun ! Dans cette frénésie de montées, je croise alors l’incroyable Super Mario et son petit vélo sus-cité. J’ai le droit à un « oh Marie si tu savais » ! (plusieurs fois pendant la course d’ailleurs ou les joies d’avoir son prénom imprimé dans son dos !) puis j’échange un peu avec notre ami qui me raconte qu’il filme chacune de ses courses depuis plusieurs dizaines d’années…sans jamais quitter son attirail ! une vraie passion mêlée à de l’humour, j’en oublie que je cours ! De toutes manières, j’étais partie sans chrono (plus de batterie à mon GPS et mon iPhone m’a lachée pendant la course), autant dire que je me suis fiée à mes sensations et pas beaucoup mis la pression ! Nous arrivons alors à une autre côte et je laisse Mario marcher pour accompagner son vélo sans se mettre dans le rouge.

SUPER Mario et son petit vélo…! 

Je poursuis ma route, nous entamons alors le 2ème tour. Comme d’habitude, je me sens mieux en 2ème partie qu’en 1ère, un vrai bon diesel ! Le passage dans les sous-bois est le bienvenu, un peu de fraîcheur ne fait pas de mal…à nouveau les bords de Seine agrémentés de battuccadas endiablées (j’addooooore les battucadas !) et de supporters anonymes de 3 à 80 ans !

J’aperçois alors Luc et Laila que je m’efforce de rejoindre en courant un peu plus vite. Nous voilà réunis et me voilà repartie dans la tchatche 😉 Je pense avoir parlé 50% du temps sur cette course; incorrigible… Nous avons fini la course presque ensemble, à quelques dizaines de secondes près. Un sprint final et go ! Ma 1ère édition des Foulées des Laveuses avait été actée en 1h24’43 au scratch (pas de temps réel – 1 à 2 min de différence étant en fin de peloton). Un temps au km de 5″36 environ soit 10sec/km de plus que sur semi-marathon (plat).

Finish line: sprint !

Au final, mon chrono est normal, sans exploit ni drame, pour une fatigue très raisonnable et une pression absente. Je noterai quand même une surprise au ravitaillement de mi-parcours avec un mélange (non annoncé) d’eau et d’immonde boisson énergisante cousine du Red Bull. Je suis non seulement anti-boissons énergisantes mais j’en déteste particulièrement le goût qui en l’occurrence mais resté dans la bouche et sur l’estomac tout le reste de la course. Ce serait le seul bémol de la course…

Une note de fin plus sombre

Après s’être retrouvés et avoir dégusté les fondants au chocolat de Céline ;), je suis allée dire bonjour à Bruno Heubi, auteur du livre « Courir longtemps« , voir de plus près la nouvelle toile de Vincent, danser au rythme de l’animation musicale, boire (de l’eau), embrasser chaleureusement ceux que je n’avais pas encore vus avant la course, jusqu’à ce que notre cher Gilles, organisateur de la course, ne fasse un grave malaise. La présence des pompiers sur les lieux a heureusement permis de le prendre en charge très vite mais Gilles se trouve aujourd’hui à l’hôpital après 1h de réanimation. Nous sommes tous inquiets. Ce fut un surplus de beaucoup de choses pour Gilles dont la santé était déjà fragilisée mais que la course à pieds et tout ce qu’il en ressort fait malgré tout tenir plus que tout ! Je ne souhaite pas m’appesantir sur le sujet par pudeur même si je tenais quand même à en parler dans cet article. Tout d’abord parcequ’il est important que les gens sachent les efforts et l’investissement que Gilles voue à l’organisation des Foulées des Laveuses dont le caractère atypique reflète fidèlement les valeurs qu’il défend: chaleur, communauté, accessibilité, fête, ouverture, diversité, sport…mais aussi parceque je pense qu’il faut saisir ces chocs électriques de vie comme des occasions de réfléchir. Cette vie si belle, si forte et fragile à la fois que nous gâchons parfois pour des détails. Il est bien dommage qu’il faille être confrontés à la peur de perdre ce(ux) à quoi/qui l’on tient pour réagir, mais nous sommes humains, soyons indulgents avec nous mêmes. Quoiqu’il en soit, je prends la résolution personnelle ce jour de me concentrer sur l’essentiel et de prendre un peu plus conscience de mes nombreuses chances…

Les animations festives du jour: les îles en fête…

Sur ces paroles mes chers lecteurs, runners (ou pas!), je vous souhaite un beau Dimanche, plein de rayons de soleil et d’envie d’en découdre ! A très vite sur les pistes !

2 Commentaires

  1. Très bel article comme d’habitude, bon déçu tu ne me site pas dans tes rencontres du jour mdr, et bravo pour ce que tu as dit sur Gilles qui c’est vrai chaque année avec ces bénévoles nous permets de vivre une course superbe.

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