Bienvenue sur le blog multisports Hotsteppers ! Pensée libre, info fiable, expériences hors tendances. Sport, nutrition hédoniste, récits, interviews et analyses au service d'une communauté éclectique en quête de (bon) sens.

So Mad 2 à Torcy : la Hotsteppers team de rose et de boue !

C’était un dimanche matin ; jour de repos par excellence, que près de 2000 runners fous se décidaient non seulement à shunter une potentielle grasse-mat’ mais aussi, à braver les obstacles et les éléments sur 12km. Invités pour la 2ème fois par l’organisation de la course, une équipe de 5 Hotsteppers s’était constituée, agrandie par la venue plus tardive d’un 6ème concurrent et s’apprêtait, au-delà de tout concept de temps ou de performance, à franchir la ligne de départ et surtout…la ligne d’arrivée de la So Mad 2 à Torcy, ensemble, avec tout ce que l’entre deux laissait entendre comme surprises !

C’est cette fameuse course, la So Mad 2 à Torcy, que ce récit tentera de retranscrire au mieux et dont mes muscles, même ceux dont je ne connaissais pas l’existence, se souviennent encore…

Une mise en route un peu « mad »…

Malgré tous les aspects positifs de cette course et de son organisation, la mise en route fut quelque peu chaotique. Arrivés à 10h pour un départ dans la vague rose de 10h35, nous nous retrouvions au retrait des dossards derrière une horde de participants…Personne n’était encore parti. Problème informatique ; impossibilité de relier le nom des participants à leur numéro de dossard, donc de distribuer ces mêmes dossards/t-shirts/puces entre autres éléments essentiels du « package » de participation. Ce contre-temps ne nous a pas pour autant empêché de nous retrouver rapidement et d’immortaliser cet instant d’attente, pas si terrible en fait !

Une fois munis de nos sésames, nous nous dirigions vers une ligne de départ des plus improbables…Une plage de sable fin, clairsemée d’immenses flaques d’eau ! Un échauffement un peu approximatif s’en suivi, accompagné d’un temps brumeux et d’une musique ultra-rythmée virant parfois à l’électro. Des souvenirs enfouis de Thaïlande remontaient alors ; j’avais l’impression d’être au lendemain d’une full moon party, sur une plage de Kho Pan Gan, entourée d’individus aussi ubuesques que nous l’étions nous-mêmes, sans complexes, prêts à se lancer dans un parcours totalement inconnu et prenant goût à teaser sans relâche les autres concurrents : « il parait qu’à un moment ils vont lâcher des chiens »…Bon ok le mec en tutu rose là, faut pas exagérer quand même et puis en plus, j’adore les chiens alors même pas peur !

Après un photo call de départ, quelques trucs sympas volés au ravito normalement réservé à l’’arrivée (chut… !) et une adrénaline en montagnes russes : « les roses c’est à vous ! ah non il faut faire partir les violets d’abord…quoique, reste-t-il encore des verts ? oui ? bon, les verts c’est à vous…et les bleus ? allez les bleus retardataires, dépêchez-vous …bon les roses il va falloir encore patienter »… nous prenions notre mal en patience, grrrr.

Pour autant, une fois le cafouillage du départ surmonté ; un bisou à Emmanuelle, amie et web-runneuse tout-terrain que je retrouvais munie d’un appareil photo de compétition (équipe Photo Running de photographes officiels) ; nous nous lancions – enfin – dans notre aventure commune !

 

 Les photoscalls offerts par Tevasphère. A gauche: « avant »; à droite: « après »…

12km – 23 obstacles – beaucoup de boue…

Sur une plage pas si abandonnée, point de coquillages ni de crustacés…

Dès le départ l’ambiance est lancée sans temps mort. Des fumigènes, une côte direct, des slaloms en montées et descentes successives sur terrain miné d’orties et de charbons, on s’accroche aux quelques piquets vacillants mal ancrés dans la boue (ou à son voisin: « salut toi!« ) et on se dit que cela risque d’être sympa sur 12km ! L’équipe prend très rapidement son rythme: chacun passe les obstacles avec ou sans aide en faisant au mieux et une fois le défi relevé, nous nous attendons pour repartir ensemble. Il y en a pour tous les goûts…Ce qui est exigeant sur ce parcours est qu’en plus de courir sur un terrain gluant, gras et glissant, en essayant de maintenir une allure à peu près correcte, nos muscles sont régulièrement sollicités par des « ateliers » des plus divers. Mur d’escalade à franchir, corde à agripper pour franchir un fossé, toile d’araignée géante…Qui plus est, des passages en eaux plus ou moins profondes ponctuent ces efforts ce qui a le vice de refroidir instantanément nos petits corps échauffés et de les raidir !

 De gauche à droite: Guillaume, Phil, Minou 1 inconnu, Minou 2 inconnu, Jérémy.

Les co-équipiers Hotsteppers n’ont peur de rien, surtout pas du ridicule et c’est bien ce qui fait le charme de cette course ! On se donne à fond parce que mine de rien, c’est loin d’être une promenade de santé mais surtout…on se contre-fiche de son look, on ne regarde pas sa montre pour la bonne et simple raison qu’aucun d’entre nous n’en avait une et on ignore absolument à quel km nous nous trouvons. Autant sur route, avec un peu d’expérience, on finit par se connaître et être capable d’estimer le temps écoulé et la distance parcourue « au feeling », mais là…impossible de se repérer ou d’évaluer quoique ce soit. Par conséquent, on se concentre sur autre chose: son équipe et le moment présent, c’est déjà pas mal !

 

De gauche à droite: Emelyne, une certaine Marie, Minou 3, Dr Ross

Amies dans la vie et solidaires sur le terrain, Emelyne et moi nous accrochons à notre peloton et décidons de renoncer à toute manucure, brushing ou autre style surfait pour nous vouer à un run très « nature », très « relâché » !

       

 

 

 

 

 

 

De gauche à droite: tentative d’escalade d’un mur penché…puis perte définitive du sens commun de Jérémy, happé par l’esprit SoMad

Les garçons quant à eux jouent le jeu et y prennent goût! Guillaume muni de son énorme perruque noire passe à 2 doigts de perdre définitivement sa chaussure dans un immense bac de boue et finira la course chargé de plusieurs kilos supplémentaires à chaque pied ! Jérémy, en mode bad boy prend plaisir à parcourir le circuit, lunettes de soleil sur le nez, bonnet noir sur la tête et sourire aux lèvres, tout en le comparant régulièrement à celui de la « Mud Day » auquel il avait participé peu de temps avant…un véritable expert du tout terrain et du « run for fun » ! JP, le grand mince au bonnet bleu, un peu sonné par une grippe mais soutenu par sa femme et son adorable petite fille à 2 reprises sur le parcours, mène l’équipe de son pas svelte et entraîné et tend régulièrement sa main à ceux d’entre nous rencontrant de ponctuelles difficultés ! Philippe, notre belle coureuse à la perruque rose, alimente notre course de petites blagues, toujours prononcées sur un ton très calme masquant une fausse tranquillité ! Philippe habite en effet son rôle à merveille et ajoute la pointe supplémentaire de folie à la team, tout en se disant déjà partant pour l’édition 3 ! Finalement, Emelyne, bien que pratiquante régulière de gym suédoise entre autres, mais pas coureuse à proprement parler, m’étonne par sa persistance et sa volontéje nous trouve au top !

Nous glissons sur des toboggans géants, nous surmontons des bottes de paille, nous nous lançons dans de larges tuyaux pour atterrir énergiquement sur des tapis (heureusement bien rembourrés) de gym, nous devons même affronter une montée et une descente de course en sac (mortel pour les cuisses et le souffle) avant de tomber, tel un oasis au milieu du désert, en plein sur le ravito’ de la mi-course ! Et pas n’importe lequel. Une véritable tablée sucrée/salée. Un peu orthorexique à mes heures, je me méfie toujours de ces généreuses offrandes alimentaires en plein milieu d’une course ! Perf’ ou non, il faut tout de même continuer à avancer – je pense que ce ravitaillement était un obstacle à part entière; certains on d’ailleurs trouvé la suite difficile pour s’être laissés un peu trop happer par leur gourmandise mais après tout…soyons fous 🙂

 Grand toboggan géant tout mouillé sur lequel nous avons du nous propulser à 3 reprises tels une armée de Bobs l’éponge. Il y en a qui ont fini tête la première, dans une flaque de boue 🙂

Proches de l’arrivée, nous sentons quelques raideurs nous contraindre et j’ai personnellement l’impression que la gravité terrestre a doublé. Je me sens lourde (eau + boue + fatigue faisant) et pas bien énergique ! Pourtant, nous nous motivons mutuellement et nous arrivons au dernier obstacle. La grande traversée ! N’étant pas une grande amoureuse de l’eau pour ne pas dire phobique à mes heures moins glam’ (et oui, ça fait 2 gros défauts en 2 paragraphes!), je regarde mes co-équipiers s’enfoncer. Ouf, l’eau ne monte qu’à la taille, même si compte tenu de la température, c’est déjà bien assez ! Je débranche mon cerveau comme j’ai appris le faire au cours de mes 15mois d’armée et je me lance. Au bout, sur le rivage, se trouve Emmanuelle, mitraillette (photo) en mains, nous sommes sur le point de conclure ! Les plus fous de l’équipe nagent carrément. Ben voyons, ces hommes ! Nous procédons à l’ascension de notre ultime côte et dévalons notre dernier toboggan pour atterrir dans une flaque de boue et lever le poing vers la banderole « finish » !

Quelle histoire…!

 

Ceci n’est pas un fake, mais le « finish » de la SoMad. Pour une fois pas au sprint. Il y a une 1ère à tout ! #froidauxfesses

En attendant la So Mad 3…

Autant la 1ère édition de la So Mad à Vincennes avait pu laisser certains participants sur leur faim ; surtout en équipe (long temps d’attente à chaque obstacle) ; autant cette 2ème édition aura vraiment pris du gallon en termes de difficulté et de teneur sportive. Certes il est bien déconcertant de ne pas avoir la moindre idée du nombre de km effectués ou restants, de ne rien pouvoir gérer ou anticiper, de jouer le jeu de l’équipe ie d’attendre ceux qui sont derrière tout en essayant de suivre ceux qui sont devant, mais justement, la variété étant la source par excellence de la motivation, j’apprécie ces courses décalées, 1 à 2 fois/an, qui donnent une autre saveur au « running ». En termes d’effort physique, la So Mad 2 à Torcy aura vraiment su mettre du défi et de l’intensité tout au long du parcours. Courir à un rythme anti-régulier, sur un terrain des plus glissants, boueux, abimé et enchaîner des obstacles en tous genres, sollicitant à tour de rôle : force musculaire, agilité, maîtrise de son éventuel vertige, déconnexion du cerveau et pensée positive : « non ça ne me dérange pas du tout de marcher dans l’eau (froide) du lac pendant 5min avec de l’eau jusqu’à la taille » !, sollicitent toutes sortes de compétences physiques et mentales. La team Hotsteppers en est ressortie dégueu des pieds à la tête mais souriante et attend avec impatience la 3ème édition de la course ! Pas trop dur hein quand même ? Moi ça m’allait bien comme ça 🙂 A très vite !

La fière équipe de winners à l’arrivée !

Pin It
 
Comments

C’était diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiingue !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Belle équipe ! Belles couleurs ! Vive la Hotsteppers !

C’est vraiment sympa ce genre de RDV. J’ai la banane jusqu’aux oreilles rien qu’à lire ton CR et à vous y imaginer.

vivement la saison III
signé l’expert du tout terrain 😛

Trackbacks for this post

 
Comments