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HyperIce: compression et cryothérapie en synergie pour un effet réussi

HyperIce: une marque dédiée aux maux des sportifs

Les produits de la gamme HyperICE (Ice Compression Technology) doivent révolutionner le monde de la récupération sportive, c’est du moins ce qui est annoncé sur le site de la marque…

Adoptés par de nombreux sportifs américains, ces produits sont désormais disponibles en France. Cette technologie a été développée en collaboration avec des stars de la NBA entre autres fédérations américaines.

Elle se décline en une gamme complète associant compression et glaçage pour faciliter la récupération des sportifs professionnels ou amateurs après une blessure ou tout simplement après un effort soutenu. Elle repose sur la cryothérapie, connue et reconnue par les kinésithérapeutes et autres spécialistes.

Chaque équipement HyperICE® est formé de deux parties, une première composée d’une gaine de compression en néoprène, donc extensible et une chambre à glace munie d’une valve brevetée permettant à l’air d’être évacué facilement.

La gaine de compression assure une autonomie de l’athlète car elle permet le maintien en place du système sans avoir à le retenir à la main. De plus, cette combinaison assure une  égale répartition de l’effort de compression.

Schéma de la gaine de compression en Néoprène du dispositif HyperICE

La chambre à glace est, quant à elle, revêtue d’une peau antimicrobienne ultra fine qui permet le transfert du froid sur la partie à traiter.

Schéma de la chambre à glace du dispositif HyperICE

Il existe plusieurs appareils différenciés pour assurer le traitement des différentes parties du corps de l’athlète. J’ai eu la chance de me voir proposer en test celui spécifique au genou (modèle unique pour les deux genoux), appareil pouvant également servir pour les cuisses ou les mollets, ce qui m’a bien été utile ! Il existe aussi un appareil pour les épaules, un pour la partie dorsale et un dernier, annoncé comme « multi-zones », muni d’une chambre plus petite adaptée au traitement des petites surface.

Modèle HyperICE testé: destiné aux genoux, cuisses et mollets

Il est à noter que les appareils sont en taille unique, la combinaison en néoprène étant extensible et munie de fixations amovibles, elles conviennent pour toutes les tailles. 

Certes il y avait déjà les poches à glaces, mais ça…c’était avant !

Auparavant, et je suis bien placé pour le savoir après ma rupture des ligaments croisés et mon déplacement rotulien survenus en 2009, nous nous servions de poches à glace standard, toujours très compliquées à maintenir en place, surtout pour ce qui était de chasser l’air contenu inévitablement dans la dite poche. De plus, si l’on souhaitait conserver une relative autonomie, un bandage était obligatoire. Montage plus handicapant qu’autre chose, il limitait les mouvements au maximum.

 

Le test étapes par étapes

Jour 1, le jour du marathon, après 2h de trajet en voiture pour rentrer à la maison 

Après avoir mis la glace pilée (au mixer, comme pour faire un milk-shake !!) dans la poche, j’ai pu rapidement mettre en place l’appareil grâce à ses fixations amovibles (velcros). Et là, grosse surprise, liberté quasi-totale de mouvement, quasiment aucune gêne, démarche presque normale (mais cela était surtout dû au marathon de la veille !!!). Premier bilan: grosse avancée par rapport au bandage de maintien précédent.

Ensuite, grâce à la valve d’évacuation de l’air, située sur le bouchon de la poche, la glace a pu se répartir sans soucis dans la poche et ainsi le froid était sensible sur une grande partie voire la quasi totalité du genou.

Dès le premier jour, mon genou, qui montrait un léger signe d’épanchement, a vu son aspect revenir à la quasi normalité.  Mais je m’y attendais un peu, le froid ayant des vertus curatives reconnues.

 

Jour 2, complètement bloqué au niveau des membres inférieurs

Après une nuit difficile, profitant de ma journée de repos posée exprès, j’ai renouvelé l’expérience sur des périodes plus longues. Et là, le genou a retrouvé complètement son aspect normal, sans tensions particulières que ce soit au niveau de l’articulation ou musculairement. Par contre, l’élongation de ma cuisse gauche étant toujours aussi sensible, j’ai tenté le dispositif sur cette cuisse endolorie. Et là, alors que j’avais déjà tenté le froid avec les compresses gels de chez Décathlon par exemple (celles qui peuvent soit être congelées ou passées au four micro-ondes), grosse surprise avec une sensation immédiate de soulagement. J’ai même pu revêtir un pantalon large par-dessus et fait l’aller-retour jusqu’à l’école pour aller chercher les enfants sans ressentir trop de douleur ou de gêne.

Par contre, le tissu ayant fait pression sur la valve d’évacuation d’air, de l’eau s’est échappée de celle-ci (présentée comme absolument étanche) et je me suis retrouvé avec l’entre cuisse bien humide, pas top quand on est dans la rue…

Elément confirmé quand, de retour à mon domicile, j’ai positionné le dispositif pour refroidir la partie postérieure de ma cuisse, la plus douloureuse. J’ai alors posé ma cuisse sur le canapé, qui a fait pression sur la valve, et hop, trempé !! Une grosse innovation sera de protéger cette valve via une excroissance du bouchon ou autre de manière à ce que l’on ne puisse faire pression sur cette valve que volontairement.

Cependant, j’avais été pas mal soulagé: idéal pour reprendre le boulot le lendemain.

Jour 3, marche, marche, marche et enfin, glaçage…

Réveil difficile après une nuit toute aussi difficile sans trouver la position idéale pour les jambes…

Pas mal de marche en journée pour dérouiller tout ça, une fois les muscles réchauffés, pas trop de douleurs mais dès que la position assise dépasse 45 minutes, de nouveau ces courbatures…

Une fois rentré à la maison, remplissage de la chambre à glace et mise en place sur le genou pour commencer le travail de cryothérapie. 30 minutes plus tard, on passe à la cuisse, et là, l’intérêt de la compression associée au glaçage fait ressentir tous ses bienfaits ! Une heure de traitement suffit largement à me faire oublier les douleurs de la journée, je ne dirai pas que l’élasticité de la cuisse est revenue à son état normal mais c’est déjà beaucoup mieux, moins sensible en tout cas.

Application du dispositif sur l’autre jambe et, là aussi c’est le bonheur, la sensation de fraicheur qui s’installe est vraiment très agréable, uniformément répartie sur une surface relativement importante grâce au fait que l’air échappé de la poche à glace permet à la glace pilée de s’étaler sur les surfaces à traiter sans contrainte, si ce n’est celle de la taille de la poche.

Par contre, toujours cette fuite sur le bouchon, au niveau de la valve d’évacuation, qui laisse couler l’eau résiduelle de la fonte de la glace. Pas génial, peut être un défaut du bouchon, à voir… Pourtant ce coup-ci, rien n’appuie dessus, étrange…

Jour 4, genou complètement débloqué, cuisse moins douloureuse, hématome en voie de guérison

La nuit a été nettement meilleure, le froid a bien anesthésié la zone meurtrie, le réveil est bien plus sympathique.

Après avoir pilé la glace, mis le mixeur à la poubelle car, en fin de vie, il a rendu l’âme, j’applique le disposition HyperICE directement sur la cuisse. Encore une fois, le froid fait son œuvre, le soulagement est immédiat. A partir d’aujourd’hui je vais alterner glaçage, grâce à l’HyperICE et anti-inflammatoire et arnica gel pour réduire l’hématome résiduel. En ayant moins réduit la glace (problème technique lié au mixer), je constate que la fuite de la valve d’évacuation d’air est moins significative que les jours précédents. Probablement lié au fait que la glace trop réduite se transforme plus rapidement en eau et du coup, cela occasionne des fuites. A confirmer les jours suivants.

Jour 5, cuisse sensible, hématome présent

Le haut et le bas de la cuisse sont toujours aussi sensibles, l’hématome toujours présent même si considérablement réduit. La pose du dispositif, même si elle apporte un soulagement lié au refroidissement, ne semble plus être aussi nécessaire que les jours suivants, je ne constate plus beaucoup de progression après l’avoir laissé jusqu’à ce que la glace ait entièrement fondu. Mais le système compressif me permet de me déplacer sans ressentir la douleur qui ne me quitte pas depuis dimanche, même si elle s’atténue progressivement. Cela confirme que la compression liée au glaçage a un effet bénéfique sur la récupération. De nouveau, la fuite est présente, cela confirme l’hypothèse de la veille. Peut-être la glace est-elle trop réduite, fond elle trop vite ? Ce qui occasionne les fuites constatées.

Jour 6, après avis du spécialiste

Vu que la douleur ne part pas, l’hématome non plus, je me suis rendu rendez chez un spécialiste pour en avoir le cœur net. Verdict : déchirure (ou claquage suivant les interlocuteurs) du biceps crural, appelé aussi biceps fémoral, avec épanchement sanguin. Le temps de cicatrisation prévu est de 3 semaines sans courir si l’on ne veut pas risquer de dégrader davantage le muscle. Nous discutons du dispositif, sans citer la marque, il me confirme les bienfaits du glaçage pour la récupération et la cicatrisation.

De retour à la maison, je remets donc mon HyperICE en place, et profite du soulagement produit par la cryothérapie compressive. Toujours cette petite fuite sur la fin.

Jour 7, dernier jour du test

Cela fait une semaine que je teste ce dispositif. Au bilan, pas de douleurs résiduelle aux genoux, pourtant bien sollicité avec mon poids, belle réduction de l’épanchement de la cuisse, reste encore l’hématome à réduire (merci Arnica Gel). Je vois très vite la différence, ce matin : pas de glaçage, difficultés dans mes mouvements, cuisse très sensible. Cette après-midi, après l’HyperICE en place : liberté totale de mouvements, petits travaux réalisés dans difficultés, pas de douleur, froid intense qui soulage au niveau de la cuisse. J’ai même oublié que je portais ce dispositif.

Bilan critique: verdict positif !

Les + du produit

–          La cryothérapie à des vertus reconnues concernant la régénération musculaire et articulaire, la réduction des épanchements et autres hématomes, c’est un anti-inflammatoire idéal

–          La combinaison de la poche à glace très fine et élastique avec le dispositif en néoprène permet de répartir le froid sur une grande surface de manière uniforme tout en permettant un maintien nominal en douceur

–          Le système de fixation par velcro est très facile d’emploi, il se met en place et s’enlève très facilement

–          Le dispositif en place se fait oublier très vite, aucune gêne lors de déplacements

–          Remplace avantageusement les anciens dispositifs avec poche à glace toujours compliquées à remplir, surtout sur lesquelles l’évacuation de l’air est toujours fastidieuse

–          La gaine en néoprène est nettement plus intéressante que les bandes en élasthanne nécessaires pour maintenir la poche en place

Les – du produit :

–          Fuites au niveau de la valve d’évacuation d’air, rendant vite incommode le maintien du dispositif (humidité, froid)

–          Nécessité de disposer de glace pour remplir la poche, là où les compresses gel sont utilisables immédiatement (bien sûr cela nécessite un congélateur ou un dispositif de chauffage suivant que l’on recherche un effet froid ou chaud)

–          Prix… Alors qu’une poche à glace standard ne coute que quelques euros, souvent pris en charge dans le cadre d’un traumatisme, les produits de la gamme HyperICE, assez peu connus pour le moment atteignent vite quelques dizaines d’euros (il faut compter aux alentours de 90 euros pour le dispositif conçu pour les genoux)

Bilan

Ce test m’a convaincu de l’utilité de la technologie HyperICE et m’a permis de soulager très rapidement mes articulations très sollicitées par mon marathon. La combinaison du froid et de la compression, ce que j’appellerai la cryothérapie compressive, m’ont fait réaliser dans rapides progrès dans ma phase de récupération. 3 jours après mon marathon (Lille-Lens: récit ici!) je marchais sans soucis, sans ressentir de douleurs aux articulations, ce qui avec mon poids de 92 kg était quand même une gageure.

Appareil à recommander, même si le prix peut faire réfléchir et ne permet probablement pas à toutes les bourses de l’acquérir.

Compte-rendu et test réalisés intégralement par Stéphane pour les Hotstsppers. Lien vers le blog de Stéphane et ses nombreux récits de course: rendez-vous ici !

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