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10km de l’Equipe : célébration d’une reprise sportive après 1an de néant

De la sédentarité adolescente à l’hyper investissement sportif étudiant (karaté, danse, …) suivi d’une expérience courte mais intense à l’armée puis de la découverte de la course à pied, interrompue en plein élan par 1 an de blessure, j’ai repris dimanche 14 juin la voie du sport et sans doutes d’un nouvel équilibre. Les 10km de l’Equipe et l’invitation de la marque Spraydol sous la coupe de la douce athlète Muriel Hurtis sont tombés au bon au moment. Voici comment.

Rétrospective

Début avril : cela fait presque 1 an que j’ai arrêté la course à pied à cause d’une hernie discale avec la forme inflammatoire la plus douloureuse et la plus contraignante qui soit (« Modic 1 », pour les malheureux intimes). D’ailleurs je raccourcis souvent en disant que je ne cours plus mais je ne peux en réalité pas non plus faire de vélo, ni nager, ni même faire de randos. Le Sport avec un grand « S », l’activité physique même, m’est interdite, parce qu’elle me fait mal. Mon corps il y a peu si libre est devenu une véritable prison. Le pire, c’est qu’une douleur chronique est invisible. Seuls ceux qui vous aiment vraiment s’en rappellent en vous voyant et ne cherchent pas à oublier votre souffrance. Je participe alors au salon du running, quelques jours avant le marathon de Paris où la marque Altra pour laquelle je travaille entre autres marques du même groupe sportif tient un stand. Je me remémore l’année précédente, alors que la marque arrivait tout juste en France et que je me lançais dans l’aventure du marathon pour la 1ère fois de ma vie quelques jours plus tard. Après 2 jours de salon éreintant à communiquer corps et âmes sur cette marque prometteuse, je trouvais encore l’énergie de parcourir les mythiques 42.195 de Paris avec une « facilité » déconcertante et une régularité inédite. Faible temps de récup, léger marathon blues, j’étais fière, j’étais bien, j’étais fit. Cette année (2015), l’histoire n’était plus la même. 4-5kg en plus et fatiguée je peinais à finir la 1ère demie journée puis la 2ème, pour ne finalement pas venir la 3ème, laissant à ma collègue préférée et amie, le soin de gérer le stand en bonne compagnie. Au lit et dépitée d’être aussi « inutile » (terme terrible que l’on ne devrait jamais s‘auto attribuer, et pourtant) je ressassais ce « pourquoi mais pourquoi je suis comme ça » et surtout le « comment mais comment, je vais la retrouver cette forme ? ». La dernière après-midi pourtant, il s’était passé 2 choses.

La 1ère : Brice et Alex, les 2 créateurs de application SquadRunner qui sort dans quelques jours dans l’Apple Store, sont venus me saluer « IRL » sur le stand, après plusieurs échanges de mails et la présentation de leur création ludo-digitale vouée à repenser vos futurs runs et à les « gamifier » comme on dit dans le jargon. Super sympas, ces 2 potes entrepreneurs et créatifs m’ont sorti de mon rythme pro effréné sur le stand et rappelé tout ce qu’il pouvait y avoir de bon dans ce vaste milieu du running…

La 2ème : le centre Laennec, spécialisé dans les stages de réentrainement à l’effort pour sportifs blessés, m’a confirmé ma prise en charge d’une semaine pour le lundi suivant, à Malakoff. Au programme : 18h de sport en 5 jours, avec du renforcement musculaire à gogo, de la balnéothérapie et même de la course à pied. Cette « convocation » bienheureuse sonnait le début de la fin (de la galère).

De tout à rien, de rien à tout

Alors que la blessure m’avait fait passer quasiment de tout à rien en un temps record ; ce stage de ré-entrainement à l’effort m’aura fait passer de rien à presque tout, à nouveau. Bien sûr chaque séance n’a pas été facile, l’émotion de la fin de stage particulièrement intense et l’ordonnance finale de « 30 min de renfo par jour + 2h de cardio minimum par semaine pour guérir, Mademoiselle » un peu effrayante (quand on est immobilisé pendant un moment, croyez-moi on oublie que l’on a été sportif et tout semble compliqué et difficile…). Pourtant, c’est à partir de ce stage que mes doses d’anti-inflammatoires, anti-douleurs, myorelaxants et compagnie ont sérieusement commencé à diminuer et que je retrouvais tout doucement le plaisir de me re-muscler et de nager (pas encore de courir). J’optais pour la stratégie : (re)construire le socle (gainage et musculation), travailler le cardio sans impact (nage avec palmes, aquacycling et investissement dans mon tout nouveau VTT) et lentement mais sûrement, me rapprocher d’une reprise de la course à pied.

Une amie, celle qui est dingue de sa crosse, de son palet et qui est plus zen en apnée qu’à la surface de l’eau (Hein ? Qui ? Quoi ? Tsss, relisez donc ça : hockey subaquatique témoignage d’Alison) me proposait alors de venir la voir jouer en Équipe de France à Berck sur Mer les 13 et 14 juin. J’étais tentée…je l’adore, j’adore son sport et son abnégation sportive me laisse remplie d’admiration et d’affection jour après jour !

Quelques jours plus tard, une autre amie Nathalie, nageuse, runneuse et kite surfeuse (qui plus est co-créatrice de Kiteon : site de revente de matériel de kitesurf d’occasion) me propose d’assister sous le soleil à des compétitions internationales de kite surf sur la plage de….Berck sur Mer, les 13 et 14 juin. La piscine d’Alison étant sur le spot de kite de Nathalie, je me dis que c’est fou, que c’est dingue, que c’est un comble, que ce week end est un « must be » et que le ciel m’envoie probablement un signe plus qu’intense pour que je me rende à Berck sur Mer (improbable) ce week-end là !

Oui mais…un 2ème ciel un peu plus fourbe encore est venu m’envoyer un tout autre signe. Je reçois alors un mail de Pierre qui me propose, le 14 juin (encore !), de courir les 10km de l’Équipe avec la marque Spraydol (spécialisée dans les produits pour douleurs musculaires et articulaires des sportifs – décidément !) et de participer à une séance d’entraînement le dimanche précédent, coachée par Muriel Hurtis ! Mon petit diablotin intérieur muni de ses plus belles running s’empresse de venir me séduire et me dire « Marie, c’est dans 2 mois ! Le médecin t’a dit qu’en 2 mois de renfo et de cardio tu serais bien, c’est le moment, challenge toi, la reprise est là ! ». Sans grande hésitation, je donne raison à mon diablotin et accepte tout en prévenant Pierre que je suis dans une situation incertaine et que peut être, je devrai renoncer à la course au final. Je ne suis en effet pas encore guérie et à ce moment-là, pas encore capable de courir. Je prends donc le pari sans me mettre de pression (et j’annonce par la même occasion à mes amies que je les lâche pour un dossard incertain.)

Dans la foulée, je me dis que 2 de mes amies de choc n’étant pas là pour m’encourager ce jour-là, je vais proposer à Brice (le Squad Runner du début) qui connait lui aussi le mal de dos et le gère avec beaucoup de force et de sagesse, de faire la course avec moi. Vamos, Pierre est ok pour que je vienne accompagnée, Brice accepte tout de suite, il me reste 2 mois. Je vous l’annonce sur Hotsteppers. Maintenant il faut faire les choses bien et garder confiance.

La préparation

En plus de séances de renforcement musculaire quotidiennes, mes semaines alternent des sessions de palmes sur 1 à 1,5km, 1 grosse sortie de vélo (3h dans les forêts du 78), 1 séance de fractionnés longs dans le parc du château de Versailles, un footing d’1h, une séance de 30×30 et finalement, 1 matinée de coaching avec Muriel Hurtis, organisée par Spraydol.

Après une présentation de la marque et des conseils essentiels sur la préparation physique qui viennent confirmer les connaissances de la plupart des blogueurs présents, nous abordons la phase pratique.

  • Un footing d’échauffement de 20minutes
  • Des gammes (talons-fesse, foulées bondissantes, skipping, genoux-ceinture)
  • 2 séries de 5 x (10m de fentes dynamiques en côte suivis de 10m de sprint en côte/ récup en footing)
  • Des fractionnés sous le format 8x45secondes à allure VMA
  • Quelques étirements et une session d’exercices musculaires plus tard, nous étions bien !

C’était de loin ma plus grosse session d’entraînement depuis 1an, j’ai passé l’après-midi à dormir devant Roland Garros !

coaching muriel hurtis avec spraydol

Les 10km de l’Equipe: la course

Le jour J arrivait. Plutôt fatiguée par des allergies au pollen et des cycles féminins ne tournant pas en ma faveur (désolée messieurs mais c’est un sérieux handicap en sport… !), je me levais le dimanche matin complètement au radar et sans aucune énergie. Je retrouvais Brice à l’entrée de notre SAS de départ : 51min, choisi volontairement bien au-delà de mes capacités du moment, sachant par expérience que tout le monde se « sur-évalue » le jour J ! Ces 10km s’annonçaient interminables et mon niveau de confiance était proche de zero. Je trouvais ça un peu bizarre d’être au milieu de tous ces gens avec leurs dossards, d’entendre cette voix au micro qui boostait tout le monde, cette masse de coureurs prêts à s’arracher, je me sentais tellement loin. D’ailleurs je me suis sentie loin pendant toute la course. Je voyais chaque km s’ajouter au précédent comme une délivrance. Heureusement, Brice courait patiemment à côté de moi en alternant des « allez marie vas-y » et des « doucement va à ton rythme ».

hotsteppers aux 10km de l'equipe

J’avoue que moi-même je ne savais plus trop s’il fallait que je me dépasse ou pas. L’entraînement permet vraiment d’apprendre à se connaître et de « gérer » ses courses, en plus de mieux les vivre, au-delà de tout chrono. Je me rendais compte que j’avais perdu cette connaissance de mon corps et que je devais le réapprivoiser. Je franchissais la ligne d’arrivée en 56min38, soit près de 7min de plus que mon RP sur cette distance. Énorme décalage mais…énorme victoire malgré tout, sur tous ces médecins assez conventionnels qui m’avaient juré que la course à pied me serait interdite à jamais. J’avais persévéré, je m’étais peu à peu sorti de cette année d’enfer et à force de recherches et de mental, j’avais réussi. J’avais plus de douleurs que d’habitude et je ne me sentais pas ultra bien dans mes baskets ; super fatiguée surtout. J’étais même en colère sur le coup : fâchée contre ce chrono moche qui ne me ressemblait pas. Mais les journées suivantes et la bienveillance de mes proches m’ont permis de relativiser et de prendre du recul, again. Et puis, je savais que le dimanche d’après j’avais un 5km en bord de mer à Marseille à l’occasion de la Roxy #RunSupYoga (Yoga, Stand up paddle et course à pied dans le même lot !) et que cette reprise n’était qu’un tout début. Au final, merci à tous ceux qui m’ont soutenue et à Brice pour sa présence multi-fonctions (ravitailleur, photographe, coach, ..) !

Spraydol: extraits végétaux anti-inflammatoires

Une fois arrivés, nous avons eu le privilège de nous faire masser sur le stand Spraydol en compagnie de Muriel Hurtis, toujours aussi accueillante ! J’ai eu l’occasion d’utiliser le produit Spraydol à plusieurs reprises et s’il est difficile de parler d’une efficacité immédiate tant mon cas à moi est particulier, c’est un mélange très frais, qui sent bon et donne un effet de confort quand on l’applique sur les muscles endoloris après l’effort ou même (voire surtout), avant l’effort, en prévention. Sur le papier, ce concentré d’extraits végétaux anti-inflammatoires a tout pour me plaire: plus ça va et plus je cherche des solutions non médicamenteuses pour tuer l’inflammation (l’alimentation arrivant de loin en grande gagnante, je vous en reparlerai…). En réalité, je pense qu’il faut en faire l’usage régulièrement et que vous y trouverez un confort certain si vous n’avez pas déjà des douleurs fortes installées. Vous qui avez couru les 10km de l’Équipe, en avez forcément eu un échantillon dans votre sac et pourrez en faire l’expérience. Sinon, vous retrouvez la fiche du produit sur le site des Laboratoires Santé Verte.

J’aime souvent dire que la course à pied est un chemin initiatique. On se perd, on se retrouve, on apprend à mieux se connaître. On est entourés par plein de monde et pourtant jamais personne n’avancera à votre place dans vos runnings. Si vous avez décidé de lâcher, vous lâcherez, même si les autres veulent que vous poursuiviez votre effort. Pendant 1 an j’ai régulièrement eu envie de lâcher, d’arrêter d’espérer, mais j’ai finalement remis des palmes, puis des baskets, refait quelques foulées, puis cette course. Pour autant je ne dirais pas que rien n’a changé; il est encore trop tôt pour le décrire mais je n’ai jamais eu autant envie de donner du sens à ma pratique sportive et le chronomètre n’en n’a pas/plus assez pour moi aujourd’hui.

Je cherche autre chose…J’explore…Je redécouvre…A suivre.

 

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Bonjour ! J’apprécie beaucoup votre site internet dont les articles sont très agréables à lire. Je viens pour vous parler de l’aboutissement d’un projet qui me tient très à coeur, un blog parlant de sport (notamment de running) , de mode mais aussi de maladies auto immunes comme l’hypothydoïdie et le diabète, et comment concilier tout cela !
Je vous invite à vous rendre sur le lien suivant https://olympiabydiane.wordpress.com
N’hésitez pas à me contacter pour toute question !
Merci de votre attention !

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