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Voici le test intégral et à 6 mains/6 Pieds de coques Life Proof pour iPhone 5/5S et 5c (également disponibles pour d’autres modèles de téléphones) éprouvées au quotidien, pendant des entraînements de running et même sous l’eau par moi-même et 2 testeuses Hotsteppers : Olivia et Alison. Ces coques se sont avérées méchamment efficaces. Voilà pourquoi !

D’une vie téléphonique dissolue à une forme de raison…

Toujours « in touch », joignables, über-connectés, prêts à dégainer notre téléphone-appareil photo-boîte mail-camera-lampe torche-mP3-Gps et j’en passe, ces petits bijoux de technologie tant libérateurs qu’addictifs nous suivent partout, si ce n’est même nous qui les suivons tant l’évolution de leurs fonctions peut nous tenir en haleine à chaque nouvelle sortie. Mention spéciale aux rois du design et du marketing : Apple, qui un peu comme Marck Zurckerberg a su faire d’une « simple » idée de réseau social un nouveau mode de vie, a su transformer notre ex-téléphone en compagnon multifonction, indispensable et reflet d’un genre : celui de la modernité, open, réactive et semper-éveillée. Tout cela a bien évidemment un coût : d’acquisition de toute évidence, mais de protection également. Si l’on se concentre dans ce test sur les iPhone, ceux qui en possèdent seront bien placés pour savoir qu’ils sont aussi avancés en technologie qu’ils sont fragiles. En l’occurrence, je suis personnellement la championne incontestable de la destruction téléphonique, la tête brûlée du mobile, la tueuse d’appareils électroniques. Il n’y a guère que mon Samsung Blue Earth, rechargeable à l’énergie solaire (oui oui !) et gagné sur une chaîne de la bande FM il y a 10 ans qui aura survécu sans heurts. Tous mes iPhones sont un jour tombés : dans les toilettes, dans mon bain, du haut des escaliers et mes Sony Experia ont fait les frais de nombreuses courses, logés dans ma brassière et noyés dans les toxines de ma transpiration ! A l’arrivée : que de RP chronométriques et que de blackouts téléphoniques ! Certains ont séché et ressuscité quelques jours plus tard, d’autres ne se sont jamais « réveillés ». Bref. Comme dirait la marque « Petit Bateau » : à quoi ça sert d’avoir des habits si on peut rien faire dedans ?! Pareil pour les téléphones, je n’ai jamais vraiment eu envie de les protéger : ils sont là pour me servir et pas l’inverse. Malgré tout, quand on m’a proposé d’expérimenter les coques Life Proof nüüd dites « WaterProof ; DirtProof ; SnowProof ; ShockProof» – je n’ai pu résister à autant de « proofs ». Aussitôt dit, le test était lancé : place au feedback de 3 nanas hyper-actives et hyper-satisfaites.

Caractéristiques techniques du produit

Si l’on reprend les « specs » de la marque, les coques LifeProof nüüd sont censées vous offrir une haute protection contre à peu près tous les risques que l’on peut rencontrer dans une journée, faite ou non de sport.

Waterproof

Votre iPhone une fois dans sa coque pourrait être entièrement submersible jusqu’à 2m !

Dirt/Dust proof

La poussière et la boue ne peuvent plus rien faire contre votre téléphone, si ce n’est salir la coque, mais puisqu’elle est étanche, un coup sous l’eau et votre sortie trail passera inaperçue !

Snow/Ice proof

Idem pour ceux qui vivent proche des neiges ou qui les fréquentent ponctuellement dans l’année. Si votre iPhone s’avérait tomber dans la neige avec sa coque de protection, aucune conséquence, vous pouvez skier, surfer ou randonner tranquilles !

Shock proof

Qui n’a pas senti un jour une rage immense monter en voyant sa vitre d’iPhone se fêler suite à un choc pas forcément spectaculaire qui plus est lorsque l’on connaît les coûts de réparation de ces dites vitres, ô combien délicates…Plus de rage en vue, la marque vous garantit une résistance intégrale aux chutes du haut de 2m.

Prise en mains

Packaging

Comme le mentionne Olivia en 1er lieu dans son feed-back : « belle surprise au niveau du packaging de la coque que l’on découvre tel un livre en soulevant un volet. A l’intérieur se trouvent la coque (en deux parties), une rallonge pour le casque, un chiffon et un petit guide. La coque est en plastique rigide et léger. On voit bien le joint qui assurera l’étanchéité du produit »

Il est vrai que le pack est superbe : tout en couleur et en relief, le produit a priori pas des plus glamours (une coque d’iPhone, ok…) devient un objet techno. L’expérience utilisateur est totalement réussie.

Mise en place

Olivia ajoute « installer l’iPhone dans sa coque est très simple : il suffit tout simplement de le glisser dans la partie avant de l’étui en alignant la prise pour écouteurs avec l’orifice du couvercle correspondant puis d’ajouter la partie arrière de l’étui et de bien la clipser. Il ne reste qu’à fermer le clapet du port de charge et à visser le couvercle de la prise pour écouteurs (indispensable pour maintenir l’étanchéité). Votre iPhone est protégé et l’ensemble de ses boutons/fonctions reste parfaitement accessible »

Le test de la runneuse : Olivia

« J’ai testé la coque lors de mes sorties running et j’ai pu noter que la fonction tactile fonctionne parfaitement bien. Pour écouter de la musique ou un livre audio, il m’a fallu visser le câble fourni pour pouvoir ensuite y brancher mon casque. Il faut donc bien penser à ne pas l’oublier sinon le branchement est impossible (NDLR : l’épaisseur de la coque ne permet pas de brancher le jack habituel de casques/écouteurs). Une fois mis en place cela dit, le son est au top : aucune perte de qualité, rien à dire ! »

Bilan : prise en mains, fonction tactile, qualité audio excellentes

Le test de la nageuse : Alison

Alison ne fait pas de longs discours, sauf quand on la bâillonne pour l’interviewer et la faire parler de ce sport si atypique qu’elle pratique avec tant de passion (voir : « Hockey Subaquatique: Alison nous emmène dans les profondeurs d’un sport atypique et méconnu« ). Alison préfère les actes aux mots. Une fois la coque en mains, pas d’analyses rocambolesques mais un premier essai (devant mes yeux) : Alison balance (énergiquement) son iPhone néo-protégé par terre. Satisfaite, elle me regarde et approuve : shock proof, nickel. Reçu.

Next step : « underwater, underwater », comme dirait Mika.

Votre pack contient un moule en plastique modélisant votre iPhone que vous pouvez insérer dans la coque et tester sous l’eau avant de faire le grand saut, histoire de vérifier que la nüüd est VRAIMENT étanche. Non parce que perdre un iPhone pour un défaut de fabrication c’est dommage tout de même. Alison elle, elle s’en f…. des tests préliminaires. Elle plonge. Et puisqu’une image vaut 1000 mots et qu’à défaut de longuement écrire, elle ne se prive pas de lire, voici la preuve incontestable que non seulement le blog Hotsteppers peut être consulté absolument partout, y compris sous l’eau mais aussi et non accessoirement …. que la coque LifeProof est quand même vachement efficace !

Bilan : shock proof et water proof validés, haut la palme !

Le test de la bloggeuse omni-communicante : Marie

A défaut de pouvoir move my body sportivement ces temps-ci, je le move autrement. En bloggeuse, active du sms, du post et du tweet que je suis, je fais partie de ces nanas qui à force de parler en hashtags pour rire finissent par le faire sans s’en rendre compte (et qui après nient !). Or communiquer c’est #physique ! Très souvent en retard, notamment le matin, habituée à traîner 30’ en ne faisant rien pour finalement tout faire à une allure délirante pendant les 10’ restantes, je suis du genre à chopper toutes mes affaires à l’arrachée avant de quitter mon appart pour partir bosser. Mon téléphone valse, se retrouve projeté dans mon sac ou écrasé dans la poche arrière de mon jean quand je m’assieds énergiquement en oubliant qu’il est à cet endroit ou encore pris puis délaissé quand je décide soudainement de prendre des photos au gré de mes inspirations, à tout moment de la journée. Il a intérêt à être solide le petit…Cela reste sans citer ces conversations sms passionnées que je peux avoir le soir et que la simple idée d’interrompre pour prendre une douche frustre ! Plus de soucis avec cette coque à tout faire, j’embarque l’iPhone sous la douche et je prolonge mes élans de mots. Le téléphone ne bronche pas et le touch reste excellent. Ce qui est assez amusant en revanche reste l’effet des goutes sur l’écran, agissant comme des petites touches de doigts et tapant des lettres aléatoires. Il m’est donc arrivé d’envoyer des « hoerhg azpieorpv nhzpioef nh » et de recevoir des « pardon ?? », mais….c’est un coup à prendre !

Le seul bémol dans ce produit est que contrairement à mes 2 acolytes de test Alison et Olivia, je possède un iPhone 5c (rose bien sûr) et que la coque adaptée est évidemment différente. Or il m’est arrivé que mes interlocuteurs me disent avoir l’impression que je leur parlais de l’intérieur d’une piscine…Or si l’iPhone a été testé sous l’eau, tout comme les casques MP3 waterproof RS4+ dont je parlerai très bientôt, je n’ai pas encore franchi le pas de parler sous l’eau ! Certaines remarques m’ayant été faites ponctuellement sans la coque, je ne sais pas encore s’il s’agit de mon iPhone ou d’un mauvais positionnement de la coque.

Bilan : shower proof, épreuve de la communication 2.0. et résistance au speed réussie !

Pour les runners, ces coques nüüd peuvent être utilisées avec un brassard que je n’ai pas encore testé en situation mais qui déjà à la fixation semble avoir une tenue excellente. Le poids reste malgré tout non négligeable et certains puristes vous diront qu’un déséquilibre toujours du même côté peut modifier votre foulée à force de répétition. Point intéressant, bien que rien ne vous empêche de changer votre brassard de côté régulièrement. L’option « courir sans téléphone » n’en étant pas vraiment une, notamment pour les femmes et pour des raisons évidentes de sécurité mais aussi pour les hommes à qui il peut aussi arriver des déconvenues. Au final, le produit est bon et efficace, la promesse du « multi-proof » semble confirmée pour un coût moyen de 80 $. Je ne manquerai pas de le mettre à l’épreuve de la neige dans quelques semaines ! En attendant, vivez pleine balle et profitez bien de tous ces gadgets que sont nos téléphones, ce ne sont pas eux qui vont vous freiner, quand même !


 

La récupération : phase à part entière de l’entraînement, n’est-ce pas ? Étant en pleine période de repos non pas suite à une pratique sportive déraisonnable mais suite à des soucis de dos aigus (hernie discale) me montrant encore une fois comme notre corps a besoin d’être préservé pour durer, je ne saurai que trop insister sur l’importance de préparer son corps à l’effort et de l’en « récompenser » à l’issue. Courir, nager, pédaler, danser, …ne sont pas des dûs mais des chances, permises par un corps mis tout entier au service de notre épanouissement. Pour autant, ce corps n’est pas tout-puissant. Malgré la force du mental, il peut lui aussi avoir ses faiblesses, ses moments où il vous dit tout simplement « non ». Si les besoins des athlètes de haut niveau ne sont résolument pas les mêmes que ceux du grand public, il n’en demeure pas moins qu’une activité physique moyenne voire élevée nécessite des soins. Place ici à un nouveau produit de récupération développé par Lactel et consommé depuis 1 an par les athlètes de haut niveau de l’INSEP, très récemment adapté et mis en vente auprès du « grand public ». Anti-laits détendez-vous, pro-laits lisez bien les lignes qui suivent, indifférents ne négligez pas les principes essentiels de récupération nutritionnelle – bref, il y’en aura pour tout le monde. « Sportéus », à toi !

 

Lactel et INSEP : partenariat nutrition/sport

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’INSEP ou « Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance », il s’agit d’un centre d’excellence basé à Vincennes, assurant l’entraînement et la scolarisation d’athlètes de haut niveau appelés à devenir de futurs champions français. A titre d’illustration, 51% des médaillés français aux JO de Pékin s’entraînaient à l’INSEP et près de 56% aux JO de Londres. Au-delà d’infrastructures ultra modernes, et de programmes de préparation élites, l’INSEP comprend également un Département Recherche et un Laboratoire « Sport Expertise et Performance » dirigé par Christophe Hausswirth. Ce laboratoire, en partenariat avec le n°1 du lait de consommation en France : Lactel (Groupe Lactalis), travaille de pair depuis plusieurs années, au développement d’une boisson de récupération sportive. Si Sportéus est distribué depuis 1 an en libre service au sein d’une population ciblée à l’INSEP, la marque lance dès a présent son produit au rayon lait de 25% des réseaux de grande et moyenne distribution française à destination du grand public.

Récupération nutritionnelle : quelques clés essentielles

De nombreux professionnels vous diront que la récupération passe par 3 facteurs : - L’hydratation - Le sommeil - L’alimentation Tout le reste vient agir de façon marginale sur l’organisme et ne doit être entrepris si ces 3 éléments n’ont pas été considérés au préalable. En ce qui a trait à la récupération d’ordre nutritionnel, l’assimilation conjointe de glucides (sucres) et de protéines dans les 30 minutes suivant l’effort (fenêtre de temps pendant lequel l’organisme assimile le mieux les nutriments aussi appelée « fenêtre anabolique ») est un duo optimal. Les experts disent même qu’il s’agit du 1er geste de récupération à considérer, bien avant la douche, les massages, le repos physique…- Le sucre permet de régénérer les muscles et le foie privés de leurs stocks de glycogène utilisés pendant l’effort ainsi que de déclencher un pic d’insuline qui améliore l’assimilation des protéines. Les protéines vont quant à elle permettre de réparer les musclesmicro-lysés par les chocs de l’effort.

Le lait : boisson de récupération ?

Le lait est un aliment on ne peut plus controversé au sein des populations sportives, de par sa digestibilité variable selon les individus et de nombreuses rumeurs souvent peu fondées quant au fait qu’il favoriserait les tendinites par un process inflammatoire. Cet article n’a pas pour vocation de se faire l’ennemi ou l’ami du lait mais de rappeler qu’il existe en tout temps des modes nutritionnelles (a une époque la tomate était bannie pour son acidité dans les milieux sportifs) et que la tolérance d’un aliment dépend avant tout de chaque organisme. La digestibilité variable du lactose, sucre présent dans le lait en fait un aliment que certains peuvent consommer en grande quantité à jeun, d’autres en moindres quantité et avec d’autres aliments, d’autres pas du tout. Pour autant, conscients de ce phénomène biologique, Lactel a développé une formule faible en matières grasses et délactosée,enrichie en protéines et en sucres, pour une récupération a priori optimale sans les effets parfois néfastes du lait. Regardons précisément ce que contient une bouteille de Sportéus.

Sportéus : le bon réflexe après l’effort ?

Lactel préconise la consommation de Sporteus à tous les sportifs réguliers de loisir ou de compétition, à partir de 15ans (>50kg).

Sportéus est composé de :

- Lait écrémé avec 0.1% de matières grasses (sauf pour la version « chocolat » à 0.5% de MG).

- 16,5 g de protéines par bouteille de 275mL soit deux fois plus que le lait

- 32.45 g de glucides par bouteille

- 78 kcal/100 mL (soit 215 kcal/bouteille) pour la version chocolat

- 64 kcal/100 mL (soit 176 kcal/bouteile) pour les versions vanille ou fraise

- Protéines d’origine 100% laitières (donc animales)

- 35% des protéines sont à assimilation « rapide » dont une part de Prolacta ® : concentré de protéines breveté, riche en acides aminés essentiels et particulièrement en Leucine (acide aminé branché ou BCAA).

- Teneur réduite en lactose : à 0,5%

- Riche en vitamine B1 qui aide au métabolisme des glucides

- Riche en vitamine B12 qui contribue à réduire la fatigue

- Avec du Calcium, du Phosphore et du Potassium Chaque bouteille de 275mL est vendue de façon unitaire au rayon laitier des GMS et se conserve à température ambiante (adapté au transport dans votre sac de sport par exemple).

Prix public conseillé par unité : 1,50 Eur.

Stéphane Diagana : « coach récupération pour Lactel Sportéus »

Qui ne connaît pas Stéphane Diagana ? Champion du monde du 400m haies en 1997, recordman d’Europe de la discipline, vainqueur du relais 4x400m en 2003 ; partenaire de développement de la gamme Kiprun chez Kalenji (Groupe Oxylane) et coach Sport Santé sous les couleurs d’Assu 2000, courtier en assurances santé fermement engagés dans la promotion du sport comme « médicament naturel » pour tous les individus sans exception. Stéphane Diagana est cette fois-ci engagé auprès de Lactel et de l’INSEP, qui l’a lui aussi accompagné pendant 16 ans dans sa pratique et revêt le nouveau titre de « coach récupération ».

« C’est pourquoi j’ai accepté de devenir le coach récupération pour Lactel Sporteus. C’est le premier produit pour la phase de récupération grand public qui met en avant l’intérêt des protéines en récupération. »

Et la gamme « récup » Apurna alors ?

Fournisseur officiel de la Fédération française d’Athlétisme et en partenariat avec Renaud Lavillenie, la gamme Apurna conçue et fabriquée en France par le Groupe Lactalis a été lancée début 2014 et contient 11 références produits différentes. Ces produits se répartissent en 3 segments essentiels : la Force, l’Endurance et la Récupération. Dans le segment « récupération », les boissons n’ont rien à voir avec le lait. Il s’agit de mélanges incorporant 10g de Prolacta ®, 18,9g de glucides simples, des vitamines B1 et B12 ainsi que des arômes pour une valeur énergétique de 116 kcal la bouteille de 300mL. La mission est en effet la même que Sportéus : favoriser la récupération par la nutrition mais le produit est différent, la cible moins « grand public » et le support radicalement distinct de par l’absence de lait pour l’un et la composition exclusivement laitière pour l’autre.

Status : quo ?

Goût

Soyons honnêtes, si un produit aide à la récupération : tant mieux, mais il doit aussi être bon. Spontanément orientée vers la saveur chocolat (alternatives : fraise ou vanille) que j’ai terminée en 30’ après une séance d’1h de piscine, j’ai trouvé la saveur plutôt sympa. Le fait que le lait soit pauvre en matières grasses et délactosé se ressent nettement, particulièrement dans la version vanille dont le goût s’apparente à celui d’une glace italienne fondue version « très light ». La digestibilité est parfaite. Ne comptez pas sur une bouteille pour vous rassasier ; il s’agit d’un apport ponctuel en attendant un vrai repas de récupération. Le goût chocolaté se rapproche fortement de celui des bols de lait enrichis de poudre de cacao, version froide. On est loin des mélanges gourmands à la Starbucks mais quoi de plus normal avec si peu de matière grasse. Test gustatif : approuvé.

Visuel/ Praticité

Un packaging très coloré et préhensible, conforme à la cible « grand public « visée. Le produit ne fait pas « compliqué ». On n’ingurgite pas un mélange de composés brevetés complexes mais une simple bouteille de lait aromatisée enrichie en protéines. Le logo de l’INSEP est bien présent et sert de caution non négligeable. La mention « lait d’origine française – fabriqué en France » conforte la position du groupe Lactalis, exclusivement français, quant à l’origine de ses matières premières.

Apport nutritionnel

Personnellement je n’ai jamais eu aucun problème avec le lait que je ne consomme de toutes manières pas à d’autres moments que le matin au petit déjeuner. J’ai souvent eu pour habitude de boire du Yop à l’arrivée de mes courses : le mélange protéines/sucres étant idéal. Le lancement d’un produit laitier adapté aux sportifs me semble donc tout à fait logique et peut convenir à tout le monde, hormis allergies avérées aux protéines de vache. Lassée des boissons énergétiques ou nutritionnelles aux goûts toujours plus chimiques, j’adhère plutôt bien à ce concept de boisson naturelle optimisée pour l’effort. Le ratio glucides/protéines est également conforme aux préconisations habituelles à savoir 2 fois plus de glucides que de protéines. S’il ne sert généralement à rien de dépasser les 20g de protéines en récupération, l’apport nécessaire en sucres peut être complété au-delà des 32g contenus dans une bouteille de Sportéus, selon l’intensité et la durée de l’effort. On parle de 20 à 60g de glucides par heure pendant les 2h suivant l’effort pour un sportif ayant fait un effort relativement long. Pour un effort d’1h ou moins, nul besoin d’aller chercher plus loin. Finalement, n’oublions pas que si les pertes hydriques ont été importantes (effort long ou chaleurs importantes), la récupération en sel est également à prendre en compte à raison de 1 à 2,5g/L soit 0.27 – 0.68g/275 mL (volume d’une bouteille Sportéus). Or, Sportéus en contient en l’occurrence 0.55g par bouteille ce qui est une proportion intéressante.

Vous l’aurez compris, je ne trouve pas le produit inintéressant voire même assez « logique » dans son genre. Il vous reste à le goûter et à le tester après l’une de vos séances un peu éprouvantes. Sa vente en format unitaire facilite l’expérience, c’est « sans engagement » ;) En attendant, retrouvez le concept sur les réseaux sociaux avec le magnifique #phasederecup créé pour l’occasion et n’hésitez pas à donner vous aussi votre feedback !

Invitée au lancement presse de la nouvelle Nike Air Zoom Pegasus 31 de son nom intégral, je me suis attardée sur la démarche de communication de la marque, sa vision innovante, sa cible et sa technologie. Habituée et convertie au zero drop depuis plus de 6 mois, il m’est très difficile de revenir en arrière. Pour autant, découvrir les nouveaux modèles de running ou trail du marché me passionne toujours autant. Quelle tendance design suit la marque ? Quel langage utilise-t-elle ? Comment cerne-t-elle l’évolution des besoins de ses utilisateurs ? (Comment) y-répond-t-elle ?

La nouvelle Pegasus 31 est en ce qui me concerne d’ores et déjà devenue une chaussure confort très « lifestyle », autrement dit à usage quotidien. Pour ce qui est du running même, je la perçois comme une chaussure pour footings de recup ou sorties plus longues. VMA et compétitions courtes distances exclues pour ce qui est de ma pratique très personnelle, même si Nike la décrit comme « conçue pour l’entraînement et la compétition, idéale pour des fractionnés sur piste, sur route ou en nature ».

Plus je cours, plus je m’oriente vers des chaussures flexibles, légères, réactives, qui offrent une expérience proprioceptive entière et une sensation fine du « terrain ». Même au sein de la marque Altra qui m’accompagne sur toutes mes sorties et courses, je préfère de loin les modèles « minimalisés » (et non minimalistes…) de la gamme, optant plutôt pour la restitution d’énergie quitte à perdre en amorti (et pas forcément en confort).

Malgré cette perception personnelle, la Pegasus 31 ou « Peg » pour les intimes est un produit design, tonique, fruit de multiples améliorations au cours du temps et fondé sur un discours qui se tient. En voici l’essentiel.

Nike Pegasus, aux origines

Antoine, formateur « ekin » (« Nike » à l’envers) rappelle le statut emblématique de la Pégasus, modèle originel de la marque à virgule ayant bénéficié de multiples améliorations depuis ses débuts. Parmi ces améliorations, Antoine cite un ajustement en légèreté et une optimisation de l’empeigne.

Initialement designée par un certain Mark Parker aujourd’hui PDG de Nike, la Peg est quoiqu’il en soit caractérisée par son système d’amorti composé d’air encapsulé. Sa semelle gaufrée ou « waffle » est également typique et son « last » (moule en bois utilisé pour construire la chaussure) a été conçu différemment pour l’homme et la femme, dans le but de prendre en compte les différences morphologiques évidentes de nos pieds respectifs.

Si la Nike Free répond aux attentes des runners exigents, adeptes de foulée efficiente et de proprioception, la Lunar Glide 5 est citée par la marque comme une référence en matière de stabilité et la Pegasus 31 comme la chaussure universelle de référence.

Nike balaie ainsi différents besoins runningstiques et différentes approches du terrain.

Qu’en est-il du portrait technique complet de la Peg 31 ? Que nous apporte-t-elle ? Est-elle faite pour vous ?

Pegasus 31: nouvelles caractéristiques

Caractéristiques essentielles

Poids: 300g

Drop: 10mm (versus 12mm sur le modèle Pegasus 30)

Mesh: sans coutures ou « seemless » - zone de ventilation privilégiée de part et d’autre du pied.

Coque talonnière interne: pour un maintien du talon lors de l’impact

Unité « Zoom Air »: à l’arrière du pied pour un amorti optimal.

Semelle extérieure: gaufrée en caoutchouc recyclé pour une adhérence garantie.

La Pegasus 31 en images

L’une des revendications essentielles de la Pegasus 31 est sa flexibilité à plusieurs niveaux de la semelle extérieure pour facilité la transition: talon/ medio-pied/ avant-pied. Les images ci-dessous illustrent ces différents niveaux de flexibilité.

Flexibilité au milieu du pied.

Flexibilité à l’avant du pied.

 

Flexibilité à l’avant du pied pour un décrochage souple.

Profil coureur/coureuse conseillé par Nike

L’avis de la marque

Soutenus par la présence de Christèle Daunay et Bob Tahri tous deux équipés de la Pegasus 31, le staff Nike recommande l’utilisation de son nouveau modèle aux coureurs universels, entre 60 et 80kg, ayant un pied relativement fin.

Les terrains de jeu préconisés sont aussi bien sur route que sur chemin et les conditions d’usage conseillées touchent aussi bien à l’entraînement qu’à la compétition.

 

 

Photo très sympathique en compagnie de Christèle Daunay: championne d’Europe 2014 de marathon et Bob Tahri, champion international de demi-fond et de 3000m steeple.

Mon avis

Le drop de la Pegasus 31 est certes moins élevé que sa prédécesseuse la « 30″ mais je trouve que 10mm reste trop élevé. S’il n’est pas question de mettre tout le monde au zero drop, il n’en demeure pas moins que nous sommes nés sur des pieds plats et qu’à force de mettre de l’amorti et du drop partout, la chaussure se met à travailler plus que le pied lui même. Sans même parler de perte de « feeling » (le pied est tellement protégé, entouré, soutenu qu’il ne sent plus grand chose du terrain et de ses appuis) il s’agit tout simplement de bon sens. Nous ne sommes pas nés sur des talons, pourquoi en mettre lorsque nous courrons ? Par ailleurs, revendiquer une meilleure transition talon/medio/avant pied implique qu’une attaque du sol par le talon est admise. Or, si de nombreux coureurs se sont mis à courir ainsi, ça n’est pas une raison pour les y encourager en rajoutant toujours plus de soutien sur cette zone du pied. L’idéal étant de travailler sur une attaque medio-pied, comme le font naturellement les enfants qui courent (si vous prenez le temps de les observer), avant d’avoir vu leur foulée modifiée par le port de chaussures les déviant de leur posture naturelle de marche et de course.

Je maintiens donc mon avis d’une chaussure stylée et confortable pour la marche ou la course à allure modérée. Pour autant je n’envisage pas de mettre des Pegasus pour faire de la vitesse. Les séances de fractionné sont l’occasion parfaite d’accroître toutes formes de sensations de course. Trop d’amorti tue le feeling; trop de drop tue la posture et trop de renfort prive le pied du travail qu’il devrait faire à chaque entraînement pour se renforcer et protéger le reste du corps.

Après avoir sondé plusieurs lecteurs, ce modèle reste malgré tout apprécié par le plus grand nombre et même par certains coachs qui y voient un intérêt particulier pour des séances de crossfit, exigeantes en matière d’impact et d’appuis, statiques ou dynamique. Sur ce point, je suis 100% d’accord.

Et vous ?

La Nike Pegasus 31…

Plaira à ceux qui:

- Sont des fans invétérés du design Nike

- Aiment éperdument les couleurs flashs

- Ressentent un plaisir non dissimulé à observer les regards mi-amoureux/ mi-envieux des autres runners croisés lors de leurs sorties running, les yeux rivés sur vos nouvelles Pegs (testé et approuvé autour du très chic canal du Parc de Versailles !)

- Ont des pieds plutôt étroits et ne sont pas des inconditionnels de la « large toe-box »

- Aiment courir avec du drop (Rappel: 10mm sur la Pegasus) ie avec une différence de hauteur entre l’arrière (plus élevée) et l’avant du pied (moins élevée)

- Ne peuvent se passer d’amorti et privilégient le confort et le maintien au « feeling terrain » ou à la proprioception

Plaira moins à ceux qui:

- Sont indifférent à la tendance flashy de certaines marques de running voire préfèrent la sobriété.

- Aiment les chaussures à faible drop, favorisant une posture plus proche de la course « pieds nus ».

- Sont convertis aux chaussures à « large toe box » et préfèrent donner un maximum d’espace à leurs orteils pour maximiser leurs appuis.

- N’aiment pas avoir un amorti trop renforcé en particulier au niveau du talon.

- Sont des adeptes de la proprioception et privilégient des sensations « terrain » plus prononcées ie faire travailler l’ensemble de leur pied/voute plantaire plutôt que d’être protégés par une chaussure renforcée.

N’hésitez pas à commenter cet article sans détours et à donner votre avis sur ce modèle. Je n’ai pour ma part qu’une hâte: tester la Nike Free qui je pense répondra plus à mes besoins de runneuse très… »naturelle » ;)

A mesure que ce blog grandit, j’aime y redéfinir de nouvelles modes d’expression, de nouveaux angles de vues, de nouvelles manières d’appréhender la course à pied mais aussi tout ce qui l’entoure. Steve Jobs prononçait en 2005 un superbe discours aux nouveaux « Graduates » de l’Université de Stanford et parmi les 3 grands points qu’il aborde figure cet adage: « Stay hungry, stay foolish! ». Pour garder la faim, l’envie, l’inspiration et la folie (il en faut sinon quel ennui…) il faut varier les allures, comme en course à pied ! Changer pour changer n’a aucun intérêt. Changer pour rester en mouvement et permettre à la vie de nous travailler ainsi qu’à nous même de travailler la vie, est une nécessité.

En recevant ce nouveau débardeur Cimalp, marque déjà découverte au cours de ma phase de préparation au marathon de Paris (Manchons de compression Cimalp: le test), je suivais le process habituel de la bloggeuse testeuse relayeuse. Et puis, des semaines se sont écoulées avant que cet article ne sorte et je me retrouvais à vouloir faire vivre le produit plutôt que de l’analyser tel un échantillon en laboratoire. Ex-ingénieure certes, reconvertie dans la comm’, pas anodin. J’ai pris mon temps…

Voici alors un feedback plutôt lifestyle d’un produit que j’aime beaucoup et qui j’en suis sûre, plaira aussi bien à de nombreuses sportives qu’à leurs admirateurs !

Cimalp en mode urban wear aussi…

 

Haut Cimalp 3D Flex+ Emana Rouge

Technologie 3D Flex+ Emana

Le nom du produit est un peu complexe. 3D Flex+ désigne le brevet d’un tissage sans coutures ou « seamless » pour les anglophones (NDLR: on retrouve ce terme de plus en plus pour les chaussures de running, notamment la célèbre Flyknit de chez Nike).

Emana correspond aux fibres stretch du produit.

T-shirt ou débardeur

Vous avez le choix. Personnellement je préfère le débardeur. Simple histoire de goût, cela ne s’explique pas vraiment…je trouve sans doutes la version débardeur plus féminine et la notion de sport et de féminité étant souvent au coeur de mes choix, cela suit une certaine logique.

Rouge ou noir

La gamme de choix de couleurs n’est pas ultra large: rouge ou noir. Le noir est sobre et classique. Le rouge est très joli et subtil, je vous le recommande et le préfère de loin.

Caractéristiques et points forts du produit

Le t-shirt/ débardeur 3D Flex+ Emana Cimalp a une mission essentielle: assurer maintien et confort pendant la pratique sportive. Son matériau respirant et son séchage très rapide en font un produit pratique d’utilisation et très agréable.

Sans vocation compressive, ce haut épouse néanmoins vos formes de façon légère et vous donne cette sensation souvent recherchée de porter un tissu bien coupé, adapté, fait pour vous. Pour autant, vous ne serez pas moulée comme certains hauts fins et compressifs peuvent le faire; hauts qui je le sais ne mettent pas tous les coureurs/coureuses à l’aise. Légèrement resserré sous la poitrine, vous aurez le plaisir de porter un débardeur ceintré. Un bonheur quand on voit la difficulté que les organisateurs de course ont à offrir des t-shirts féminins…réellement féminins. Combien de cols serrés et de coupes droites masculines distribuées indifféremment aux hommes et aux femmes sur les villages de courses ? Pas assez de budget certainement. Pour être femme, il faut mettre le prix !

Pour autant, si des marques comme Lorna Jane ont saisi le créneau de ces femmes sportives en quête d’élégance et de féminité, loin du cliché de la femme athlétique n’ayant que faire de son style, certains produits peuvent rapidement tomber dans du sport (trop) fashion. N’exagérons rien non plus. Certains ensembles sont certes ravissants mais au départ d’une course, il s’agit avant tout de tout faire pour rallier le départ à l’arrivée en un minimum de temps et avec un maximum de sensations. Nous ne sommes pas non plus là pour faire un défilé. D’ailleurs, vous retenez-vous dans l’effort pour ne pas avoir un visage trop décomposé face aux autres ? face à l’objectif ? J’espère que non !

Tout ce qui n’est pas donné est perdu, n’est-ce pas ?

Les produits Cimalp ont cette qualité de mêler style et technicité sans être hors de prix ou hors sujet.

Moins de 42 Eur pour le débardeur, moins de 48 Eur pour le T-shirt. C’est un excellent rapport qualité/style/prix.

Vous aimez ? Retrouvez ces produits directement sur le site web de la marque: débardeur Cimalp 3D Flex+ Emana

 

Plus le temps passe et plus le runner même amateur se voit muni de textiles toujours plus techniques, de montres toujours plus sophistiquées, de produits de nutrition sportive pour l’avant course, la course en elle même ou la récupération. Bref, le coureur libre et détaché vêtu d’un t-shirt en coton et tenant une bouteille d’eau à la main pendant sa séance improvisée semble lointain. S’il n’est pas question de tout rejeter en bloc et de louer une fois de plus le « tout naturel », car il y a du bon dans l’innovation, il s’agit de préserver son esprit critique pour vivre intelligemment avec son temps! En ce qui a trait à la compression, nombreux sont ceux qui aujourd’hui ne se limitent plus aux chaussettes ou manchons mais investissent dans cuissards et t-shirts, soucieux de l’optimisation de leur circulation sanguine, avant, pendant et après l’effort. En plusieurs mois voire années, j’ai pu tester un panel de marques et de produits de ce type. J’aime le feeling des chaussettes de compression, j’aime même le style « footballeu-r/se sexy » qu’elles confèrent à celui/celle qui les porte ! Malgré tout, il existe des différences de look, de confort, de prix et peut-être même d’efficacité selon les marques. Comment s’y retrouver ? En commençant par lire ce compte-rendu de test de 6 marques à part entière et près de 9 produits différents.

Cap sur les marques: Cimalp, We Perf, Compressport, BV Sport, Sigvaris et Altra (presque toutes étonnamment colorées de blanc, rouge et noir… !)

Cimalp

Testeuse

Marie

Intitulé du produit testé/couleur

Manchons 3D Compress/noir avec imprimés oranges (photo ci-dessous)

Baseline de la marque pour ce produit

« Plus de performance pendant l’effort »

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

  • Favorise l’oxygénation des muscles
  • Réduit le risque de blessures musculaires et les crampes
  • Maintient fermement les muscles pour plus d’endurance

Taillant

S, M, L ou XL déterminé en fonction du tour de cheville (en cm) d’une part et du tour de mollet (en cm) d’autre part.

Entretien

Lavable en machine à 40°C.

Prix

29.90 Eur. la paire.

Mon avis terrain

Visuel: l’association noir et orange est sympa et les zébrures correspondant aux zones accrues de compression donnent un style original à ces manchons de compression. L’occasion rêvée de mettre un short noir et un haut orange ;)

Confort: l’épaisseur du textile est très appréciable. Le choix de la bonne taille demeure essentiel pour atteindre un niveau maximum de confort autrement dit, ni excessivement serré (fourmillements et mauvaise circulation sanguine) ni trop peu (inefficacité de la compression). Avec une taille M et sur près d’une dizaine de sorties allant jusqu’à 1h30, je n’ai ressenti aucune gêne tout en bénéficiant de l’effet compressif.

VERDICT: pas de limite d’utilisation perçue pour le moment. Bien que préférant généralement les chaussettes de compression aux manchons pour le maintien qu’elles procurent aux chevilles, j’ai un avis très positif sur ce produit qui, cumulé à l’utilisation de mon Veinoplus et en dépit d’un usage accru de chaussures Altra Zero Drop faiblement amorties, m’offre un confort musculaire notable. J’envisage aisément l’utilisation de ces produits sur une distance semi-marathon, marathon et trail long.

 

WePerf

Testeuse

Marie

Intitulé des produits testés/couleurs

Chaussettes de compression « We Recover »/ Noir (photo de gauche ci-dessous)

Chaussettes de compression « We Run »/ Rose fluo (photo de droite ci-dessous)

 

Baseline de la marque pour ce produit

We Recover: « pour une récupération flash »

We Run: « la technologie au service de la performance »

Bénéfices spécifiques du produit selon la marque

We Recover:

  • Boost de la pompe veineuse plantaire
  • Amplification additionnelle du boost de la pompe veineuse plantaire au niveau de la cheville et du mollet par un tramage spécifique circulaire
  • Régénération rapide des jambes, élimination de l’acide lactique, dégonflement des tissus musculaires

We Run:

  • Compression circulaire amplifiée par un mécanisme de propulsion
  • Synergie de 2 zones rigides indéformables encadrant une zone élastique qui emmagasine l’énergie pendant la systole musculaire (contraction musculaire et vidange du réservoir veineux) et la restitue pendant le relâchement ou diastole musculaire (remplissage du réservoir veineux).
  • Renfort au structures ligamentaires de la cheville et stabilisation du tendon d’Achille.

Taillant

S, M, L, XL déterminé en croisant la taille et le poids du coureur.

Entretien

Non précisé.

Prix

WeRecover: 49 Eur. la paire; WeRun: 49 Eur. la paire.

Mon avis terrain

Visuel: la gamme « WeRun » propose des coloris très flash. On aime ou pas, personnellement j’aime assez, surtout le rose ! Là aussi, une petite tenue noir et rose serait opportune pour matcher avec ces manchons. Honnêtement, si à la base leur but est purement fonctionnel, leur couleur ne passe quand même pas inaperçu et ils deviennent partie intégrante de la tenue du coureur ! La gamme « WeRecover » est quant à elle beaucoup plus sobre. Normal, on récupère souvent tranquillement chez soi et là, nul besoin de s’afficher avec des couleurs flashs. Comme quoi, la gamme WeRun a été pensée pour le runner fashionfluo qui ne veut pas qu’on l’oublie dans le peloton ;)

Confort: mitigée sur les chaussettes de récupération dont le tissu est mince et s’use rapidement au niveau du talon, je trouve en revanche les chaussettes de compression WeRun bien plus agréables à porter. Le maintien est évident, la compression est forte. Cependant, sur des efforts longs avec fractionnés donc vitesse plus élevée que pour un footing, j’ai été gênée par la compression au niveau de la plante du pied. Très sensible à ce niveau notamment lors du test de chaussures aux toebox un peu étroites ou au dessus un peu trop serré, mes sensations sont radicales. Quand je commence à ressentir des fourmillements, il est compliqué pour moi de trouver une voie d’utilisation intermédiaire. Malgré tout, le maillage compressif très customisé selon les zones (mollet, chevilles) est appréciable et illustre le positionnement sérieux de la marque.

VERDICT: les chaussettes de récupération peuvent facilement être portées sous un jean ou la nuit, leur effet compressif est léger (normal) mais le tissu peut être légèrement irritant à terme (je suis sensible.) Les chaussettes de compression performance sont quant à elles conseillées pour des séances longues et lentes ou courtes et intenses mais pas pour de la VMA longue. Étant donné la force de l’effet compressif de ce produit, je vous recommande si vous êtes à cheval entre 2 tailles, de viser la taille supérieure. Mieux vaut une chaussette un peu moins qu’un peu trop compressive. Je conserve ces chaussettes pour l’entraînement, pas pour la compétition.

Compressport

Testeuse

Marie

Intitulé du produit testé/couleur

Manchons R2 « Race and Recovery » noir et rose fluo (photo ci-dessous)

Baseline de la marque pour ce produit

« Veino-muscular compression technology »

Bénéfices spécifiques du produit selon la marque

  • Protecteur de mollet numéro un porté lors des Ironman World Championships à Kona 2010 et Kona 2011.
  • Renforce le retour veineux
  • Réduit l’accumulation de toxines
  • Amélioration des performances, prévention des blessures, amélioration de la récupération

Taillant

T0 à T5 déterminé en fonction de la hauteur de la jambe et de la circonférence du mollet. J’ai testé une T3.

Entretien

Lavage à la main recommandé.

Prix

35Eur. la paire.

Mon avis terrain

Visuel: les manchons de compression Compressport ont été mes tous premiers textiles compressifs. Après l’acquisition d’une paire sobre noire j’ai réitéré mon achat en choisissant le même produit en rose fluo clair. J’ai longtemps aimé mettre ces manchons à chacune de mes courses, pour le confort autant que pour le style (une fois encore!).

Confort: j’appréciais ces produits particulièrement au début mais à force de tester d’autres marques j’ai fini par en voir les limites. Si la sensation de maintien est bien là, je ne suis pas convaincue qu’un produit qui offre une compression totalement homogène sur l’ensemble de la jambe et qui revendique une action aussi bien à l’effort qu’en récupération post-effort soit si efficace.

VERDICT: certes il s’agit de Compressport, certes c’est une grande marque qui fait beaucoup parler d’elle et pourtant. Si l’évaluation de l’efficacité des produits est très complexe puisqu’elle dépend de nombreux paramètres (alimentation, état de fatigue initiale, qualité du sommeil, niveau d’hydratation, absence ou non de surentraînement), je ne mettrais pas cette marque en haut de l’échelle et pense qu’un maillage plus élaboré, plus adapté à la morphologie de la jambe ne serait pas superflu. Je garde ces produits dans mon tiroir « accessoires stylés et confort », mais ne compte pas sur eux en priorité pour la partie « optimisation du retour veineux ».

Altra

Testeuse

Marie

Intitulé du produit testé/couleur

Chaussettes de compression Maximum 1.0 - jaune fluo et noir

Manchon Interval 1.0 - Light compression - Performance Calf Sleeve - gris foncé

NB: pas disponible en France pour le moment.

 

Baseline de la marque pour ce produit

Aucune (Zero Drop, Zero Limits pour les chaussures).

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

  • Améliore la récupération
  • Réduit les symptômes de douleur à l’effort ainsi que la fatigue musculaire
  • Permet d’améliorer l’endurance et de prolonger l’effort

Taillant

S, M ou L selon la circonférence du mollet.

Entretien

Lavage à froid en machine.

Prix

44,99 USD. la paire

Mon avis terrain

Visuel: le manchon gris foncé n’a pas grand intérêt d’un point de vue visuel. Pour autant, Altra est très centré sur le respect de la physionomie humaine et sur l’efficacité de ses produits (chaussures de running zero drop amorties à large toe-box essentiellement) mettant parfois au 2ème plan le côté « show off ». Les chaussettes de compression jaunes fluos sont quant à elles beaucoup plus punchy.

Confort: là aussi le tissu compressif est épais, ce que je trouve très subjectivement plus confortable que les tissus trop fins. Ramenés des US par mon cher directeur marketing m’ayant perçue plus fine que ce que j’étais, la taille S est un peu limite pour moi. Bien qu’aucun fourmillements ne viennent interrompre mes séances, je finis à chaque fois mes entraînements avec le logo Altra gravé sur ma peau ce qui n’est pas pour me déplaire, quoique. En dehors de ce constat qui démontre une fois de plus l’aspect essentiel du choix de la taille la plus adaptée possible à votre morphologie, les manchons comme les chaussettes assurent une compression forte, efficace et variable selon les zones de la jambe: bon point. Les chaussettes présentent également l’avantage de maintenir la cheville sans comprimer le pied - ouf !

VERDICT: si je conserve les manchons pour mes entraînements courts, les chaussettes de compression Altra sont adaptées à tout type de sorties et assurent un maintien et un effet compressif efficaces. Qui plus est adaptées à la morphologie du pied au niveau des orteils comme le veut la marque de manière générale pour l’ensemble de ses produits, ces textiles compressifs seraient appréciés par les adeptes d’Altra en France, si toutefois leur distribution était autorisée. A suivre.

Sigvaris

Testeur

Matthieu Dellay - 27 ans - 2 à 3 séances de running par semaine - Mouvaux.

Intitulé du produit testé/couleur

Manchon Sigvaris Sports Pulse road/ version tribale.

Baseline de la marque pour ce produit

« SIGVARIS, 150 années de maîtrise de la compression »

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

« La compression dégressive permet de soulager certains points sensibles pendant ou après l’effort. La pression exercée par le manchon ou la chaussette, la plus forte au niveau de la cheville et dégressive tout au long de la jambe, stimule le retour veineux et accélère l’oxygénation cellulaire du muscle. Elle vise à retarder l’apparition des symptômes de fatigue et à limiter la survenue des crampes et des courbature »

 

Taillant

S, M, L ou XL déterminé en fonction du tour de cheville (en cm) d’une part et de la pointure d’autre part.

Entretien

Laver à la main (limiter l’essorage, éviter toute torsion du manchon) ou en machine, programme « textiles délicats » à 30° C, avec un produit de lavage adapté et sans assouplissant.

Prix

29,90 € (Prix de vente conseillé)

34,90 € avec motif (Prix de vente conseillé), mais on les trouve généralement autour de 45€.

Mon avis terrain

Visuel: il existe différent motifs disponibles pour ce modèle. J’ai choisi le modèle avec motif tribal, histoire d’apporter un peu de changement.

Confort: Agréables à porter, à condition d’avoir choisi la bonne taille. La taille en dessous ayant été essayée en magasin avant achat, je me retrouvais vraiment comprimé et très mal à l’aise. Une fois la bonne taille enfilée, pas de problème. Il faut également bien positionner le manchon, au risque de ne pas profiter pleinement de ses effets. Pour cela, un élément témoin (carte perforée en carton) est fourni avec le produit pour savoir si le manchon est bien placé.

VERDICT : En sortie, je dois avouer qu’avant même la principale fonction compressive de ce produit, j’ai apprécié ses capacités de maintien. Les vibrations et chocs, notamment au niveau du tibia ne se font plus sentir et ce maintien est un véritable gain en termes de confort pendant l’effort.

En ce qui concerne la compression, j’ai ressenti un mieux sur les longues distances, mais pas vraiment de changement sur la fatigue (en course) sur un 10km par exemple.

Je les utilise aussi en récupération, après une course et après la douche. Les effets sont alors perceptibles dès le lendemain où la sensation de lourdeur habituelle des jambes est moins présente.

Comme Marie, j’ai maintenant un Veinoplus (récupération par micro-électrostimulation) et l’association des deux est top !

BV Sport

Testeur

Killian le Bourvellec - 29 ans - Vélizy Villacoublay

Intitulé des produits testés/couleurs

Manchons de compression « Booster Night Vision »/ Noir-Vert

Cuissard de compression « Anatomical Thigh »/ Noir

Baseline de la marque pour ces produits

« Boostez vos performances »

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

Booster Night Vision :

  • Action longitudinale favorisée des muscles jumeaux et du soléaire
  • Amélioration du retour veineux
  • Amélioration de l’oxygénation musculaire, tendineuse et ligamentaire.

Anatomical Thigh:

  • Amélioration de la tonicité des muscles les plus sollicités pendant l’effort;
  • Réduction des vibrations et amélioration de la performance musculaire;
  • Élimination des toxines;
  • Amélioration des l’oxygénation musculaire, tendineuse et ligamentaire

Taillant

Booster Night Vision: S, S+, M, M+, L, L+ déterminé d’après la taille du mollet.

Anatomical Thigh: S, M, L, XL déterminé d’après la taille des cuisses.

Entretien

Booster Night Vision: non précisé.

Anatomical Thigh: en machine à 30°C.

Prix

Booster Night Vision: 49,95 Eur. la paire

Anatomical Thigh: 65,90 Eur.

Mon avis terrain

(Booster)/ (cuissard) Visuel: L’aspect « flashy » des Booster Night Vision est rassurant pour le coureur de nuit. Le coureur diurne pourra trouver que les couleurs disponibles sont d’un goût douteux, mais qu’importe… Au moins, il ne passera pas inaperçu! Complétés par le cuissard noir Anatomical Thigh noir, siglé « Booster » sur les cuisses, au même titre que les manchons le sont sur le côté des mollets, le runner sera sûr de ne pas commettre de faute de goût!

(Booster)/ (cuissard) Confort: Sur ce point, on commence à sentir que les équipes de R&D connaissent bien les exigences des sportifs. N’ayant jamais utilisé de manchons de compression auparavant, je trouve néanmoins que les Booster Night Vision de BV sport sont vraiment parfaits. La seule difficulté réside dans leur mise en place, mais si l’on a bien fait attention en choisissant sa taille, il n’y a aucun problème, à part qu’il faille forcer un tant soi peu. Puis, une fois en place, rien à redire ! Le maintien est très satisfaisant sans que la compression ne soit désagréable, bien au contraire. Le confort est vraiment total. A l’occasion, j’ai néanmoins pu constater que les manchons descendaient un peu : l’hypothèse la plus probable (vu le nombre de fois où c’est arrivé), semble être une mauvaise mise en place du manchon (le même à chaque fois), ou un problème d’inadaptation terrain/appui talon. Donc, rien à voir avec le manchon en lui-même.

En ce qui concerne l’Anatomical Thigh, ce cuissard est réellement adapté à la compression recherché pour les cuisses. Facile à mettre, très agréable à porter, et tout autant pour courir avec. On sent effectivement que les muscles ne vibrent pas autant qu’avec un cuissard ‘lambda », ce qui permet de forcer un peu plus pour rechercher la performance, que ce soit en durée ou en vitesse. Et contrairement à d’autres produits, la chaleur des cuisses pendant l’effort est conservée, ce qui évite la sensation de froid que l’on peut ressentir surtout quand il pleut, avec d’autres cuissards.

VERDICT: les manchons de compression « Booster Night Vision » m’ont, pour le moment évité des périostites tibiales, qui seraient inéluctablement survenues sans eux. D’un total confort, ces manchons sont parfaitement adaptés pour le running léger ou la course. J’ai acheté par pure curiosité le cuissard de compression « Anatomical Thigh », du fait de la promesse tenue des Booster Night Vision. Ne sachant pas réellement à quoi m’attendre, il ressort que la compression est vraiment parfaite, le cuissard se porte de façon très agréable, et, au final, j’ai vraiment l’impression que ma performance s’est améliorée. Cela tombe plutôt bien, c’est aussi ce que je recherchais!

 

S’il est difficile de statuer sur l’efficacité ou non de manchons ou chaussettes de compression, il est certain que dans la mesure où l’idéal est d’avoir des produits faits sur mesure, il vaut mieux miser sur des textiles sophistiqués et adaptés à la morphologie de la jambe. Les chaussettes, quand elles ne compriment pas le pied, présentent l’avantage de maintenir plus efficacement la cheville et le pied. Pour le reste, c’est une question de feeling. Il faut bien évidemment passer le temps nécessaire au choix de la bonne taille et autant que possible essayer au préalable le produit en magasin. Pour le reste, n’oublions pas que la récupération est à la croisée des chemins d’un sommeil de qualité, d’une alimentation adaptée, du respect de plages de repos ie de non-entraînement et de diversification de ses activités pour sans cesse nourrir son envie. La récupération n’est pas qu’une affaire de muscles. Les textiles compressifs ne font donc pas tout mais, malgré la confrontation entre retours empiriques positifs des coureurs et faiblesse des preuves ou contre-preuves apportées par la science, je pense qu’ils apportent eux aussi leur pierre à l’édifice et je ne me lasserai pas de les utiliser.

 

Prologue anti-déroute hivernale

Il y a ces personnes ultra-régulières et assidues que l’hiver n’atteint qu’à peine. Le mental est soigné et l’envie presque toujours intacte en dépit de longues heures sans lumière et de températures peu réconfortantes. Il y en a d’autres en revanche pour qui cette saison propice à l’hibernation met un certain nombre de moteurs physiques et psychologiques en berne. « Stop » ou « slow down » dit l’organisme; s’il y a plusieurs saisons c’est bien pour adapter et moduler son activité. Ah oui ? Et oui. Or, en dépit de mes envies d’être cette coureuse régulière, stable et intouchable (existe-t-elle vraiment en fait ?!), je ne peux que me résoudre au fait d’être imprévisible et variable, alternant entre sur et sous-motivation, parfois à quelques heures d’intervalles! Un peu compliqué à accepter ou à gérer, pourtant c’est ainsi et c’est intensément humain parait-il! Il faut donc trouver des combines, des solutions, des techniques, des stratégies pour prendre à bras le corps cette saison sombre et lui infliger un peu de cette lumière dont elle nous prive. Soigner son sommeil, surveiller son alimentation pour ne pas passer à côté des vitamines, minéraux et nutriments essentiels dont le manque se fait encore plus sentir en hiver, organiser ses activités aussi harmonieusement que possible, se recentrer sur ses besoins essentiels mais aussi savoir profiter des nouvelles technos pour défier certaines contraintes - il faut bien vivre avec son temps: le plan de résistance à la déroute est lancé !

Dans cette optique, Kalenji m’a agréablement munie d’une source de lumière non négligeable avec sa Run Light ou 250 lumen partant du ventre pour éclairer mes lents runs hivernaux. De quoi mieux voir et être mieux vue par delà les creux et les côtes de mon terrain de jeu habituel: relativement sauvage et peu éclairé. Retour sur un produit bien pensé et accessible à tous, fidèle à la démarche de la marque.

Caractéristiques techniques de la Run light de Kalenji

Puissance

Comme la casquette-lampe Kalenji le propose également (relire le test « Kalenji by night: et la lumière fût! »), la run light offre 3 éclairages au choix, variant cette fois-ci en fonction de leur intensité et non de leur position. 90 lumen (symbole: lm), 180 ou 250 au choix avec en sus, un mode économique automatique à 70 lumen (unique mode disponible en cas de batterie faible par exemple). Rappelons que le lumen est l’unité de mesure d’un flux lumineux et indique la quantité totale qu’une lampe émet dans toutes les directions. Cette mesure est complémentaire de la distance d’éclairage. A titre de comparaison, la pleine lune émet 0,25 lumen; un éclairage à la bougie: 10 lumen, une rue de nuit bien éclairée: de 20 à 70 lumen, un éclairage domestique: de 100 à 200 lumen, un stade de nuit ou une salle de sport: 1500 lumen. (source: petzl.com).

Feedback: en ville éclairée, de nuit, les modes 90lm ou 180lm selon la répartition des éclairages citadins suffisent. Rappelez-vous qu’il ne s’agit pas que de voir mais aussi d’être vu. Or, si le faisceau lumineux de la run light vous ouvre la voie à l’avant, son boitier dorsal muni de 3 LED rouges clignotantes permet aux véhicules, cyclistes ou autres de vous repérer par l’arrière. Le port de la lampe me semble donc conseillé systématiquement de nuit, même si les rues sont claires.

Amplitude d’éclairage

Le faisceau lumineux produit par la run light est prévu pour éclairer votre route sur 20m de long et 5m de large (2,5 de chaque côté).

Feedback: Je ne suis pas allée vérifier ces mesures mais empiriquement l’éclairage semble de toute évidence moins efficace à mesure que la distance s’allonge. Ces quelques photos volées en pleine course et en pleine nuit vous donneront une idée de l’efficacité de la run light en situation.

Visibilité offerte par la run light en mode 250lm sur une route éclairée par des lampadaires.

Photo de la piste cyclable sur laquelle je fais mes footings le soir, avec comme seul éclairage occasionnel celui des phares de voitures roulant face à moi.

Photo de la même piste cyclable 2 secondes plus tard et après activation de la run light en mode maximum: 250lm

Il est clair que la run light est efficace et qu’elle permet de courir là où l’absence de lampe ne le permet pas. Je n’ai jamais couru avec une lampe frontale et n’ai pas de point de comparaison en matière de puissance et d’efficacité. En revanche, il me semble qu’en environnement 100% nocturne, cette run light ventrale de Kalenji ne permet pas de dérouler sa foulée comme en plein jour.

Autonomie

Point faible de cette run light: l’autonomie en mode d’éclairage maximum n’est que de 2h et peut aller jusqu’à 5h en mode 90lumen. Il est toutefois possible de brancher une batterie supplémentaire en USB pour prolonger l’autonomie de la lampe. Pour la recharger, cela vous prendra ensuite près de 5h, toujours par USB.

 

Avis et recommandations pour l’utilisation de la run light Kalenji

Accessible pour 39.90Eur en magasin Décathlon, la run light est résolument un produit intéressant et peu coûteux.

Ses avantages sont les suivants:

  • Lampe ventrale: positionnée sur le plexus, cette lampe éclaire fixement votre route et ne suit pas le mouvement de votre tête, comme le font de toute évidence les lampes frontales.
  • Légère: bien que quelques réglages des sangles s’imposent pour positionner la lampe de façon à ne pas être gêné pendant sa course, la lampe est légère, bien fixée et se fait rapidement oublier.
  • Efficace: insuffisante en pleine forêt de nuit, la run light parvient tout de même à faire son travail correctement à condition de ne pas dépasser les 2h de run. L’effet « blairwitch » n’est pour autant pas occulté, on est loin de se croire en plein jour ! Pour tout autre terrain un minimum éclairé, la lampe est en revanche parfaitement complémentaire.
  • Pas d’écran/buée: le faisceau d’une lampe frontale ou d’une casquette lampe peut vite se laisser intercepter par un écran de buée, surtout au cours des soirées fraiches. Ce point nuisant à la visibilité du coureur est occulté par le positionnement original de la lampe sur son ventre.
  • Prix accessible: fidèle à sa démarche habituelle, Kalenji ne réserve pas ses produits bien pensés et ingénieux aux élites mais au plus grand nombre. Courir en sécurité et sans gêne devient possible pour tous. Bon point.

Ses inconvénients ou points d’amélioration sont:

  • Ne pas être assez vu: les 3 LEDs rouges au dos du coureur sont nécessaires mais pas suffisantes. Bien entendu, si l’on reste dans l’environnement « trottoir dans une ville éclairée », le problème ne se pose pas. En revanche, si l’on retourne sur notre route noire, tortueuse et régulièrement pratiquée par les voitures, le signal reste trop faible. In fine, s’amuser à sauter dans le fossé dès qu’une voiture arrive (désolée, trace stupide de ma période militaire) est possible mais pas forcément une brillante idée :)
  • Autonomie limite: courir 1h30 en fin de journée, de nuit, peut arriver souvent. La limite des 2h d’autonomie n’est pourtant pas loin et implique de devoir surveiller son éclairage en le réduisant dès que les routes sont moins sombres, pour économiser. Quelques heures d’autonomie de plus ne seraient donc pas superflues. A voir quel sera le potentiel de la batterie supplémentaire suggérée par la marque.
  • Réglages et positionnement de la lampe: personnellement je n’aime pas du tout avoir quoique ce soit sur le plexus pendant que je cours. J’ai donc réglé ma lampe pour qu’elle soit un peu plus basse, réellement plus proche du ventre. Or, la lampe et toutes ses sangles peuvent faire un peu peur de prime abord; c’est à se demander comment l’enfiler et l’ajuster. Une fois portée et après plusieurs sorties, les bons réglages se trouvent.

Si la run light de Kalenji ne dispense pas du port d’habits réfléchissants et de mesures de sécurité minimales (comme de ne pas courir sur une route sinueuse, pas éclairée, pleine de voitures!), elle demeure un accessoire pas si accessoire que ça. Elle pourra ainsi facilement se substituer à une frontale puissante (et beaucoup plus chère) à condition de ne pas courir plus de 2h et d’éviter les lieux 100% obscures en lesquels vos foulées se retrouveront malgré tout raccourcies et moins fluides. Si le remake du Blairwitch project n’est pas votre « cup of tea » et que quelques phares, lampadaires ou même une puissante (pleine) lune accompagnent vos runs de nuits, la run light sera un complément de choix.

Vierge de Nike, vous me croyez ?! C’est pourtant vrai. Malgré mes débuts relativement récents mais actifs dans le running, mon aventure de bloggeuse et toutes les interactions que cela génère, je n’avais jamais mis ne serait-ce un orteil dans une chaussure à virgule. Rien à voir avec un quelconque rejet ou blocage, juste une absence d’opportunité tombée en désuétude ! Inconsciemment ou pas, on peut aussi dire qu’à mes yeux Nike a toujours été la marque urbaine stylée mais pas une marque de pure running. Bridée par cet a priori et très peu réceptive à ses stratégies communautaires entre autres concrétisées par l’application très « socially connected »: Nike + Running j’en étais restée à mon ignorance passive. Mais ça, c’était avant. Récemment sollicitée par Sandrine, community manager Nike, je me suis vue proposer 1h de coaching privée au départ de leur nouvelle boutique de St Michel, Flyknit Lunar2 aux pieds. L’occasion de bénéficier de précieux conseils, accompagnée de 4 personnes de mon choix, tout en évaluant les propriétés de la nouvelle née dans la catégorie « foulée universelle » et « légère ». What else ?

 

Step 1: meeting point au Nike Store St Michel

Rendez-vous au 1er étage du 49 boulevard St Michel à 10h00. Retrouvailles avec mes amies rassemblées pour l’occasion et rencontre de notre coach du jour: Marine. La boutique est colorée et punchy, le style dominant de Nike en ressort avec intensité: il y a de l’énergie, il y a du « move ». Marine prend nos tailles et nous chausse de Flyknit Lunar 2 roses ou bleues selon les disponibilités. Généralement assez fana de rose je me retrouve avec le modèle bleu au pied que je finis par préférer…Pour peaufiner notre expérience d’essayage, Marine nous montre le fameux « steamer » dont les blogs et sites ont tant parlé ! Cette machine à vapeur ramollit l’intérieur des chaussures permettant à la semelle interne d’épouser la forme de votre pied, tout en le réchauffant (point non négligeable ces temps-ci !)

La Flyknit Lunar 2 est fidèle à sa réputation, le confort est réel. Je note un maintien net de la cheville et une « toebox » bien plus étroite que mes Altra d’adoption (normal, on peut difficilement faire plus large qu’Altra). Pour autant, si cette étroitesse me gêne sur certains modèles d’autres marques au point parfois de provoquer compressions, fourmillements ou d’abîmer sensiblement mes ongles de pied, je ne ressens ici aucune gêne.

 

Step 2: Analyses en tous genres…

Pendant qu’Alison court quelques minutes sur tapis le temps d’une analyse de foulée, j’échange avec un vendeur et une vendeuse présents au sujet de ce nouvelle modèle Flyknit, de son positionnement, de ses atouts.

Marketeuse sors de ce corps. Je leur demande pourquoi la Flyknit Lunar 2 est rangée dans la catégorie « foulée naturelle« . Dans mon langage à moi, une chaussure s’inscrivant dans le courant « naturel » est directement associée à un pseudo-minimalisme ou du moins à un type s’en rapprochant. La Flyknit Lunar 2 a une toebox étroite, son drop est de 8mm, je ne vois pas très bien ce que le naturel vient faire là. On me précise alors que ce fameux terme « naturel » signifie que la chaussure est avant tout « universelle« . Elle ne corrige pas la pronation ni la supination d’ailleurs (qui parait-il ne peut être réellement corrigée ?), elle fait avec ce que vous êtes. De ce point de vue là je comprends mieux.

Mais à ce moment là, mon interlocuteur rajoute que « naturellement » nous sommes des coureurs universels. Là à nouveau je ne suis pas d’accord. Je reste persuadée que « naturellement », un coureur peut avoir une tendance à la supination (ou à la pronation) sans que cela soit un défaut. Ce peut être dû tout simplement à la forme de son bassin, à son ossature, à ses chaînes musculaires et de fait cohérent et physiologique pour lui. La correction de la foulée n’est pas fidèle à la vision de la course naturelle, Nike l’a bien compris, en revanche: dire que l’homme est par nature un coureur universel, j’en suis moins sûre. Loin de vouloir #fouttrelebordel, je cherche juste à comprendre car je trouve tout cela passionnant. Au final nous sommes d’accord et bien évidemment on me demande d’où je sors pour poser des questions pareilles :) J’avoue sans hésitation que je suis CM pour une nouvelle marque de chaussures de running: Altra Zero Drop. Cette activité a aiguisé certains aspects de mon approche mais pas mon objectivité. Mon plaisir à constater les efforts d’innovation et la réussite d’une marque reste intact, même si ça n’est pas « la mienne ». Au diable la mauvaise foi ternissant la passion.

Ceci étant dit, ceci étant fait, nous passons toutes l’une après l’autre sur le « billard » (tapis de course) puis filons vers les Jardins du Luxembourg pour une mise en situation bien attendue !

Step 3: gammes, exercices durs et accélérations fulgurantes

Gammes

Marine notre coach est top. A la fois connaisseuse de son sujet (j’aime!) et totalement relax, nous échangeons en même temps que nous courons. Je lui pose 150 questions à la minute puis elle nous raconte son parcours (atypique), c’est une vraie session de running, pas un cours laborieux où l’on a peur de rater l’examen final. Tout le monde se sent bien. Arrivées dans le parc Marine nous fait enchaîner une série de gammes. Le genre d’exercices que tout le monde sait être utile mais que personne ne fait (enfin que je ne fais pas en tous cas). Fini les talons fesses et genoux ceinture ringards du lycée, Marine nous fait faire des choses que je ne saurais précisément décrire. On saute, on twiste, on passe une jambe d’un côté puis de l’autre, on essaie de garder son bassin droit, d’être réactive au sol et le tout en étant sexy s’il vous plait. Ben oui, on court pour être sexy tout le monde le sait. Bref, pour faire des gammes il faut beaucoup réfléchir, c’est compliqué mais très intéressant !

« Baisse les bras Alison ! »… »Arrête de twister tes hanches Marie »… »Bravo Mathilde beau mouvement »… »Plus de rebond Nathalie »…#Fun:)

Exercices durs

Nous repartons en footing et Marine nous arrête devant la statue d’une certaine Anne d’Autriche qui a l’air assez sévère. Elle (Marine pas Anne d’Autriche) nous annonce alors une série de 6×30’30′ mais attention, pas de fractionnés - non non - d’exercices musculaires. Ah.

Je ne me souviens plus vraiment de chaque série mais nous avons fait de la pliométrie, des fentes dynamiques, des squats, et tout un tas de choses difficiles qui figent les quadriceps et les ischios mais qui semblent bien utiles !

Accélérations

Nous disons aurevoir à Anne d’Autriche et passons devant des gens étranges ayant changé de position 2 fois en 30 minute. Du Tai Chi parait-il. Mon Dieu je pense que je mourrais si je devais pratiquer cette activité ‘pas bouger ? pas parler ? non mais allo ?!’. Marine nous emmène vers un large rectangle. Pas question de sprinter comme des folles sur les longueurs mais de dérouler une foulée large, fluide et de se concentrer sur ses appuis, le placement de ses bras, de son buste. Nous enchaînons 6 accélérations entrecoupées de mini récup’ sur les largeurs. C’est agréable et cela nous permet de tester différemment les Flyknit.

Step 4: étirements, goûter et feedback

Marine n’oublie pas un seul muscle: mollets, quadriceps, ischiaux, tout y passe et bien heureusement. Ma séance de 50′, 3-sum Altra aux pieds de la veille m’a bien contracturé les mollets et j’éprouve le besoin de consacrer plus de soin à l’étirement de mes muscles tendus. Nous remontons à l’étage de la boutique où nous attendent boissons et barres de céréales, ce qui ne nous empêchera pas de poursuivre la matinée par un Starbucks en bonne et due forme !

Mon feedback au sujet de la Flyknit Lunar 2 est le suivant:

  • Look: moins conquise par le look de la chaussure que par celui d’autres modèles Nike souvent très séduisants, je trouve les couleurs bleues et roses un peu light et préfère les versions plus contrastées comme le coloris orange/violet. Pour autant, le concept de la chaussure faite d’un seul fil, issu en partie de cordes d’escalade est intéressant. L’empeigne sans couture et relativement stylée séduira un certain type d’utilisateurs aux goûts vintage voire adeptes du « DIY » (sérieusement, la chaussure semble avoir été tricotée !)
  • Légèreté et confort: très légère et agréable à porter, la Flyknit Lunar 2 se fait presque oublier sans pour autant perdre ses qualités de maintien, notamment à la cheville. Personnellement j’aime les chaussures légères mais pas trop non plus. J’aime avoir la sensation d’être maintenue et protégée (je parle de chaussures, merci), d’où l’intérêt d’un mix entre légèreté et soutien.
  • Réactivité: énorme point fort de la chaussure selon moi, le système d’amorti en cercles quasi concentriques sur l’avant de la semelle. Disposés en cohérence avec la mobilité de l’avant pied, ce dispositif offre du ressort au pied dans toutes les directions et force même à modifier sa foulée vers l’avant tant l’aspect sensoriel de la chaussure est agréable à ce niveau.
  • Utilisation: incapable de statuer sur l’utilisation ciblée par cette chaussure en raison d’une trop faible durée d’utilisation, je pense avant tout que ces Flyknit Lunar 2 sont plus adaptées aux sorties printanières ou estivales qu’aux journées pluvieuses ou hivernales. Pas du tout hermétique, le matériau « flyknit » laisse facilement passer l’eau. Pour autant, ces chaussures peuvent parfaitement honorer des séances de VMA, de préférence sur route/piste (les graviers du parc du Luxembourg étaient assez glissants…), un 10km voire un semi. Pour des distances plus longues un test en situation réelle serait indispensable.
  • Prix: 160 Eur.

Me voilà un peu moins ignare qu’il y a quelques heures en matière de « Just do it » ! J’ai beaucoup apprécié cette heure d’exercices complets et complémentaires, qui plus est en présence de super nanas que j’adore :) De la technique, des amies et une personne sympa pour vous donner ce fameux feedback que l’on a finalement si rarement pour progresser est un concept indiscutablement intéressant. Quant à la Flyknit Lunar 2, je vous ai fait part d’absolument tout ce que j’ai pu sentir, penser ou analyser. A vous d’expérimenter le modèle en boutique et de suivre la page Facebook Nike Running France pour vous inscrire aux prochaines sessions.

Courir en musique ou sans musique, courir au rythme de son souffle, de son coeur, de ses pas. Courir pour se concentrer, courir pour se décentrer ou encore pour se recentrer… Courir est l’acte le plus naturel qui soit pour l’Homme avec la marche et pourtant, il existe de multiples manières de l’appréhender: seul ou à plusieurs, dans la vitesse ou la durée, loin de tout ou au coeur de tout. C’est cette liberté de choix qui confère à la course un grand pouvoir de soulagement; chacun est maître de son instant.

Or, il y a quelques semaines, je me voyais proposer un test: celui du casque sans-fil « Play2Run SC12″, dédié aux sportifs.

Crédits Photos: Apple

Musique ou silence ?

Pour cerner vos différents avis je m’adressais à vous dans la foulée sur la page Facebook Hotsteppers et vous posais la question suivante:

« Avec quelle musique courez-vous?
- Celle de votre Mp3: hard,
- Celle de votre Mp3: soft,
- Celle de votre souffle,
- Celle de votre coeur,
- Celle du silence absolu, celui que seuls vos runs parvient à installer ? »

Vos réponses étaient nombreuses et diverses avec une quasi égalité entre la course « pure et silencieuse » et la course « animée et en musique ». Je vous faisais alors personnellement part de mon abandon de la course en musique depuis un long moment. Il faut dire que j’avais également abandonné ma montre GPS. Cela fait beaucoup d’abandons d’un coup, sans doutes pour mieux m’abandonner à la course elle même, rien que la course! Là aussi j’avais éprouvé la maîtrise de mes instants de running, en choisissant mon mode propre. Pourtant, j’aime profondément la musique, autant que j’aime la danse et certains rythmes me galvanisent. Il est des phases, n’est-ce pas ?! In fine, ce test aura été concluant dans la mesure où le produit Play2Run est ergonomique et efficace. En voici quelques caractéristiques essentielles mais aussi certaines recommandations car si ce produit est intéressant, il ne convient pas à toutes les situations ni à out le monde.

Caractéristiques techniques du casque bluetooth Play 2 Run SC12

Boîte contenant le casque, des oreillettes de remplacement, un câble USB

Le packaging du produit est simple: un carton dans lequel se trouve une pochette en forme de « feu » lecteur CD, contenant le casque et quelques accessoires.

Ce casque se connecte à tous vos appareils Bluetooth quels qu’ils soient: téléphone, tablette, ordinateur et même console de jeu - tant qu’il vous est possible de déclencher une playlist depuis ces appareils, il vous est possible de l’entendre dans votre casque. Il faudra pour cela passer par une courte étape de mise sous tension du casque puis d’appariement à votre source de musique. Très simple.

Vous n’aurez alors qu’à apprivoiser les quelques boutons du produit, tous situés sur la partie « oreille droite » de l’appareil:

- sur le dessus, vous trouverez les boutons de volume: +/-

- au centre, le bouton de mise sous tension, d’appariement bluetooth mais aussi de décrochage à distance de votre téléphone

- sur le dessous, les boutons de changement de titre: avant/arrière.

Play2Run SC12

L’appareil pèse 24g ce qui s’avère ne pas du tout gêner la course. Son autonomie va de 14h en diffusion musicale à 100h en standby. Il est de toutes manières rapide de le recharger par USB en quelques heures.

Le Play 2 Run SC12 est-il fait pour vous ?

Oui, si…

  • Vous courez dans un lieu où aucune voiture, cycliste, voire aucune personne indésirable ne risque de surgir (ex: piste d’athlé, tapis de course, forêt, …). Soyons clairs, ce casque est très isolant est coupe à 90% du monde extérieur. Avec l’effet des endorphines et l’échappée belle des pensées, la vigilance disparaît à vitesse V.
  • Vous ne pouvez pas envisager de courir sans un boost mélodieux et/ou rythmique et que les casques filaires ne cessent de s’emmêler autour de vous quand vous courez.
  • Vous décrochez facilement votre téléphone en courant; soit par envie, soit par nécessité et que l’idée de vous passer d’une crampe au biceps vous séduit. Avec le casque Play2run, vous n’aurez qu’à appuyer sur le bouton central pour décrocher et parler.
  • Le fait d’avoir un téléphone portable dans un brassard, une montre GPS au poignet et le casque sur les oreilles ne vous fait pas peur. Il faut l’avouer et pour avoir testé l’attirail complet (chaussettes de compression comprises), il y a de quoi ressembler à Lara Croft au départ d’une mission !
  • Vous avez un budget de 79Eur tout disposé à être consacré à cet appareil.

 

Non, si…

  • Vous ne pouvez pas courir ailleurs qu’en ville et que votre terrain de jeu s’apparente à du sprint sur passage cloutés. Vos oreilles sont indispensables pour vous maintenir en vie. Même si vous limitez largement le volume sonore de l’appareil, les oreillettes sont particulièrement insonorisantes; dangereux à mon sens.
  • L’idée de ne plus entendre votre souffle vous paraît insensé.
  • Vous ne voulez pas ressembler à Lara Croft ou à MIB en mission.
  • Vous n’envisagez pas de répondre au téléphone en courant. « Non mais oh, je cours, je suis pas dispo, ok !« 
  • Vous préférez investir 79Eur dans un nouveau soutien gorge, une batterie de gels énergétiques nouvelle génération, 3 restos sushis ou que sais-je 1kg de fraises tagadas que dans un casque bluetooth.

NB: Dans la catégorie nana parano (ou pas) qui imagine un scénario de self-défense digne de Sherlock Holmes dès que l’approche d’un pas douteux se fait sentir (ou comment bosser sa VMA de façon peu conventionnelle), j’imaginerais bien une version « security + » du casque SC12 avec un ou deux numéros préenregistrés qui seraient composés via une simple pression sur le « grand bouton central » de l’appareil. Non parce que le temps de sortir le téléphone du brassard, de débloquer l’écran et de composer le bon numéro - c’est fouttu. Enfin bref. #VisMaVieDeRunneuse

[Réponse de l'équipe Play2Run suite à ce commentaire: "Il existe une mode "sécurité" sur le SC12. Appuyez brièvement 2x fois sur le bouton central et l'iPhone composera le dernier numéro." - good job !]

Vous l’aurez compris, le casque Play2Run SC12 est en soi un bon produit, mais l’envie de courir en musique et les quelques points évoqués ci-dessus dépendent in fine de vous. Un produit peut être techniquement intéressant mais ne pas répondre à vos besoins; dans ce cas, restez libre et ne le consommez pas ! En revanche si les « bullet points » du paragraphe « Oui, si… » vous ressemblent, alors n’hésitez pas ! D’autant plus que le Play2RUn SC12 possède quelques acolytes notamment adaptées à la natation, que je n’ai pas testés compte tenu de ma sous-douance en matière de sport d’eaux, mais qui pourraient en intéresser plus d’un.

Produit disponible sur le site Play2Run/ Page Facebok de la Marque ici !

Conviée à un testing day Altra il y a quelques mois, j’étais hésitante et moindrement convaincue en apprenant qu’il s’agissait de chaussures de running et trail exclusivement « zero drop ». Ne jurant à l’époque que par mes Asics de drop 10mm et plus, je percevais cette marque d’allumés comme une énième tentative de se greffer au courant de la « course au naturel ». Il était devenu tellement « in »/ »so swag » depuis quelques temps de supprimer le lactose et le gluten de son alimentation, courir aux sensations, se rapprocher de la course pieds nus de nos ancêtres: quitter le trop plein d’artifices en somme et repartir sans cesse en quête de sobriété efficace et authentique, que j’étais clairement réfractaire au concept. Trop de naturel tue le naturel. Le testing day ayant lieu à 5min de chez moi, un miracle n’étant pas parisienne, je m’y rendais malgré tout. Seule et unique femme présente cette matinée là, je découvrais avec surprise les dessous de cette marque américaine clairement atypique et son histoire que je m’en vais ainsi vous compter…

Un micro-onde, une scie-sauteuse et un sacré culot.

Nous sommes aux USA, trois hommes accros à la course à pied qui plus est vendeurs de chaussures de running et trail partagent leur insatisfaction face aux modèles qu’ils doivent vendre chaque jour. Obsédés par la notion de « biomécanique » de course et par le fait qu’un pied nu voit son talon relié aux orteils par une ligne parfaitement horizontale, les 3 amis ne conçoive plus de courir autrement que dans des modèles « zero drop ». Armés de culot, ils se réunissent discrètement dans une cave et se lancent dans un processus de transformation radicale des modèles du marché. Après un passage au micro-onde, les chaussures subissent l’affront d’une scie sauteuse leur ôtant une bonne partie de leur semelles. Il en résulte des runnings parfaitement plates, satisfaisant enfin les aspirations anachroniques des 3 coureurs. Essayant de convaincre des grandes marques de produire de telles chaussures, mais en vain, l’entreprise Altra: insolente et ambitieuse, naissait. Pour autant, pas question de négliger l’impact du bitume sur les articulations. Nos routes sont rudes et nos corps mis à l’épreuve. Bien loin des modèles « minimalistes« , Altra se positionnait alors fièrement comme la nouvelle marque au « zero drop amorti ». Si le pied devait être maintenu dans sa position la plus physiologique et naturelle possible, pas question de négliger les qualités d’amorti des chaussures. Ajouté à une « toe-box » particulièrement large, l’ADN de la marque était déroulé.

Elemental, mon cher runner…

Ni traditionnelles ni minimalistes

Les fondateurs d’Altra ne souhaitent pas être associés au courant « minimaliste ». Si l’accent sur la foulée naturelle est au coeur des valeurs de la marque, le zero drop reste le seul critère réellement commun avec le phénomène « barefoot » (course pied-nu ou simili pied-nu). Pour être plus précis, plus juste et totalement tendance, nous dirons qu’Altra s’inscrit dans la catégorie des « Elemental shoes« , terme que nous ne traduirons pas puisque le mot le plus proche, à savoir: « élémentaire » est teinté d’une connotation réductrice que n’a pas du tout le mot « elemental ». Pardonnez les marketteurs français mais parfois, il faut l’avouer, l’anglais sonne mieux !

Que désigne alors ce terme « so cool » ?

Les chaussures « Elemental » en 5 points:

Hauteur de semelle intermédiaire: Ni au ras du sol ni totalement surélevée, les chaussures « elemental » se veulent proches du sol mais dotée d’un minimum d’amorti donc d’épaisseur de semelle.

Faible drop: les chaussures « elemental » possèdent un drop d’au maximum 8mm pour encourager une foulée « medio-pied ».

Relative légèreté: la barrière de poids maximum est fixée à 310g pour les modèles hommes (200g pour les modèles minimalistes).

Semelle intermédiaire flexible: dans la logique d’une liberté de mouvement du pied qui doit réapprendre à se stabiliser et se renforcer par lui même, les chaussures « elemental » ont une semelle intermédiaire particulièrement souple, surtout à l’avant du pied pour optimiser la transition: avant du pied/orteils/décrochage

Textile profilé et respirant: nombre de couches extérieures réduites pour optimiser la légèreté de la chaussure et de la foulée.

Illustration du blog runningwarehouse confrontant 3 modèles caractéristiques des 3 grandes catégories de running shoes: minimalistes, elemental ou traditionnelles.

Comparaison aux modèles du marché, en quoi Altra innove ?

Si Altra se veut surfer et même s’ancrer dans la vague de l’elementalisme (n’ayons pas peur des anglicismes francs - à défaut d’être français…), d’autres marques y voguent bien entendu déjà. Parmi elles, le blog sus-mentionné cite la Gel Fuji Racer ou la Gel Lyte 33 de chez Asics; la PureFlow ou PureCadence de chez Brooks; la Bare Access de Merell; la MT ou WT110 de chez New Balance; la Nike Free 4.0 v2 ou encore la Saucony Kinvara… La particularité d’Altra n’est pas d’avoir révolutionné le zero drop mais d’en faire une exclusivité. Si certains modèles de certaines marques ont les caractéristiques de l’elementalisme, Altra en fait une généralité systématique et non négociable. A tel point que dans peu de temps, quand la marque sera implantée en France, de nombreux runners ne diront pas seulement « Altra » mais « Altra Zero Drop ».

L’ADN des modèles ALTRA en 4 temps

Récapitulons. Altra est née de la folie de 3 coureurs adeptes d’ultra-distances et de course naturelle mais sûre. Aujourd’hui, 8ème sur le marché américain en dépit d’une concurrence sévère, tous les modèles Altra sans exception se définissent par les caractéristiques suivantes:

Zero Drop: vous l’aurez compris…

Large « toe-box »: là encore, vous excuserez mon choix de l’anglais mais, « boîte à orteil » ça fait désordre ! Aux limites de l’esthétique tant la forme des modèles Altra privilégie la physionomie naturelle du pied et non je ne sais quelle tendance fashion anti-naturelle, chaque paire est caractérisée par cet espace notable attribué aux orteils, pour le plus grand bonheur de vos ongles (argument esthétique) et de vos foulées (effet stabilisateur de chaque orteil, argument biomécanique).

Forme de « toe-box » la plus répandue à gauche versus élargie à droite.

Amorti: là aussi, nul besoin d’insister, tous les modèles Altra proposent un amorti minimum. Vous pouvez cependant choisir entre 3 niveaux d’amorti: élevé, intermédiaire ou léger, selon votre habitude du zero drop, votre vitesse de croisière, votre poids, …

Spécificité hommes/femmes: j’ai fait un effort et ne vous ai pas collé du « gender spécific ». Quand même, ne nous égarons pas ! Chaque modèle Altra possède une forme adaptée aux morphologies respectives des hommes et des femmes, notamment au niveau de la largeur de la chaussure et de la forme des semelles.

Matrice des modèles Altra

S’il manque à cette matrice le modèle « 3-sum », dédié au triathlon dont je parlerai dans un futur article (coup de coeur personnel), l’essentiel de la logique Altra y est bien représentée. Pas de modèles pour supinateurs mais un focus sur les foulées neutres ou pronatrices. Les créateurs de la marque considérant que les modèles neutres (avec semelles orthopédiques quand nécessaire) devraient convenir à toutes les foulées possibles. Un choix entre 3 niveaux d’amorti, plusieurs modèles route et pour le moment un unique modèle trail: la Lone Peak, mais non des moindres. Cette chaussure faisant un tabac aux US et ayant remporté le « Editor’s choice 2013″ du Runner’s World américain - cqfd. Le site français runners.fr en parle d’ailleurs déjà en des termes des plus favorables: lire la review de la Lone Peak ici !

Dernières recommandations

Selon votre poids, votre vitesse, votre habitude ou non du zero drop, il sera judicieux d’opter pour l’un ou l’autre des modèles de la marque.

Sommairement, les runners les plus légers, rapides et adeptes des faibles drops pourront opter pour les modèles à faible amorti comme la « The One ».

Inversement, les runners moins rapides, plus lourds et habitués aux modèles à drop élevé pourront se diriger préférentiellement vers le modèle « The Torin » dans un premier temps. Dans tous les cas, une adaptation aux modèles Altra devra se faire en plusieurs semaines par voie d’alternance entre votre paire habituelle et votre nouvelle paire. Vos runs pourront alors s’allonger, Altra aux pieds et l’acquisition d’une paire faiblement amortie idéale pour les séances de vitesse pourra rapidement être envisagée.

Finalement, les tailles des modèles Altra sont particulièrement décalées par rapport aux tailles de chaussures habituelles. Compter 2 tailles de plus que votre taille de chaussures civiles et 1 taille de plus que votre taille de runnings habituelles.

Pour suivre l’actualité de la marque en cours de lancement sur l’Hexagone, rejoignez la page Facebook Altra Zero Drop France. Mise en vente sur le web imminente; en magasin à court terme. A suivre de près.

Aller contre le vice de l’immobilisme moderne et vivre en mouvement

Alors que de plus en plus d’individus se sentent appelés par l’envie ou la nécessité de se mettre en mouvement, pour rattraper de trop nombreuses heures à s’appesantir derrière un écran, les technologies avancent et font alliance avec le sport. Si les montres cardio et GPS sont le lot commun ou presque de ces runners qui suivent et mesurent leur performance de près, dans le cadre de tel ou tel défi, préparation ou compétition, le marché ne laisse pas en reste ceux qui veulent « tout simplement » : bouger.

En effet, c’est à la fois très simple : marcher au lieu de prendre le métro, ne pas déjeuner devant son ordinateur, prendre les escaliers et non les escalators ou l’ascenseur et très compliqué : fatigue, manque de temps, de motivation, voire de confiance en sa capacité que l’on juge oubliée, à pouvoir appartenir au clan de « ceux qui bougent ». Nos populations occidentales sédentaires cumulent de ce fait divers maux : maladies cardio-vasculaires, diabètes de type 2, cancers, dépressions…Il fut un temps ou les populations ne se posaient pas d’autres questions que celles de manger, se reproduire et survivre. Il fut un temps où ces peuples bougeaient sans cesse, marchaient, couraient, luttaient. Aujourd’hui nos questionnements sont tout autres. Bien souvent nous cherchons le sens de ce que nous faisons, puisque survivre au sens biologique est devenu moins compromis. Notre espérance de vie est bien plus élevée et paradoxalement, nous tendons à nous enfoncer dans notre sédentarité, pris par le temps, bouffés par la productivité. Nous nous agitons de l’intérieur et oublions de mouvoir notre corps tout entier. Nous cherchons pourtant des solutions.

Certains ont trouvé une voie d’épanouissement toute légitime dans le sport comme la course à pieds. D’autres n’ont pas encore franchi le pas et pourtant…L’Organisation Mondiale de la Santé nous met en garde. 10 000 pas par jour sont un repère à atteindre pour maintenir son corps et son esprit dans une dynamique de mouvement suffisante pour bien vivre. Fortes de ce constat, plusieurs sociétés avancées en technologies, notamment de santé dite « connectée », se sont attelées à concevoir des accessoires perfectionnés dits « trackers d’activité », destinés à mesurer et enregistrer les critères d’activité essentiels de ceux qui les possèdent.

Le marketing et community manager de la marque Withings me précisait ainsi au cours d’une rencontre, qu’une personne en surpoids voyant sa courbe de poids décliner sur un graphique (appli mobile ou interface web) serait bien plus encline à persévérer qu’une personne sans suivi. Idem, tant que votre tracker vous indiquera que vous n’avez pas atteint la recommandation essentielle des 10 000 pas de l’OMS, vous aurez une meilleure conscience de votre inactivité et serez plus concrètement motivé à la transformer en de l’activité.

Bracelet Fuelband, Jawbone « Up », Fitbit, bientôt « Polar loop », nombreux sont ces objets simples et sophistiqués qui suivent leurs propriétaires dans les méandres de leur (in)activité. Dans cet article, attardons nous sur le tracker d’activité Withings Pulse.

Que fait-il ? Quelles sont ses fonctionnalités ? Est-il précis ? Est-il utile ? A qui s’adresse t-il ?

Place au test.

 

Quelles sont ses fonctionnalités ?

Comptage de pas

Porté à la ceinture dans un clip en caoutchouc, le tracker enregistre chacun de vos pas (podomètre). Vous pouvez consulter en temps réel votre progression du jour sur votre objectif total de 10 000 pas. Une manière de se motiver à descendre du metro quelques stations avant …

Inconvénient : si vous allez au travail en vélo, ce tracker n’y verra rien.

 

 

 

 

 

 

Cardio le jour - Phases de sommeil la nuit

Ce petit tracker de 8g possède « au verso », un capteur de fréquence cardiaque. Appuyez sur le logo du « coeur », attendez le signal puis posez votre index sur le capteur, sans forcer et attendez quelques secondes. Votre fréquence cardiaque apparaîtra alors sur l’écran.

Si vous appuyez sur le logo « lune », votre Pulse se mettra en mode « sommeil », prêt à en détecter les différentes phases. A votre réveil, faites glisser le curseur nuit « on », vers « off » (toujours sur l’écran tactile). Vous saurez alors combien de temps vous avez dormi, combien de temps vous avez mis pour vous endormir et visualiserez le découpage de votre sommeil en heures de sommeil « profond » versus « léger« .

 

 

 

 

 

La distance parcourue: marche ou course

Au-delà du nombre de pas effectués, le tracker vous indique la distance parcourue correspondante. Si l’on effectue un simple calcul à partir du nombre de pas de marche compté ci-dessus (1002) et de la distance relevée, on constate que l’algorithme du tracker compte environ 71cm par pas.

Ce qui est amusant, c’est que ce tracker différencie vos pas de marche et vos pas de course. Si l’appareil en lui même cumule l’ensemble des pas et des distances parcourus (course et marche confondus); l’application Withings, elle, saura faire la différence, comme en témoigne l’illustration ci-après. Pour ce qui est de la précision de ces informations cependant, nous verrons plus loin dans cet article qu’elle n’est pas optimale.

 

 

 

 

 

Voici l’interface de l’application Withings et l’exposé de ma folle activité du jour (fin 17h22 - la suite ne relève pas du domaine de la marche ou de la course à pied !!). Vous constatez que sur les 10185 pas (youhou! j’ai explosé les 10000 visés !) effectués et les 12,76km comptabilisés, 11,2km viennent de la course à pied. Sauf que…courir à 4’38/km pendant 52min, ça n’est pas très réaliste en ce qui me concerne, surtout compte tenu de mon parcours habituel d’entraînement qui contient son lot de côtes et de chemins tordus. Je soulève donc une fois de plus le sujet de la précision du tracker qui sera détaillée ci-après.

 

 

 

 

 

Le dénivelé positif

En plus de votre palmarès de pas et de km quotidiens, vous aurez une idée du nombre de mètres de dénivelé positif gravis. Vous pourrez ainsi vous amuser à monter les 15 étages à pied de l’immeuble dans lequel vous travaillez et voir ce que ça donne, deal ?

 

 

 

 

 

 

 

Le nombre de calories brûlées

Je ne comprends pas pourquoi cet appareil sophistiqué et technologique mentionne des calories en unité « cal ». Si l’on dépensait 41 cal (cf illustration à gauche) pour 1000 pas (cf illustration ci-avant), on n’irait pas très loin ! La dépense énergétique relative à l’activité physique s’exprime en kcal. Pour rappel, 1 kcal = 1000 cal, et à titre d’exemple, il y a env. 55kcal dans une pomme. Dommage pour cette imprécision.

Remarque a posteriori: la marque Withings parle en réalité de Cal et non de cal. 1 Cal état la même chose qu’1 kcal. Pour autant, encore faut-il le savoir et l’unité affichée sur l’écran du tracker demeure incorrecte.

 

 

 

 

 

Affichage de l’heure

Fonctionnalité des plus basiques et pourtant, certains ont exprimé leur doute quant à la capacité de ce tracker à afficher l’heure. Voilà ce questionnement résolu, l’heure de votre fuseau horaire sera belle et bien affichée, avec en prime, votre petit nom en bas à droite

 

 

 

 

L’application Withings sur Smartphone

Pratique et simple à utiliser, l’application Withings disponible sous iOs et Androïd vous permettra de récupérer toutes les informations enregistrées dans votre tracker et de vous les présenter de façon utile et imagée.

La jolie fleur quadricolore ci-joint vous affiche 4 dimensions: en rose le poids (je suis à mon poids de forme donc « objectif atteint » si l’on peut dire), en orange l’activité physique (ce jour là je n’avais pas atteint mes 10000 pas), en vert le cardio (RAS) et en bleu le sommeil (le « pétale » bleu n’est pas rempli car je n’avais pas pris de mesure cette nuit là).

Le coach Withings en profite pour vous glisser un petit mot (doux) et sur cette période, ayant dépassé les 150min d’activité physique hebdo recommandée par l’OMS (a minima, pour préserver sa santé), je me voyais félicitée :) Bingo.

Vous pouvez par ailleurs relier votre appli à d’autres applis « partenaires » telles que MyFitnessPal ou RunKeeper. Tout cela étant constamment inter-connecté pour une prise d’infos optimales concernant votre forme.

 

 

Le tracker d’activité Pulse est-il précis ?

Distance/Allure:

Venons en au fait. J’ai effectué un test de la mesure de distance du tracker d’activité Pulse au cours d’une sortie. Test évidemment doublé par l’activation de mon GPS. Les résultats étaient les suivants:

GPS - Géonaute - OnMove 500: D+ cumulé (307m)/ D- cumulé (251m); distance parcourue: 8km; allure: 5’30/km; énergie dépensée: 926 kcal (très surévalué à mon sens mais ce type d’info m’est personnellement bien égal).

Tracker Withings Pulse: D+ non cumulé (105m)/ pas de D-; distance parcourue; 10.8km; allure 4’38/km; énergie dépensée: 681 cal ! (pour 681kcal je serais d’accord).

Bilan: le tracker surévalue la distance courue de près de 35%, ce qui est énorme. Normal, tout cela n’étant calculé qu’à partir d’un podomètre; il suffit d’avoir fait beaucoup de petits pas pour que la distance finale soit sur-évaluée.

Cardio:

Après plusieurs tests triangulaires (3 mesures à 10sec d’intervalle sur 3 sujets différents), il apparait que le cardio du tracker Pulse est correct mais pas d’une précision inébranlable. Ceci reste sans compter les mesures totalement incohérentes qu’il produit parfois: 125 bpm au repos (impossible !) puis 10sec plus tard: 59 bpm.

Bilan: le tracker donne un ordre de grandeur de votre fréquence cardiaque, vous permettant de vous situer en termes de « plage cardiaque’ mais pas d’obtenir une donnée ultra-précise. Pour obtenir votre fréquence au repos (valeur de référence), une bonne prise de poul sur 1min « à l’ancienne’, sera plus exacte.

Sommeil:

Deux types de phases de sommeil sont considérées: le sommeil profond et le sommeil léger. Or, le sommeil se décompose essentiellement en 3 phases: le sommeil léger, le sommeil lent-profond et le sommeil paradoxal. Le sommeil paradoxal se caractérise par une respiration et un pouls irréguliers, une affluence de rêves, une activité cérébrale intense. Comptant pour 20% en moyenne du temps de sommeil total; dans quelle catégorie la marque Withings l’a-t-elle compté ? Léger ou profond ?

Bilan: le tracker vous donne une idée des phases pendant lesquelles vous êtes resté immobile et celles pendant lesquelles vous avez bougé. Une fois encore, ce sont des repères indicatifs qui manquent de précision pour apporter une vraie plus-value santé.

Est-il utile ? A qui s’adresse-t-il ?

Pour répondre à cette question, observons les 2 captures d’écran ci-dessous:

Cette 1ère capture d’écran représente une journée de sédentaire pure ie devant un ordinateur la plupart de la journée et sans séance de running. Il est intéressant de constater que sans sport et avec une activité professionnelle qui ne nécessite pas de grands déplacements, nous pouvons rester bien loin des 10 000 pas recommandés par l’OMS.

Modèle de journée à éviter !

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette 2ème capture d’écran présente une journée contenant 53min de course à pied et pour le reste, des déplacements quotidiens standards. En réalité la course à pied a contribué à près de 90% des pas effectué ce qui peut faire réfléchir sur « comment atteindre l’objectif de 10000 pas sans sport ?« 

 

C’est là que se révèle l’utilité de ce tracker. Il permet de mettre en lumière à quel point nous pouvons facilement atteindre nos objectifs de santé comme nous pouvons facilement en être bien loin ! Une journée sans course à pied et seul 30% de l’objectif a été atteint. La sentence est terrible. Comment faire alors ? Descendre du métro 2 stations plus tôt; monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur; sortie déjeuner à l’extérieur et ne pas rester dans son bureau…Autant d’alternatives utiles. En effet, l’OMS ne demande pas d’aller vite mais de bouger. L’intérêt de la technologie Withings, en dépit d’une précision à revoir, est de matérialiser plusieurs paramètres de santé (la mobilité, la fréquence cardiaque, le poids, …) et ainsi de permettre à chacun de se situer et de réagir.

 

Un sédentaire overbooké qui constatera 10 jours de suite être à 3000 pas sur 10000, sera plus enclin à chausser des baskets que si rien ni personne ne le met face aux risques de son manque d’activité physique.

Le tracker d’activité Withings Pulse est accessible chez de nombreux distributeurs pour 100Eur. Un investissement utile pour tous ceux qui ont conscience de la nécessité d’une activité physique régulière et qui ont besoin de repères. Également tentant pour tous les geeks et amateurs d’accessoires technologiques design et à la mode. Un produit qui pourrait être amélioré en termes de précision et de finesse des données proposées mais qui reste un élément de santé connectée intéressant. Pour tous les hyper-sportifs cependant, le tracker Withings Pulse reste un gadget à mon sens superflu.

 

 

En plein cœur d’une ère dite de « quantified self », il y a ceux qui courent aux sensations, ceux qui sont adeptes des mesures toujours plus pointues de leur pratique sportive et ceux qui, entre les deux, s’amusent parfois à utiliser une montre, cardio ou pas, pour mettre des indicateurs chiffrés sur leurs feelings. Savoir comment son corps évolue, réagit à l’effort, progresse ou régresse doit être amené par des bilans médicaux réguliers mais peut-être également soutenu par l’utilisation autonome de montres toujours plus sophistiquées, comme cette version intégrée RC3 GPS de la marque Polar. GPS, altimètre, cardio-fréquencemètre : faisons le tour de ce produit « tout en un » techniquement efficace mais à mon sens encore imparfait d’un point de vue « utilisation » et « ergonomie ».

Les spécifications clés de la montre Polar RC3 GPS

Une montre assez discrète et légère qui sied toutefois mieux à un poignet d’homme que de femme…

  • GPS et altimètre intégrés: 4 satellites sur 24 nécessaires pour permettre une localisation significativement précise.
  • Autonomie: 12h avec GPS actif.
  • Temps de capture du signal satellite: entre 30 et 60 sec en théorie. Entre 1 et 2 minutes sur une sortie au Parc de Versailles, ce qui reste malgré tout très acceptable.
  • Chargement via micro USB: discret et stable (contrairement aux montres rechargeables par des pinces souvent sources de mauvais contacts).
  • Prix observé (automne 2013): 229,90 Eur. sans ceinture cardio; 279,90 Eur. avec ceinture cardio.
  • Application Smartphone (iOS 5 et 6 uniquement) - « Polar Beat »: gratuite et compatible avec 2 types de capteurs cardiaques - H6 ou H7. L’ensemble permettant d’investir dans une technologie Polar « discount ».

Fonctionnalités/Caractéristiques

Fitness test

Test de forme, essentiellement lié à votre FC au repos, compilée à quelques questions essentielles relatives à votre pratique sportive. Test intéressant à faire à l’acquisition de votre montre pour lui permettre d’établir vos 5 zones de FC propres. Ce test peut également être effectué régulièrement pour un suivi de forme autonome. Son résultat est formalisé sous forme d’un indicateur appelé « Own Index« , qui n’est rien d’autre qu’une évaluation de votre VO2 max.

Zones cardiaques personnalisées

Suite aux renseignements fournis sur votre forme et votre FCM/FC au repos, votre montre détermine les bornes des 5 zones cardiaques pouvant qualifier votre effort. La zone 1 étant la zone de moindre effort et la zone 5 votre zone d‘effort maximal. Cela vous permet ainsi de suivre votre FC en temps réel sur votre montre et a posteriori via l’interface polarpersonaltrainer.com

Écran multi-vues pendant l’effort

Selon les informations que vous privilégiez, la RC3 GPS vous propose 7 vues différentes pendant votre pratique sportive. La 8ème vue étant rattachée à la fonctionnalité « retour au point de départ » et affichant une flèche, vous guidant jusqu’à votre point d’origine (testé et approuvé dans la forêt de Meudon !). Dommage que pour passer de la vue 1 à la vue 2, il faille appuyer sur le bouton « down » et qu’inversement pour aller de la vue 2 à la vue 1, il faille appuyer sur « up ». Pas logique. Par ailleurs, 7 écrans optionnels est peut-être excessif et peut amener de la confusion.

Training Benefit

Commentaire instantané sur la qualité de votre séance juste après l’avoir enregistrée. Une manière directe d’avoir un feedback sur la teneur de votre effort qui pourra être plus détaillé par la suite sur votre interface polarpersonaltrainer.com

Interface polarpersonaltrainer.com/ Transfert de données

Outil web vous permettant d’analyser toutes vos données sportives via un compte perso et de nombreux graphiques. Voir l’étude de cas illustré ci-dessous. Cette interface vous permet aussi de programmer vos entraînements, notamment vos séances de fractionnés. Dommage que cela ne soit pas possible directement sur la montre. Par ailleurs, certains tutos très bien fait ont été créés par divers bloggers pour apprendre à créer des entrainements sur l’interface Polar: preuve que l’interface est imparfaite du point de vue ergonomie et facilité d’utilisation (peu intuitive).

Cas pratique : Paris-Versailles

A l’occasion de la 36ème édition de la Grand Classique, alias « Paris-Versailles : découvrez le récit de ma course ici ! et après plusieurs entraînements tests, j’ai pu évaluer la montre Polar RC3 GPS sous plusieurs angles et vous propose un mini cas pratique, exposant la plupart de ses capacités.

Utilisation et compte-rendu immédiat de fin de course

Au cours de la course, j’ai choisi la « vue n°2″, proposant de visualiser mon allure (min/km), le temps écoulé depuis le départ, la distance parcourue et un signal approximatif de ma « situation cardiaque » ie pas d’information précise sur les zones dans lesquelles je me trouvais en courant mais une idée « en gros », grâce à un curseur. L’écran est en effet assez petit et souvent trop chargé en information à mon sens; certaines sont donc alternativement mises en avant au détriment d’autres. A vous de choisir celles qui vous intéressent.

En fin de course, vous obtiendrez les informations suivantes:

Heure de début - Durée de course - Distance/ FC moy. - FC min. - FC max.

 

Allure moyenne - Allure max/ Alt. max - Dénivelé + - Dénivelé -

Kcal brûlées - % de calories attribuées à l’utilisation de graisses/ Répartition de votre FC selon les sport zones.

Analyse des données sur polarpersonaltrainer.com

Suite au transfert des données de votre montre vers l’interface web: polarpersonaltrainer.com (via l’application Websync, à télécharger sur votre compte polarpersonaltrainer), vous pourrez visualiser l’ensemble de vos données sous forme de graphiques diverses ainsi que constater votre charge d’entraînement et ainsi adapter l’espacement et l’intensité de vos séances.

Visuel global de votre interface perso.

La synthèse des données liées à une course/séance/entraînement, se retrouve sur une première page regroupant l’essentiel des informations recherchées.

Bilan de « ma Paris-Versailles 2013″ en un coup d’oeil: en gris, FC - en rouge, allure au km.

Focus sur la courbe de fréquence cardiaque

Un onglet dédié de l’interface permet de visualiser exclusivement la courbe de son travail cardiaque en fonction du temps de course. Les 5 couleurs correspondent aux 5 zones d’effort, déterminées en fonction de votre fréquence max. Sur cette courbe, on constate quelques pics cardiaques en zone « maxi » et une large majorité de la course réalisée en zone 4 (jaune). Le tout pour une FC moyenne de 165, soit 86% de ma FCM.

Quantification de votre charge d’entraînement

Le pic rouge le plus à droite sur le graphique correspond à la course Paris-Versailles. Le jour de la course, le pic se trouve dans la zone « entraînement déconseillé » (logique). Le lendemain, l’entraînement n’est pas prohibé mais il est recommandé de ne pas effectuer de séance d’intensité élevée. Finalement, 2 jours après: la courbe se retrouve à nouveau dans une zone favorable à un nouvel entraînement. Cette courbe ne peut être visualisée que si vous lui fournissez des données cardio. Sans cardio, pas d’indicateur.

A retenir !

La montre Polar RC3 GPS est-elle faite pour vous ?

Oui, si…

- Vous recherchez un mix : cardio/altimètre/GPS performant et êtes prêt(e) à investir près de 280Eur pour acquérir ce trio technologique.

- La rapidité de capture du signal satellite est pour vous un gros point fort qui mérite une bonne partie de votre investissement.

- Le « look » ou plutôt, le design d’une montre n’a pas grande importance à vos yeux, pour peu que la dite montre remplisse ses fonctions techniques essentielles.

- L’ergonomie d’une montre ne vous semble pas prioritaire : vous êtes plutôt geek dans l’âme et saurez bien en tirer les données essentielles, même si c’est parfois brut d’affichage ou pas ultra intuitif.

- Vous n’avez pas peur, ou même, vous aimez l’idée de devoir passer du temps sur l’interface polarpersonaltrainer.com qui vous permettra de préparer vos entraînements en amont (rien n’est faisable sur la montre directement) puis de les analyser à posteriori.

- Vous pratiquez plusieurs sports outdoor et souhaitez utiliser une montre multi-sport (sauf natation).

Non, si…

- Vous ne pouvez pas envisager de dépenser plus de 200 Eur pour une montre de sport, aussi sophistiquée soit-elle.

- La mesure de la distance parcourue, allure/vitesse et la possibilité de visualiser votre parcours puis de partager vos résultats sur les réseaux sociaux vous suffit. Dans ce cas, prenez une appli smartphone à 3Eur - sauf si vous êtes allergique au port du brassard…

- Le « quantified self » ne vous parle pas et que le fait de vous auto-mesurer sous toutes les coutures vous fait peur plutôt qu’envie. Autrement dit, que l’idée de visualiser votre état de forme sur des graphiques multicolores à l’issue de votre run vous parait barbare.

- Le design de votre montre, aussi dédiée au sport soit-elle, est un paramètre important et que mettre plus de 250Eur dans un produit rouge et noir, carré et très masculin vous embête quelque-peu.

- L’ergonomie et les facilités d’utilisation sont plus importantes que la précision de l’appareil. Autrement dit, si vous préférez pouvoir naviguer sur un écran visuel, y programmer des exercices directement et profiter de « petits plus » comme des séances d’étirements guidées, des défis contre adversaire imaginaire, etc. que d’avoir des mesures précises sans dimension ludique ou « orientée expérience utilisateur » supplémentaire.

Quoiqu’il en soit, Polar a bien compris que le public ouvert aux accessoires de type Fuel Band by Nike, était bien plus conséquent que celui affairé à étudier ses courbes de fréquence cardiaque pour optimiser ses performances. Le sport/santé, la « forme » au sens large est plus qu’une nécessité mais une véritable mode, tant mieux d’ailleurs. Pour cette raison, la marque vous promet un nouveau produit à cheval entre le bracelet Nike et ses technologies propres aux sportifs performers: un bracelet, le « Polar Loop ». Lancement aux US prévu en octobre 2013. Pour la France, il faudra attendre le 1er trimestre 2014. A suivre…

Qu’est-ce que le « quantified self » ?

Dans « Le guide pratique du Quantified Self. Mieux gérer sa vie, sa santé, sa productivité », Emmanuel Gadenne définit le quantified self comme un mouvement « qui regroupe les outils, les principes et les méthodes permettant à chaque personne de mesurer ses données personnelles, de les analyser et de les partager« . Il n’est donc plus question ici de se baser sur ses sensations ou une certaine connaissance de soi mais sur des indicateurs chiffrés, multiples et complémentaires, véritables porte-paroles de son état de forme ou de santé. N’oublions pas aussi la dimension de « partage », présente dans cette définition. A l’heure de l’hyper viralisation de la moindre information, il semblerait que les adeptes du quantified self aiment non seulement se définir par toutes sortes d’indices mais aussi faire part publiquement de leur « performance biologique ». Dis moi à quel rythme bat ton coeur, je te dirai qui tu es.

A la fois prétexte au développement de bijoux technologiques comme totalement dénué du moindre charme, le mouvement du « quantified self » divise. Faisons le point sur ce qu’il propose comme outils, leur utilité et leurs limites.

Quantified self: à la croisée des mondes numérique et sportif (crédit photo: esanté.gouv.fr)

Activité physique, sommeil et poids: au cœur des mesures

La santé de chacun comme la santé de tous, passe de toute évidence par 3 axes d’étude essentiels - l’activité physique: dépenses énergétiques, travail cardio-vasculaire, renforcement musculaire, équilibre, souplesse; le sommeil: récupération, équilibre émotionnel, immunité, mémoire, régulation de l’appétit, etc.; et l’alimentation: macro et micro-nutriments, glycémie, apports caloriques, poids de forme versus insuffisance ou excès pondéral, % de masse maigre versus % masse grasse, etc.

Ces paramètres multiples sont purement scientifiques car issus de données « biologiques ». Ils sont dont objectifs. Ce sont leur compilation, croisement et analyse qui peuvent être subjectifs, du moins qui doivent être reçus avec un certain sens critique. La vertu principale du quantified self est avant tout de permettre à chacun de prendre soin de sa santé de façon autonome et optimale. La notion de performance est secondaire. De toute évidence, un individu en meilleure santé sera plus performant, mais la réception de chiffres favorables ne doit pas être un prétexte pour tirer sur la corde. Nuance pas si anodine que cela. Restez vigilents…

Les acteurs/produits clés du « quantified self »

Nike+: « Fuelband »

Fidèle à son objectif de faire du sport un jeu via toutes sortes d’initiatives judicieuses: défis, challenges, intra-motivation d’une communauté de fanas voire d’addicts, tenues flashs et esprit sport-glam, Nike a lancé son bracelet « Fuel Band », particulièrement adapté aux sédentaires. Simple d’utilisation, rechargeable via USB, ce bracelet mesure votre activité quotidienne via un accéléromètre. L’activité ainsi mesurée est convertie en une unité exclusive à Nike: « le Nike Fuel » et transférable sur Mac ou Pc pour synthèse et analyse. Via cette interface vous pourrez alors définir vos objectifs de dépense énergétique quotidienne, les comparer à la moyenne des personnes de votre catégorie d’âge ou de la communauté et essayer de les atteindre. Plus vous vous en rapprocherez, plus les petites leds de votre bracelet brilleront du rouge au vert, jusqu’à étinceler en un véritable feu d’artifice une fois l’objectif atteint. Finalement, la précision de cet outil est approximative et son utilité est nulle pour les sportifs. Il a toutefois le mérite de ne pas être axé sur la performance mais sur la santé, et ce de façon très ludique et stimulante. Du grand Nike.

Prix moyen: 95-100 Eur. Ruptures de stock fréquentes en France.

Jawbone: « Up »

Également moins exclusivement réservé aux sportifs et plutôt orienté « activité physique/santé« , le bracelet « up » by Jawbone se concentre sur la mesure du nombre de pas effectués, de la distance parcourue, des calories brûlées et l’analyse des différentes phases de sommeil. L’utilisateur peut également y mettre du sien en précisant son humeur du moment. Donnée supplémentaire qui vient compléter les mesures techniques du bracelet intelligent avant d’être transférée sur smartphone via une fiche 3,5mm (pas de bluetooth pour Jawbone). Compatible iOs et plus récemment Androïd, ce bracelet « up » est disponible en plusieurs coloris, étanche et se recharge via USB.

Prix moyen: 130 Eur.

FitBit: « One »

Porté à la ceinture pendant la journée et glissé dans un bracelet au poignet la nuit, le mini coach « One » de Fitbit a pour mission de mesurer votre activité physique et votre sommeil sans vous déranger. Au programme: nombre de pas effectués, de marches gravies, distance parcourue, calories brûlées, durée et qualité du sommeil, réveil en douceur. Compatible PC ou Mac, iOS et bientôt Androïd, cet appareil transfère les données engrangées vers votre mobile ou ordinateur pour générer graphiques et « badges » attestant de vos progrès. Pas de mesure de la fréquence cardiaque pour cet appareil.

Prix moyen: 100 Eur.

 

Withings: « Pulse », #TakeYourPulse

Dernier né de la société Withings, le « Pulse » est un mini capteur de 8g, porté à la ceinture ou au poignet, qui mesure votre fréquence cardiaque instantanée, compte vos pas, le nombre de calories brûlées, la distance parcourue chaque jour, le dénivelé gravi et se met automatiquement en mode « sommeil » pour analyser la qualité de vos précieuses nuits…Comme tout objet de mesure, le « Pulse » peut se relier via Bluetooth à une application mobile (iOS et Android) permettant au fil de temps de compiler les données mesurées et d’en suivre l’évolution. Compatible avec une centaine d’applis mobiles complémentaires.

Prix moyen: 95-100 Eur.

Test complet à venir prochainement sur le blog.

Applications mobiles

Sans exhaustivité, il existe un grand nombre d’applications mobiles plus ou moins performantes, destinées aux sportifs comme aux sédentaires conscients de la nécessité de bouger un minimum, de manger relativement équilibré, de bien dormir…

Pour les runners spécifiquement: RunKeeper (partenaire de Withings et compatible « Pulse »); Runtastic; Application Nike+; entre autres.

Autres: My Fitness Pal (compteur de calories à partir d’une base de donnée de plus 2 millions d’aliments); Patients Like Me (une plateforme pour suivre ses données médicales et rentrer en contact avec des « patients » connaissant des pathologies similaires); Bedpost (interface de gestion de son activité sexuelle pour gérer ses (non)performances ! - et les partager, ou pas.); Drinking Diary (pour suivre sa consommation d’alcool et visualiser ses éventuels dépassement de limites); 42goals (ou comment se fixer 42 types d’objectifs quotidiens et essayer de les atteindre).

Vous constaterez que certains applications sont plus de l’ordre de l’interface de gestions de données remplies par l’utilisateur et traitées par un algorithme que de véritables mesures. Ainsi le « quantified self » a de nombreux visages: il sert aussi bien des causes ludiques que de véritables enjeux de santé. De toute évidence, les avantages comme les risques de ces mesures n’ont ainsi pas la même portée selon le contexte.

Protéger ses données personnelles: recommandations de la CNIL

Valable pour tout sujet mais particulièrement pour celui de la santé, la CNIL recommande vivement aux utilisateurs d’applications ou d’accessoires de mesure d’indices de santé ou de forme, de ne pas diffuser leurs données personnelles ou de manière restreinte. Tout comme les médecins sont tenus au secret professionnel et ne peuvent en aucun cas rendre publics les résultats de consultations de leurs patients; ces mêmes patients devraient autant que possible adopter le même comportement vis à vis d’eux mêmes !

Voici les recommandations précises de la CNIL à ce sujet:

« 

  • utiliser, si possible, un pseudonyme pour partager les données;
  • ne pas automatiser le partage des données vers d’autres services (notamment vers les réseaux sociaux);
  • ne publier les données qu’en direction de cercles de confiance;
  • effacer ou de récupérer les données lorsqu’un service n’est plus utilisé. »

Se mesurer soi-même pour mieux vivre ? Bilan.

Les outils numériques et digitaux offerts sous forme d’applications ou d’accessoires de « mesure de soi » peuvent contribuer à une meilleure écoute et connaissance de soi, à une meilleure observation de son état de forme ou de santé et dans l’idéal, à des adaptations intelligentes de ses activités quotidiennes, au profit d’un meilleur équilibre. Toujours est-il que l’hyper mesure de soi peut à l’excès renforcer une forme d’hypocondrie et devenir anxiogène plutôt qu’utile. Le corps est malgré tout une belle machine et rien ne vaut l’expérience et le bon sens pour être à l’écoute de soi. Nous savons tous, la plupart du temps, quand nous allons trop loin dans l’entraînement, dans l’effort, dans l’absence de récupération. Encore faut-il accepter de le reconnaître, certes. Des outils de mesure en tout genre peuvent-ils accélérer ce processus de prise de conscience et favoriser les réajustements pour prendre soin de soi, sans tomber dans un narcissisme facile ?

Oui, à condition de rester libre et de prendre du recul face aux technologies qui doivent soutenir intelligemment l’intuition humaine et non la remplacer. Attention également à ne pas tomber dans le piège de « l’hyper-contrôle », prôné comme une valeur de réussite moderne. Nous ne sommes pas auto-suffisants et ne pouvons, à nous seuls, tout décider de notre existence. Il est des inconnues qui le resteront aussi longtemps que l’Homme vivra sur la planète Terre et croire en une possibilité de s’auto-déterminer, aussi évolués soient les outils que nous utilisons pour cela, est à mon sens une bien dommageable erreur…

 

Avec ou sans soutien-gorge, là est la question …

Une étude récente est venue semer le doute dans les habitudes féminines, indiquant que de ne pas porter de soutien-gorge permettrait de mieux préserver la poitrine. C’est le fameux phénomène en sciences de la vie que j’adore citer tellement il est intéressant et peut s’appliquer à de nombreuses situations: « l’hormesis« . Ce terme désigne l’adaptation du corps à une perturbation. Ce dernier est au départ déstabilisé et affaibli mais cela ne dure que le temps qu’il mette en place des systèmes adaptatifs puissants qui le rendent in fine plus fort. Par exemple, le fait de réduire sa consommation de glucides 1 semaine avant une compétition pour adapter ensuite un régime hyper-glucidique à partir de J-4 illustre l’une des multiples facettes de l’hormesis: les stocks de glycogènes sont vidés, le corps est en manque et stockera encore plus et encore mieux les glucides assimilés dès la reprise (effet recherché pour une course). Idem, consommer trop d’anti-oxydants empêche l’organisme de renforcer ses mesures anti-oxyantes internes. Il faut un peu de stress oxydatif pour que le corps s’adapte. Venons-en à la poitrine des femmes ! Trop de soutien réduirait le travail des tissus de suspension des seins et empêcherait de trouver soi même une bonne posture. Ces travaux sont un début de discussion qui ne s’appliquent qu’à un faible échantillon de femmes et qui méritent des approfondissements. Pour l’heure, je ne me vois en aucun cas quitter mes sous-vêtements pour courir…pour des questions de confort mais aussi d’esthétique…franchement…

L’ensemble « Air Control » de la marque Anita Active

NB: Ceci n’est pas moi, d’une parce que je ne suis pas blonde (Dieu merci), de deux parce que j’ai beaucoup plus d’abdos (quoique) - mais la décence veut que je ne me photographie pas en sous-vêtements sur mon blog, sinon je suis foutue…

Répartition du soutien sur l’ensemble du tissu

Jusqu’à maintenant, j’avais essentiellement testé les brassières Kalenji dont le modèle Sportance (re-découvrez le compte-rendu du test ici). Les 2 produits sont assez différents. Je pense que la marque Anita Active est plus adaptée aux femmes qui ont une poitrine plus volumineuse (ce qui n’est évidemment pas mon cas, merci la course à pieds). Autant le modèle Sportance est assez serré sous la poitrine avec une bande élastique ferme et large puis un tissu plus souple par ailleurs, autant le modèle Air Control est plus homogène en matière de répartition du soutien sur l’ensemble de la poitrine. La bande de maintien élastique sous la poitrine de la brassière Anita Active est assez étroite - un peu trop à mon goût. Sur ce critère je préfère le format Kalenji.

Aération du tissu

La brassière Kalenji est beaucoup moins aérée que la brassière Anita active. Cette dernière est faite d’un filet en matière respirante particulièrement léger. Le tissu hors bonnets est très aéré, les trous sont visibles de loin. Les bonnets en revanche sont protégés par un tissu double épaisseur un peu moins aéré mais plus solide pour un meilleur renfort.

Textile très aéré sur les côtés et renforcé au niveau des bonnets

Confort et design

J’ai trouvé le port de la brassière Anita Active agréable mais je reste partagée sur ses capacités de maintien. Je ne sais pas si c’est ma préparation marathon qui m’a fait fondre ou la taille qui était un tout petit peu trop grande mais je me suis sentie moins maintenue que dans d’autres brassières. Le produit est indéniablement léger et aéré mais très subjectivement je préfère parfois des textiles que l’on sent mieux sur soi ! Je me rappelle avoir testé la nouvelle gamme été de shorts Kalenji au semi-marathon de Barcelone et l’avoir trouvée tellement légère que je me sentais quasiment nue avec - donc mal à l’aise ! Dans la même logique, j’aime courir avec des compressions aux mollets et bras…Cela reste une question de ressenti et non de qualité de produit.

En termes de design, la couleur de l’ensemble brassière/boxer est très sympa: orange flash et noir, un mix que j’apprécie. Le boxer est quant à lui montant (versus taille basse) et c’est inhabituel du moins pas très sexy. Certes il s’agit de sous-vêtements sportifs mais, après tout il n’y a pas de raison de sacrifier la dimension esthétique pour autant. La hauteur du boxer répond sans doutes à des besoins de maintien, si tant est que l’on en ai besoin à ce niveau là - tout dépend de la morphologie de chacune.

Verdict: la brassière Anita Active est-elle faite pour vous ?

Oui dans les cas suivants…

- Si vous avez de la poitrine et/ou des formes en général

- Si vous aimez les couleurs flashs

- Si vous aimez courir avec des textiles aériens ou légers

- Si vous aimez les bretelles droites qui peuvent se voir en plus de votre débardeur habituel

- Si vous avez 60 Eur à investir dans une brassière et 25-30 Eur pour le boxer

 

Moins dans les cas suivants…

- Si vous avez peu de poitrine et que vous êtres très fine

- Si vous préférez les sous-vêtements sobres

- Si vous préférez la sensation de « compression » à la sensation de « légèreté »

- Si vous tenez absolument à mettre des dos nageurs pour éviter que vos bretelles se voient

- Si votre budget est serré

Plus d’informations sur le produit: direction la fiche produit Anita Active

 

Après avoir été trois fois indisponible: lors du tout 1er test de l’Elliptigo proposé par l’agence BernasCom puis lors de la sortie Versailles-Paris co-orchestrée par Emmanuelle Blanck pour retrouver Squash Falconer à l’arrivée de son « GO-Trek » sous la Tour Eiffel, sonnant le glas de 9 semaines et 3074 miles parcourus et finalement, lors de la France en Courant à laquelle Emmanuelle m’avait invitée quelques jours pour accompagner les équipes aux manettes de « l’engin », j’ai enfin réussi à mettre la main dessus ! Emmanuelle m’a gentiment proposé de me le prêter un moment - elle en parlait tellement et depuis tant de mois qu’il fallait que je chevauche la bête (pardonnez mon langage…)

La remise de l’appareil en mains propres…

Point de rendez-vous: gare St Lazare. Indice: devant la bulle. Came: Elliptigo. Contact: Emma.

Après avoir distribué 2 t-shirts Hotsteppers à Etienne et Julien, j’attendais Emmanuelle qui devait me confier un Elliptigo pour quelques jours. Pas besoin de chercher longtemps ni bien loin. Vous savez, il y a les taxis, les voitures, les vélos, les bus, les piétons…tout cela se mélange et puis…il y a l’Elliptigo. Et là, vous voyez du haut de cette étrange machine orange que j’aime qualifier de « girafe », une autre girafe (Emmanuelle) maniant l’appareil comme si elle était né dessus, stoïque, élancée, surplombant le marasme parisien d’un air très « libre ». « Oui, je suis en Elliptigo because i’m worth it, vous comprenez ?« . « Coucou » - bisous - « zut j’ai pris mon sac Longchamp, mais où vais-je bien pouvoir le caser ?! » - bref, Emmanuelle me montre 2-3 points et me propose un petit test. « Un petit test ? là comme ça au milieu de la gare quoi ? » - « Oui, oui… » - « ah, bon, bien ».

Je monte sur l’appareil (n’importe comment soit dit en passant) et je ne comprends pas comment la chose fonctionne. Emmanuelle m’explique comment ne pas avoir l’air trop débile en commençant par comment faire pour monter dessus et le maintenir droit. Bon, je l’écoute, je réitère mon essai et je me lance. Ohhhh….(Emmanuelle je t’ai entendu rire, c’était pas rigolo!) - un peu penchée en avant, un pied pas tout à fait bien positionné, des passants les yeux rivés sur le duo Elliptigo/moi…hum - une drôle de première prise en mains ! - « Bon ça ira comme test » - Ouf, merci… Emmanuelle m’accompagne alors à mon train et me confie le bébé. Preuve en est…de quoi rivaliser de discrétion :)

A dos de girafe orange prête à envahir mon wagon habituel, munie d’un accessoire inhabituel…

Une fois la girafe en mains: rentrer chez soi avec

Dans le train, Emmanuelle m’aide à positionner l’Elliptigo à peu près correctement. Quelques stations plus tard, un coup de frein un peu brutal du conducteur fera tomber l’appareil sur un charmant jeune homme à qui je m’excuserai platement et qui me dira avec le sourire: « c’est pas grave ». Bon, un engin de près de 20kg lui était juste tombé dessus mais non, ça n’était pas grave. Les gens sont gentils, ou bien l’Elliptigo les impressionne !

Pour ceux qui pensent que c’est « comme un vélo »…

Je sors alors du wagon, les voyageurs ont les yeux rivés sur « la chose » et moi qui n’aime pas avoir tant de regards centrés sur moi, je suis servie…je fais comme si de rien n’était mais ça ne dure pas longtemps ! Emmanuelle m’avait prévenue que l’Elliptigo était un vrai « attrape-dragueurs » ! Disons que c’est une occasion inédite d’entreprendre une conversation: « et sinon, vous aimez les grosses machines ? » (pardon bis)…bref, un peu plus subtile le passant me dit « ah mais oui j’ai lu des tas de chose sur l’Elliptigo, c’est top quand on est sportif en période de blessure et que l’on veut continuer à booster le cardio et les quadriceps sans chocs ! » - « Absolument Monsieur, vous avez tout compris, c’est bien l’un des intérêts principaux de la machine !« . Le monsieur en question rejoint alors son tout petit vélo et moi je respire un gros coup, il va falloir y aller. Manque de chance, le trajet commence par un faux plat ou plutôt, une pente, de presque 1km. Des jeunes filles me regardent et me disent « on va voir comment vous faites ! » - « Euh, non vous êtes pas obligées de me regarder vous savez, c’est pas très intéressant… » - « Si, si c’est génial ! » - « Ah, bon, ok.. » - J’y vais donc. Ouf, je ne me casse pas la figure devant tout le monde et je contracte mes petits fessiers pour attaquer le dénivelé. Les voitures défilent, un bus rempli de passagers même. Je suis là, transpirante dans cette maudite côte et me suis transformée en à peine 1h en l’attraction n°1 des Yvelines ;) Super ! Je finis par arriver chez moi…Un peu plus tard, quand il fera plus sombre, je sortirai à nouveau (en catimini) pour une sortie de 38min au cours de laquelle je parcourerai 12km, 160m de D+, autant de D-, avec une pointe à 32,5km/h ! Au cours de cette sortie nocturne où j’en aurais profité pour m’armer de ma casquette lumineuse Kalenji, j’ai eu l’occasion d’avoir plusieurs fous rires ! Un 1er fou-rire quand je croiserai la gendarmerie nationale une, deux puis trois fois…je les imaginais très bien se disant: « laisse tomber, c’est la folle du 48…elle teste toujours des trucs improbables à des heures indues, vaut mieux pas s’arrêter ! » - la 4ème fois, ils ont quand même fini par m’arrêter, juste pour discuter ! Un autre fou rire quand, arrivant bruyamment sur l’Elliptigo, je verrai 50 têtes se retourner en même temps à la terrasse du restaurant central de mon village…silence soudain, bouches ouvertes, yeux fixes…j’étais pliée :) Il y en a eu d’autres, je me suis pas mal amusée, surtout dans les descentes, même si j’ai failli écraser un chat. L’idiot, il me regardait arriver au lieu de bouger…lui aussi était surpris !

Soyons sérieux: verdict sur l’Elliptigo…

Après une 2ème sortie le lendemain, accompagnée de Fred à pied, j’ai pu prendre un peu de recul sur l’Elliptigo et discuter avec Fred de ses avantages et inconvénients.

De gauche à droite: Fred, Marie, Ephie :)

De façon très synthétique, en voici l’exposé:

AVANTAGES

- Très bon complément voire alternative à la course à pieds. Musculaire: fessiers, quadriceps et cardio: 1h30 d’Elliptigo (vitesses 4 à 6) vaudraient 1h de running. Je trouve le ratio intéressant. Un entraînement en Elliptigo permet par ailleurs d’éviter tout choc induit par les foulées et permet une pratique efficace et saine, même (ou surtout) en période de blessure.

- Ludique: l’Elliptigo change, c’est le moins que l’on puisse dire. A la fois physique et amusant, une fois sur la machine vous prendrez de la hauteur et pourrez flirter avec des vitesses sympa sans non plus vous faire peur.

- Adaptable: parfait en guise d’échauffement ou en accompagnement de quelqu’un qui court plus rapidement que vous. L’Elliptigo est un gage de diversité. Egalement conseillé dans le cas d’un entraînement bi-quotidien.

 

INCONVÉNIENTS

- Très cher. La version à 3 vitesses coûte actuellement 1800$; la version à 8 vitesses (celle testée ici) coûte 2500$ et la version à 11 vitesses coûte 3500$…Il faut vouloir/pouvoir investir.

- Lourd et difficile à transporter. Si vous voulez emmener l’Elliptigo en vacances, c’est compliqué. Idem, pour faire de longues distances avec il faut repérer des pistes cyclables, ça n’est pas toujours simple.

- Une sécurité à prendre en charge soi même. Pas de casque fourni avec l’Elliptigo ni de lumières/phares pourtant indispensables si l’on veut rouler en fin de journée au même titre que l’on peut vouloir s’entraîner à la tombée de la nuit…

 

CONSEILS POUR VOS ENTRAÎNEMENT (fournis par Emmanuelle B.)

Retrouvez ces conseils sur la page Facebook officielle ElliptiGO France:

- « Effectuer son échauffement avec l’ElliptiGO, puis démarrer sa séance de qualité, et retour au calme sur l’ElliptiGO
- Augmentation du volume en limitant les risques de blessure: effectuer un entraînement biquotidien, en rajoutant une sortie d’ElliptiGO: 50 mn à 2 heures, à sa sortie habituelle de course à pied.
- Autre possibilité: 1 heure d’ElliptiGO + 1 heure de CAP + 30 mn ElliptiGO
- Entraînement cardio: effectuer des montées de côtes avec l’ElliptiGO, récupération en descente. »

Pour plus d’informations sur le produit, n’hésitez pas à consulter le site web officiel Elliptigo: ici! et si vous souhaitez tester cette nouvelle façon de vous entraîner, contactez directement Emmanuelle en MP via la page FB officielle ElliptiGO: ici !

Fred en plein essai ! Notez la vitesse d’Ephie, son Jack Russell qui ne se laisse pas distancer…

 

A très vite pour de nouvelles aventures sportives !

 

Programme de ma 7ème semaine de préparation au Marathon du Médoc 2013 - « reprise »

De retour des sentiers de randonnée corses

Partie pour affronter le GR20 en lieu et place de ma 6ème semaine de prepa marathon, je n’ai finalement pas été au bout de ce circuit extrêmement exigeant que j’ai substitué en grande partie par des étapes du Mare e Monti, plus accessible. Il n’empêche que malgré ce changement de programme, le rythme de ces « vacances » n’a en aucun cas été un « break sportif » ! Je pense pouvoir dire que mes 6 à 12h de marche quotidiennes et les milliers de mètres de D+ (dénivelé positif) grimpés ou de D- (dénivelé négatif) descendus auront fait travailler mes muscles et mon souffle en puissance.

En cette 7ème semaine, je ré-embraye donc sur le plan initial que voici.

Voyons si après avoir autant marché je sais encore courir …

 

Programme de la semaine 7:

LUNDI 19 AOÛT

REPOS - (journée retour de Corse, j’ai marché 30min de la gare à chez moi en pleine nuit, 12kg sur le dos, ça compte ?)

MARDI 20 AOÛT

REPOS

MERCREDI 21 AOÛT

Échauffement: 30 minutes

Séance: 10km en 53’29

Récupération: 10′ souple

Feedback: Alléluia, je sais encore courir. Je ne sais pas si ce sont les quelques jours en altitude, la rando, la plage ou le rosé de la veille mais cette séance de reprise aura été bien satisfaisante. Un échauffement comme sur des roulettes: je n’avais pas allumé mon GPS totalement débile (je ne citerai pas la marque..) qui était déchargé (comme d’hab) pour conserver sa batterie pour le coeur de la séance, j’ai donc couru au feeling et c’était trop bon ! Cette allure indicible à laquelle on court sans vraiment sans rendre compte…enfin si je savais que j’étais dans la forêt quand même mais disons que j’étais à l’aise :) Après l’échauffement et une tchatche improvisée avec un coureur sportif mais débutant en endurance et visant le MDP 2013 suite à un pari (ça commence comme ça et on sait comment ça se termine, un bigorexique de plus ! Je Plai-sante !) - j’ai entamé mes 10km. Objectif atteint en 53’10 puis récup. Tout va bien Madame la Marquise, poursuivons.

JEUDI 22 AOÛT

REPOS

VENDREDI 23 AOÛT

1h00 de footing à 6’04 au km

En raison de douleurs aux chevilles (réveillées par la rando et la séance de la veille), j’en ai profité pour substituer mon heure de running à allure soft par près d’1h d’ElliptiGO à allure plus dynamique. Pour la partie chronométrée: 12km en 38min, 160m D+ et 160m D-, pointe à 32,5km/h + 1 série de côtes non chronométrées pendant près d’un quart d’heure.

SAMEDI 24 AOÛT

1h15 footing à 6’00 au km

Même topo qu’hier pour une séance run and Elliptigo de 40min - plutôt court mais intense et très sympa…juste assez pour s’aérer et bouger sans avoir envie de faire la sieste l’après-m. Vous ne connaissez pas encore l’Elliptigo ? Lire le récit d’un test animé !

DIMANCHE 25 AOÛT

2h10 footing avec 40′ à 5’30 au km

Quelle matinée ! Après un réveil vers 10h (normal, le sommeil est une priorité chez moi !), 2 croissants, un café et du chocolat noir avalés, je suis partie sous les trombes d’eaux que nombreux d’entre vous ont vues ou senties aux alentours de midi. 2h10 c’est quand même une sacrée durée à tenir, qui plus est trempée, dans une forêt vide ! Finalement et malgré avoir pesté et ruminé au départ, j’ai trouvé la motivation nécessaire pour me lancer (de toutes manières il n’était pas question de ne pas y aller) et même pour me faire plaisir. Cette séance aura toutefois été mitigée. Malgré des sensations musculaires et cardios excellentes, malgré le constat que ces 7 semaines d’entraînement auront été vraiment efficace, au vu de ma capacité à tenir plusieurs heures de courses sans être effondrée, malgré le respect de l’allure footing coupée par une session de 40′ à 5’30 le km, j’ai dû tout arrêter au bout d’1h54. Ma cheville fragile s’est méchamment inflammée (une légère chute cette été puis un trail, les randos en Corse, …). J’ai continué à courir et puis après 1h de douleur je me suis dit que c’était insensé. Au final, 19km tout pile. En pleine forme mais la cheville en vrac….drôle de présage avant le Médoc - je reste dubitative. Quoiqu’il en soit, je ne sacrifierai ni mon pied ni ma saison pour un marathon. Nous verrons donc…

Rappel du contenu et feedbacks des semaines précédentes

Retrouvez le programme de cette préparation marathon S1/9 ici !

Retrouvez le programme de cette préparation marathon S2/9 ici !

Retrouvez le programme de cette préparation marathon S3/9 ici !

Retrouvez le programme de cette préparation marathon S4/9 ici !

S5/9: break entre les 30km de l’EDF Cenis Tour et la semaine de randos corses

S6/9: Randonnées corses - lisez le récit de cette incroyable aventure !

 

 

 

 

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