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Plus le temps passe et plus le runner même amateur se voit muni de textiles toujours plus techniques, de montres toujours plus sophistiquées, de produits de nutrition sportive pour l’avant course, la course en elle même ou la récupération. Bref, le coureur libre et détaché vêtu d’un t-shirt en coton et tenant une bouteille d’eau à la main pendant sa séance improvisée semble lointain. S’il n’est pas question de tout rejeter en bloc et de louer une fois de plus le « tout naturel », car il y a du bon dans l’innovation, il s’agit de préserver son esprit critique pour vivre intelligemment avec son temps! En ce qui a trait à la compression, nombreux sont ceux qui aujourd’hui ne se limitent plus aux chaussettes ou manchons mais investissent dans cuissards et t-shirts, soucieux de l’optimisation de leur circulation sanguine, avant, pendant et après l’effort. En plusieurs mois voire années, j’ai pu tester un panel de marques et de produits de ce type. J’aime le feeling des chaussettes de compression, j’aime même le style « footballeu-r/se sexy » qu’elles confèrent à celui/celle qui les porte ! Malgré tout, il existe des différences de look, de confort, de prix et peut-être même d’efficacité selon les marques. Comment s’y retrouver ? En commençant par lire ce compte-rendu de test de 6 marques à part entière et près de 9 produits différents.

Cap sur les marques: Cimalp, We Perf, Compressport, BV Sport, Sigvaris et Altra (presque toutes étonnamment colorées de blanc, rouge et noir… !)

Cimalp

Testeuse

Marie

Intitulé du produit testé/couleur

Manchons 3D Compress/noir avec imprimés oranges (photo ci-dessous)

Baseline de la marque pour ce produit

« Plus de performance pendant l’effort »

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

  • Favorise l’oxygénation des muscles
  • Réduit le risque de blessures musculaires et les crampes
  • Maintient fermement les muscles pour plus d’endurance

Taillant

S, M, L ou XL déterminé en fonction du tour de cheville (en cm) d’une part et du tour de mollet (en cm) d’autre part.

Entretien

Lavable en machine à 40°C.

Prix

29.90 Eur. la paire.

Mon avis terrain

Visuel: l’association noir et orange est sympa et les zébrures correspondant aux zones accrues de compression donnent un style original à ces manchons de compression. L’occasion rêvée de mettre un short noir et un haut orange ;)

Confort: l’épaisseur du textile est très appréciable. Le choix de la bonne taille demeure essentiel pour atteindre un niveau maximum de confort autrement dit, ni excessivement serré (fourmillements et mauvaise circulation sanguine) ni trop peu (inefficacité de la compression). Avec une taille M et sur près d’une dizaine de sorties allant jusqu’à 1h30, je n’ai ressenti aucune gêne tout en bénéficiant de l’effet compressif.

VERDICT: pas de limite d’utilisation perçue pour le moment. Bien que préférant généralement les chaussettes de compression aux manchons pour le maintien qu’elles procurent aux chevilles, j’ai un avis très positif sur ce produit qui, cumulé à l’utilisation de mon Veinoplus et en dépit d’un usage accru de chaussures Altra Zero Drop faiblement amorties, m’offre un confort musculaire notable. J’envisage aisément l’utilisation de ces produits sur une distance semi-marathon, marathon et trail long.

 

WePerf

Testeuse

Marie

Intitulé des produits testés/couleurs

Chaussettes de compression « We Recover »/ Noir (photo de gauche ci-dessous)

Chaussettes de compression « We Run »/ Rose fluo (photo de droite ci-dessous)

 

Baseline de la marque pour ce produit

We Recover: « pour une récupération flash »

We Run: « la technologie au service de la performance »

Bénéfices spécifiques du produit selon la marque

We Recover:

  • Boost de la pompe veineuse plantaire
  • Amplification additionnelle du boost de la pompe veineuse plantaire au niveau de la cheville et du mollet par un tramage spécifique circulaire
  • Régénération rapide des jambes, élimination de l’acide lactique, dégonflement des tissus musculaires

We Run:

  • Compression circulaire amplifiée par un mécanisme de propulsion
  • Synergie de 2 zones rigides indéformables encadrant une zone élastique qui emmagasine l’énergie pendant la systole musculaire (contraction musculaire et vidange du réservoir veineux) et la restitue pendant le relâchement ou diastole musculaire (remplissage du réservoir veineux).
  • Renfort au structures ligamentaires de la cheville et stabilisation du tendon d’Achille.

Taillant

S, M, L, XL déterminé en croisant la taille et le poids du coureur.

Entretien

Non précisé.

Prix

WeRecover: 49 Eur. la paire; WeRun: 49 Eur. la paire.

Mon avis terrain

Visuel: la gamme « WeRun » propose des coloris très flash. On aime ou pas, personnellement j’aime assez, surtout le rose ! Là aussi, une petite tenue noir et rose serait opportune pour matcher avec ces manchons. Honnêtement, si à la base leur but est purement fonctionnel, leur couleur ne passe quand même pas inaperçu et ils deviennent partie intégrante de la tenue du coureur ! La gamme « WeRecover » est quant à elle beaucoup plus sobre. Normal, on récupère souvent tranquillement chez soi et là, nul besoin de s’afficher avec des couleurs flashs. Comme quoi, la gamme WeRun a été pensée pour le runner fashionfluo qui ne veut pas qu’on l’oublie dans le peloton ;)

Confort: mitigée sur les chaussettes de récupération dont le tissu est mince et s’use rapidement au niveau du talon, je trouve en revanche les chaussettes de compression WeRun bien plus agréables à porter. Le maintien est évident, la compression est forte. Cependant, sur des efforts longs avec fractionnés donc vitesse plus élevée que pour un footing, j’ai été gênée par la compression au niveau de la plante du pied. Très sensible à ce niveau notamment lors du test de chaussures aux toebox un peu étroites ou au dessus un peu trop serré, mes sensations sont radicales. Quand je commence à ressentir des fourmillements, il est compliqué pour moi de trouver une voie d’utilisation intermédiaire. Malgré tout, le maillage compressif très customisé selon les zones (mollet, chevilles) est appréciable et illustre le positionnement sérieux de la marque.

VERDICT: les chaussettes de récupération peuvent facilement être portées sous un jean ou la nuit, leur effet compressif est léger (normal) mais le tissu peut être légèrement irritant à terme (je suis sensible.) Les chaussettes de compression performance sont quant à elles conseillées pour des séances longues et lentes ou courtes et intenses mais pas pour de la VMA longue. Étant donné la force de l’effet compressif de ce produit, je vous recommande si vous êtes à cheval entre 2 tailles, de viser la taille supérieure. Mieux vaut une chaussette un peu moins qu’un peu trop compressive. Je conserve ces chaussettes pour l’entraînement, pas pour la compétition.

Compressport

Testeuse

Marie

Intitulé du produit testé/couleur

Manchons R2 « Race and Recovery » noir et rose fluo (photo ci-dessous)

Baseline de la marque pour ce produit

« Veino-muscular compression technology »

Bénéfices spécifiques du produit selon la marque

  • Protecteur de mollet numéro un porté lors des Ironman World Championships à Kona 2010 et Kona 2011.
  • Renforce le retour veineux
  • Réduit l’accumulation de toxines
  • Amélioration des performances, prévention des blessures, amélioration de la récupération

Taillant

T0 à T5 déterminé en fonction de la hauteur de la jambe et de la circonférence du mollet. J’ai testé une T3.

Entretien

Lavage à la main recommandé.

Prix

35Eur. la paire.

Mon avis terrain

Visuel: les manchons de compression Compressport ont été mes tous premiers textiles compressifs. Après l’acquisition d’une paire sobre noire j’ai réitéré mon achat en choisissant le même produit en rose fluo clair. J’ai longtemps aimé mettre ces manchons à chacune de mes courses, pour le confort autant que pour le style (une fois encore!).

Confort: j’appréciais ces produits particulièrement au début mais à force de tester d’autres marques j’ai fini par en voir les limites. Si la sensation de maintien est bien là, je ne suis pas convaincue qu’un produit qui offre une compression totalement homogène sur l’ensemble de la jambe et qui revendique une action aussi bien à l’effort qu’en récupération post-effort soit si efficace.

VERDICT: certes il s’agit de Compressport, certes c’est une grande marque qui fait beaucoup parler d’elle et pourtant. Si l’évaluation de l’efficacité des produits est très complexe puisqu’elle dépend de nombreux paramètres (alimentation, état de fatigue initiale, qualité du sommeil, niveau d’hydratation, absence ou non de surentraînement), je ne mettrais pas cette marque en haut de l’échelle et pense qu’un maillage plus élaboré, plus adapté à la morphologie de la jambe ne serait pas superflu. Je garde ces produits dans mon tiroir « accessoires stylés et confort », mais ne compte pas sur eux en priorité pour la partie « optimisation du retour veineux ».

Altra

Testeuse

Marie

Intitulé du produit testé/couleur

Chaussettes de compression Maximum 1.0 - jaune fluo et noir

Manchon Interval 1.0 - Light compression - Performance Calf Sleeve - gris foncé

NB: pas disponible en France pour le moment.

 

Baseline de la marque pour ce produit

Aucune (Zero Drop, Zero Limits pour les chaussures).

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

  • Améliore la récupération
  • Réduit les symptômes de douleur à l’effort ainsi que la fatigue musculaire
  • Permet d’améliorer l’endurance et de prolonger l’effort

Taillant

S, M ou L selon la circonférence du mollet.

Entretien

Lavage à froid en machine.

Prix

44,99 USD. la paire

Mon avis terrain

Visuel: le manchon gris foncé n’a pas grand intérêt d’un point de vue visuel. Pour autant, Altra est très centré sur le respect de la physionomie humaine et sur l’efficacité de ses produits (chaussures de running zero drop amorties à large toe-box essentiellement) mettant parfois au 2ème plan le côté « show off ». Les chaussettes de compression jaunes fluos sont quant à elles beaucoup plus punchy.

Confort: là aussi le tissu compressif est épais, ce que je trouve très subjectivement plus confortable que les tissus trop fins. Ramenés des US par mon cher directeur marketing m’ayant perçue plus fine que ce que j’étais, la taille S est un peu limite pour moi. Bien qu’aucun fourmillements ne viennent interrompre mes séances, je finis à chaque fois mes entraînements avec le logo Altra gravé sur ma peau ce qui n’est pas pour me déplaire, quoique. En dehors de ce constat qui démontre une fois de plus l’aspect essentiel du choix de la taille la plus adaptée possible à votre morphologie, les manchons comme les chaussettes assurent une compression forte, efficace et variable selon les zones de la jambe: bon point. Les chaussettes présentent également l’avantage de maintenir la cheville sans comprimer le pied - ouf !

VERDICT: si je conserve les manchons pour mes entraînements courts, les chaussettes de compression Altra sont adaptées à tout type de sorties et assurent un maintien et un effet compressif efficaces. Qui plus est adaptées à la morphologie du pied au niveau des orteils comme le veut la marque de manière générale pour l’ensemble de ses produits, ces textiles compressifs seraient appréciés par les adeptes d’Altra en France, si toutefois leur distribution était autorisée. A suivre.

Sigvaris

Testeur

Matthieu Dellay - 27 ans - 2 à 3 séances de running par semaine - Mouvaux.

Intitulé du produit testé/couleur

Manchon Sigvaris Sports Pulse road/ version tribale.

Baseline de la marque pour ce produit

« SIGVARIS, 150 années de maîtrise de la compression »

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

« La compression dégressive permet de soulager certains points sensibles pendant ou après l’effort. La pression exercée par le manchon ou la chaussette, la plus forte au niveau de la cheville et dégressive tout au long de la jambe, stimule le retour veineux et accélère l’oxygénation cellulaire du muscle. Elle vise à retarder l’apparition des symptômes de fatigue et à limiter la survenue des crampes et des courbature »

 

Taillant

S, M, L ou XL déterminé en fonction du tour de cheville (en cm) d’une part et de la pointure d’autre part.

Entretien

Laver à la main (limiter l’essorage, éviter toute torsion du manchon) ou en machine, programme « textiles délicats » à 30° C, avec un produit de lavage adapté et sans assouplissant.

Prix

29,90 € (Prix de vente conseillé)

34,90 € avec motif (Prix de vente conseillé), mais on les trouve généralement autour de 45€.

Mon avis terrain

Visuel: il existe différent motifs disponibles pour ce modèle. J’ai choisi le modèle avec motif tribal, histoire d’apporter un peu de changement.

Confort: Agréables à porter, à condition d’avoir choisi la bonne taille. La taille en dessous ayant été essayée en magasin avant achat, je me retrouvais vraiment comprimé et très mal à l’aise. Une fois la bonne taille enfilée, pas de problème. Il faut également bien positionner le manchon, au risque de ne pas profiter pleinement de ses effets. Pour cela, un élément témoin (carte perforée en carton) est fourni avec le produit pour savoir si le manchon est bien placé.

VERDICT : En sortie, je dois avouer qu’avant même la principale fonction compressive de ce produit, j’ai apprécié ses capacités de maintien. Les vibrations et chocs, notamment au niveau du tibia ne se font plus sentir et ce maintien est un véritable gain en termes de confort pendant l’effort.

En ce qui concerne la compression, j’ai ressenti un mieux sur les longues distances, mais pas vraiment de changement sur la fatigue (en course) sur un 10km par exemple.

Je les utilise aussi en récupération, après une course et après la douche. Les effets sont alors perceptibles dès le lendemain où la sensation de lourdeur habituelle des jambes est moins présente.

Comme Marie, j’ai maintenant un Veinoplus (récupération par micro-électrostimulation) et l’association des deux est top !

BV Sport

Testeur

Killian le Bourvellec - 29 ans - Vélizy Villacoublay

Intitulé des produits testés/couleurs

Manchons de compression « Booster Night Vision »/ Noir-Vert

Cuissard de compression « Anatomical Thigh »/ Noir

Baseline de la marque pour ces produits

« Boostez vos performances »

Bénéfices spécifiques du produit d’après la marque

Booster Night Vision :

  • Action longitudinale favorisée des muscles jumeaux et du soléaire
  • Amélioration du retour veineux
  • Amélioration de l’oxygénation musculaire, tendineuse et ligamentaire.

Anatomical Thigh:

  • Amélioration de la tonicité des muscles les plus sollicités pendant l’effort;
  • Réduction des vibrations et amélioration de la performance musculaire;
  • Élimination des toxines;
  • Amélioration des l’oxygénation musculaire, tendineuse et ligamentaire

Taillant

Booster Night Vision: S, S+, M, M+, L, L+ déterminé d’après la taille du mollet.

Anatomical Thigh: S, M, L, XL déterminé d’après la taille des cuisses.

Entretien

Booster Night Vision: non précisé.

Anatomical Thigh: en machine à 30°C.

Prix

Booster Night Vision: 49,95 Eur. la paire

Anatomical Thigh: 65,90 Eur.

Mon avis terrain

(Booster)/ (cuissard) Visuel: L’aspect « flashy » des Booster Night Vision est rassurant pour le coureur de nuit. Le coureur diurne pourra trouver que les couleurs disponibles sont d’un goût douteux, mais qu’importe… Au moins, il ne passera pas inaperçu! Complétés par le cuissard noir Anatomical Thigh noir, siglé « Booster » sur les cuisses, au même titre que les manchons le sont sur le côté des mollets, le runner sera sûr de ne pas commettre de faute de goût!

(Booster)/ (cuissard) Confort: Sur ce point, on commence à sentir que les équipes de R&D connaissent bien les exigences des sportifs. N’ayant jamais utilisé de manchons de compression auparavant, je trouve néanmoins que les Booster Night Vision de BV sport sont vraiment parfaits. La seule difficulté réside dans leur mise en place, mais si l’on a bien fait attention en choisissant sa taille, il n’y a aucun problème, à part qu’il faille forcer un tant soi peu. Puis, une fois en place, rien à redire ! Le maintien est très satisfaisant sans que la compression ne soit désagréable, bien au contraire. Le confort est vraiment total. A l’occasion, j’ai néanmoins pu constater que les manchons descendaient un peu : l’hypothèse la plus probable (vu le nombre de fois où c’est arrivé), semble être une mauvaise mise en place du manchon (le même à chaque fois), ou un problème d’inadaptation terrain/appui talon. Donc, rien à voir avec le manchon en lui-même.

En ce qui concerne l’Anatomical Thigh, ce cuissard est réellement adapté à la compression recherché pour les cuisses. Facile à mettre, très agréable à porter, et tout autant pour courir avec. On sent effectivement que les muscles ne vibrent pas autant qu’avec un cuissard ‘lambda », ce qui permet de forcer un peu plus pour rechercher la performance, que ce soit en durée ou en vitesse. Et contrairement à d’autres produits, la chaleur des cuisses pendant l’effort est conservée, ce qui évite la sensation de froid que l’on peut ressentir surtout quand il pleut, avec d’autres cuissards.

VERDICT: les manchons de compression « Booster Night Vision » m’ont, pour le moment évité des périostites tibiales, qui seraient inéluctablement survenues sans eux. D’un total confort, ces manchons sont parfaitement adaptés pour le running léger ou la course. J’ai acheté par pure curiosité le cuissard de compression « Anatomical Thigh », du fait de la promesse tenue des Booster Night Vision. Ne sachant pas réellement à quoi m’attendre, il ressort que la compression est vraiment parfaite, le cuissard se porte de façon très agréable, et, au final, j’ai vraiment l’impression que ma performance s’est améliorée. Cela tombe plutôt bien, c’est aussi ce que je recherchais!

 

S’il est difficile de statuer sur l’efficacité ou non de manchons ou chaussettes de compression, il est certain que dans la mesure où l’idéal est d’avoir des produits faits sur mesure, il vaut mieux miser sur des textiles sophistiqués et adaptés à la morphologie de la jambe. Les chaussettes, quand elles ne compriment pas le pied, présentent l’avantage de maintenir plus efficacement la cheville et le pied. Pour le reste, c’est une question de feeling. Il faut bien évidemment passer le temps nécessaire au choix de la bonne taille et autant que possible essayer au préalable le produit en magasin. Pour le reste, n’oublions pas que la récupération est à la croisée des chemins d’un sommeil de qualité, d’une alimentation adaptée, du respect de plages de repos ie de non-entraînement et de diversification de ses activités pour sans cesse nourrir son envie. La récupération n’est pas qu’une affaire de muscles. Les textiles compressifs ne font donc pas tout mais, malgré la confrontation entre retours empiriques positifs des coureurs et faiblesse des preuves ou contre-preuves apportées par la science, je pense qu’ils apportent eux aussi leur pierre à l’édifice et je ne me lasserai pas de les utiliser.

 

Prologue anti-déroute hivernale

Il y a ces personnes ultra-régulières et assidues que l’hiver n’atteint qu’à peine. Le mental est soigné et l’envie presque toujours intacte en dépit de longues heures sans lumière et de températures peu réconfortantes. Il y en a d’autres en revanche pour qui cette saison propice à l’hibernation met un certain nombre de moteurs physiques et psychologiques en berne. « Stop » ou « slow down » dit l’organisme; s’il y a plusieurs saisons c’est bien pour adapter et moduler son activité. Ah oui ? Et oui. Or, en dépit de mes envies d’être cette coureuse régulière, stable et intouchable (existe-t-elle vraiment en fait ?!), je ne peux que me résoudre au fait d’être imprévisible et variable, alternant entre sur et sous-motivation, parfois à quelques heures d’intervalles! Un peu compliqué à accepter ou à gérer, pourtant c’est ainsi et c’est intensément humain parait-il! Il faut donc trouver des combines, des solutions, des techniques, des stratégies pour prendre à bras le corps cette saison sombre et lui infliger un peu de cette lumière dont elle nous prive. Soigner son sommeil, surveiller son alimentation pour ne pas passer à côté des vitamines, minéraux et nutriments essentiels dont le manque se fait encore plus sentir en hiver, organiser ses activités aussi harmonieusement que possible, se recentrer sur ses besoins essentiels mais aussi savoir profiter des nouvelles technos pour défier certaines contraintes - il faut bien vivre avec son temps: le plan de résistance à la déroute est lancé !

Dans cette optique, Kalenji m’a agréablement munie d’une source de lumière non négligeable avec sa Run Light ou 250 lumen partant du ventre pour éclairer mes lents runs hivernaux. De quoi mieux voir et être mieux vue par delà les creux et les côtes de mon terrain de jeu habituel: relativement sauvage et peu éclairé. Retour sur un produit bien pensé et accessible à tous, fidèle à la démarche de la marque.

Caractéristiques techniques de la Run light de Kalenji

Puissance

Comme la casquette-lampe Kalenji le propose également (relire le test « Kalenji by night: et la lumière fût! »), la run light offre 3 éclairages au choix, variant cette fois-ci en fonction de leur intensité et non de leur position. 90 lumen (symbole: lm), 180 ou 250 au choix avec en sus, un mode économique automatique à 70 lumen (unique mode disponible en cas de batterie faible par exemple). Rappelons que le lumen est l’unité de mesure d’un flux lumineux et indique la quantité totale qu’une lampe émet dans toutes les directions. Cette mesure est complémentaire de la distance d’éclairage. A titre de comparaison, la pleine lune émet 0,25 lumen; un éclairage à la bougie: 10 lumen, une rue de nuit bien éclairée: de 20 à 70 lumen, un éclairage domestique: de 100 à 200 lumen, un stade de nuit ou une salle de sport: 1500 lumen. (source: petzl.com).

Feedback: en ville éclairée, de nuit, les modes 90lm ou 180lm selon la répartition des éclairages citadins suffisent. Rappelez-vous qu’il ne s’agit pas que de voir mais aussi d’être vu. Or, si le faisceau lumineux de la run light vous ouvre la voie à l’avant, son boitier dorsal muni de 3 LED rouges clignotantes permet aux véhicules, cyclistes ou autres de vous repérer par l’arrière. Le port de la lampe me semble donc conseillé systématiquement de nuit, même si les rues sont claires.

Amplitude d’éclairage

Le faisceau lumineux produit par la run light est prévu pour éclairer votre route sur 20m de long et 5m de large (2,5 de chaque côté).

Feedback: Je ne suis pas allée vérifier ces mesures mais empiriquement l’éclairage semble de toute évidence moins efficace à mesure que la distance s’allonge. Ces quelques photos volées en pleine course et en pleine nuit vous donneront une idée de l’efficacité de la run light en situation.

Visibilité offerte par la run light en mode 250lm sur une route éclairée par des lampadaires.

Photo de la piste cyclable sur laquelle je fais mes footings le soir, avec comme seul éclairage occasionnel celui des phares de voitures roulant face à moi.

Photo de la même piste cyclable 2 secondes plus tard et après activation de la run light en mode maximum: 250lm

Il est clair que la run light est efficace et qu’elle permet de courir là où l’absence de lampe ne le permet pas. Je n’ai jamais couru avec une lampe frontale et n’ai pas de point de comparaison en matière de puissance et d’efficacité. En revanche, il me semble qu’en environnement 100% nocturne, cette run light ventrale de Kalenji ne permet pas de dérouler sa foulée comme en plein jour.

Autonomie

Point faible de cette run light: l’autonomie en mode d’éclairage maximum n’est que de 2h et peut aller jusqu’à 5h en mode 90lumen. Il est toutefois possible de brancher une batterie supplémentaire en USB pour prolonger l’autonomie de la lampe. Pour la recharger, cela vous prendra ensuite près de 5h, toujours par USB.

 

Avis et recommandations pour l’utilisation de la run light Kalenji

Accessible pour 39.90Eur en magasin Décathlon, la run light est résolument un produit intéressant et peu coûteux.

Ses avantages sont les suivants:

  • Lampe ventrale: positionnée sur le plexus, cette lampe éclaire fixement votre route et ne suit pas le mouvement de votre tête, comme le font de toute évidence les lampes frontales.
  • Légère: bien que quelques réglages des sangles s’imposent pour positionner la lampe de façon à ne pas être gêné pendant sa course, la lampe est légère, bien fixée et se fait rapidement oublier.
  • Efficace: insuffisante en pleine forêt de nuit, la run light parvient tout de même à faire son travail correctement à condition de ne pas dépasser les 2h de run. L’effet « blairwitch » n’est pour autant pas occulté, on est loin de se croire en plein jour ! Pour tout autre terrain un minimum éclairé, la lampe est en revanche parfaitement complémentaire.
  • Pas d’écran/buée: le faisceau d’une lampe frontale ou d’une casquette lampe peut vite se laisser intercepter par un écran de buée, surtout au cours des soirées fraiches. Ce point nuisant à la visibilité du coureur est occulté par le positionnement original de la lampe sur son ventre.
  • Prix accessible: fidèle à sa démarche habituelle, Kalenji ne réserve pas ses produits bien pensés et ingénieux aux élites mais au plus grand nombre. Courir en sécurité et sans gêne devient possible pour tous. Bon point.

Ses inconvénients ou points d’amélioration sont:

  • Ne pas être assez vu: les 3 LEDs rouges au dos du coureur sont nécessaires mais pas suffisantes. Bien entendu, si l’on reste dans l’environnement « trottoir dans une ville éclairée », le problème ne se pose pas. En revanche, si l’on retourne sur notre route noire, tortueuse et régulièrement pratiquée par les voitures, le signal reste trop faible. In fine, s’amuser à sauter dans le fossé dès qu’une voiture arrive (désolée, trace stupide de ma période militaire) est possible mais pas forcément une brillante idée :)
  • Autonomie limite: courir 1h30 en fin de journée, de nuit, peut arriver souvent. La limite des 2h d’autonomie n’est pourtant pas loin et implique de devoir surveiller son éclairage en le réduisant dès que les routes sont moins sombres, pour économiser. Quelques heures d’autonomie de plus ne seraient donc pas superflues. A voir quel sera le potentiel de la batterie supplémentaire suggérée par la marque.
  • Réglages et positionnement de la lampe: personnellement je n’aime pas du tout avoir quoique ce soit sur le plexus pendant que je cours. J’ai donc réglé ma lampe pour qu’elle soit un peu plus basse, réellement plus proche du ventre. Or, la lampe et toutes ses sangles peuvent faire un peu peur de prime abord; c’est à se demander comment l’enfiler et l’ajuster. Une fois portée et après plusieurs sorties, les bons réglages se trouvent.

Si la run light de Kalenji ne dispense pas du port d’habits réfléchissants et de mesures de sécurité minimales (comme de ne pas courir sur une route sinueuse, pas éclairée, pleine de voitures!), elle demeure un accessoire pas si accessoire que ça. Elle pourra ainsi facilement se substituer à une frontale puissante (et beaucoup plus chère) à condition de ne pas courir plus de 2h et d’éviter les lieux 100% obscures en lesquels vos foulées se retrouveront malgré tout raccourcies et moins fluides. Si le remake du Blairwitch project n’est pas votre « cup of tea » et que quelques phares, lampadaires ou même une puissante (pleine) lune accompagnent vos runs de nuits, la run light sera un complément de choix.

Courir en musique ou sans musique, courir au rythme de son souffle, de son coeur, de ses pas. Courir pour se concentrer, courir pour se décentrer ou encore pour se recentrer… Courir est l’acte le plus naturel qui soit pour l’Homme avec la marche et pourtant, il existe de multiples manières de l’appréhender: seul ou à plusieurs, dans la vitesse ou la durée, loin de tout ou au coeur de tout. C’est cette liberté de choix qui confère à la course un grand pouvoir de soulagement; chacun est maître de son instant.

Or, il y a quelques semaines, je me voyais proposer un test: celui du casque sans-fil « Play2Run SC12″, dédié aux sportifs.

Crédits Photos: Apple

Musique ou silence ?

Pour cerner vos différents avis je m’adressais à vous dans la foulée sur la page Facebook Hotsteppers et vous posais la question suivante:

« Avec quelle musique courez-vous?
- Celle de votre Mp3: hard,
- Celle de votre Mp3: soft,
- Celle de votre souffle,
- Celle de votre coeur,
- Celle du silence absolu, celui que seuls vos runs parvient à installer ? »

Vos réponses étaient nombreuses et diverses avec une quasi égalité entre la course « pure et silencieuse » et la course « animée et en musique ». Je vous faisais alors personnellement part de mon abandon de la course en musique depuis un long moment. Il faut dire que j’avais également abandonné ma montre GPS. Cela fait beaucoup d’abandons d’un coup, sans doutes pour mieux m’abandonner à la course elle même, rien que la course! Là aussi j’avais éprouvé la maîtrise de mes instants de running, en choisissant mon mode propre. Pourtant, j’aime profondément la musique, autant que j’aime la danse et certains rythmes me galvanisent. Il est des phases, n’est-ce pas ?! In fine, ce test aura été concluant dans la mesure où le produit Play2Run est ergonomique et efficace. En voici quelques caractéristiques essentielles mais aussi certaines recommandations car si ce produit est intéressant, il ne convient pas à toutes les situations ni à out le monde.

Caractéristiques techniques du casque bluetooth Play 2 Run SC12

Boîte contenant le casque, des oreillettes de remplacement, un câble USB

Le packaging du produit est simple: un carton dans lequel se trouve une pochette en forme de « feu » lecteur CD, contenant le casque et quelques accessoires.

Ce casque se connecte à tous vos appareils Bluetooth quels qu’ils soient: téléphone, tablette, ordinateur et même console de jeu - tant qu’il vous est possible de déclencher une playlist depuis ces appareils, il vous est possible de l’entendre dans votre casque. Il faudra pour cela passer par une courte étape de mise sous tension du casque puis d’appariement à votre source de musique. Très simple.

Vous n’aurez alors qu’à apprivoiser les quelques boutons du produit, tous situés sur la partie « oreille droite » de l’appareil:

- sur le dessus, vous trouverez les boutons de volume: +/-

- au centre, le bouton de mise sous tension, d’appariement bluetooth mais aussi de décrochage à distance de votre téléphone

- sur le dessous, les boutons de changement de titre: avant/arrière.

Play2Run SC12

L’appareil pèse 24g ce qui s’avère ne pas du tout gêner la course. Son autonomie va de 14h en diffusion musicale à 100h en standby. Il est de toutes manières rapide de le recharger par USB en quelques heures.

Le Play 2 Run SC12 est-il fait pour vous ?

Oui, si…

  • Vous courez dans un lieu où aucune voiture, cycliste, voire aucune personne indésirable ne risque de surgir (ex: piste d’athlé, tapis de course, forêt, …). Soyons clairs, ce casque est très isolant est coupe à 90% du monde extérieur. Avec l’effet des endorphines et l’échappée belle des pensées, la vigilance disparaît à vitesse V.
  • Vous ne pouvez pas envisager de courir sans un boost mélodieux et/ou rythmique et que les casques filaires ne cessent de s’emmêler autour de vous quand vous courez.
  • Vous décrochez facilement votre téléphone en courant; soit par envie, soit par nécessité et que l’idée de vous passer d’une crampe au biceps vous séduit. Avec le casque Play2run, vous n’aurez qu’à appuyer sur le bouton central pour décrocher et parler.
  • Le fait d’avoir un téléphone portable dans un brassard, une montre GPS au poignet et le casque sur les oreilles ne vous fait pas peur. Il faut l’avouer et pour avoir testé l’attirail complet (chaussettes de compression comprises), il y a de quoi ressembler à Lara Croft au départ d’une mission !
  • Vous avez un budget de 79Eur tout disposé à être consacré à cet appareil.

 

Non, si…

  • Vous ne pouvez pas courir ailleurs qu’en ville et que votre terrain de jeu s’apparente à du sprint sur passage cloutés. Vos oreilles sont indispensables pour vous maintenir en vie. Même si vous limitez largement le volume sonore de l’appareil, les oreillettes sont particulièrement insonorisantes; dangereux à mon sens.
  • L’idée de ne plus entendre votre souffle vous paraît insensé.
  • Vous ne voulez pas ressembler à Lara Croft ou à MIB en mission.
  • Vous n’envisagez pas de répondre au téléphone en courant. « Non mais oh, je cours, je suis pas dispo, ok !« 
  • Vous préférez investir 79Eur dans un nouveau soutien gorge, une batterie de gels énergétiques nouvelle génération, 3 restos sushis ou que sais-je 1kg de fraises tagadas que dans un casque bluetooth.

NB: Dans la catégorie nana parano (ou pas) qui imagine un scénario de self-défense digne de Sherlock Holmes dès que l’approche d’un pas douteux se fait sentir (ou comment bosser sa VMA de façon peu conventionnelle), j’imaginerais bien une version « security + » du casque SC12 avec un ou deux numéros préenregistrés qui seraient composés via une simple pression sur le « grand bouton central » de l’appareil. Non parce que le temps de sortir le téléphone du brassard, de débloquer l’écran et de composer le bon numéro - c’est fouttu. Enfin bref. #VisMaVieDeRunneuse

[Réponse de l'équipe Play2Run suite à ce commentaire: "Il existe une mode "sécurité" sur le SC12. Appuyez brièvement 2x fois sur le bouton central et l'iPhone composera le dernier numéro." - good job !]

Vous l’aurez compris, le casque Play2Run SC12 est en soi un bon produit, mais l’envie de courir en musique et les quelques points évoqués ci-dessus dépendent in fine de vous. Un produit peut être techniquement intéressant mais ne pas répondre à vos besoins; dans ce cas, restez libre et ne le consommez pas ! En revanche si les « bullet points » du paragraphe « Oui, si… » vous ressemblent, alors n’hésitez pas ! D’autant plus que le Play2RUn SC12 possède quelques acolytes notamment adaptées à la natation, que je n’ai pas testés compte tenu de ma sous-douance en matière de sport d’eaux, mais qui pourraient en intéresser plus d’un.

Produit disponible sur le site Play2Run/ Page Facebok de la Marque ici !

Aller contre le vice de l’immobilisme moderne et vivre en mouvement

Alors que de plus en plus d’individus se sentent appelés par l’envie ou la nécessité de se mettre en mouvement, pour rattraper de trop nombreuses heures à s’appesantir derrière un écran, les technologies avancent et font alliance avec le sport. Si les montres cardio et GPS sont le lot commun ou presque de ces runners qui suivent et mesurent leur performance de près, dans le cadre de tel ou tel défi, préparation ou compétition, le marché ne laisse pas en reste ceux qui veulent « tout simplement » : bouger.

En effet, c’est à la fois très simple : marcher au lieu de prendre le métro, ne pas déjeuner devant son ordinateur, prendre les escaliers et non les escalators ou l’ascenseur et très compliqué : fatigue, manque de temps, de motivation, voire de confiance en sa capacité que l’on juge oubliée, à pouvoir appartenir au clan de « ceux qui bougent ». Nos populations occidentales sédentaires cumulent de ce fait divers maux : maladies cardio-vasculaires, diabètes de type 2, cancers, dépressions…Il fut un temps ou les populations ne se posaient pas d’autres questions que celles de manger, se reproduire et survivre. Il fut un temps où ces peuples bougeaient sans cesse, marchaient, couraient, luttaient. Aujourd’hui nos questionnements sont tout autres. Bien souvent nous cherchons le sens de ce que nous faisons, puisque survivre au sens biologique est devenu moins compromis. Notre espérance de vie est bien plus élevée et paradoxalement, nous tendons à nous enfoncer dans notre sédentarité, pris par le temps, bouffés par la productivité. Nous nous agitons de l’intérieur et oublions de mouvoir notre corps tout entier. Nous cherchons pourtant des solutions.

Certains ont trouvé une voie d’épanouissement toute légitime dans le sport comme la course à pieds. D’autres n’ont pas encore franchi le pas et pourtant…L’Organisation Mondiale de la Santé nous met en garde. 10 000 pas par jour sont un repère à atteindre pour maintenir son corps et son esprit dans une dynamique de mouvement suffisante pour bien vivre. Fortes de ce constat, plusieurs sociétés avancées en technologies, notamment de santé dite « connectée », se sont attelées à concevoir des accessoires perfectionnés dits « trackers d’activité », destinés à mesurer et enregistrer les critères d’activité essentiels de ceux qui les possèdent.

Le marketing et community manager de la marque Withings me précisait ainsi au cours d’une rencontre, qu’une personne en surpoids voyant sa courbe de poids décliner sur un graphique (appli mobile ou interface web) serait bien plus encline à persévérer qu’une personne sans suivi. Idem, tant que votre tracker vous indiquera que vous n’avez pas atteint la recommandation essentielle des 10 000 pas de l’OMS, vous aurez une meilleure conscience de votre inactivité et serez plus concrètement motivé à la transformer en de l’activité.

Bracelet Fuelband, Jawbone « Up », Fitbit, bientôt « Polar loop », nombreux sont ces objets simples et sophistiqués qui suivent leurs propriétaires dans les méandres de leur (in)activité. Dans cet article, attardons nous sur le tracker d’activité Withings Pulse.

Que fait-il ? Quelles sont ses fonctionnalités ? Est-il précis ? Est-il utile ? A qui s’adresse t-il ?

Place au test.

 

Quelles sont ses fonctionnalités ?

Comptage de pas

Porté à la ceinture dans un clip en caoutchouc, le tracker enregistre chacun de vos pas (podomètre). Vous pouvez consulter en temps réel votre progression du jour sur votre objectif total de 10 000 pas. Une manière de se motiver à descendre du metro quelques stations avant …

Inconvénient : si vous allez au travail en vélo, ce tracker n’y verra rien.

 

 

 

 

 

 

Cardio le jour - Phases de sommeil la nuit

Ce petit tracker de 8g possède « au verso », un capteur de fréquence cardiaque. Appuyez sur le logo du « coeur », attendez le signal puis posez votre index sur le capteur, sans forcer et attendez quelques secondes. Votre fréquence cardiaque apparaîtra alors sur l’écran.

Si vous appuyez sur le logo « lune », votre Pulse se mettra en mode « sommeil », prêt à en détecter les différentes phases. A votre réveil, faites glisser le curseur nuit « on », vers « off » (toujours sur l’écran tactile). Vous saurez alors combien de temps vous avez dormi, combien de temps vous avez mis pour vous endormir et visualiserez le découpage de votre sommeil en heures de sommeil « profond » versus « léger« .

 

 

 

 

 

La distance parcourue: marche ou course

Au-delà du nombre de pas effectués, le tracker vous indique la distance parcourue correspondante. Si l’on effectue un simple calcul à partir du nombre de pas de marche compté ci-dessus (1002) et de la distance relevée, on constate que l’algorithme du tracker compte environ 71cm par pas.

Ce qui est amusant, c’est que ce tracker différencie vos pas de marche et vos pas de course. Si l’appareil en lui même cumule l’ensemble des pas et des distances parcourus (course et marche confondus); l’application Withings, elle, saura faire la différence, comme en témoigne l’illustration ci-après. Pour ce qui est de la précision de ces informations cependant, nous verrons plus loin dans cet article qu’elle n’est pas optimale.

 

 

 

 

 

Voici l’interface de l’application Withings et l’exposé de ma folle activité du jour (fin 17h22 - la suite ne relève pas du domaine de la marche ou de la course à pied !!). Vous constatez que sur les 10185 pas (youhou! j’ai explosé les 10000 visés !) effectués et les 12,76km comptabilisés, 11,2km viennent de la course à pied. Sauf que…courir à 4’38/km pendant 52min, ça n’est pas très réaliste en ce qui me concerne, surtout compte tenu de mon parcours habituel d’entraînement qui contient son lot de côtes et de chemins tordus. Je soulève donc une fois de plus le sujet de la précision du tracker qui sera détaillée ci-après.

 

 

 

 

 

Le dénivelé positif

En plus de votre palmarès de pas et de km quotidiens, vous aurez une idée du nombre de mètres de dénivelé positif gravis. Vous pourrez ainsi vous amuser à monter les 15 étages à pied de l’immeuble dans lequel vous travaillez et voir ce que ça donne, deal ?

 

 

 

 

 

 

 

Le nombre de calories brûlées

Je ne comprends pas pourquoi cet appareil sophistiqué et technologique mentionne des calories en unité « cal ». Si l’on dépensait 41 cal (cf illustration à gauche) pour 1000 pas (cf illustration ci-avant), on n’irait pas très loin ! La dépense énergétique relative à l’activité physique s’exprime en kcal. Pour rappel, 1 kcal = 1000 cal, et à titre d’exemple, il y a env. 55kcal dans une pomme. Dommage pour cette imprécision.

Remarque a posteriori: la marque Withings parle en réalité de Cal et non de cal. 1 Cal état la même chose qu’1 kcal. Pour autant, encore faut-il le savoir et l’unité affichée sur l’écran du tracker demeure incorrecte.

 

 

 

 

 

Affichage de l’heure

Fonctionnalité des plus basiques et pourtant, certains ont exprimé leur doute quant à la capacité de ce tracker à afficher l’heure. Voilà ce questionnement résolu, l’heure de votre fuseau horaire sera belle et bien affichée, avec en prime, votre petit nom en bas à droite

 

 

 

 

L’application Withings sur Smartphone

Pratique et simple à utiliser, l’application Withings disponible sous iOs et Androïd vous permettra de récupérer toutes les informations enregistrées dans votre tracker et de vous les présenter de façon utile et imagée.

La jolie fleur quadricolore ci-joint vous affiche 4 dimensions: en rose le poids (je suis à mon poids de forme donc « objectif atteint » si l’on peut dire), en orange l’activité physique (ce jour là je n’avais pas atteint mes 10000 pas), en vert le cardio (RAS) et en bleu le sommeil (le « pétale » bleu n’est pas rempli car je n’avais pas pris de mesure cette nuit là).

Le coach Withings en profite pour vous glisser un petit mot (doux) et sur cette période, ayant dépassé les 150min d’activité physique hebdo recommandée par l’OMS (a minima, pour préserver sa santé), je me voyais félicitée :) Bingo.

Vous pouvez par ailleurs relier votre appli à d’autres applis « partenaires » telles que MyFitnessPal ou RunKeeper. Tout cela étant constamment inter-connecté pour une prise d’infos optimales concernant votre forme.

 

 

Le tracker d’activité Pulse est-il précis ?

Distance/Allure:

Venons en au fait. J’ai effectué un test de la mesure de distance du tracker d’activité Pulse au cours d’une sortie. Test évidemment doublé par l’activation de mon GPS. Les résultats étaient les suivants:

GPS - Géonaute - OnMove 500: D+ cumulé (307m)/ D- cumulé (251m); distance parcourue: 8km; allure: 5’30/km; énergie dépensée: 926 kcal (très surévalué à mon sens mais ce type d’info m’est personnellement bien égal).

Tracker Withings Pulse: D+ non cumulé (105m)/ pas de D-; distance parcourue; 10.8km; allure 4’38/km; énergie dépensée: 681 cal ! (pour 681kcal je serais d’accord).

Bilan: le tracker surévalue la distance courue de près de 35%, ce qui est énorme. Normal, tout cela n’étant calculé qu’à partir d’un podomètre; il suffit d’avoir fait beaucoup de petits pas pour que la distance finale soit sur-évaluée.

Cardio:

Après plusieurs tests triangulaires (3 mesures à 10sec d’intervalle sur 3 sujets différents), il apparait que le cardio du tracker Pulse est correct mais pas d’une précision inébranlable. Ceci reste sans compter les mesures totalement incohérentes qu’il produit parfois: 125 bpm au repos (impossible !) puis 10sec plus tard: 59 bpm.

Bilan: le tracker donne un ordre de grandeur de votre fréquence cardiaque, vous permettant de vous situer en termes de « plage cardiaque’ mais pas d’obtenir une donnée ultra-précise. Pour obtenir votre fréquence au repos (valeur de référence), une bonne prise de poul sur 1min « à l’ancienne’, sera plus exacte.

Sommeil:

Deux types de phases de sommeil sont considérées: le sommeil profond et le sommeil léger. Or, le sommeil se décompose essentiellement en 3 phases: le sommeil léger, le sommeil lent-profond et le sommeil paradoxal. Le sommeil paradoxal se caractérise par une respiration et un pouls irréguliers, une affluence de rêves, une activité cérébrale intense. Comptant pour 20% en moyenne du temps de sommeil total; dans quelle catégorie la marque Withings l’a-t-elle compté ? Léger ou profond ?

Bilan: le tracker vous donne une idée des phases pendant lesquelles vous êtes resté immobile et celles pendant lesquelles vous avez bougé. Une fois encore, ce sont des repères indicatifs qui manquent de précision pour apporter une vraie plus-value santé.

Est-il utile ? A qui s’adresse-t-il ?

Pour répondre à cette question, observons les 2 captures d’écran ci-dessous:

Cette 1ère capture d’écran représente une journée de sédentaire pure ie devant un ordinateur la plupart de la journée et sans séance de running. Il est intéressant de constater que sans sport et avec une activité professionnelle qui ne nécessite pas de grands déplacements, nous pouvons rester bien loin des 10 000 pas recommandés par l’OMS.

Modèle de journée à éviter !

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette 2ème capture d’écran présente une journée contenant 53min de course à pied et pour le reste, des déplacements quotidiens standards. En réalité la course à pied a contribué à près de 90% des pas effectué ce qui peut faire réfléchir sur « comment atteindre l’objectif de 10000 pas sans sport ?« 

 

C’est là que se révèle l’utilité de ce tracker. Il permet de mettre en lumière à quel point nous pouvons facilement atteindre nos objectifs de santé comme nous pouvons facilement en être bien loin ! Une journée sans course à pied et seul 30% de l’objectif a été atteint. La sentence est terrible. Comment faire alors ? Descendre du métro 2 stations plus tôt; monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur; sortie déjeuner à l’extérieur et ne pas rester dans son bureau…Autant d’alternatives utiles. En effet, l’OMS ne demande pas d’aller vite mais de bouger. L’intérêt de la technologie Withings, en dépit d’une précision à revoir, est de matérialiser plusieurs paramètres de santé (la mobilité, la fréquence cardiaque, le poids, …) et ainsi de permettre à chacun de se situer et de réagir.

 

Un sédentaire overbooké qui constatera 10 jours de suite être à 3000 pas sur 10000, sera plus enclin à chausser des baskets que si rien ni personne ne le met face aux risques de son manque d’activité physique.

Le tracker d’activité Withings Pulse est accessible chez de nombreux distributeurs pour 100Eur. Un investissement utile pour tous ceux qui ont conscience de la nécessité d’une activité physique régulière et qui ont besoin de repères. Également tentant pour tous les geeks et amateurs d’accessoires technologiques design et à la mode. Un produit qui pourrait être amélioré en termes de précision et de finesse des données proposées mais qui reste un élément de santé connectée intéressant. Pour tous les hyper-sportifs cependant, le tracker Withings Pulse reste un gadget à mon sens superflu.

 

 

En plein cœur d’une ère dite de « quantified self », il y a ceux qui courent aux sensations, ceux qui sont adeptes des mesures toujours plus pointues de leur pratique sportive et ceux qui, entre les deux, s’amusent parfois à utiliser une montre, cardio ou pas, pour mettre des indicateurs chiffrés sur leurs feelings. Savoir comment son corps évolue, réagit à l’effort, progresse ou régresse doit être amené par des bilans médicaux réguliers mais peut-être également soutenu par l’utilisation autonome de montres toujours plus sophistiquées, comme cette version intégrée RC3 GPS de la marque Polar. GPS, altimètre, cardio-fréquencemètre : faisons le tour de ce produit « tout en un » techniquement efficace mais à mon sens encore imparfait d’un point de vue « utilisation » et « ergonomie ».

Les spécifications clés de la montre Polar RC3 GPS

Une montre assez discrète et légère qui sied toutefois mieux à un poignet d’homme que de femme…

  • GPS et altimètre intégrés: 4 satellites sur 24 nécessaires pour permettre une localisation significativement précise.
  • Autonomie: 12h avec GPS actif.
  • Temps de capture du signal satellite: entre 30 et 60 sec en théorie. Entre 1 et 2 minutes sur une sortie au Parc de Versailles, ce qui reste malgré tout très acceptable.
  • Chargement via micro USB: discret et stable (contrairement aux montres rechargeables par des pinces souvent sources de mauvais contacts).
  • Prix observé (automne 2013): 229,90 Eur. sans ceinture cardio; 279,90 Eur. avec ceinture cardio.
  • Application Smartphone (iOS 5 et 6 uniquement) - « Polar Beat »: gratuite et compatible avec 2 types de capteurs cardiaques - H6 ou H7. L’ensemble permettant d’investir dans une technologie Polar « discount ».

Fonctionnalités/Caractéristiques

Fitness test

Test de forme, essentiellement lié à votre FC au repos, compilée à quelques questions essentielles relatives à votre pratique sportive. Test intéressant à faire à l’acquisition de votre montre pour lui permettre d’établir vos 5 zones de FC propres. Ce test peut également être effectué régulièrement pour un suivi de forme autonome. Son résultat est formalisé sous forme d’un indicateur appelé « Own Index« , qui n’est rien d’autre qu’une évaluation de votre VO2 max.

Zones cardiaques personnalisées

Suite aux renseignements fournis sur votre forme et votre FCM/FC au repos, votre montre détermine les bornes des 5 zones cardiaques pouvant qualifier votre effort. La zone 1 étant la zone de moindre effort et la zone 5 votre zone d‘effort maximal. Cela vous permet ainsi de suivre votre FC en temps réel sur votre montre et a posteriori via l’interface polarpersonaltrainer.com

Écran multi-vues pendant l’effort

Selon les informations que vous privilégiez, la RC3 GPS vous propose 7 vues différentes pendant votre pratique sportive. La 8ème vue étant rattachée à la fonctionnalité « retour au point de départ » et affichant une flèche, vous guidant jusqu’à votre point d’origine (testé et approuvé dans la forêt de Meudon !). Dommage que pour passer de la vue 1 à la vue 2, il faille appuyer sur le bouton « down » et qu’inversement pour aller de la vue 2 à la vue 1, il faille appuyer sur « up ». Pas logique. Par ailleurs, 7 écrans optionnels est peut-être excessif et peut amener de la confusion.

Training Benefit

Commentaire instantané sur la qualité de votre séance juste après l’avoir enregistrée. Une manière directe d’avoir un feedback sur la teneur de votre effort qui pourra être plus détaillé par la suite sur votre interface polarpersonaltrainer.com

Interface polarpersonaltrainer.com/ Transfert de données

Outil web vous permettant d’analyser toutes vos données sportives via un compte perso et de nombreux graphiques. Voir l’étude de cas illustré ci-dessous. Cette interface vous permet aussi de programmer vos entraînements, notamment vos séances de fractionnés. Dommage que cela ne soit pas possible directement sur la montre. Par ailleurs, certains tutos très bien fait ont été créés par divers bloggers pour apprendre à créer des entrainements sur l’interface Polar: preuve que l’interface est imparfaite du point de vue ergonomie et facilité d’utilisation (peu intuitive).

Cas pratique : Paris-Versailles

A l’occasion de la 36ème édition de la Grand Classique, alias « Paris-Versailles : découvrez le récit de ma course ici ! et après plusieurs entraînements tests, j’ai pu évaluer la montre Polar RC3 GPS sous plusieurs angles et vous propose un mini cas pratique, exposant la plupart de ses capacités.

Utilisation et compte-rendu immédiat de fin de course

Au cours de la course, j’ai choisi la « vue n°2″, proposant de visualiser mon allure (min/km), le temps écoulé depuis le départ, la distance parcourue et un signal approximatif de ma « situation cardiaque » ie pas d’information précise sur les zones dans lesquelles je me trouvais en courant mais une idée « en gros », grâce à un curseur. L’écran est en effet assez petit et souvent trop chargé en information à mon sens; certaines sont donc alternativement mises en avant au détriment d’autres. A vous de choisir celles qui vous intéressent.

En fin de course, vous obtiendrez les informations suivantes:

Heure de début - Durée de course - Distance/ FC moy. - FC min. - FC max.

 

Allure moyenne - Allure max/ Alt. max - Dénivelé + - Dénivelé -

Kcal brûlées - % de calories attribuées à l’utilisation de graisses/ Répartition de votre FC selon les sport zones.

Analyse des données sur polarpersonaltrainer.com

Suite au transfert des données de votre montre vers l’interface web: polarpersonaltrainer.com (via l’application Websync, à télécharger sur votre compte polarpersonaltrainer), vous pourrez visualiser l’ensemble de vos données sous forme de graphiques diverses ainsi que constater votre charge d’entraînement et ainsi adapter l’espacement et l’intensité de vos séances.

Visuel global de votre interface perso.

La synthèse des données liées à une course/séance/entraînement, se retrouve sur une première page regroupant l’essentiel des informations recherchées.

Bilan de « ma Paris-Versailles 2013″ en un coup d’oeil: en gris, FC - en rouge, allure au km.

Focus sur la courbe de fréquence cardiaque

Un onglet dédié de l’interface permet de visualiser exclusivement la courbe de son travail cardiaque en fonction du temps de course. Les 5 couleurs correspondent aux 5 zones d’effort, déterminées en fonction de votre fréquence max. Sur cette courbe, on constate quelques pics cardiaques en zone « maxi » et une large majorité de la course réalisée en zone 4 (jaune). Le tout pour une FC moyenne de 165, soit 86% de ma FCM.

Quantification de votre charge d’entraînement

Le pic rouge le plus à droite sur le graphique correspond à la course Paris-Versailles. Le jour de la course, le pic se trouve dans la zone « entraînement déconseillé » (logique). Le lendemain, l’entraînement n’est pas prohibé mais il est recommandé de ne pas effectuer de séance d’intensité élevée. Finalement, 2 jours après: la courbe se retrouve à nouveau dans une zone favorable à un nouvel entraînement. Cette courbe ne peut être visualisée que si vous lui fournissez des données cardio. Sans cardio, pas d’indicateur.

A retenir !

La montre Polar RC3 GPS est-elle faite pour vous ?

Oui, si…

- Vous recherchez un mix : cardio/altimètre/GPS performant et êtes prêt(e) à investir près de 280Eur pour acquérir ce trio technologique.

- La rapidité de capture du signal satellite est pour vous un gros point fort qui mérite une bonne partie de votre investissement.

- Le « look » ou plutôt, le design d’une montre n’a pas grande importance à vos yeux, pour peu que la dite montre remplisse ses fonctions techniques essentielles.

- L’ergonomie d’une montre ne vous semble pas prioritaire : vous êtes plutôt geek dans l’âme et saurez bien en tirer les données essentielles, même si c’est parfois brut d’affichage ou pas ultra intuitif.

- Vous n’avez pas peur, ou même, vous aimez l’idée de devoir passer du temps sur l’interface polarpersonaltrainer.com qui vous permettra de préparer vos entraînements en amont (rien n’est faisable sur la montre directement) puis de les analyser à posteriori.

- Vous pratiquez plusieurs sports outdoor et souhaitez utiliser une montre multi-sport (sauf natation).

Non, si…

- Vous ne pouvez pas envisager de dépenser plus de 200 Eur pour une montre de sport, aussi sophistiquée soit-elle.

- La mesure de la distance parcourue, allure/vitesse et la possibilité de visualiser votre parcours puis de partager vos résultats sur les réseaux sociaux vous suffit. Dans ce cas, prenez une appli smartphone à 3Eur - sauf si vous êtes allergique au port du brassard…

- Le « quantified self » ne vous parle pas et que le fait de vous auto-mesurer sous toutes les coutures vous fait peur plutôt qu’envie. Autrement dit, que l’idée de visualiser votre état de forme sur des graphiques multicolores à l’issue de votre run vous parait barbare.

- Le design de votre montre, aussi dédiée au sport soit-elle, est un paramètre important et que mettre plus de 250Eur dans un produit rouge et noir, carré et très masculin vous embête quelque-peu.

- L’ergonomie et les facilités d’utilisation sont plus importantes que la précision de l’appareil. Autrement dit, si vous préférez pouvoir naviguer sur un écran visuel, y programmer des exercices directement et profiter de « petits plus » comme des séances d’étirements guidées, des défis contre adversaire imaginaire, etc. que d’avoir des mesures précises sans dimension ludique ou « orientée expérience utilisateur » supplémentaire.

Quoiqu’il en soit, Polar a bien compris que le public ouvert aux accessoires de type Fuel Band by Nike, était bien plus conséquent que celui affairé à étudier ses courbes de fréquence cardiaque pour optimiser ses performances. Le sport/santé, la « forme » au sens large est plus qu’une nécessité mais une véritable mode, tant mieux d’ailleurs. Pour cette raison, la marque vous promet un nouveau produit à cheval entre le bracelet Nike et ses technologies propres aux sportifs performers: un bracelet, le « Polar Loop ». Lancement aux US prévu en octobre 2013. Pour la France, il faudra attendre le 1er trimestre 2014. A suivre…

Après avoir été trois fois indisponible: lors du tout 1er test de l’Elliptigo proposé par l’agence BernasCom puis lors de la sortie Versailles-Paris co-orchestrée par Emmanuelle Blanck pour retrouver Squash Falconer à l’arrivée de son « GO-Trek » sous la Tour Eiffel, sonnant le glas de 9 semaines et 3074 miles parcourus et finalement, lors de la France en Courant à laquelle Emmanuelle m’avait invitée quelques jours pour accompagner les équipes aux manettes de « l’engin », j’ai enfin réussi à mettre la main dessus ! Emmanuelle m’a gentiment proposé de me le prêter un moment - elle en parlait tellement et depuis tant de mois qu’il fallait que je chevauche la bête (pardonnez mon langage…)

La remise de l’appareil en mains propres…

Point de rendez-vous: gare St Lazare. Indice: devant la bulle. Came: Elliptigo. Contact: Emma.

Après avoir distribué 2 t-shirts Hotsteppers à Etienne et Julien, j’attendais Emmanuelle qui devait me confier un Elliptigo pour quelques jours. Pas besoin de chercher longtemps ni bien loin. Vous savez, il y a les taxis, les voitures, les vélos, les bus, les piétons…tout cela se mélange et puis…il y a l’Elliptigo. Et là, vous voyez du haut de cette étrange machine orange que j’aime qualifier de « girafe », une autre girafe (Emmanuelle) maniant l’appareil comme si elle était né dessus, stoïque, élancée, surplombant le marasme parisien d’un air très « libre ». « Oui, je suis en Elliptigo because i’m worth it, vous comprenez ?« . « Coucou » - bisous - « zut j’ai pris mon sac Longchamp, mais où vais-je bien pouvoir le caser ?! » - bref, Emmanuelle me montre 2-3 points et me propose un petit test. « Un petit test ? là comme ça au milieu de la gare quoi ? » - « Oui, oui… » - « ah, bon, bien ».

Je monte sur l’appareil (n’importe comment soit dit en passant) et je ne comprends pas comment la chose fonctionne. Emmanuelle m’explique comment ne pas avoir l’air trop débile en commençant par comment faire pour monter dessus et le maintenir droit. Bon, je l’écoute, je réitère mon essai et je me lance. Ohhhh….(Emmanuelle je t’ai entendu rire, c’était pas rigolo!) - un peu penchée en avant, un pied pas tout à fait bien positionné, des passants les yeux rivés sur le duo Elliptigo/moi…hum - une drôle de première prise en mains ! - « Bon ça ira comme test » - Ouf, merci… Emmanuelle m’accompagne alors à mon train et me confie le bébé. Preuve en est…de quoi rivaliser de discrétion :)

A dos de girafe orange prête à envahir mon wagon habituel, munie d’un accessoire inhabituel…

Une fois la girafe en mains: rentrer chez soi avec

Dans le train, Emmanuelle m’aide à positionner l’Elliptigo à peu près correctement. Quelques stations plus tard, un coup de frein un peu brutal du conducteur fera tomber l’appareil sur un charmant jeune homme à qui je m’excuserai platement et qui me dira avec le sourire: « c’est pas grave ». Bon, un engin de près de 20kg lui était juste tombé dessus mais non, ça n’était pas grave. Les gens sont gentils, ou bien l’Elliptigo les impressionne !

Pour ceux qui pensent que c’est « comme un vélo »…

Je sors alors du wagon, les voyageurs ont les yeux rivés sur « la chose » et moi qui n’aime pas avoir tant de regards centrés sur moi, je suis servie…je fais comme si de rien n’était mais ça ne dure pas longtemps ! Emmanuelle m’avait prévenue que l’Elliptigo était un vrai « attrape-dragueurs » ! Disons que c’est une occasion inédite d’entreprendre une conversation: « et sinon, vous aimez les grosses machines ? » (pardon bis)…bref, un peu plus subtile le passant me dit « ah mais oui j’ai lu des tas de chose sur l’Elliptigo, c’est top quand on est sportif en période de blessure et que l’on veut continuer à booster le cardio et les quadriceps sans chocs ! » - « Absolument Monsieur, vous avez tout compris, c’est bien l’un des intérêts principaux de la machine !« . Le monsieur en question rejoint alors son tout petit vélo et moi je respire un gros coup, il va falloir y aller. Manque de chance, le trajet commence par un faux plat ou plutôt, une pente, de presque 1km. Des jeunes filles me regardent et me disent « on va voir comment vous faites ! » - « Euh, non vous êtes pas obligées de me regarder vous savez, c’est pas très intéressant… » - « Si, si c’est génial ! » - « Ah, bon, ok.. » - J’y vais donc. Ouf, je ne me casse pas la figure devant tout le monde et je contracte mes petits fessiers pour attaquer le dénivelé. Les voitures défilent, un bus rempli de passagers même. Je suis là, transpirante dans cette maudite côte et me suis transformée en à peine 1h en l’attraction n°1 des Yvelines ;) Super ! Je finis par arriver chez moi…Un peu plus tard, quand il fera plus sombre, je sortirai à nouveau (en catimini) pour une sortie de 38min au cours de laquelle je parcourerai 12km, 160m de D+, autant de D-, avec une pointe à 32,5km/h ! Au cours de cette sortie nocturne où j’en aurais profité pour m’armer de ma casquette lumineuse Kalenji, j’ai eu l’occasion d’avoir plusieurs fous rires ! Un 1er fou-rire quand je croiserai la gendarmerie nationale une, deux puis trois fois…je les imaginais très bien se disant: « laisse tomber, c’est la folle du 48…elle teste toujours des trucs improbables à des heures indues, vaut mieux pas s’arrêter ! » - la 4ème fois, ils ont quand même fini par m’arrêter, juste pour discuter ! Un autre fou rire quand, arrivant bruyamment sur l’Elliptigo, je verrai 50 têtes se retourner en même temps à la terrasse du restaurant central de mon village…silence soudain, bouches ouvertes, yeux fixes…j’étais pliée :) Il y en a eu d’autres, je me suis pas mal amusée, surtout dans les descentes, même si j’ai failli écraser un chat. L’idiot, il me regardait arriver au lieu de bouger…lui aussi était surpris !

Soyons sérieux: verdict sur l’Elliptigo…

Après une 2ème sortie le lendemain, accompagnée de Fred à pied, j’ai pu prendre un peu de recul sur l’Elliptigo et discuter avec Fred de ses avantages et inconvénients.

De gauche à droite: Fred, Marie, Ephie :)

De façon très synthétique, en voici l’exposé:

AVANTAGES

- Très bon complément voire alternative à la course à pieds. Musculaire: fessiers, quadriceps et cardio: 1h30 d’Elliptigo (vitesses 4 à 6) vaudraient 1h de running. Je trouve le ratio intéressant. Un entraînement en Elliptigo permet par ailleurs d’éviter tout choc induit par les foulées et permet une pratique efficace et saine, même (ou surtout) en période de blessure.

- Ludique: l’Elliptigo change, c’est le moins que l’on puisse dire. A la fois physique et amusant, une fois sur la machine vous prendrez de la hauteur et pourrez flirter avec des vitesses sympa sans non plus vous faire peur.

- Adaptable: parfait en guise d’échauffement ou en accompagnement de quelqu’un qui court plus rapidement que vous. L’Elliptigo est un gage de diversité. Egalement conseillé dans le cas d’un entraînement bi-quotidien.

 

INCONVÉNIENTS

- Très cher. La version à 3 vitesses coûte actuellement 1800$; la version à 8 vitesses (celle testée ici) coûte 2500$ et la version à 11 vitesses coûte 3500$…Il faut vouloir/pouvoir investir.

- Lourd et difficile à transporter. Si vous voulez emmener l’Elliptigo en vacances, c’est compliqué. Idem, pour faire de longues distances avec il faut repérer des pistes cyclables, ça n’est pas toujours simple.

- Une sécurité à prendre en charge soi même. Pas de casque fourni avec l’Elliptigo ni de lumières/phares pourtant indispensables si l’on veut rouler en fin de journée au même titre que l’on peut vouloir s’entraîner à la tombée de la nuit…

 

CONSEILS POUR VOS ENTRAÎNEMENT (fournis par Emmanuelle B.)

Retrouvez ces conseils sur la page Facebook officielle ElliptiGO France:

- « Effectuer son échauffement avec l’ElliptiGO, puis démarrer sa séance de qualité, et retour au calme sur l’ElliptiGO
- Augmentation du volume en limitant les risques de blessure: effectuer un entraînement biquotidien, en rajoutant une sortie d’ElliptiGO: 50 mn à 2 heures, à sa sortie habituelle de course à pied.
- Autre possibilité: 1 heure d’ElliptiGO + 1 heure de CAP + 30 mn ElliptiGO
- Entraînement cardio: effectuer des montées de côtes avec l’ElliptiGO, récupération en descente. »

Pour plus d’informations sur le produit, n’hésitez pas à consulter le site web officiel Elliptigo: ici! et si vous souhaitez tester cette nouvelle façon de vous entraîner, contactez directement Emmanuelle en MP via la page FB officielle ElliptiGO: ici !

Fred en plein essai ! Notez la vitesse d’Ephie, son Jack Russell qui ne se laisse pas distancer…

 

A très vite pour de nouvelles aventures sportives !

 

La nutrition du sportif: un entraînement à part entière

Un nouveau DU (diplôme universitaire) de nutrition sportive en poche, je continue d’explorer régulièrement les diverses propositions nutritionnelles des marques pour répondre indirectement aux questions que bon nombre d’entre vous me posent en « off« . Ni médecin nutritionniste ni diététicienne, je possède un bagage d’ingénieur bio complété par le sus mentionné DU qui me donnent si ce n’est la science infuse, la curiosité et la culture nécessaire pour explorer, tester, essayer de comprendre et restituer mes analyses sommaires sur ce blog ! Il n’empêche qu’en dehors de données scientifiques avérées, la nutrition sportive demeure une discipline relative à chaque organisme. Seule l’expérience fondée sur quelques connaissances techniques essentielles peut réellement statuer sur le fait qu’un produit (vous) convienne ou pas. Il existe des règles de base (lire un aperçu de conseils nutritionnels fondamentaux ici) et un principe que l’on ne rappellera jamais assez : l’entrainement physique doit s’accompagner d’un entrainement nutritionnel. Vous ne testeriez pas une nouvelle paire de chaussures le jour d’une compétition ? Et bien, il en est de même pour une boisson, un gel ou une barre comme d’un plat d’ailleurs ! Expérimentez à volonté au cours de vos entrainement pour élaborer vos rituels alimentaires préférentiels et toujours mieux connaître votre corps…

Dans ce billet spécifiquement, place à PowerBar, la marque de nutrition sportive connue et reconnue de Nestlé qui propose des produits d’attente, de soutien de l’effort et de récupération.

Zoom ici sur un produit de chaque catégorie temporelle de l’effort avec:

>La PowerBar « Natural Energy » pour avant ou pendant l’effort;

>L’Hydrogel arôme cerise pour soutenir l’effort et finalement,

>La PowerBar « 30% ProteinPlus » pour la récup.

PowerBar - « Natural Energy »: avant ou pendant l’effort - préparation et action

PowerBar Natural Energy - Fruit & Nut

Analyse nutritionnelle : la powerbar « natural energy » clame une composition de « 5 ingrédients seulement » ce qui laisse sous-entendre que sa formule est dénuée d’additifs douteux dont des sucres ajoutés. Une barre de 37,5g apporte 171kcal ; 5,6g de protéines ; 14g de glucides et 9,6g de lipides. L’apport en sodium est minime : <20mg. L’apport en glucides est inférieur à celui de la moyenne des gels et l’apport en protéines pas négligeable contrairement à de nombreuses barres de l’effort riches en sucres et pauvre en protéines.

Consommation recommandée : La marque recommande de consommer 1 barre 30 à 60 min avant l’effort ce qui a du sens étant donné la richesse du produit en fruits, donc en fructose possédant un indice glycémique faible : pomme, canneberges, date, ananas, etc.

Pendant l’effort c’est une barre toutes les 40 à 60 min qui est préconisée. Comme toujours, cette recommandation est relative. Les besoins en sucres d’un coureur vont de 20 à 100g de glucides/h (source: DUNAPS, Dr. Gilbert Péres). Tout dépend de la vitesse à laquelle vous allez, de la distance de votre dernier repas par rapport à votre effort, de votre état du moment, etc. A vous de tester ce produit, d’en apprécier ou non le goût et de l’adapter à votre pratique du jour. Par température élevée, il est préférable de prendre une barre en amont de l’effort et de privilégier les boissons glucidiques pendant l’effort pour ne pas s’encombrer de ravitaillements solides en pleine course tout en misant un maximum sur l’hydratation.

Finalement, en récup’ d’une sortie longue, cette barre peut être appréciée de par sa teneur en protéines, insuffisante à elle seule mais intéressante si complétée par d’autres sources aussi bien de protéines (objectif : 20g au total) que de glucides (objectif : 60 – 100 g en moyenne).

Analyse gustative : si vous aimez les barres craquantes qui donnent l’effet d’un Crunch en bouche, cette barre ne va pas vous plaire. C’est une barre très molle qui se rapproche plus de la pâte de fruit d’un point de vue texturel que de la barre de céréales à proprement parler. Le goût est sympa mais sans grande extase. L’avantage de cette texture est de pouvoir faciliter la mastication pendant l’effort (plutôt type trail parcequ’en pleine course sur route c’est compliqué…). Cela reste très subjectif.

PowerGel - « Hydro »: pendant l’effort - action

PowerGel Cerise

Analyse nutritionnelle :l’hydrogel de la marque PowerBar revendique une consommation « sans eau » contrairement à de nombreux gels tellement concentrés en sucre qu’une absorption d’au moins 150mL d’eau est nécessaire dans la foulée pour faciliter la vidange gastrique. Sa composition en glucides est élevée: 26.6g pour un sachet de 70mL. Aucun lipides et très peu de protéines, il s’agit là d’un véritable booster glucidique à 109kcal/prise. Ce Powergel contient également 50mg de caféine par « shot » ce qui correspond environ à un expresso ainsi que 300mg de sodium. Rappelons que le sodium est un des composants du sel de table, indispensable pour des efforts longs qui plus est en cas de forte chaleur en raison de pertes non négligeables via la transpiration. Les recommandations pour un effort de plus d’1h sont de 300 à 400mg de sel par Litre de boisson. Attention donc à ce gel qui à lui seul couvre les besoins d’environ 1h d’effort.

Consommation recommandée : la marque recommande un sachet toutes les 20 à 40min ce que je trouve un peu excessif, d’une part en raison de la teneur en sel, d’autre part en raison de la densité en sucres du produit. Encore faut-il bien le supporter. Je recommanderais plutôt 1 sachet par heure, au delà d’1h de course. C’est précisément ce que j’ai fait au cours d’une sortie d’1h30.

Analyse gustative : j’ai goûté la version cerise qui est assez forte. Il faut aimer. Ce « gel » qui est en réalité un jus concentré porte bien son nom. Personnellement j’ai été incapable de l’avaler sans boire derrière, le goût est trop intense. Le produit existe également en version « goût orange ». A vous de tester…

PowerBar - « 30% Protein Plus »: après l’effort - récupération

PowerBar - 30% Protein Plus

Analyse nutritionnelle: En bonne barre de récup’, la PowerBar de 55g contient 17,3g de protéines, 20g de sucres et 3,4g de lipides pour un total de 191kcal. La quantité de protéines recommandée après un effort intense ou long est de l’ordre de 20 à 30g maxi. Par ailleurs, cette quantité de protéines doit être incorporée et non ajoutée aux besoins quotidiens. Cette barre est donc dans les clous, sans excès. La dualité protéines + sucres en récup’ est plus efficace que des protéines ou du sucre consommés seuls. La synergie des deux permet une reconstruction musculaire et une reconstitution des stocks glycogéniques optimales. Généralement il est conseillé de consommer 3 à 4 fois plus de glucides que de protéines. Cette barre doit donc être complétée par un autre produit glucidique pour que la récup soit complète.

Consommation recommandée : 1 barre par jour est recommandée par la marque ce qui me semble cohérent bien qu’il soit préférable de réserver ce type de produit pour des sorties longues ou des efforts intenses, pas systématiquement après chaque sortie.

Analyse gustative : la Powerbar 30% Protein Plus s’apparente plus à un « Mars de l’effort » qu’à une barre de céréale light. Sa densité et sa composition rendent son goût riche et agréable. Sa recommandation en barre de recup’ est pertinente pour sa teneur en protéines bien entendu mais aussi parceque son apport calorique et son goût agissent en guide de réconfort organoleptique plutôt bienvenu après un effort. En version vanille coco ou chocolat (proche du Twix), vous devriez apprécier !

Bilan

Il y a du positif dans tous ces produits PowerBar spécifiquement adaptés à l’effort. Comme toujours, ce sont des produits appréciables mais pas indispensables. Une alimentation équilibrée peut suffire pour préparer l’effort comme pour récupérer. Pour ce qui est de la période « pendant l’effort », selon l’état de forme et les objectifs, un booster peut être le bienvenu. L’essentiel reste l’hydratation et le récupération en électrolytes perdus pendant une sortie. N’hésitez pas à expérimenter divers produits et à vous faire votre propre jugement: bons tests nutritionnels !

La marque NOENE®

Les laboratoires Diafarm développent des produits « OTC » (« Over the Counter » ou « produits sans ordonnance ») et parapharmaceutiques et se spécialisent dans les solutions naturelles pour la santé. Parmi les marques que ce labo créent et commercialisent, Noene® cible spécifiquement les sportifs en offrant une gamme de semelles adaptées à différents types d’efforts. Fabriqués en Suisse, les produits Noene® se basent sur une étude dont le rapport a été publiée le 27 novembre 2012 (rapport disponible ici) et qui valide l’efficacité des matériaux utilisés par la marque pour atténuer les vibrations pendant la pratique de la course à pieds.

L’effet recherché par les technologies déployées

Les équipes de la marque évoquent les habitudes de nos ancêtre marcheurs et coureurs qui arpentaient des terrains plus souples que de nos jours où le bitume prédomine bien souvent sur la terre ou autres surfaces naturelles. De ce fait, les chocs subis par l’Homme qui n’en n’a pas pour autant réduit son envie de parcourir les routes et les sentiers, ont des répercussions plus graves sur ses articulations, ses os et ses muscles. Le défi des produits destinés à absorber les chocs provoqués par chaque foulée étant également de restituer un minimum l’énergie pour ne pas faire perdre trop de « moteur » au coureur. Faisons un point objectif sur les produits Noene® évalués au cours de plusieurs semaines de sorties.

Les produits testés - bilan

Ergonomic - AC2 - Semelles de substitution

Ces semelles sont destinées à remplacer intégralement la semelle d’origine de votre chaussure. L’exclusivité du produit réside essentiellement dans la lamelle de carbone insérée au niveau de la voûte plantaire. Son rôle est de créer une résistance élastique semi-rigide pour renforcer la tonicité de la foulée. En complément, deux inserts de mousse technique respectivement au niveau du talon et de la bande métatarsienne remplissent des fonctions essentiellement absorbantes.

Vue profilée de la semelle Ergonomic AC2 et de sa lamelle de carbone semi-rigide

Bilan: confortables à l’utilisation et facilement insérables dans mes chaussures (Asics), ces semelles se font oublier pendant la course (ou autre sport). Leur forme particulière doit toutefois convenir à votre pied et à votre foulée. Une utilisation de ces semelles pour pallier à des douleurs n’est pas pertinente. Aucun produit du marché ne remplace une consultation chez un spécialiste (pédicure/podologue voire rhumatologue si vous avez des douleurs dorsales) en cas de douleurs. En revanche, en l’absence de problématiques particulières, ce produit peut contribuer à protéger votre corps à l’effort et jouer un rôle préventif intéressant. En ce qui me concerne, mon pieds et très atypique: j’ai une sub-luxation naturelle des orteils - il me faut donc une « toe box » (espace réservé aux orteils dans une chaussure) haute pour ne pas souffrir de micro-traumatismes à répétition à chaque impact. Une semelle spécifique est devenue nécessaire. Soyez donc ouverts aux nouvelles technologies mais conscients de vos besoins particuliers.

Universal - NO2 - Semelles simples

Ces semelles se rajoutent par dessus les semelles d’origine de la chaussure. Totalement plates contrairement aux semelles précédentes et très fines (2mm), le confort de course est agréable même si leur finesse ne permet pas un aussi bon maintien du pied que les AC2. Leur composition est à 100% en élastomère.

Semelles NO2 (2mm) après de multiples essais !

Bilan: Les Universal NO2 sont clairement des semelles amortissantes mais pas de maintien. Je conseille leur utilisation en priorité pour la marche et pour le trail (foulées très agréable sur terrain « mou »). Sur route pure, leur fonction amortissante peut ne pas être suffisante selon les morphologies/le poids. Un essai dans la chaussure est nécessaire au préalable pour vous assurer de n’être ni trop, ni pas assez serrés pendant la course. Leur petite soeur, les Invisible - SOS1 d’épaisseur 1mm, remplit les fonctions de sous-semelles (à découper si nécessaire) et à insérer sous votre semelle d’origine. J’ai été jusqu’à tester un couplage entre les 1mm et les Ergonomic AC2: le résultat est intéressant. L’association des deux procure maintien et amortissement mais de toute évidence prend une certaine place dans la chaussure - seul un test dans vos paires de chaussures pourra vous donner la réponse: adapté ou non ?

Couplage des semelles Ergonomic - AC2 et des SOS1 (1mm)

Pour conclure: les conseils des podologues sont formels. Une chaussure ne doit être ni trop large (le pied se ballade entre l’avant et l’arrière de la chaussure et subit des chocs à répétition), ni trop serrée (le pieds est comprimé, la circulation affectée, vos ongles et vos doigts de pieds sont abîmés). Vous devez pouvoir insérer votre index entre votre talon et l’arrière de votre chaussure, ni plus ni moins. Hors pathologie ou douleurs spécifiques, une semelle pourra renforcer le confort de votre chaussure, assurer le maintien de votre pieds, résorber les chocs de chaque foulée. Dans tout autre cas, seul un suivi médical et sur mesure sera pertinent.

[Ceci est un article sponsorisé - ce qui signifie qu'une rémunération a été perçue pour communiquer sur la marque Noene® souhaitant faire connaître leurs produits. En revanche, rien de ce qui est écrit dans cet article n'est différent de ce qui aurait été écrit dans un article hors sponsoring.]

Quand les applis à 4euros tentent de déloger les GPS à 150Eur…

Combien de fois a-t-on pu voir des demandes de conseils à propos des différents GPS du marché, sur les réseaux sociaux, sites et forums ces dernières années ? Et puis, petit à petit, les applis mobiles sont arrivées, rivalisant toujours un peu plus avec ces montres gigantesques (à mon sens) que nous étions habitués à porter au poignet - proposant des solutions satisfaisantes pour une grande majorité de coureurs. Certes une appli implique d’avoir un « smartphone » et son utilisation est consommatrice d’énergie. Plus de batterie, plus de téléphone. Plus de téléphone, plus d’appli ! Autant il m’est arrivé d’utiliser mon GPS plus de 4h consécutives; autant je n’ai testé l’application Runtastic que sur des sorties d’1h et quelques. Le test n’est donc pas exhaustif. Cependant, étant donné le prix d’un GPS: une ou plusieurs centaines d’euros versus celui de l’application Runtastic: 4,49eur en version Pro, je pense que cette dernière est une rivale légitime qui peut satisfaire le plus grand nombre, avant d’investir dans du matériel plus onéreux.

Les fonctions de l’application Runtastic PRO

Clarifications: PRO versus GOLD

Pour commencer, une petite précision: l’appli mobile existe en version gratuite. Sa version améliorée dénomée PRO est accessible pour 4,49Eur. Du côté web, Runtastic vous propose un tableau de bord rassemblant toutes vos données de course: parcours, stats et les encouragements de vos amis. Vous pouvez également y ajouter vos données Garmin, compatibles avec l’interface. Pour avoir accès à l’intégralité des fonctions de ce tableau de bord, il faut souscrire à l’offre GOLD (3 à 4Eur/mois selon les promotions). Tous les avantages de la version GOLD sont disponibles ici.

L’application en version Pro

Disponible sur iPhone, Blackberry, Androïd ou Windows phone, l’application Runtastic vous offre:

Un suivi GPS avec vitesse en temps réel (km/h) ou vitesse au km, vitesse moyenne, kilométrage, temps cumulé, … avec récapitulatif complet en fin de course.

L’activation d’une playlist de votre choix parmi celles que vous avez constitué sur votre telephone

Le déclenchement d’une « power song » ! ou votre « chanson préférée » qui saura vous donner l’énergie nécessaire en cas de baisse de régime…(ex: Laurie ou Clara Morgan)

Le suivi vocal du coach virtuel de votre choix qui vous fera part des encouragements live de vos amis (parmi une liste restreinte d’encouragements types pré-enregistrés et déclenchés par vos mis en temps réel) et de vos perfs à une fréquence que vous aurez déterminée…

Le suivi en temps réel sur Facebook de votre parcours et de votre vitesse via la publication de votre activité sur votre mur, dès la 1ère seconde de votre séance

Plusieurs modules d’entrainement: par intervalles (échauffement + intervalles de durées variables et de vitesses variables/à définir + récup); par objectif de temps au km; par distance/temps; par distance uniquement; par durée; par dépensa calorique…

Captures écran des différents historiques disponibles en fin de course: tableau de bord de course, récapitulatif de la séance, tracé du parcours avec zones colorées par tranche de vitesse, bilan de la vitesse en fonction du dénivelé et graphique du dénivelé…

Quelques remarques pour conclure

L’application Runtastic est facile à utiliser et relativement intuitive. Le fait de pouvoir être encouragé en live par des amis runners semble ludique de prime abord, voire superflu mais en fait c’est totalement boostant !

L’appli ne contient pas encore les petits « plus » de certains GPS comme la série d’étirements animés en fin de course; le défi contre un adversaire imaginaire avec les indications « il te dépasse » ou « tu le dépasses » et les vibrations de la montre qui s’excite dès que la compétition s’accentue !;

L’activation du GPS est quasi instantanée alors qu’elle peut prendre 2 à 5 min sur certains GPS (dès qu’i lfait gris où que vous vous retrouvez en forêt, les choses se compliquent…)

La vitesse instantanée est en revanche parfois aussi abérente que sur mon GPS/montre…ce qui a le don de m’énerver au plus au point, notamment quand l’écart entre le kilométrage final d’une course diverge trop du kilométrage retenu par l’appareil (3km d’écart à l’Ecotrail de Paris sur 33km; forêt ou pas forêt, j’étais particulièrement insatisfaite de mon GPS et en ai fait part directement à la marque…) Ce point est d’après moi un très gros défaut pour l’appli Runtastic mais comme mon GPS a le même, je me dis que ce doit être un vrai luxe d’avoir un appareil précis. NB: je n’insisterai pas sur le commentaire d’un vendeur en magasin me disant que j’étais « exigeante ». Et moi de lui répondre: « non mais allo, t’as 3km d’écart sur un parcours et ça te dérange pas, allo ! » - Fin de la parenthèse !

Place aux quelques utilisateurs qui ont eu l’occasion de tester la version Pro de l’appli récemment.

L’avis de testers Hotsteppers

Avis de Philippe (lire son portrait ici !)

« Je trouve Runtastic très simple d’utilisation que ce soit l’appli phone ou le site web »

Les + :
- partage des activités Facebook, Twitter ou google+
- suivi en temps réel
- encouragements
- suivi par voix paramétrable si on ne tient pas le phone dans la main
- compatibilité avec Garmin (ce qui est très bien pour importer mes data Garmin sur Runtastic)

Les - :
- acquisition GPS
- moins précis que mon Garmin (500m de différence sur 10km). Est-ce à cause de mon tel?

BILAN: application à recommander si on ne souhaite pas acquérir une montre type Garmin, Polar ou Suunto.

Avis de Mathilde

« Testé et approuvé ! »

Les +:

- suivi vocal tous les kms

- bilan des courses: historique avec détail des vitesses / dénivelés / vitesse pour chaque km, top !

- facilité d’utilisation

Les - :

- je n’ai pas réussi a mettre la musique que je voulais (je me suis retrouvée avec des leçons d’anglais en fond sonore, sorties de je ne sais où…!), heureusement j’ai pu lancer mon appli deezer en parallèle .

BILAN : une application très complète, vraiment facile d’utilisation qui permet de suivre avec précision l’évolution de ses performances sur plusieurs entrainements mais également de connaître le détail de ses performances sur chaque km de son parcours ! Je suis impatiente de l’utiliser à nouveau

Avis d’Aurore

Les + :

- on peut régler ce que l’on veut comme type d’objectif ce qui permet d’adapter notre exercice à ce que l’on veut faire, je trouve ça super.

- autre SUPER point positif : le bouton de verrouillage. C’est peut-être bête mais c’est rassurant de voir qu’on ne va pas arrêter notre activité en appuyant n’importe où.

- On a aussi la possibilité de voir la température, la météo, et ça aussi, quand on veut voir « ah tiens ce jour là j’ai super bien couru, mais c’est parce qu’il faisait moins chaud qu’aujourd’hui »…

Les - :

- Les fractionnés (entraînements par intervalles) ne sont pas encore dispo sur Androïd et ça c’est vraiment nul !

Avis de Miguel

J’ai essayé toutes les applications pour iPhone et c’est la plus la plus performante sans aucun doute que se soit pour les encouragements en direct durant une course, une sortie etc. J’apprécie aussi le transfert des données Garmin sur le tableau de bord Runtastic.

Votre avis ?

N’hésitez pas à faire part de vos expériences en commentaire. Trouvez-vous que les applications mobiles sont de plus en plus complètes ? Pensez-vous que les GPS possèdent des avantages indéniables que les applis n’ont pas ? Si oui, lesquels ? Quelles sont les marques de GPS que vous utilisez ? Êtes-vous satisfaits de votre investissement ?…

Humeur audacieuse: multi-test en une sortie !

Forte d’une journée « off », me voilà partie dans une entreprise multi-tests en cette belle journée ensoleillée de juin, redonnant à la plupart d’entre nous l’espoir d’un retour des beaux jours…

Motivée et sans contrainte de temps, je chaussais alors joyeusement mes toutes nouvelles Eliorun rose, initiais pour la 1ère fois l’application Runtastic - version Pro et emmenais un stick énergétique développé par Eric Favre que je m’apprêtais à tester envers et contre tout. Que de nouveautés !

Pour l’heure, focus et verdict sur l’outil nutritionnel du jour: l’energy stick EF aux abricots…

Stick de gel énergétique Eric Favre: énergie instantanée et bon goût promis par la marque…

Le contexte du test: à jeun et défavorable aux gels

Pour avoir déjà testé plusieurs gels et failli les régurgiter dans la foulée tellement le goût me paraissait, disons-le, immonde, j’étais très sceptique à l’idée d’en goûter un de plus. Toutefois, l’expérience primant pour moi toujours sur la performance, je voulais en avoir le coeur net et vérifier ou infirmer les belles revendications de la marque Eric Favre sur leur nouveau produit annoncé comme « différent« .

J’étais relativement prête à mal vivre cette expérience sportivo-gustative et avais prévu un plan de match bien calculé. A jeun depuis le petit déjeuner pris vers 8h00, je me lançais à 13h18 dans une sortie d’1h alternant de fortes côtes exposées au soleil en 1ère partie (bitûme) puis un terrain gras et instable plus couvert (forêt) en 2ème partie. Habituellement, sur une sortie d’1h00 active j’emmène soit de l’eau uniquement, soit de l’eau renforcée par du jus de citron et un faible pourcentage de sucre pour avoir à disposition une boisson hypotonique et privilégier la réhydratation. Ne prenant jamais aucun gel ni ravito’ sucré sur des courses de 10km, cette expérience était pour moi atypique d’où mon choix du créneau de l’heure du déjeuner flirtant habilement avec la survenue d’une petite faiblesse causée par une hypoglycémie probable.

Mon plan était donc de prendre un stick à mi parcours (aux alentours de 13h45), complété par un apport hydrique de 330 mL (sur l’ensemble de la sortie dont 100mL avec le gel).

Nota Bene: je ne fais heureusement pas partie de ceux qui sont sujets aux hypoglycémies réactionnelles, phénomène survenant suite à la prise d’un produit très sucré et provoquant un pic d’insuline (l’hormone qui régule le taux de sucre dans le sang) un peu trop fort. Résultat: au lieu de réguler votre taux de sucre correctement, ce pic d’insuline excessif vous enlève plus de sucre du sang qu’il n’en faudrait et vous voilà en hypoglycémie ! Rien de grave mais pas très agréable, qui plus est en plein effort sportif ! Je tiens à cette précision dans la mesure où même certains sportifs de haut niveau ne consomment pas de gel pour cette raison; c’est donc un point vous concernant qu’il est indispensable de connaître.

Le contenu du gel Eric Favre: analyse de la potion en détails

Un gel énergétique a pour vocation d’apporter de l’énergie sous forme de sucres rapides (glucides) à l’organisme. Selon le type de sucres utilisés les effets sont plus ou moins instantanés. Les gels contiennent également différents « plus » qui permettent au sucre d’être mieux digéré, à l’organisme de mieux résister à l’oxydation provoquée par une consommation plus importante de dioxygène due à l’effort, aux nutriments d’être mieux assimilés dans le sang, etc.

La composition d’un stick

    • 78.25 kcal: soit l’équivalent d’une grosse pomme

 

    • Très peu de protéines et de lipides

 

    • 19.5 g de sucres : apport dans la moyenne des gels du marché

 

    • 50mg de polyphenols de raisin rouge: les polyphenols font partie des nutriments antioxydants qui stabilisent les radicaux libres générés par l’effort et responsables du vieillissement cellulaire à trop haute dose. Leur apport moyen avoisine les 1g/jour; la quantité apportée dans un stick est donc minime. Autant dire qu’il vaut mieux miser sur une alimentation riche en fruits et légumes pour bien récupérer d’un effort que de miser sur un stick énergétique dont la mission essentielle est avant tout d’apporter du sucre au corps dans les plus brefs délais.

 

    • 52% de fruits: abricot (60% de saccharose: sucre blanc de table); pomme (50% de saccharose). Les 40% et 50% de sucres restant sont apportés essentiellement par du fructose, l’un des sucres simples les plus « lents » ne provoquant pas de pic d’insuline et arrivant progressivement dans le sang.

 

    • Sirop de glucose: d’index glycémique maximal (100), le glucose permet un apport immédiat en sucre à l’organisme

 

    • Sucre de canne: composé à 100% de saccharose qui se scinde en glucose et en fructose une fois dans l’estomac. Son index glycémique est de 65 ce qui est élevé, l’apport glucidique est donc rapide.

 

    • 13mg de sodium: teneur faible par rapport à la moyenne du marché et encore plus faible par rapport aux boissons de l’effort. Pour un effort de moins d’1h un apport en sel est inutile sauf s’il fait excessivement chaud. Pour un effort plus long, il est recommandé d’avoir avec soi une boisson chargée à 1-1,2g/L de sel soit environ 400-480 mg de sodium.

 

    • 0.125 mg de vitamine B1: facilitant l’utilisation des sucres par l’organisme, la vitamine B1 est particulièrement indispensable aux sportifs - l’apport journalier recommandé est de 1,1mg - attention à la forte consommation de thé et de café qui détruit cette vitamine uniquement apportée par l’alimentation !

 

    • GBIOL®, complexe associant inuline (fibre alimentaire composée de fructoses: sucre à assimilation lente), gelée royale (très riche nutritionnellement, la gelée royale apporte avant tout un goût mielleux) et ginseng (tonifiant).

 

 

L’ingrédient phare du gel: le(s) sucre(s)

Le stick énergetique Eric Favre contient avant tout du glucose et du saccharose qui garantissent un apport en sucres très rapide à l’organisme. L’effet coup de fouet est ainsi assuré tout en étant balancé par un apport moindre en fructose permettant de maintenir l’arrivée du sucre dans le sang un peu plus longtemps, une fois que l’effet « immédiat » commence à diminuer.

Verdict: goût et efficacité

Après la théorie, place à la pratique ! Mon expérience de course avec le gel énergétique Eric Favre a été, je dois l’avouer et malgré ma réticence un peu bornée envers les gels, très POSITIVE !

La texture de ce gel annoncé plus comme une « pâte de fruit liquide » est tout à fait conforme à la promesse. Vous n’avez pas cette sensation de sirop liquide et gluant hyper-sucré qui dégouline le long de votre bouche devenue collante mais plus une sensation comparable aux « compotes à emporter ». Le goût n’est pas excessivement chimique, acidulé ou autre mais fruité. Certes la concentration en sucre est importante mais tout à fait acceptable.

Finalement, l’effet coup de fouet est palpable. Vers 14h00 je commençais quand même à sentir que mon petit corps manquait de sucre…la prise du gel a agi en moins de 5min, j’étais parée et ravivée pour le reste de ma sortie (30min). Très efficace.

Je modérerais seulement un point sur ce qui m’avait été annoncé au sujet de ce gel. Vous savez qu’il est nécessaire de boire à chaque prise pour diluer tous ces sucres dans votre estomac et faciliter leur passage dans votre sang ? Or, ce gel devrait, en théorie, nécessiter moins d’apport hydrique. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Le sucre en bouche augmente la soif. J’ai bien consommé les 100mL prévus au moment de la prise du gel mais il m’en aurait fallu le double. Certes il faisait chaud et je ne lésinais pas avec le dénivelé, mais quand même. Au final, mes 350mL d’eau pour 1h de sortie à forte variation d’allure (de 9 à 16km/h) auront été insuffisants - insuffisance accentuée par la prise du gel. Je suis une adepte pour ne pas dire une énervée de l’hydratation ;) mais je ne vois en général pas bien l’intérêt de « s’habituer à moins boire » dans la mesure où l’eau est la source de l’équilibre du corps avant toutes considérations alimentaires. Que de dérèglements et de baisses de performance engendrés par de légères déshydratation alors, pourquoi s’amuser à prendre ce risque là ? Il y en a bien d’autres qu’on ne peut pas maîtriser pour ne pas en rajouter.

Bilan et conseils

- consommer le gel énergétique Eric Favre pendant l’effort

- envisager une consommation d’un gel toutes les 30minutes

- penser à boire ! Ne pas prendre de sticks sans apport hydrique en parallèle

- être respecteueux et écolo, ne pas jeter le pack usagé par terre ! Il se plie très bien et prendra une place minime dans les poches multiples de vos shorts ou corsaires

- tester son protocole de ravitaillement avant ses courses en essayant de reproduire au maximum les conditions visées le jour de la course (allure, dénivelé, durée de l’effort).

- ne pas hésiter à varier les plaisirs: il existe une variante saveur fraise !

- ne pas considérer qu’un gel vous fera voler et passer à 150% de votre VMA. Comme tout apport énergétique ponctuel, il ne sert qu’à compenser un déficit momentané et à rééquilibrer la balance mais il n’existe de meilleure stratégie qu’une alimentation complète chaque jour, un entrainement régulier et de bonnes heures de sommeil pour se faire plaisir dans l’effort…

Sur ces quelques conseils, n’hésitez pas vous aussi à expérimenter plusieurs produits de nutrition sportive et à trouver votre équilibre ! A très vite !

De quel de produit de nutrition sportive s’agit-il ?

Il s’agit d’une boisson de récupération sportive développée par la marque Nutratletic en collaboration avec le département Recherche et Développement du Laboratoire Lescuyer.

Boisson de récupération salée qui se consomme aussi bien froide que chaude:

Pour la version chaude, il s’agit d’une soupe tout simplement ! Pour la version froide, d’une boisson de récupération aux légumes. Testée à plusieurs reprises à l’issue de courses de 10 à 20km, cette boisson de récupération a un goût aux légumes agréable qui n’est pas écoeurant comme peuvent l’être les soupes habituelles du marché souvent trop salées et surdosées en exhausteurs de goût. Son contenu se dilue facilement dans 250 mL d’eau peu importe sa température.

Modes de consommation:

Dans les 3h00 suivant l’effort: pour une efficacité optimale.

Le soir après une course: peu importe la distance parcourue pour peu que l’effort ait été soutenu.

Pendant la course: dans le cas d’une très longue distance, notamment pour les coureurs longue distance (trailers) qui souhaitent souvent alterner avec le goût sucré de la majorité des produits de nutrition sportive.

Le « plus » indispensable, les étirements: dans tous les cas, une séance d’étirements de 15 à 20 minutes ne pourra vous être que bénéfique en complément de cette boisson. Bien-être garanti dans les 2-3 jours qui suivent !

 

Sa composition précise

Protéines de pois, arômes naturels (dont céleri), dextrose, fructose, maltodextrine, poudre d’huile de Lin (amidon modifié, huile de graine de Lin), oignon (2.3%), poudre de potiron (1,1%) (potiron, amidon, sirop de glucose), substances d’apport minéral (chlorure de sodium et citrate de potassium), extrait sec de Curcuma longa (racine) titré en curcumine, poudre d’Acérola (stabilisant : phosphate de calcium, vitamine C, extrait d’Acérola), triglycérides à chaîne moyenne, persil, antiagglomérant : dioxyde de silicium, vitamines (E, B1, B2, niacine, B6), extrait sec de Poivre noir (fruit) titré en pipérine.

Contient une source de céleri.

Vous êtes bien avancés ! Une traduction peut-être ?

Traduction! Bénéfices de la boisson de récupération sportive « Nutrarecup »

Sans lait et sans gluten

Ceci est un bon point pour le grand nombre de personnes intolérants voire allergiques au lactose et tous ceux également allergiques au gluten (le gluten étant un mélange de protéines que l’on retrouve dans le blé donc dans les aliments suivant: la plupart des produits de boulangerie, les pâtisseries, les pâtes alimentaires, les biscuits secs, la plupart des céréales du petit-déjeuner, la bière, les produits frits, …)1

Riche en protéines

Les protéines sont importantes au cours de l’entraînement et particulièrement indispensables en phase de récupération d’une compétition sportive pour réparer les micro-lésions musculaires engendrées par l’effort. Or, Nutrarecup est composée de protéines de pois permettant un apport de qualité en acides aminés (éléments constituant les protéines) sans avoir recours aux protéines de lait (cf. intolérances fréquentes). Ces protéines d’origine végétale vous garantissent un profil nutritionnel de qualité identique aux meilleures sources de protéines animales, tout en vous apportant la panoplie des acides aminés dits « essentiels ».2 Au nombre de 8, ces acides aminés ne peuvent être synthétisés par votre organisme mais exclusivement apportés par votre alimentation.

Antioxydant

Pour faire simple: une consommation accrue en dioxygène (liée à l’effort sportif) entraîne la consommation de radicaux libres et a des effets délétères sur vos protéines, vos lipides, votre ADN. Pas de panique pour autant, il existe de puissants antioydants qui comme leur nom l’indique, vont contrer les phénomènes d’oxydation. Les vitamines E, C et B (B6 et B12), le bêta-carotène, le Selenium, …en font partie. Dans la boisson de récupération sportive Nutrarecup, ce sont la curcumine (pigment principal du curcuma) et la pipérine (extraite du poivre noir, elle augmente la biodisponibilité de la curcumine) qui jouent le rôle d’antioxydants et d’anti-inflammatoire.3

Récupération en sels

Classique, la boisson de récupération sportive Nutrarecup vous fournit du chlorure de sodium pour compenser les pertes en sels inévitables pendant l’effort, bien que variables d’un personne à l’autre.

Riche en Oméga 3

Les oméga 3 sont des acides gras insaturés qui jouent un rôle majeur dans la constitution des membranes cellulaires et dans l’assurance de leur fluidité. L’une de leurs propriétés essentielles en matière de récupération sportive est également leur vertu anti-inflammatoire nécessaire à la réparation des tissus endommagés par les chocs à répétition des foulées (rappel: en équivalence de force/choc, chaque foulée vous contraint à subir 3 fois le poids de votre corps).

Riche en vitamines

Les vitamines sont bénéfiques à votre corps, vous le savez et chacune possède un champ d’action qui lui est propre. Comme évoqué ci-dessus les vitamines C et E jouent un rôle antioydant en complément de la curcumine et de la pipérine. La vitamine B6 joue quant à elle un rôle spécifique dans l’assimilation des protéines. Finalement, les vitamines B1, B2 et B3 interviennent de façon probante dans le métabolisme (c’est à dire la transformation) des aliments, donc dans la production d’énergie réparatrice pour votre organisme sollicité par l’effort.4

Assure la recharge glucidique

Vous n’êtes pas sans savoir que s’il est recommandé de maximiser ses stocks de glycogène (glucose mis en réserve) avant un exercice d’endurance (semi-marathon et plus) c’est bien parceque le glucose, sucre essentiel à l’organisme car directement assimilable par ce dernier donc source immédiate d’énergie, est consommé tout au long de l’effort. La récupération passe donc par la remise à niveau de votre stock moyen de glycogène donc par une assimilation de glucides.

La boisson de récupération sportive Nutrarecup contient en l’occurrence du dextrose, du fructose et des maltodextrines. Le dextrose est un sucre simple qui ne peut être dégradé en éléments plus simples: il est donc assimilé rapidement et permet une récupération efficace via une resynthèse du glycogène musculaire. Le fructose, présent dans le miel, a l’avantage d’être assimilé plus lentement donc de réguler la glycémie et de la stabiliser sans provoquer de pic d’insuline; il favorise par ailleurs l’assimilation des glucides plus simples. Finalement, les maltodextrines, présentes dans la quasi totalité des produits de nutrition sportive du marché, ont également cet avantage de faire partie des glucides à assimilation plus progressive et de favoriser la pénétration tissulaire des acides aminés (cf. récupération en protéines).

Vous verrez de plus en plus qu’en nutrition, un aliment seul n’a pas la même valeur nutritionnel qu’un aliment associé à un autre - ces mêmes associations créant parfois des synergies surprenantes et intéressantes à connaître !

Anéantit les courbatures

La production d’acide lactique dans vos muscles est responsable des courbatures ressenties généralement en différé, 1 à 3 jours après l’effort. Comme son nom l’indique: l’acide lactique peut être compensé par l’apport de composés anti-acides (« basiques » ou « alcalins » en termes chimiques). C’est pour cela que les boissons alcalines sont vivement recommandées directement à l’arrivée de votre course (ex: boissons gazeuses, lait). En ce qui concerne la boisson de récupération sportive Nutrarecup, c’est le citrate de potassium qui rétablit cette équilibre. Vous verrez, les résultats sont assez surprenants.

Tout cela est bien ficelé n’est-ce pas ?! Qu’en est-il du prix de ce produit ?

Son prix

36,50 euros TTC pour 10 sticks soit 3,650 euros le stick.

Un prix certes non négligeable mais à la hauteur d’un produit fiable et d’une grande efficacité qui par ailleurs vous rassasiera rapidement de part sa forte teneur en protéines. A moins de faire des sorties longues et intensives chaque semaine, justifiant la consommation d’un stick, vous pourrez vous contenter de les garder pour vos compétitions. Une boîte devrait donc vous servir entre 3 à 10 mois.

Pour tester Nutraperf

Revendeurs:

Nutratlétic vous recommande de les contacter pour connaître les points de vente les plus proches de chez vous. Le plus simple reste donc de commander par Internet.

En ligne:

Vous pouvez commander facilement cette boisson en ligne via le site de Nutratlétic. Des conseils et offres réguliers vous permettront de tester d’autres produits de la gamme Nutratletic, notamment des sticks adaptés à l’attente (Nutrattente) et à l’effort (Nutraperf).

 

 

Recherchez l’équilibre

Une bonne récupération passe au préalable par un entraînement régulier (si vous vous surentrainez ou vous entrainez mal vous récupérerez mal), une alimentation aussi saine que possible (on n’adapte pas son alimentaion à sa pratique 2 jours avant une course mais au quotidien) et de bons gestes après l’effort. Des aliments adaptés, des étirements, une réhydratation massive et du sommeil. Rien de très compliqué et pourtant…Essayez et vous verrez. La zone commentaire est à vous. Bonne récup’ !

 

Sources:

1. Fondation Québécoise de la Maladie coeliaque. (consulté le 08.10.2012). http://www.fqmc.org, [En ligne]. Adresse URL: http://www.fqmc.org/regime/aliments-permis-et-eviter

2. Protéines de pois. (consulté le 15.10.2012). [En ligne]. Adresse URL: http://www.proteine-pois.com/

3. LOPRESTI A. L., S.D. HOOD, P.D. DRUMMOND (2012). Multiple antidepressant potential modes of action of curcumin: a review of its anti-inflammatory, monoaminergic, antioxidant, immune-modulating and neuroprotective effects. J Psychopharmacol. Perth, Australia.

4. Guide des vitamines. (consulté le 15.10.2012). [En ligne]. Adresse URL: http://www.guide-vitamines.org

 

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