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Compétition Française de Pole dance à la Cigale le 24 octobre – je découvrais l’invitation à cet event, amusée, m’imaginant le stéréotype parfait de ces chorés de gogo dancers se frottant avec délectation contre une barre en métal… Funny, funky, sexy, inédit, sans bien savoir dans quoi je m’aventurais je disais oui ! Un show de plus de 2h à admirer des corps musclés se donner sur scène, à défaut de pouvoir muscler le mien comme je l’entends ces temps-ci, j’acceptais de vivre par procuration les prouesses techniques et sensuelles de danseurs… ? gymnastes… ? bref – de ces individus étonnants au figures improbables. Il ne m’aura pas fallu plus de 5’ pour que tous mes clichés s’effondrent. Bien plus qu’un show chaud, bien plus qu’une démonstration séductrice, bien plus que des mouvements aux portes de l’indécent. Récit d’une discipline aussi forte que sensuelle, mais avant tout artistiquement et physiquement des plus admirable !

Une scène, des candidats, un jury : une compétition avant tout

Si j’avais lu le mot « compétition » sur l’invitation, je ne l’avais pas forcément bien intégré. Arrivée 30’ en retard après m’être battue avec le trafic de Barbès et emprunté avec rebellion plusieurs voies de bus, je me retrouvais placée au 2ème rang, au pied des pole dancers. Ma voisine, très studieuse, passait en revue les différents candidats, cochant ceux ayant effectué leur show versus ceux encore attendus sur scène. C’est alors que je découvris la brochette de 4 jurys au 1er rang, façon très « Danse avec les Stars » sans (bien heureusement) qu’un hurluberlu se mette à crier « j’achète ! » au milieu d’une perf ! Il y avait bien un nombre fixe de candidats au programme, devant respecter un certain nombre de critères stricts et notés à l’issue par les 4 experts en vue d’un classement final désignant le top 2 masculin (sur 6 pole dancers) et le top 3 féminin (sur 12 pole danseuses). Mon autre voisin me signalait que cette même compétition avait eu lieu il y a quelques années dans une petite salle et que la Cigale comble cette année témoignait de l’intérêt croissant du grand public pour le pole dance. « Dans quelques années ils seront à Bercy » me disait-il en riant ! Et pourquoi pas…Cet intermède étant terminé, un nouveau candidat s’apprêtait à entrer sur scène, nous nous taisions et regardions.

 

Des critères stricts à respecter

Bien loin d’une forme d’impro sexy avec des appels au public pour mettre le feu, une choré de pole dance s’avère être millimétrée. Préalablement choisis à partir d’une vidéo de sélection comprenant au minimum un plan-séquence d’1’30, les finalistes doivent évoluer sur deux barres, l’une en mode statique, donc fixe, l’autre en mode rotatif. Chaque performance dure entre 3 et 4’, avec un battement d’environ 2’ entre chaque passage. Les performances sont réalisées en solo et sur choix musical et vestimentaire libres. Les jurys ont un travail complexe à réaliser dans leur notation. Plus les candidats défilaient et plus je le réalisais.

La performance physique

Omniprésente : les pole dancers effectuent des figures hallucinantes le long de, autour, sur, leur barre. Des figures necessitant un équilibre et une musculature ultra performants.

La propreté d’éxecution

Comme dans toute performance, cruciale : la force ne suffit pas, il faut parvenir à réaliser une figure difficile en donnant l’impression qu’elle est facile, soit tout en fluidité, en souplesse et en douceur.

Le niveau technique

Il vient s’adjoindre à la performance physique : une figure peut nécessiter beaucoup de force mais ne pas être complexe d’un point de vue technique. Le physique pur et le niveau d’élaboration d’une figure sont deux choses différentes.

La présence scénique

Critère auquel j’ai été particulièrement sensible. Les poles dancers sont tous relativement performants physiquement mais leur présence scénique est très variable d’un danseur à l’autre. Certains habitent la scène, d’autres enchainent les figures.

La sensibilité artistique

Autre critère que j’ai également observé en particulier. Le choix de la tenue et de la musique vient se mêler à la réalisation des figures. Pour ceux qui ont un jour pris des cours de danse ou le font peut être encore, vous savez bien qu’il faut d’abord apprendre les mouvements, bien les réaliser techniquement puis…les danser. Entre une bonne réalisation technique et une danse il y a un monde. Cette sensibilité artistique vient décrire à quel point le pole dancer habite sa performance plus qu’il ne la réalise. Subtil mais essentiel.

Un niveau relevé, des gagnants méritants

Sans m’adonner à l’exercice studieux du « cochage » de profils au fur et à mesure d eleur passage, je retenais malgré tout les danseurs qui selon moi se démarquaient des autres. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le choix du jury était strictement identique au mien…Il faut croire que leurs performances étaient indéniablement supérieures. Appelés sur scène un par un sous le regard pétillant d’une animatrice très sympathique et drôle, maitrisant parfaitement les « aléas du direct » (du style : oops je me suis trompée de fiche – rires du public – reprise avec un immense sourire), les vainqueurs se virent remettre un certain nombre de lots y compris un AR pour le championnat européen de pole dance pour les numeros 1 macsulin et féminin.

Le pole dance en vidéo

Voici un film pris sur le vif qui illustre bien les différents critères de performance d’un show de pole dance, entre force, performance, sensibilité et sensualité.

Récemment officiellement reconnue comme sport en Europe, alors qu’elle est déjà très bien implantée aux USA, en Angleterre, en Australie, la Pole Dance est de plus en plus présente dans les spectacles de cabaret, mais aussi de danse contemporaine et dans les cirques. Si elle s’adresse aux hommes comme aux femme, je trouve personnellement qu’elle convient mieux aux femmes pour de multiples raisons. Pour autant, c’est une façon de revisiter la danse, la gym, le fitness ; c’est une pratique à la croisée de diverses pratiques ; c’est un sport, un art, une danse. Cela se découvre de toute urgence et s’apprécie sans conteste, pour peu que l’on s’y intéresse loin des clichés du « spectacle érotisant ».

Invitée à la dernière minute grâce à un simple Retweet par la Fondation BNP Paris Bas à la « pré-générale » du ballet « Rain » produit à l’Opéra Garnier, j’ai assisté à une représentation très spéciale de danseurs professionnels qui m’ont rappelé comme les manières de mettre le corps en mouvement sont riches, diversifiées et …essentielles.

Un style très « contemporain »

Loin des ballets classiques, « Rain » est en plein dans le style contemporain – un style qui divise dans le sens où il ne séduit pas toujours immédiatement. C’est un style qui demande de la patience. Il faut prendre le temps de regarder et d’écouter, de se laisser habiter par l’esprit du spectacle sans nécessairement chercher à identifier un scénario, une histoire ou des repères bien spécifiques. Il ne s’agit ni de danse classique ni de modern jazz rythmé. On ne se sent ni transporté par des airs connus de grands créateurs historiques ni emporté par des rythmes saccadés et clairs. Aux confins de la marche et même parfois de la course, entrecoupée de figures techniques exigeantes, ce ballet moderne met en scène 12 danseurs sur un fond de musique minimaliste à base de xylophones, de batôns de pluie, de pianos et de voix. L’ensemble est très surprenant, d’autant que l’on associe très facilement un style bien défini au lieu magique qu’est l’Opéra National de Paris, et pourtant…

Danser sous la pluie, danser la pluie…

Le titre du ballet colle à la peau de la chorégraphie d’1h30 et de la musique qui l’accompagne. L’effet est proche de ces musiques que vous écoutez depuis un moment et qui vous semblent ne pas avoir bougé d’un iota alors que clairement, si. Seulement, le rythme n’est pas celui de l’habituel couplet/refrain, il s’agit d’une progression. De façon parfois intangible, des rythmes viennent se rajouter, des voix se superposer aux notes tant et si bien que l’on ne les distingue plus des instruments ; il y a même des accélérations mais tout est fait pour qu’il n’y ait pas de « chansons » ou de « morceaux » ; pas de « blocs ». Un chemin musical simplement.

Le décor est aussi minimaliste que la musique : une scène circulaire avec des marquages au sol s’apparentant aux lignes et pointillés des terrains de sport dans les gymnases, entourée sur sa quasi-totale circonférence par des fils rectilignes tombant du « ciel » (plafond) et reproduisant l’effet d’un rideau de pluie léger.

Les danseurs portent des tenues aux couleurs très pales, proches des couleurs de la terre.

Le début du spectacle est très doux ; presque trop doux. Amoureuse des rythmes et des percussions j’ai du mal à me faire à cette musique aussi linéaire et à cette sobriété dans les couleurs et les mouvements.

Malgré tout le rythme s’intensifie discrètement et certains danseurs changent tout aussi discrètement de tenue accompagnés par des éclairages qui eux aussi changent ; des tons fuschias viennent remplacer les couleurs taupe du début donnant l’impression que la pluie amène la vie, par petites touches, à mesure qu’elle tombe.

Aperçu video du ballet  »Rain »

Si je devais noter un fait marquant dans ce spectacle, de mon point de vue très subjectif de coureuse, ce serait le nombre de pas de course effectués par les danseurs pendant 1h30 ! Ils ne cessent de courir sur des distances assez longues et à une vitesse impressionnante…Qui plus est, leur foulée est magique et tout simplement aérienne. Parfaitement orchestrée autour de la pose de l’avant du pied, j’ai souri en observant ma cousine, danseuse étoile, sur scène et en la voyant courir autant et si vite. Pour avoir quelques fois parlé avec elle de running à l’occasion de rendez-vous familiaux, je constate qu’elle n’a rien à envier aux « runners » - mais après tout, le running est aussi une forme de danse - n’est ce pas finalement le cas de tous les sports, d’autant plus que la tendance du « quantified self » laisse progressivement de la place au « qualified self » ou recherche du bon voire du beau geste, plus que du geste brutement consommateur de kcal ? Place aux images…


RAIN par operadeparis

 

A tous les amateurs de mouvement et d’art, curieux de découvrir jusqu’ou la mise en action du corps peut aller n’hésitez pas à découvrir ce spectacle en vous rendant directement sur le site de l’opéra Garnier : ballet « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker.

Le sport a ce pouvoir immense de permettre le lien. Les sports collectifs bien sûr fédèrent autour d’un même objectif et mettent en harmonie des compétences diverses ce qui structure le mental et les capacités d’un(e) athlète au profit de son collectif. Fort, très fort qui plus est en cette époque si individualiste où se perfectionner, s’accrocher, travailler pour plus que « juste soi » devient quasiment une prouesse humaine. Puis, les sports individuels eux aussi, d’une autre manière et en particulier en s’inscrivant au cœur de communautés puissantes, ont cette capacité à permettre le dépassement de soi, avec d’autres. De toutes manières, plus le temps passe et plus je réalise que nous ne sommes rien sans les autres ! Alors, nous pouvons parler de dépendance, de manque d’autonomie, bien sûr. C’est tellement plus satisfaisant de pouvoir se targuer d’être auto suffisant et pourtant…quelle tristesse ! Apprendre à devenir meilleur avec et grâce aux autres, je trouve que là est une voie plus réaliste de réalisation de soi.

Dans cette optique de plus en plus illimitée de partage sportif sur ce blog, au-delà même du running et pour peu que ce qui est vécu soit authentique et enrichissant, j’ai eu la chance de découvrir l’opération « tournée d’été » de la FDJ et de choisir ma destination. Pour des raisons essentiellement de timing et de pratique, je fixais mon choix sur l’étape « La Baule » du 21 juillet et décidais de découvrir ce que cette institution gigantesque pouvait bien avoir à offrir aux français sur plus 20 dates. Il se trouve que j’ai été agréablement surprise par l’énergie, l’engouement et le sens artistique compilés pour le plaisir des sens de dizaines de milliers de vacanciers, venus chercher grâce au sport, de doux moments d’humanité dont voici quelques instants volés…

Coucher de soleil sur la plage de Pornichet

 

D’une simple plage à un véritable village

Arrivée la veille sur le site de l’évènement encore vierge de toute installation, je prenais le temps de m’imprégner des lieux et de cet air de vacances difficile à respirer pleinement pour ma part, compte tenu des quelques semaines de travail encore au programme…

Les jeunes débordant d’énergie et insouciants courent, jouent, rient et profitent de leurs moments d’été sacrés ; ceux que l’on attend aussi bien avec impatience qu’ avec parfois un peu de tristesse, à l’idée d’être loin de ses amis plusieurs mois ! Les parents retrouvent amis et famille, refont le monde, parlent de tout et de rien, aspirent le soleil tant attendu, regardent leur progéniture avec fierté et adoptent un rythme que la vie quotidienne ne permet pas…sauf en vacances ! Je vois aussi un certain nombre de personnes âgées, pour certaines encore vaillantes et pour d’autres totalement dépendantes. Dépendantes de ceux qui prennent le temps de leur « montrer la mer », de leur offrir ce cœur à cœur avec le vent marin, la chaleur des rayons et la douceur de l’air. Je retire mes chaussures, marche dans le sable et découvre alors des rampes d’accès aux personnes en fauteuil roulant. Ces rampes si simples et pourtant si utiles permettant aux fauteuils de se rendre jusqu’à l’eau sans subir la contrainte du sable. C’est surprenant, on est assez loin du cliché que l’on aime renvoyer des plages où les touristes s’amassent comme des bœufs et se laissent vivre de façon grégaire. Non vraiment, il y a là un goût de « vacances pour tous » qui annonce l’arrivée des équipes FDJ ; bien décidées à offrir au plus grand nombre un maximum d’animations porteuses de messages comme de plaisir. Après tout, leur mission est simple : redistribuer une partie de leurs revenus pour l’intérêt général tout en insistant fortement et avec pédagogie sur le handicap, l’interdiction du jeu pour les mineurs, la protection des jeunes sur le web, le développement durable, le sport pour tous…

Je me demande bien où la FDJ compte s’installer, ne voyant rien à l’horizon en cette veille de grande date et pourtant…

Village côté plage de l’évènement tournée d’été FDJ à Pornichet

 

Le lendemain matin, en quelques heures une immense scène de spectacle est montée pour le spectacle du soir, un village entier à dominante jaune est visible de loin côté plage et un autre côté terre proposant divers stands sans oublier la mythique caravane FDJ et ses animateurs tonitruants. L’ambiance est là, malgré un début de journée ultra pluvieux, le soleil brille désormais de toutes ses forces. Accueillie par Fréderic, chargé de toutes les relations presses de l’évènement, nous faisons le tour des stands en tout petit comité : une amie, un bloggeur inspirant et inspiré spécialisé sur les thématiques du partenariat d’une part et du marketing émotionnel d’autre part, Fréderic et moi. Le spectacle est varié.

Les vacances (ou l’amour) à la plage offrent souvent de belles rencontres !

 

Du sport, de la solidarité, du soleil (des nanas et des mecs)

Hand Fauteuil

1ere animation sur notre chemin: le hand fauteuil ! Surprenant et enthousiasmant. Le public est invité à se mettre dans la peau des athlètes handisport, à se familiariser aux déplacements en fauteuil et à s’essayer au handball dans ces conditions atypiques. L’atelier rencontre un vif succès: faire du sport avec ou en dépit d’un handicap est un véritable défi physique et mental, les jeunes en particulier aiment l’idée de pouvoir partager cette pratique sportive atypique et mettent du cœur dans leur jeu. Comme quoi, le partage d’expérience loin des stéréotypes de performance fait du bien.

Session de hand fauteuil

Compétitions d’aviron indoor et run and bike solidaire

Nous poursuivons la visite et arrivons sur un stand dédié au fitness indoor. Manque de temps, manque d’espace, difficulté à s’accorder des séances outdoor loin de chez soi pour x raisons, les appareils de home fitness de plus en plus stylés, technos et ludiques sont très tendance. Surtout quand ils rassemblent et challengent un public demandeur de défis. Sur cet espace, 2 stands: un stand d’aviron indoor proposant 4 rameurs Cyclide 2 reliés à une application video projetée sur grand écran et un run and bike proposant 2 vélos de biking et 2 tapis de course Proform, reliés à un compteur de km solidaire. Dans le 1er cas, le public a pour mission de ramer le plus vite et le plus fort possible pour dépasser ses concurrents sur une distance de 2000m. Dans le 2ème, chaque km parcouru par le public est converti en Euro solidaire. A la fin de la tournée, la fondation FDJ s’engage à signer le chèque correspondant et à l’adresser au Secours Populaire pour offrir des licences sportives aux jeunes défavorisés. Cet espace est bondé, les passants font la queue, l’idée de pouvoir bouger pour les autres donne des ailes, même aux plus réfractaires. La pillule du sport passe sous couvert de jeu et de solidarité, belle opé !

Session d’aviron indoor (il en existe même des compétitions internationales, si si !)

Stand de run and bike solidaire avec les tapis de course et vélos Proform, n°1 mondial du home fitness

Sensibilisation au jeu

Bien consciente de son coeur de métier et de ses effets, la Française des Jeux a à coeur d’œuvrer auprès des mineurs pour les sensibiliser au jeu: interdit au moins de 18 ans et en particulier aux paris sportifs, très populaires à tous les ages. L’association “e-enfance” dédiée à la protection des jeunes sur le web (harcèlement sur les réseaux sociaux, contenu illégal, etc.) est présente et anime un stand sympa où les jeunes sont invites à se faire prendre en photo, tout en se laissant briefer sur le sujet. Bien que majeurs et vaccinés, nous adhérons et “jouons le jeu” !

Session photo décalée entre majeurs consentants pour appuyer le message de l’asso « e-enfance » au sujet des risques du jeu pour les mineurs

Zumba by Proform

Après avoir fait le tour du village “terre” et s’être imprégnés de l’ambiance de la caravane FDJ, de canettes de Lipton gracieusement offertes par le sponsor de l’event, nous filons droit vers le village “plage” où une musique endiablée nous appelle. Les choses étant bien faites, une session Zumba by Proform débute au moment où nous arrivons. Il fait terriblement chaud mais on ne peut pas se plaindre, l’été est enfin là ! 2 animatrices montent énergiquement sur un podium et font bouger une large foule de vacanciers sur des musiques incontournables. Le fitness permet d’amener le plus grand nombre à la « forme » sans prononcer le mot « sport » qui peut parfois faire peur. Or quoiqu’on en dise, bouger ne peut que faire du bien, surtout en musique: c’est le moment de laisser parler son corps, les français s’expriment !

 

Les 2 animatrices sont prêtes, tout le monde attend le coup d’envoi musical !

Le show du soir: la FDJ envoie les Watts !

Un peu plus tard le soir, nous sommes conviés au spectacle de la tournée ou plutôt au « show »… Je n’imaginais pas rester toute la durée du spectacle et pourtant, j’ai été captivée - ils sont forts !

 

Tout commence avec une animation de « ni oui ni non » à mourir de rire, menée par un animateur mixant mimiques de Christian Clavier et tonalité de Jean-Luc Reichmann ! Après avoir fait ma snob 2 minutes qui ne marche pas dans les anims populaires, je me détends et je me rends compte que c’est drôle, vraiment drôle ! S’en suit l’arrivée du présentateur Stéphane Jobert de la chaîne NRJ12. Là, on est dans un autre registre, celui des bogoss, de la télé-réalité et des ambiances starlettes. Normal, le groupe en tournée cette année est le trio féminin « The Mess », issu de la dernière saison Pop Stars. Clairement ça n’est pas mon truc…J’avoue avoir adulé les World’s Apart à 12 ans (et aussi les Backstreet Boys!), je conçois que ce show puisse enjouer les coeurs d’une population jeune, mais à presque 30 balais je me contente pour ma part de rire doucement en observant toute la mise en scène déployée. Les 3 nanas du groupe après quelques chansons live intègrent alors un jury et laissent 2 jeunes (pré-sélectionnés sur casting) se produire l’un après l’autre sur scène. Nous sommes en plein concept des « Voix de la chance ». En voyant ces 2 candidats arriver sur scène face à une foule de 10000 personnes je suis sceptique et puis, je les entends chanter, juste et bien et je ravale mes préjugés. Ils sont quand même doués… Le gagnant est défini à l’applaudimètre du public et aux votes du jury, le choix est juste, c’est un bon.

Le gros du show arrive alors, une chanteuse live vient offrir sa voix en accompagnement de gymnastes, danseurs et équilibristes qui me font même penser au cirque du soleil. Le registre est plus populaire, moins artistique que la mythique troupe mais quand même, il y a du niveau.

La soirée se conclue sur un flash mob reproduisant la danse « illiko » ! J’ai mis au vestiaire mon sérieux et prends un malin plaisir à suivre les mouvements de choré de l’animatrice (Madame zumba, le retour) - eh, ho, on est là pour s’amuser quand même…et ça marche, ils sont forts, bis.

 

La journée se termine et je réalise que j’ai passé de vrais bons moments. La FDJ ne se fout pas de la gu…. du public et met les moyens pour que la fête en soit une. Chacun y à droit selon l’endroit, il y a 20 dates sur 20 plages différentes offrant à chaque fois le même dispositif mais avec un public plus ou moins nombreux (record de 30 000 personnes au spectacle sur les plages du sud, selon les organisateurs!). Loin d’imaginer que la giga-institution de la française des jeux offrait aussi de longs instants de gratuité, s’attelait à communiquer largement sur la solidarité dans le sport et sur ses valeurs, j’ai découvert un autre aspect plutôt plaisant d’un géant de l’argent.

On peut dire ce que l’on veut, marketing, comm ou pas, les gens qui y participent prennent un vrai plaisir et ça, ça n’a pas de prix.

 

 

 

Si les athlètes de haut niveau font vibrer un large pan de nos populations, plus fortement encore lors de rassemblements forts comme les Jeux Olympiques ou les Coupes du Monde, il n’en demeure pas moins qu’hormis quelques passionnés convertis au sport (22% de pratiquants réguliers en France et 3% de compétiteurs amateurs) nombreux sont ceux qui restent abonnés à la sédentarité. Loin de vouloir culpabiliser ces personnes en manque de temps, de moyens, d’envie, l’assureur Assu2000 a souhaité passer de la sensibilisation à l’action, comme l’a précisé Nicolas Sailly, responsable de la communication au cours de la conférence de presse du Jeudi 13 mars après-midi à Paris. Baptisée « Fit Challenge », cette démarche a pour vocation d’offrir un accès au sport pour tous et ce dans toute la France de mars à septembre 2014. Qui dit sport pour tous ne dit pas sport au rabais. 9 anciens athlètes de très haut niveau se sont associés à cette évangélisation sportive pour crédibiliser l’initiative et doter chaque séance d’un niveau de qualité certain. En guise d’inauguration de cette tournée sport santé, un pool restreint de journalistes et bloggeurs était convié sur la piste du stade Charlety pour le lancement officiel du challenge. Retour sur une après-midi aussi riche que la tenue d’un blog le permet, faite d’échanges et de rencontres tout autant que de burpees et de pompes. Bientôt ce sera votre tour…

Quel groupe pour vous? Loisirs s’il vous plait, avec un muffin, merci.

Savamment orchestrée, l’après-midi à Charlety avait pour objectif de rassembler quelques influenceurs géniaux du monde de la presse ou du web sportif, dont moi bien entendu.

(On m’a conseillé de me la jouer un peu plus, désolée, j’essaie !) Bref.

A peine entrée dans l’enceinte du stade (en retard bien sûr), je me retrouvais accueillie chaleureusement par Audrey de l’agence Blanco Negro puis envoyée directement sur la piste à la rencontre de quelques amis venus spécialement pour l’occasion : Stéphane (Diagana), Christine (Arron), Brahim (Asloum), Mehdi (Baala), Leslie (Djhone), Marc (Raquil), Muriel (Hurtis), Jean (Galfione). A part le bloggeur Jahom (Philippe) et le photo-runner Frédéric Poirier, je ne connaissais pas grand monde. Normal pour une après-midi de semaine, les journalistes étaient ultra-majoritaires. Nous n’étions pas si nombreux pour autant, une trentaine au total sans compter les coachs. Du grand luxe en somme. Photo call time, place aux 9 athlètes stars puis à l’ensemble des participants.

Les coachs engagés dans l’aventure du Fit Challenge - de gauche à droite - Stéphane DIAGANA, Muriel HURTIS, Marc RAQUIL, Medhi BAALA, Leslie DJHONE, Christine ARRON, Brahim ASLOUM, Jean GALFIONE

Journalistes, bloggeurs et coachs au lancement du

Fit Challenge Assu 2000 sur la piste de Charlety

Le fameux départ du 100m…

Donnez moi du sport plaisir

Nous nous répartissons alors dans nos groupes, le mien : loisirs, dont les coachs ne sont autres que Jean Galfione, premier perchiste français à franchir la barre des six mètres, et champion olympique à Atlanta (1996) en passant une barre à 5,92m, nouveau record olympique à l’époque ainsi que Christine Arron qui détient depuis 1998 le record d’Europe du 100 mètres en 10’’73,. Ils font le tour de nos pratiques sportives. J’évoque ma laborieuse et bien incomplète « préparation marathon » comme mes tentatives de 3 séances de sport (running inclus) par semaine. Christine me dit avec humour que je ne suis pas du tout « loisirs ». Certes, j’avoue. Mais la fatigue du moment faisant je n’ai aucune envie de faire pulser mon cœur plus qu’il ne bat ne serait-ce au repos et privilégie le plaisir et l’écoute de cette après-midi plutôt que l’action pure !

Warm up, gammes et stretching

Soit, nous voilà partis pour des tours de piste entrecoupés de marche dans les « largeurs ». Nous enchainons ensuite avec des gammes : ces fameux éducatifs que peu de runners prennent le temps de faire avant chaque échauffement. Foulées bondissantes, talons fesses, genoux ceinture, etc. Christine nous propose alors une série de cloches-pieds avec rebond que Jean préfère appeler « deux-deux » (rires !). Personne ne comprend vraiment l’enchaînement à effectuer et le groupe entame alors une série de mouvements étonnants mais finit par se rapprocher peu à peu du bon geste. Je m’écrie alors spontanément : « je dois réfléchir pour faire ce truc, c’est pas naturel » et Jean de me répondre avec un implacable sérieux « oui et bien ne réfléchis pas trop, on reste des athlètes avant tout ». Ah. Désolée Jean mais moi je suis une athlète qui cogite beaucoup ! Pour autant cette réflexion un peu pince sans-rire est assez parlante. Il est certain que pour atteindre le haut niveau sportif il faut agir plus que penser et cela n’a rien de péjoratif, c’est un fait. Je souris intérieurement. C’est pas comme si le « ne réfléchis pas trop » était nouveau et je les admire ces athlètes pros, pour leurs incroyables capacités de focus mental… Je me laisse malgré tout un peu aller et mon « deux deux » s’améliore… Les coachs sont contents. Il suffit de consacrer régulièrement 10 minutes à ces quelques gammes après un warm up de course à pied pure et les effets sur la technique de course autant que sur les articulations se font sentir. Je discute alors avec le journaliste de l’Équipe infiltré dans le groupe loisirs essentiellement pour les beaux yeux de Christine et nous constatons avec une certaine affliction que bien trop souvent nous fonçons pleine balle dans nos sorties, sans préparer notre corps. [NB : sachez en passant que je déteste l’emploi du mot « la machine » pour parler du corps.]

Être dans le groupe loisirs m’a valu d’être avec le sus-mentionné journaliste de l’Équipe donc, …dans le quotidien l’Equipe du Vendredi 14 mars. Oui je sais, je sais…

Nous poursuivons alors avec quelques étirements. La curieuse de service que je suis et qui ne peut s’empêcher de poser 1001 questions commence à interroger les deux pros sur leur perception des étirements. A chaud ? A froid ? Actifs ? Passifs ? Christine sourit et me dit qu’elle est en pleine rédaction d’un rapport sur le sujet. Jean intervient et la conversation prend une tournure qui me plait : nous parlons micro-traumatismes musculaires et adaptation du corps à l’effort. Mon petit cerveau scientifique s’allume et je sens que je pourrais parler du sujet des heures. Après un consensus sur les bénéfices d’un étirement très léger en début de séance puis quelques heures après, tout en restant dans un certain relativisme, je reviens à la réalité de la piste et à l’étirement de mon psoas.

Large plan sur le fessier de Jean. Je parle en termes purement sportifs bien entendu; d’ailleurs la photo le prouve, je suis très concentrée à écouter Christine ! Crédit Photo: SportLab

 

Discussion Aaron-Galfionienne au sujet de la polémique « étirements »…

« Ca tire ? » demande Christine. Les deux coachs ne sont pas là pour faire des démonstrations de force mais pour nous observer, nous conseiller et s’adapter. C’est l’aspect très positif du Fit Challenge. Pour autant, les groupes challengers et compétiteurs eux, gravissent les marches du stade à toute vitesse, franchissent des haies, sautent dans le sable pieds joints. Il y en a vraiment pour tous les goûts, toutes les formes et tous les niveaux.

Cross training

Nous finissons par du cross-training que Jean affectionne particulièrement. Le principe ? Enchaîner des répétitions d’exercices à la fois cardios et musculaires en variant toutes les 30 secondes ou 1 min, dans le but de travailler l’ensemble du corps de façon ludique et dynamique. L’avantage étant que chacun peut mettre l’intensité qu’il veut ou qu’il peut pendant le temps alloué à chaque exercice. J’ai tout aimé sauf les burpees. C’est dur les burpees. C’est nul les burpees.

Muffin time

Fin de séance, nous échangeons à nouveau, remercions nos coachs et filons à l’intérieur du stade pour la suite des réjouissances. Medhi Baala est au bar et sert jus de fruits et muffins que je saisis avec l’oeil brillant ! La conférence de presse démarre rapidement et les managers du projet présentent plus concrètement le challenge. Une femme très sensible à cette initiative sport santé m’aborde alors en me félicitant pour l’ensemble de la démarche… Je lui dis que je ne suis que bloggeuse et spectatrice de l’ensemble même si je partage son point de vue !

« Je croyais que vous étiez coach comme vous êtes toute musclée ». Je ris largement et lui dis que non même si je ne suis pas tout à fait sédentaire pour autant ! Après avoir été prise pour une pentathlète à l’INSEP, c’est assez plaisant. J’échange ensuite avec le Community Manager d’Assu200 puis tombe par hasard sur Assia El Hannouni, athlète paralympique entre autres médaillée d’or aux 400m à Londres en 2012 mais avant tout rencontrée lors de ma fabuleuse expérience d’accompagnatrice d’équipe au Marathon des Sables 2013. Une joie de la revoir, Assia étant une personne à la fois positive et humaine comme je les aime. Le temps file, je dois rentrer. La pollution parisienne est à son comble et en quittant le stade je reste sans voix face à tous ces passants que je vois tirer sur leur cigarette. J’ai la peau qui pique tant l’air et sale et n’ai qu’une envie : rentrer dans ma forêt yvelinoise. Comment font-ils pour abimer leur corps à ce point ? Le sport santé a du chemin…et du boulot !

Vous aussi vous voulez participer ? Ok, c’est par ici :

Les séances : où, quand, comment ?

Parlons peu parlons bien.

  • 54 séances de coaching encadrées par 9 coachs se dérouleront dans 8 villes françaises, entre les mois de mars et septembre 2014

 

 

  • Toutes les informations pratiques autour des séances sont disponibles dans la rubrique « Coaching » du site internet.
  • Il faut impérativement être inscrit sur le site pour pouvoir participer à une séance. L’ouverture des inscriptions pour une séance se fait le lendemain de l’entraînement précédent.
  • Chaque séance dure 1h00
  • 200 participants maximum sont acceptés sur chaque séance
  • 5 compétences sont travaillés au cours des séances : souplesse, coordination, vitesse, force et résistance

La grande finale

Trois grands rassemblements mêlant le meilleur du running et du fitness auront lieu à Lille le 28 septembre 2014, à Nice le 5 octobre 2014 et à Paris le 19 octobre 2014.

Le challenge comportera un ensemble d’épreuves par compétence sportive, réparties sur 10km !

A vous de jouer, « move your body, move your body » :)

 

 

Prélude à un drôle de challenge

Créer du lien…

J’emprunte ici ma casquette pro, celle de community manager et responsable édito de la marque ProForm pour laquelle j’ai reçu une mission à la fois simple et compliquée…

ProForm, marque du groupe Icon Health and Fitness, n’est autre que le n°1 mondial dans le secteur du home fitness. Tapis de course, elliptiques, vélos d’appartements, spinning, rameurs accompagnent un grand nombre d’utilisateurs au gré de leur progression. Jusqu’ici tout va pour le mieux. Malgré ce succès quantitatif et monétaire (pour dire ce qui est), ProForm peine à rejoindre ses utilisateurs jusque dans leur lieu de pratique, à les rencontrer et même à échanger avec eux. La marque propose un panel de produits aux grandes qualités techniques mais trop peu d’affect. Nous sommes pourtant dans une société où tout passe de plus en plus par le pouvoir des communautés et des modes de communication alternatifs: prescripteurs, ambassadeurs, réseaux sociaux, forums, événements, blogs,…

Offrir une expérience sportive intégrale…

Proposer des produits est une chose; proposer un environnement complet d’utilisation de ces produits, des conseils, des recommandations pour qu’il ne s’agisse plus d’un simple appareil mais d’une vraie expérience, d’une tranche de vie même, est de toute évidence plus riche et plus durable. Vous l’aurez compris, pour faire simple, mon job est de créer de l’affect ! Passionnant quand on est de nature affective même, quand on aime le sport et quand la perspective de cerner les besoins des humains selon leurs différences, constitue une source d’intérêt ineffable. Je vois déjà les réfractaires au marketing cogiter et grommeler que c’est de la manipulation et du vent. Ça peut l’être en effet. Trop de marketing tue le marketing, trop de storytelling à l’américaine tue la spontanéité. Pour autant, il n’est pas UN marketing mais autant de manières d’appréhender le sujet qu’il est de personnalités investissant ce rôle. En ce qui me concerne très personnellement, j’ai horreur du fake et je m’investis à 200% dans mes missions - parfois trop d’ailleurs :) Quoiqu’il en soit, l’aventure du Challenge ProForm sur laquelle se concentre cet article, témoigne de l’orientation directe de la marque du même nom vers ses utilisateurs mais s’avère également être une source d’inspiration concrète pour toute personne se lançant dans l’aventure d’un « 1er marathon ».

Challenge ProForm: de la runneuse néophyte à la marathonienne

Une gagnante: Cécilia

Parmi les différentes actions menées depuis mon arrivée dans l’équipe Icon, figure une aventure plutôt sympa baptisée « Challenge ProForm« . L’idée est simple: après 1 mois de sélections via une application Facebook sur la page officielle ProForm France, une seule personne a été choisie. Cette personne n’est autre qu’une jeune femme de 29 ans: Cécilia, vivant à Colmar. Malgré la diversité des personnes ayant candidaté au challenge, Cécilia aura séduit le jury par le paradoxe de son profil, alliant une faible expérience en course à pied et une sincère motivation, d’une étonnante spontanéité même (plutôt vachement « true » que « fake » pour le coup!). Cécilia était alors conviée le mercredi 12 février dans les locaux d’Icon pour une après-midi de tests d’aptitude musculaire et cardio d’une grande précision, sous la coupe de Jean-Michel Levêque: préparateur physique et expert scientifique de l’équipe de professionnels Sport Challenge Performance (Mary Pierce, Amélie Mauresmo, Jo-Wilfried Tsonga, entre autres athlètes professionnels suivis par son équipe). L’évaluation pointue de la forme de Cécilia (VMA et capacités musculaires) prodiguée par Jean-Michel ayant pour but de mener à l’élaboration d’un plan de prépa marathon parfaitement customisé. Une chance n’est-ce pas ?!

Optojump: 2 rampes reliées entre elles par des faisceaux lasers et permettant de mesurer le « temps de vol » lors de sauts [phase de tests musculaires]

Qui plus est, en tant qu’experts du home fitness et face aux publications croissantes allant dans le sens d’un mix entre séances outdoor et séances sur tapis, ProForm s’est engagé à livrer un tapis de course Performance 1050 au domicile de Cécilia, et ce pour la durée intégrale de sa prépa marathon ! In fine, le défi pour Cécilia étant d’atteindre son objectif marathon et de garder le tapis en récompense. Mais de quel objectif parlons nous ? Il est en effet bien des manières de finir un marathon: le finir en 2h10…en 2H45…en moins de 3h…en moins de 3h30…en moins de 4h….en moins de 5h….le finir tout court. Bref.

Coupure de presse du TriMag de Janvier-février « Spécial entraînement »

Un objectif à la fois ambitieux et réaliste

Un protocole de test avec mesure des lactates… »lac quoi » ?!

Le protocole pratiqué par Jean-Michel est classique chez les habitués, semis-pros ou pros mais beaucoup plus atypique pour la majorité des coureurs. Tout d’abord, combien sont ceux n’ayant pas une connaissance précise de leur VMA ? Plus qu’on ne le croit. Bien évidemment cela n’empêche pas de courir à son rythme et de se faire plaisir mais cela reste tout de même une donnée en moins pour préparer un objectif tel qu’un marathon. Ensuite, mesurer une VMA peut se faire de diverses manières: Cooper, demi-Cooper, VAMeval…les imprécisions sont inévitables quoiqu’il arrive. Dans son protocole, Jean-Michel utilise un tapis de course et fait courir l’athlète 3 minutes à chaque pallier de vitesse, suivi d’1 minute de récupération. Entre chaque pallier, une micro-prise de sang est effectuée sur l’oreille du coureur et un contrôle de sa fréquence cardiaque vient ajouter un élément de diagnostic supplémentaire à l’entraîneur, en mesure d’évaluer le niveau de fatigue du sujet.

Pourquoi produit-on des lactates et quand ?

Rappelons que sur une certaine plage de vitesses, un coureur fait essentiellement appel à son métabolisme aérobie autrement dit, utilisant du dioxygène. La synthèse d’énergie via la voie anaérobie n’est à ce moment là pas nulle mais reste minime. Pour autant, plus les besoins énergétiques augmentent, moins la voie aérobie suffit pour assurer l’effort et plus la voie anaérobie est sollicitée en support, même si elle demeure moins efficace et moins rentable. Or, cette voie anaérobie engendre la production d’acide lactique; le fameux acide s’accumulant dans les muscles et nécessitant un certain temps de récupération pour être naturellement éliminé (temps a priori réduit via un recours à certaines méthodes telles que l’électro-stimulation par exemple).

Verdict du test de Cécilia: courir un marathon en….

L’intérêt de doser les lactates permet de mesurer précisément le niveau de fatigue de l’organisme. Cécilia aura commencé son test à 8km/h après un petit temps d’échauffement. Si ses lactates sont montées dès la première séquence de 3 minutes, Jean-Michel aura constaté avec surprise qu’un passage aux vitesses supérieures n’aura pas eu d’impact majeur sur ce taux, et ce jusqu’à 10km/h. Autrement dit, le métabolisme de Cécilia est plus efficace à 10km/h qu’à 7, 8 ou 9km/h. Au delà de 10km/h en revanche, une augmentation plus rapide des taux de lactates et de la fréquence cardiaque ont été notés. Le taux à partir duquel un athlète est considéré comme étant au seuil anaérobie est de 4mmol de lactates. En deça de 8mmol, il est considéré que l’athlète n’a pas été suffisamment au bout de son test. En revanche, au delà de 8mmol, on rentre dans une phase d’épuisement et l’athlète peut arrêter le test à tout moment (ou mourir sur place), signalant ainsi indirectement sa Vitesse Maximale Aérobie (VMA) ou vitesse correspondant au volume maximum de dioxygène pouvant être utilisé par l’organisme: VO2 max. En l’occurrence, Cécilia a entamé le pallier 15km/h mais aura tenu 1’45 sur les 3′ requises pour valider cette vitesse. La VMA de Cécilia d’après ce protocole a donc été arrêtée à 14-14,5 km/h. En effet, si Cécilia a « tenu » longtemps à des vitesses relativement élevées, étant donné son taux de lactate, il est probable que sa VO2 max ait été atteinte avant 14,5km/h. Sa VMA est donc à cheval entre les 2 valeurs pré-citées.

Quel objectif alors ?

Sur un marathon roulant, un chrono pessimiste aurait amené Cécilia a parcourir la distance mythique en 4h54 maximum (excepté incident quelconque bien évidemment) et un chrono optimiste lui donnait accès à un 4h25 bien trempé ! Cependant, les chiffres ne suffisent pas et 2 paramètres non négligeables sont à intégrer:

- d’une part, le profil du Marathon des Vignobles d’Alsace ciblé par Cécilia est loin d’être roulant (cf. profil ci-dessous !) - Une brève recherche sur les chronos habituels des gagnants de l’épreuve montre d’ailleurs que leur temps est augmenté de 10 à 15minutes sur ce parcours par rapport à des 42,2km plus plats.

- d’autre part, il s’agit du tout premier marathon de Cécilia qui n’a, rappelons-le, jamais couru plus de 10km !

Ceci faisant, l’objectif final fixé est de 5h ! Si le 15 juin, Cécilia finit le Marathon des vignobles d’Alsace en 5h ou moins, elle garde le tapis ProForm chez elle ad vitam eternam ! Qui plus est, si elle se rapproche de son chrono optimiste de 4h45, témoin d’un bon travail de préparation, d’une amélioration de sa VMA et d’un mental solide, nos équipes ont décidé de lui offrir une récompense supplémentaire, parmi le pool d’innovations dont nos marques disposent….Quoiqu’il arrive, nous ferons tout pour qu’elle réussisse et qu’elle accède à la plus belle des récompenses: la fierté d’être marathonienne !

Real marathon à suivre

Encore loin de la « real TV« , nous pouvons parler ici de « real marathon » ! Vous pourrez ainsi dès le 24 février suivre l’avancée hebdomadaire de la préparation de Cécilia sur la page Facebook ProForm et pour ceux que la perspective d’un 1er marathon effraie, peut-être y puiserez-vous la motivation et la preuve on ne peut plus vivante que tout est possible quand l’envie et l’abnégation s’unissent en vue d’un objectif qui a du sens.

Provisoirement émigrée chez nos amis allemands, à Munich plus précisément, à l’occasion du salon ISPO: référence internationale en matière de sport, j’ai eu, outre l’opportunité de goûter à la joie d’une vie à l’hôtel, celle de fureter d’éventuelles nouvelles tendances, de stand en stand, de hall en hall. Qu’en est-il finalement ? Ai-je été frappée par la foudre de l’innovation, par le plaisir de la découverte ou encore grisée par des nouveautés auxquelles je n’aurais pas pu penser une seconde, me réjouissant alors de l’inventivité de certains créatifs géniaux ? Pas précisément. Sans doute ma surveillance des innovations sportives via mon activité de blogueuse perso et de community manager pro m’éveille-t-elle déjà beaucoup aux mouvements des marques et du marché. Cela me rendant moins « impressionnable » malgré une immersion au coeur d’un salon 100% sportif. Pour autant, j’ai trouvé intéressant de résumer ma visite en 10 grandes tendances que j’ai extraites du lot phénoménal d’informations distillées aux 80 000 visiteurs de l’évènement.

Tendance fitness et sport n°1: les enfants

J’ai été surprise par la quantité de déclinaisons de produits pour enfants. Qu’il s’agisse de mini chaussures de running (même dans le volet zero drop/course au naturel), de randonnée, de trail - d’habits ou même de tapis de course, les plus jeunes sont bel et bien ciblés par les marques. Pourquoi ? Sans doutes parce qu’ils sont les consommateurs de demain et que seule une habituation précoce au sport leur permettra d’y être sensible à l’âge adulte (bien évidemment il y a des conversions et des déclics tardifs, ceci étant une vision générale).

Gamme Salomon pour « kids »

Ceci est un fait mais cela n’est pas tout. Les nombreuses conférences sur « l’activité physique des plus jeunes » ou « comment renforcer l’éducation physique à l’école » malgré la cible très adulte et professionnelle de ce salon, nous permet de penser que l’obésité infantile n’est pas qu’un mythe. L’activité physique est devenue une nécessité et pas seulement pour les adultes. Si auparavant les enfants aimaient courir en rivalisant d’inventivité, revivant en live leurs histoires préférées et adoptant volontiers le rôle de leur héros, nombreux sont ceux aujourd’hui dont la dépense énergétique se limite à celle de leur pouce (jeux vidéos) voir de leurs mains (clavier d’ordinateur). Loin d’un simple phénomène de mode, cette tendance touche une réalité plus sensible à prendre en considération sans plus tarder.

Mini tapis de course pour mini-moys :)

Tendance fitness et sport n°2: les accessoires … fitness

Surprise par la quantité incroyable de stands proposant des accessoires de fitness, j’ai clairement identifié cet axe comme l’une des tendances de l’année. Des rouleaux massants aux appareils pour faire des abdos, pour se muscler, pour se lester lors de squats ou autres séquences teintées de culture crossfit, l’offre d’accessoires peu chers permettant à chacun de réaliser des exercices simples de façon autonome et sans avoir à se rendre dans une salle de sport, est au top. J’ai été amusée par le « look » improbable de certains accessoires pour lesquels une explication minimum s’avère parfois nécessaire - sans quoi il reste difficile de savoir comment vraiment user de l’objet ! Si la tendance est compréhensible et sensée, elle ne peut se détacher d’une offre de coaching concomitante. Aussi motivés soient les pratiquants de fitness, il faut un cadre pour réaliser ces exercices de la bonne manière (intensité, volume, qualité) - cadre offert par des vidéos, applications, livres, blogs et soutenu par le potentiel de partage des réseaux sociaux (il est plus facile d’aller au bout d’une séance lorsque l’on s’attend à un feedback bienveillant de ses pairs).

AFNI: accessoire de fitness non identifié !

Tendance fitness et sport n°3: le « quantified self« 

Sans surprise et parfait rebond sur la tendance précédente. L’être humain a de plus en plus besoin de savoir comment il fonctionne et d’être guidé dans son activité physique pour savoir comment agir. Mitigée sur cette tendance que je compare à celle des chaussures de running sur-sophistiquées, appauvrissant nos pieds autant que les technologies s’enrichissent, je ne sais pas jusqu’où la frénésie des objets de santé connectée ira. Se faire indiquer sans arrêt où son corps en est et où il doit aller ? Il s’agit bien du fruit de succès technologiques indéniables mais qu’en est-il de la confiance en l’être humain et en sa capacité à se connaître, s’adapter, décider par lui même ? Je ne change pas de position là dessus: je reste très intéressée par les innovations dans ce secteur mais en aucun cas je n’en suis l’utilisatrice. Pour autant, j’ai fait un passage éclair au stand Fitbit où le nouveau modèle « Force » m’a été présenté. La seule réelle nouveauté semblait être le fait de pouvoir recevoir des notifications d’appel sur son bracelet. Encore une occasion d’être sollicité sans arrêt, sans relâche, d‘être un objet connecté en soi. Puis je suis passée chez Soleum, marque m’étant totalement inconnue jusqu’à là. En demandant à l’un des commerciaux quel était l’avantage réel de son produit, il n’a pas su me répondre et pour cause ! Mesure du nombre de pas, des phases de sommeil, des calories - j’ai le sentiment que l’on tourne en rond. Pas de grande révélation dans ce domaine.

Comparaison des différents trackers de la marque Fitbit

Cependant, la marque BioMan de la société AIQ a un peu plus retenu mon attention avec son t-shirt muni de capteurs cardiaques dissimulés dans les coutures du tissu donc impalpable. Un outil destiné aux athlètes souhaitant se défaire d’une ceinture cardiaque parfois encombrante mais aussi à tout un pan de la population senior, avide de surveiller sa santé cardiaque sans contrainte. Intéressant, d’autant que ce produit ouvre la voie à de nouveaux capteurs: taux de déshydratation, émission de CO2, chaleur corporelle, etc. Retenez l’expression: « smart clothing‘.

T-shirt « BioMan » intégrant des capteurs cardiaques

Tendance fitness et sport n°4: le training dit « fonctionnel »

Dans la lignée des accessoires fitness, le training dit « fonctionnel » propose un mix d’outils permettant de travailler spécifiquement certaines zones du corps et ce consécutivement, pour un travail musculaire complet et complémentaire des activités cardios. En somme, si vous courez c’est super mais si vous intégrez dans vos plannings quelques séances d’entraînement fonctionnels, vous serez un(e) sportif(ve) complet(e). L’outil ci-dessous illustre parfaitement cette tendance en proposant, par l’intermédiaire d’un « simple » tapis, un nombre incroyable de possibilités d’entraînement. Il suffit alors de lancer un tuto vidéo et de se mettre en mouvement, en adoptant souvent des positions élémentaires mais efficaces. Pour autant, le training fonctionnel ne doit pas nécessairement avoir lieu chez soi; le TRX souvent pratiqué en salle permet un travail des chaînes musculaires très intéressant à partir d’un matériel ultra-simple.

Tapis de « functional training » par Kettler

 

Tendance fitness et sport n°5: le sport chic

Qui a dit que les affaires de sport devaient être uniquement techniques ? L’idéal étant bien sûr qu’elles soient performantes et esthétiques. Dualité pas évidente à retrouver bien que toutes les marques en ait conscience. S’il existe souvent des matériaux sophistiques pas toujours élégants (quoique, des manchons de compression peuvent avoir leur style), il existe aussi des accessoires sportifs « fashion » pas très techniques. Prenons l’exemple de ces paires de chaussures hallucinantes développées par Adidas en partenariat avec Porsche. Munies d’une technologie d’amorti censée reproduire le système de suspension des voitures, ces chaussures ont une gueule démente. Partagée entre un « wow elles sont sympas » et un « en même temps je ne pourrais jamais mettre ça aux pieds« , votre avis se voit rapidement calé quand un vendeur vous annonce leur prix: 500eur et vous précise avec une honnêteté déconcertante qu’elles sont avant tout destinées à la mode et pas bien efficace pour les runners. Ce dernier même de rajouter: « nous les avons testées sur un marathon et franchement, c’est pas tout à fait concluant! » J’ai tout de même trouvé l’idée intrigante.

Modèles hybrides: Adidas/Porsche pour fashionistas

Dans la catégorie élégant ET efficace, je nomme malgré tout Emporio Armani et sa magnifique collection de tenues de ski. Le tout présenté dans un showroom électro à la lumière acide, de quoi marquer les esprits. Le sport chic a résolument sa place dans les tendances fitness 2014.

Collection sports d’hiver d’Emporio Armani

Tendance fitness et sport n°6: le home fitness

Que de tapis de course, de vélos, d’elliptiques et de rameurs dans les hall d’ISPO ! Servant au départ de produits d’appoint, les innovations des plus grands acteurs de ce marché: Kettler, BH, Icon Health and Fitness deviennent des produits technologiques à part entière. Des amortis toujours plus efficaces, des tableaux de bords ultra sophistiqués proposant de visualiser ses parcours préférés grâce à Google street view sur écran, des appareils montant jusqu’à 40% d’inclinaison…le home fitness n’est plus une activité par défaut, c’est une activité à part entière. Allant de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers, il y a dans ce secteur de quoi satisfaire tous les budgets et tous les types d’athlètes. Je retiens particulièrement le tapis « Boston Marathon » 4.0, un bijou fitness encore indisponible en France mais accessible aux USA pour près de 4000 USD. En plus de sa taille, de la qualité de ses matériaux, de son amorti proche du réel et de son écran en couleurs compatible avec la technologie iFit, ce tapis de course est associé à une petite bague qui, une fois portée au doigt, permet d’augmenter ou de réduire la vitesse en une pression, sans avoir à tendre le bras vers le tableau de bord. Du « home fitness » pour coureurs assidus et exigeants.

Tapis de course « Boston Marathon » de chez Proform avec « bague de vitesse » intégrée

 

Tendance fitness et sport n°7: les textiles techniques

Peu connaisseuse des subtilités techniques des différents textiles car peu intéressée par le sujet en réalité, j’ai tout de même remarqué la quantité incroyable de stands proposant toutes sortes de textiles spécifiquement adaptés à des sports bien précis. Du textile compressif auquel je suis un peu plus familière au textile conservateur de chaleur et ultra léger, en passant par les combinaisons de plongée ou les tenues anti-chocs, les gammes de « tenues techniques » étaient largement représentées sur ce salon. Qui plus est, une plateforme entière nommée « Textrends » était, comme son nom l’indique, dédiée aux innovations textiles axés performance. Une dimension très présente sur cette année, parfois au détriment de l’innovation esthétique.

 

Tendance fitness et sport n°8: la course naturelle

A la fois surprise et déçue de ne pas avoir vu beaucoup de stands propres à la course à pied, j’ai toutefois noté un point que je trouve intéressant. Les 3 marques que j’ai repérées étaient les suivantes: Skechers, Newton et Altra. Étonnant non ? Nous sommes en plein dans la course naturelle proposant des chaussures à faible drop peu ou pas amorties. Pas de Nike running, d’Asics, d’Adidas ou de Mizuno. Le running à ISPO est 100% naturel, 100% en faveur d’un « réapprentissage » paradoxal: celui de la course à pied telle que nous la pratiquerions sans artifices. Oui, nous avons tellement désappris à courir en nous munissant de chaussures qui nous soutiennent dans tous les sens et qui, par conséquent, ne nous permettent pas de développer nos qualités pédestres naturelles, que nous nous retrouvons perdus entre recherche de performance et recherche de solutions pour ne plus se blesser. Des experts en biomécanique ont pourtant constaté que le taux de blessure chez les runners n’avait pas baissé depuis des années, malgré la sophistication des chaussures. Normal si ces artifices contribuent à détourner le coureur de son déroulé naturel de course. Si le courant « minimaliste » est peut-être allé un peu loin en proposant des chaussures sans amorti, ce qui est rude compte tenu de nos routes goudronnées et de nos sols rigides, le courant « elemental » propose le meilleur des deux mondes, entre minimalisme et chaussures standards. Faible drop mais amorti, avec si possible une large « toe-box » pour rendre à chaque doigt de pied son potentiel stabilisateur. Bref, il est question de repenser sa façon de courir et de miser sur ses forces plutôt que de systématiquement dissimuler ses faiblesses. Une vraie évolution dans le running version 2014.

De gauche à droite: stand Altra, publicité Skechers

 

Tendance fitness et sport n°9: les sports d’hiver

Encore un sujet vis à vis duquel j’ai peu d’affinités bien que j’apprécie toujours autant la montagne chaque fois que j’ai la chance d’y aller. Je ne suis cependant pas une grande praticante de sports d’hiver et peu sensible à leurs accessoires et tenues. Il n’en demeure pas moins qu’au delà de mes préférences et à quelques semaines des JO d’hiver 2014 de Sochi, ce salon ISPO de Munich était particulièrement tourné vers les tenues techniques dédiées à l ‘outdoor « froid », à la montagne et au ski. J’en ai d’ailleurs retenu une jolie image: celle de ce mur rempli des tenues officielles de chaque JO d’hiver depuis les années 1970 jusqu’à ceux de Vancouver en 2010.

Tenues des JO d’hiver, années après années…

Tendance fitness et sport n°10: le sport « cool »

Un peu loin de l’attitude des pure runners, plutôt consciensieusement équipés, concentrés, disciplinés dans leur pratique et au look aussi sain que ne peut l’être leur nouveau style de vie (celui « d’après la course à pied »!) - le salon ISPO 2014 était rempli de cette tendance sportive « cool » presque nonchalente, incarnée par les skaters, les snowboarders et même, dans une autre catégorie: des highliners. On est loin des cours de fitness où chacun s’applique à respecter à la lettre la chorégraphie d’une prof parfaitement dimensionnée.

Il s’agit ici de faire une activité sportive exigente voire risquée avec un air de non assiduité, de facilité voire de neutralité. C’est toute la classe du skater déambulant les cheveux mi-longs, accompagné ou non d’un chien, vêtu d’un short large, d’un t-shirt et souvent d’une casquette, qui se lance dans des figures complexes sans donner l’impression de se donner du mal ou de s’accrocher.Les halls d’ISPO en était remplis cette année ! Peut être plus encore que le sport « cool », « la performance nonchalente » serait-elle à seule une nouvelle tendance ?

En tous cas, je ne m’identifie pas du tout à ce courant. Je préfère largement le regard perçant du sportif qui se dépasse et qui exprime son effort, mais bien évidemment, à chacun son sport :)

 

L’expérience de cette immersion d’un jour au coeur d’une référence dans l’univers des salons de sport m’aura à la fois intéressée et surprise. Intéressée car il est toujours agréable de se sentir au coeur des choses, d’autant plus que les dites « choses » sont en plein dans vos sujets de prédilection, le sport en l’occurrence. Surprise car le manque d’innovations fulgurantes aura également été couplé à de grands absents. Pas de volet nutritionnel, pas de conférences sur le bien-être ou sur les sports alternatifs, plus softs. Pas ou peu de dimension « santé ». Un salon in fine très centré sur le sport utilitariste. Certes, ISPO est avant tout un salon professionnel, confrontant distributeurs et clients potentiels. J’aurais cependant aimé assister à des conférences sur les medias sociaux dans le sport, sur les nouveaux courants sportifs, sur l’essor de micro communautés au sein des sports, sur les particularités inter-sportives, sur le sport de haut niveau, le sport pour les seniors, le sport pour le plaisir.

Finalement, les innovations du marché ont leurs limites, l’intensité du sport est celle que l’on vit à chaque fois que l’on s’attaque à un entraînement - indépendamment des technologies et des tendances. Faire du sport au naturel: ne serait-ce pas là l’une des prochaines tendances d’ailleurs ?

Jeudi 16 janvier, sous un ciel peu clément, j’ai rendez-vous au pavillon du Lac des Buttes Chaumont pour une après-midi de présentations et tests des nouveaux modèles route et trail de Kalenji. La pluie nargue les passants ou runners venus s’entraîner mais ils sont là. Je découvre pour la première fois ce parc et son légendaire « dénivelé », me faufile à travers les allées, accélère à l’approche d’un individu venu zoner dans les buissons et me lâchant un « mademoiselle… » ayant le don de me faire monter en pression au quart de tour. Bref, j’arrive enfin au point de rendez-vous: un magnifique restaurant à étages au milieu de la nature. Dubitative, je me renseigne auprès d’un fumeur sur le porche qui me confirme « qu’il y a bien un truc de chaussures à l’étage ». Je gravis les escaliers et découvre une salle chaleureuse investie par une somme de journalistes, bloggeurs et paires de chaussures !

Récit d’un testing day particulièrement instructif, entre technique, innovation et rencontres.

Les nouveautés Kalenji: Kiprun, Kapteren

J’adore ces moments de retrouvailles entre passionnés du running parfois bien connus, parfois reconnus d’après leur profil Facebook, parfois jusque là inconnus. Derrière une homogénéité apparente il y a finalement des personnalités bien trempées, même rebelles, qui ont leurs convictions, leurs préférences et sont loin, bien loin d’adhérer à toutes les innovations et à toutes les marques. Il est vrai que la tenue d’un blog qui fonctionne entrainant ainsi de multiples sollicitations alimente la passion du sport mais aussi l’exigence. Moins émerveillé devant la moindre nouvelle paire de chaussure, l’analyse et l’envie de statuer sur le produit prend parfois le dessus. En ce qui me concerne, j’ai toujours été sensible à l’innovation et à l’envie d’innover (deux choses différentes). Kalenji représente pour moi parfaitement la marque de running grand public faisant d’immenses efforts d’innovation pour être plus qu’un challenger sur le marché. De plus en plus, Kalenji ne se limite plus à proposer des « tarifs intéressants » mais aussi des produits qui ont de la gueule. L’année dernière, une paire de Kiprun MD m’avait été envoyée pour test et j’avoue avoir été embarrassée tant le look et le confort de la chaussure laissaient à désirer. J’avais tout de même écrit un article soulignant les efforts de la marque mais il restait faiblement enthousiaste. Test de la Kiprun MD ici. C’est avec surprise cette année que je découvrais la nouvelle gamme Kiprun hommes et femmes ainsi que son homologue en trail, la Kapteren XT4. Les pointes développées par la marque en auront quant à elles séduit plus d’un(e). Avant la publication d’articles tests plus approfondis, voici déjà un aperçu des sus-mentionnés produits et de leurs caractéristiques.

Kiprun SD, MD, LD et Comp

Rappelons que SD signifie « Short Distance » ie 10km; MD « Middle Distance » ie semi-marathon et LD « Long Distance » ie marathon. Dans un autre registre, les Kiprun Comp, plus légères (205g), sont dédiées aux performers en quête de chronos « en dessous des 34′ au 10km ou en dessous des 2h40 sur marathon » cite la marque.

Exposition de la gamme Kiprun pour femmes. De haut en bas: Kiprun Comp, SD, MD universel, MD pronation, LD

Exposition de la gamme Kiprun pour hommes. De haut en bas: Kiprun SD, Kiprun MD universel, MD pronation, Kiprun LD universel, LD pronation

A noter: Stéphane Diagana, plus qu’un partenaire de la marque est également chef de produit. Il lui consacre de ce fait un certain nombre de jours par an (une cinquantaine de mémoire), partagés entre évènements, communication et développement technique pur. Si les partenaires comme Sophie Duarte (championne d’Europe de cross), Benjamin Malaty (1er français au marathon de Paris 2013 en 2h12′) et Julien Bartoli (1h04’27″ aux 20km de Paris) ont un rôle avancé de testeurs, Stéphane Diagana joue un rôle à part entière dans le développement des modèles route. Il est d’ailleurs intéressant de l’entendre parler de son goût pour sa mission Kalenjienne faisant de lui un intervenant à part entière dans le process d’innovation produit, de pair avec les ingénieurs et le chef de produit de la gamme: Olivier Laboussole.

Focus sur la Kiprun Comp pour hommes.

Kapteren XT4 et Race

Passons aux modèles trail. Bien qu’adepte des sous-bois et de la course nature, les quelques trails que j’ai pu entreprendre (et le mot est faible) m’ont laissé des souvenirs mitigés, entre souffrance et découverte ! Toujours est-il que le choix de chaussures de trail est fondamental pour ne pas subir les terrains irréguliers propre à la discipline et à ses lieux de pratique, pour agripper le sol dans les montées et les descentes fréquentes, pour tenir la route…dans la durée. Très satisfaite de mes XT Wings de chez Salomon (ultra-confort), je trouve que les modèles trails sont souvent plus rigides, plus rustiques, plus lourds - logique. Qui plus est, le look des modèles de trail n’est pas étudié de la même manière que pour la route. Plutôt moins flash, plus fonctionnels, dans l’ensemble. Avec sa gamme Kapteren, Kalenji démontre ici une fois de plus sa capacité à créer des chaussures attractives et techniques. Le run test éclair le confirmera par la suite: on est bien dans des Kapteren !

Exposition des modèles trail Kapteren XT4. De haut en bas: XT4 neutre pour hommes, XT4 pronation hommes, XT4 pronation femmes et XT4 Race.

A noter: au même titre que Stéphane Diagana pour les modèles « route », c’est ici Thierry Breuil (5ème aux mondiaux de trail et 2ème français), anciennement chez Adidas, qui investit le rôle de chef de produit de la marque aux côtés de Jean-Luc Burnichon.

Pointes Kalenji

Bien qu’absolument pas utilisatrice de ce type de chaussures; je dois admettre qu’elles ont un look ultra-réussi ayant récolté un bon nombre de voies d’adhésion lors du testing day. En voici un visuel authentique, pour la beauté du produit !

Pointes Kalenji accompagnées d’une poignée de « donuts » (pour les intimes) ou K-Rings, pour les « experts »: nouveau concept d’amorti inséré au coeur même des semelles intermédiaires de chaque modèle route.

Les runs-tests éclairs

Olivier Laboussole (chef de produit « route ») au départ des runs-test

Kiprun: à chaud

Après l’analyse et les présentations, place aux tests. Répartis en deux groupes: route et trail, destinés à être intervertis 30′ plus tard, nous étions une grosse trentaine à être lâchés au coeur des Buttes Chaumont, chaussures neuves aux pieds. Habituée au zero drop amorti depuis des mois, j’ai eu d’étonnantes sensations avec les Kiprun MD. C’est intéressant, je pense qu’il y a un an j’aurais eu une excellente perception de ces chaussures tant leur amorti et leur confort est palpable. Pourtant, convertie à la course naturelle depuis quelques temps, j’ai été frappée par tous les soutiens que comportent la Kiprun, moi qui suis désormais habituée à une semelle plate et à une « architecture » sobre, forçant le pied à se renforcer petit à petit par lui même. Pourtant, Olivier Laboussole, chef de produit Kiprun précise qu’en aucun cas leurs modèles ne corrigent la foulée. La version « pronation » n’étant d’ailleurs caractérisée que par un renforcement de la mousse à l’intérieur gauche de la chaussure, pour éviter une « pronation de fatigue » et non pour redresser une foulée résolument pronatrice. C’est également au cours de ce run test que j’ai pu m’entretenir avec Olivier Weber: ingénieur Kiprun, m’apprenant à mon plus grand étonnement que Kalenji était en pleine démarche de test à grande échelle de l’effet d’une réduction de drop sur la course d’un panel de près de 600 coureurs. Actuellement à 10mm de drop (hormis les Kapteren race: 6mm), les chaussures Kalenji se situent « dans la moyenne » sans pour autant s’y installer. Il se pourrait qu’à l’avenir la marque s’oriente vers une réduction du drop de ses modèles pour proposer une foulée plus naturelle. Le terrain reste cependant glissant. Il s’agit de rééduquer tout un pan de la population de runners et de veiller à ce que la transition se fasse en douceur, au risque de dégâts. On ne change pas de drop comme on change de chemise. Intéressant et à suivre.

XT4: à chaud

Très confortable dans ce nouveau modèle trail, j’ai eu de bonnes sensations de course même si de nombreuses heures de test devront suivre pour statuer. Malgré la pluie dégoulinante, en côte ou en descente, les XT4 accrochent bien le sol et offrent de la souplesse. Leur drop est pourtant semblable à celui des Kiprun mais cela m’ a moins déstabilisée. D’après Jean-Luc Burnichon d’ailleurs, l’espace alloué aux orteils serait plus important dans les modèles trail que route. Là aussi, habituée aux chaussures Altra depuis quelques temps et soulagée par leur large « toebox », j’ai pris l’habitude de faire fonctionner chacun de mes orteils et d’apprécier leur effet stabilisateur. Un effet que l’on retrouve plus dans les XT4 que dans les Kiprun.

Pour conclure…

Même si j’ai été de loin la coureuse la plus lente des deux groupes, appréciant sans complexes la dégustation d’un chocolat chaud et d’une large part de cake en fin d’après-midi; même si mon entretien « en plein run » avec Sophie Duarte n’a pas duré plus de 5′ tant mon seuil se rapprochait de son endurance fondamentale, et encore (quand on ne respire plus, il est difficile de poser des questions !); même si je suis une néo-zero-drop-lover qui a par ailleurs pris un certain recul sur la notion de performance et repensé ses motivations pour courir…j’ai particulièrement apprécié cette après-midi organisée d’une main de maître par l’équipe Kalenji et leur RP Stéphanie. Discussions à bâtons rompus, échanges entre passionnés, le format était concluant. Bien plus qu’une simple conférence de presse mono-directionnelle, Kalenji sait impliquer ses prescripteurs dans sa démarche d’amélioration continue et convaincre de son dynamisme. Quant à celui de ses chaussures, cela fera l’objet d’un prochain post.

 

Il est de grands rassemblements sportifs comme les Jeux Olympiques qui rassemblent le must des sportifs français (et bien sûr internationaux) en un même lieu. Reconnues d’exception, ces occasions sont malheureusement aussi précieuses qu’elles sont rares. Pour contrer cette faible fréquence de rencontres, chaque année au Club Med de la Plagne, les plus grands champions du sport français se retrouvent accompagnés de jeunes espoirs prometteurs. Comme le précise le boxeur Brahim Asloum: « c’est le seul moment, hors rassemblements olympiques, au cours desquels autant de champions sportifs peuvent se retrouver, c’est exceptionnel ». Cet évènement fédérant athlètes, sponsors et journalistes est depuis devenu incontournable dans le milieu du haut niveau sportif. Il est attendu par tous chaque année tant sa réussite a permis la création d’une véritable « famille », celle des « Étoiles du Sport ».

Récit de quelques jours forts en inspiration et en énergie, celle qui vient de toute discipline sportive quelle qu’elle soit; celle qui allie compétences physiques, mentales et humaines; celle qui donne envie.

Cérémonie d’ouverture des Étoiles du Sport - Crédit photo: Étoiles du Sport

Les Étoiles du sport: un concentré exceptionnel de talents sportifs

Parrainage sportif

Depuis 2002, les Étoiles du Sport se développent fidèles à un adage solide: « les champions d’aujourd’hui parrainent les champions de demain« . Créées par Benoît Eycken, ancien compétiteur national en ski de bosses et Sébastien Foucras, vice-Champion Olympique de ski acrobatique et époux de Marie-José Pérec, le concept des Étoiles du Sport est complet et centré sur l’activité physique mais pas seulement. Au delà des compétences physiques spécifiques à chacune des innombrables disciplines représentées: football, boxe, natation, handisport-athlétisme, ultra-trail, triathlon, VTT, pentathlon moderne, ski freeride, judo, gymnastique, karaté, squash, badminton, tennis et taekwondo, ce rassemblement se veut fédérateur, inspirant et humainement formateur. Chaque binôme parrain sportif/espoir doit donner le meilleur de ce qu’il a tout au long de la semaine: épreuves sportives et échanges en tous genres. Les sports sont décloisonnés, il faut puiser de nouveaux apprentissages dans chaque rencontre, aller à l’encontre de ses habitudes, s’ouvrir, communiquer, transmettre, recevoir. Le Sport bien plus que « les sports » est à l’honneur. La philosophie des Étoiles du Sport gravite ainsi autour de 5 valeurs clés: fraternité, intégrité, générosité, enthousiasme, exemplarité. C’est un idéal vers lequel chaque sportif se doit de tendre, plus encore que la seule performance. C’est à la fois un tremplin et une voie d’excellence.

Parrainage entreprise

Si chaque filleul recruté au cours de l’année par les organisateurs des Étoiles du Sport se voit attribuer un parrain dans sa discipline sportive, il est également associé à un parrain entreprise. Ce parrain a pour mission d’aider le sportif pendant 1 an dans tout domaine ne relevant pas directement du sport (communication, projet professionnel parallèle, gestion des sponsors, etc.). L’accompagnement des espoirs français est assuré à tous les niveaux. Cette année, le trophée des Étoiles du Sport destiné à l’athlète ayant été le/la plus performant(e) et humainement convainquant(e), aura été remis à Adèle Stern, jeune pentathlète parrainée par le groupe Icon Health and Fitness (marque ProForm). Une fierté tant pour cette entreprise que pour ses mentors sportifs: Elodie Clouvel et Valentin Belaud, champions du monde de pentathlon en relais mixte.

Adèle STERN, Étoile du Sport de l’année 2013 - discipline: pentathlon moderne - parrains sportifs: Valentin Belaud et Elodie Clouvel - parrain entreprise: Icon Health and fitness (Proform). Crédits Photo: Les Étoiles du Sport

Le fil rouge de la semaine: run&bike solidaire

En plus de la nouveauté de l’année: le raid Pro-Am permettant d’ouvrir l’aventure au grand public le temps d’une journée, l’organisation de l’évènement a souhaité placer l’édition 2013 sous le signe de la solidarité. Initiative concrétisée par la mise en place d’un fil rouge Run&Bike solidaire co-assuré par la Fondation FDJ et Proform, n°1 mondial de l’équipement fitness. Le concept est simple: 1km parcouru sur le tapis de course Performance 1050 ou le vélo PF SPX 390 de la marque ProForm est converti en un don d’1Eur. Le défi: cumuler un maximum de km tout au long de la semaine en plus de l’épreuve imposée du « plus grand nombre de km à parcourir en 5min » relevée par chaque binôme parrain/espoir en guise de prologue du raid. Au final, les plus grands champions ont défilé sur les appareils ProForm et accumulé 1360 km au cours de la semaine soit 1360Eur offerts au secours populaire via la Fondation FDJ. Le but est noble: offrir des licences sportives à des jeunes défavorisés. Superbe initiative qui sera certainement réitérée à la demande générale en 2014.

De gauche à droite: Julien ABSALON, double champion olympique de VTT; Jimmy VICAUT, sprinteur de niveau international; Alain BERNARD, nageur professionnel, en plein défin Run&Bike sur appareils Proform.

Robert PIRES en cours de briefing juste avant le départ du prologue: « un maximum de km en 5′ ».

Étoiles du sport inside

Quelques jours vécus au cœur de ce grand rassemblement ne peuvent que remplir la tête d’anecdotes et de nouvelles idées; le coeur de chaleur et l’esprit d’étincelles. A la fois extraordinairement hors du commun et extraordinairement simple, il est surprenant d’accéder sans effort à des rencontres haut-de-gamme que le quotidien ne permet pas. Discuter de running avec Lilian Thuram prêt à vous accompagner sur un footing improvisé pour « bouger un peu » mais renonçant plus tard à une sortie raquettes de peur « de ne pas être assez en forme » (vraiment Lilian ?). Faire quelques pas de Kuduro avec Alain Bernard, imposant par son gabarit mais discret voire timide et adorablement souriant ! Parler à Xavier Thévenard (team Asics trail) de sa victoire sur l’UTMB 2013, de ses entraînements, de ses habitudes alimentaires (no lactose, no gluten) et le voir si reconnaissant de cette luxueuse semaine aux Étoiles du Sport, bien loin du monde sobre de l’ultra-trail. Échanger à de multiples reprises y compris au cours d’une session raquettes (la fameuse) avec Arnaud Clément ou Pascal Pich, triple champion du monde d’ultra triathlon (iron man) auteur du livre « Terminator: l’anonyme champion du monde« . Partager une ascension au 6ème étage de l’hôtel avec Robert Pires et sa petite famille, réservé et sympathique. Croiser Marie-Jo Pérec une dizaine de fois par jour et choisir de ne pas la déranger tant cette ancienne athlète de haut-niveau se préserve aujourd’hui du monde et des médias. Saluer Laura Flessel en lui évoquant une connaissance commune. Observer Julien Absalon, champion olympique de VTT s’entraîner sur vélo d’appartement avec le sourire, telle une formalité. Voir l’équipe de France de pentathlon faire de l’endurance fondamentale sur tapis de course à 18km/h, « en récup ». Saluer et se faire saluer sans arrêt par des inconnus (ou non), telle une grande famille réunie pour les vacances. Bien entendu, les sportifs forment un univers, les journalistes ou sponsors un autre, mais malgré tout, des ponts se construisent, des liens se tissent et offrent à chacun la possibilité d’aller là où la routine de l’attend pas.

Si cette expérience est avant tout destinée aux athlètes de haut niveau confirmés et en devenir, elle est aussi via les relais médias un message sportif pour tous. Ce concentré de talents permet de mesurer concrètement la puissance du sport: les passions qu’il suscite et les êtres qu’il modèle. Pour tous les sportifs, peu importe leur niveau pour peu qu’il y ait une pointe d’envie, les Étoiles du Sport résonnent comme une musique vivifiante qui chante « aie confiance et fonce, là où le destin t’attend ». Vous repartez alors chez vous, vers ce quotidien qui vous attend sans être une fatalité et que vous avez envie de re-booster, des étoiles (du sport) plein les yeux !

L’European Outdoor Film Tour 2013 ou « E.O.F.T. » pour les intimes est une séquence de 9 courts métrages mettant en scène des hommes (passage furtif de femmes) dans des conditions extra-ordinaires, chacun à leur manière. Ces hommes n’ont pas les mêmes quêtes, pas les mêmes folies ni les mêmes projets. Pour l’un ce sera l’ivresse des hauteurs, pour l’autre du vide, pour l’autre encore de conditions météos extrêmes. L’un sera en fusion avec les vagues glaciales du cercle polaire, l’autre avec les fissures immenses de canyons arides, un autre encore avec les sommets enneigés les plus lointains. Pourtant, si rien ne permettait a priori à leurs routes de se croiser, une passion démesurée les rassemble ici. Une envie borderline de vouloir Vivre à 2000% pour que l’existence vaille la peine.

Invitée à découvrir cette magnifique production et à m’entretenir avec l’un de ses « acteurs »: Sébastien de Sainte Marie, j’en suis revenue oxygénée et l’esprit rempli d’images démentes. Pour autant, si certaines histoires m’ont interpellée et réjouie, d’autres m’ont dérangée. Vouloir « trop vivre » n’est-il pas parfois un présage de mort ? Voici une sélection de courts-métrages qui ont retenu en bien ou en moins bien mon attention…

Kyrgyzstan: vers l’infini et au delà, un voyage qui mène à soi

Titre officiel: « The road from Karakol » - Pays de production: Kyrgyzstan & USA - Thématique folle: voyage initiatique en vélo au coeur du Kyrgyzstan

Revue de la séquence: j’ai beaucoup aimé ce court-métrage qui de prime abord ne met pas en scène de grosses cascades dangereuses et impressionnantes… Un homme d’origine américaine: Kyle, nous est présenté en compagnie de son seul vélo et « paquetage » de voyage. Son objectif: un roadtrip entre routes goudronnées, chemins de terres, fleuves mouvementés et hauts sommets. Quelle idée de partir seul sur les routes dans un pays pareil ? On se le demande et pourtant petit à petit, on comprend. Tout d’abord, ce dit pays est magnifique. Puis, on réalise que « partir seul sur une route » prend un sens complet à mesure que l’on partage les inquiétudes, les doutes et l’isolement de Kyle. Il a beau être fort, résistant, entraîné, avoir beaucoup d’humour et une capacité à nous immerger talentueusement au sein de son périple; face à la solitude et à la peur de ne plus savoir où aller, il n’en demeure pas moins un homme vulnérable. Humble devant cette vulnérabilité puis dans sa joie toute pure et enfantine, à l’arrivée de son voyage, Kyle nous prouve que la plus dure des épreuves n’est certainement pas de sauter du haut d’une falaise mais plutôt de se faire face, soi même.

Cercle polaire: du surf en hypothermie et un grand geste environnemental

Titre officiel: « North of the sun » - Pays de production: Norvège - Thématique folle: surf sur vagues polaires et dépollution massive d’une plage.

Revue de la séquence: Au départ, le spectateur se demande quel grain ont encore ces deux jeunes hommes parés pour s’installer 9 mois sur une plage du cercle polaire et y chercher continuellement la vague parfaite… Pourtant, Jørn et Inge n’ont rien de fanfarons délirants et bien plus en tête qu’une ènième lubie. Certes les deux amis ont suffisamment de courage voire de folie pour se lancer vers cette crique secrète, y construire une cabane et affronter la mer glaciale sur leurs planches mais leur objectif tient aussi à la purification de cet espace naturel. Un lieu magique quotidiennement pollué de déchets ramenés par les vagues de l’Atlantique. Ainsi, jour après jour, semaines après semaines, mois après mois, les deux norvégiens enchaîneront surf, ramassage de déchets (plusieurs tonnes évacuées par hélicoptère au bout de l’épopée), chauffage au bois, cuisine à partir d’ingrédients périmés (car offerts par les supermarchés les plus proches à quelques heures de marche…) et longs moments de co-habitation. Bien que semblant inséparables, si les deux amis ont tenu dans cette aventure c’est aussi en s’accordant de longs moments de solitude et d’indépendance, celle qui permet de se retrouver sans (presque) jamais se lasser.

Quand le vide et la solitude sont mères de plénitude: Sébastien de Sainte Marie nous guide…

Titre officiel: « Sound of the void » - Pays de production: Suisse - Thématique folle: ascension et descentes à ski de faces montagneuses ultra abruptes.

Revue du court-métrage: j’ai eu la chance de pouvoir m’entretenir avec Sébastien au cours d’un interview pré-projection. Encore un échange qui m’aura rappelé qu’aussi impressionnant puissent-être certaines personnes, cela ne leur enlève pas d’une part leur simplicité, d’autre part leur capacité à être impressionnés eux mêmes. Humain avant tout. Cela m’évoque une phrase d’un chef d’entreprise brillant rencontré lors de ma semaine aux Étoiles du sport: « chaque personne est un talent ». Il en est que l’on voit plus que d’autre mais cela n’est qu’une question d’image, pas de réalité. C’est important de le rappeler. Face à mes questions au sujet d’une éventuelle « peur de mourir » ou de « risque », Sébastien me répondait spontanément qu’il était pour lui bien plus dur de traverser la gare St Lazare aux heures de pointe que de descendre la face nord du Gspaltenhorn, avec une pente de 55°. Il confronte alors le « risque de mourir » de ses expéditions avec la « mort à petit feu » de la vie urbaine. Violent mais propice à la réflexion. Puis, quant la question de l’entraînement et du sport se présente, Sébastien réplique qu’il n’est pas vraiment sportif mais avant tout passionné. Dans cette logique Sébastien évoque le paradoxe de sa participation à l’European Outdoor Film Tour, lui qui déteste être mis en avant, les réseaux sociaux et tous ces outils de viralisation factice qui font perdre tant de saveur à la réalité. C’est un interview intéressant au cours duquel de nombreuses évidences sont remises en question. S’entretenir avec des personnalités d’exception force le relativisme et fait du bien. C’est souvent face au vide que l’on prend le mieux conscience de l’essence même des choses; n’en n’ayons pas peur!

 

Skyline, basejump et clowneries: un drôle de mélange qui dérange

Titre officiel: « Petit Bus Rouge » - Pays de production: France - Thématiques folles: cascades et voltiges; highline; base jump…

Revue du court métrage: il s’agit probablement de la séquence que j’ai la moins aimée. Au départ, une équipe d’amis achète un ancien bus de pompier et part à l’assaut de paysages fous pour s’y jeter ou s’y risquer: sauts en parachute, escalade de falaises puis jetées dans le vide, highline au sommet (pléonasme), les sensations sont vives. L’un des membres de l’équipe accomplit tous ces élans de folie déguisé en clown. Le fameux clown qui prend un malin plaisir à mettre en jeu sa vie à chaque cascade. Le clown qui fait un peu rire puis impressionne et surprend mais in fine ne donne pas envie. Celui qui à mon sens transmet une espèce de mal de vivre cachée derrière un nez rouge. Une fausse impression de liberté, une fausse impression de joie. J’ai eu l’espace d’un instant des réminiscences du film « Il », terreur de mon adolescence ! Ce film met en scène un clown assassin qui hante des jeunes enfants toute leur enfance jusqu’à en tuer la plupart. Tout commence pourtant toujours avec un sourire…le parallèle est sévère mais que voulez-vous, quand une image nous vient en tête, il est difficile de la bloquer ! Ce film n’en demeure pas moins beau et marquant mais aussi dérangeant. D’ailleurs, il est dédié à une personne disparue…

« Remember,

Real adventure isn’t polished,

It doesn’t have a Twitter feed »

Informations complémentaires:

* Site officiel de l’EOFT: découvrez les autres courts-métrages du projet…

* Retrouvez du matériel outdoor sur le site campz: pour ceux chez qui ces courts-métrages auraient fait naître une envie d’ailleurs…

 

9 jours pour 200km: faisable mais (très) challenging

Certains diront que « préparer le GR20 c’est déjà partir », en effet ! Il y a l’envie de se lancer et puis, il y a le fait de réellement se lancer et c’est en soi une aventure. Trouver le/la co-équipière d’aventure (à moins de vouloir partir seul(e)), réserver les billets d’avion, consulter les experts et discerner leurs avis (pas toujours convergents) pour choisir le bon matériel, trouver puis acquérir ce matériel, faire un plan nutritionnel global pour décider quoi amener et quoi acheter sur place, découper les 16 étapes pour les caser dans 9 jours de marche (certains chercheront à parcourir l’intégralité du GR20 en bien moins de temps encore, d’autre en 10 à 15 jours), identifier les points d’eau et points d’intérêt pour se mettre dans le bain, etc. C’est un projet à part entière et un beau projet ! Le genre d’aventure de laquelle bon nombre sortent en disant « yes ! je l’ai faite ! » - en ce qui me concerne, je serai accompagnée d’Audrey, lectrice du blog Hotsteppers rencontrée en live au cours du 1er run/apero parisien organisé au Bois de Boulogne dans le cadre des sorties Hotsteppers et embarquée en peu de temps dans l’aventure ! Nous avons pour défi de parcourir les près de 200km du Nord au Sud de la Corse en 9 jours (et en s’amusant !). Nous y allons humblement mais très motivées et bien préparées. L’une et l’autre sportives régulières: running et crossfit pour Audrey, running et cours cardio en salle pour moi qui plus est en pleine prepa marathon cet été, nous savons que notre plan est possible mais qu’il ne sera pas simple. En même temps, les lecteurs de ce blog sont bien placés pour savoir que le plaisir n’est que décuplé par l’amplitude de l’effort et du dépassement ! Notre roadmap est désormais établie. Focus sur le contenu prévisionnel jour après jour de ces drôles de vacances…

Roadmap (prévisionnel) jour après jour…

Pour atteindre notre objectif, nous devrons doubler les étapes. Chaque jour sera donc fait d’un départ très matinal, d’un break en refuge à la mi-journée puis d’une nuit en refuge en fin de journée. Le GR20 comporte 16 étapes, voici notre plan:

Vue à grande échelle de notre projet Nord-Sud…

J1 - Samedi 10 août - Vol Paris - Calvi puis étape 1: Calenzana - Ortu di u Piobbu

Départ de Paris: 7h25 - Arrivée à Calvi: 9h00

Transfert direct en taxi vers le départ du sentier Nord, à Calenzana.

Nombre d’heures de marche prévues pour l’étape 1: 6h30

D+/D-: 1360m/60m

Nuit en refuge: Ortu di u Piobbu

J2 - Dimanche 11 août - Ortu di u Piobbu - Carozzu - Ascu Stagnu

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 2 et 3: 7h (étape 2) + 6h10 (étape 3) = 13h10

D+/D-: 1570m/1557m

Nuit en refuge: Ascu Stagnu

Challenge/difficultés/points particuliers: il faut se munir de suffisamment d’eau pour atteindre la 1ère source de Leccia Rossa au cours de l’étape 2 (7h). Le refuge d’Ascu Stagnu est une ancienne station de ski connue pour proposer des lit individuels (un luxe sur le GR20!) et ainsi favoriser une bonne nuit de récup’.

J3 - Lundi 12 août - Ascu Stagnu - Tighiettu - Ciottulu di Mori

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 4 et 5: 6h (étape 4) + 4h (étape 5) = 10h

D+/D-: 1680m/880m

Nuit en refuge: Ciottulu di Mori

Challenge/difficultés/points particuliers: Aucune eau potable sur tout l’étape 4 bien connue de par son alias « le cirque de la solitude ». Il faudra donc partir tôt et partir avec un maximum de réserves (2 à 3L/personne). Il s’agit d’une épreuve souvent redoutée et mythique du GR20 de par son terrain accidenté, son caractère technique et son paysage monolithique de pierres esseulantes…Une baignade dans les vasques naturelles du Viru lors de l’étape 5 nous offrira certainement un moment de détente divin… !

J4 - Mardi 13 août - Ciottulu di Mori - Manganu - Petra Piana

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 6 et 7: 8h (étape 6) + 6h30 (étape 7) = 14h30

D+/D-: 1500m/1650m

Nuit en refuge: Petra Piana

Challenge/difficultés/points particuliers: une seule source d’eau sur l’étape 7 qui par ailleurs englobe à elle seule le passage le plus élevé du GR20 à plus de 2200m via la brèche de Capitellu. Une vue imprenable nous sera offerte sur les lacs de Melu et de Capitellu, parait-il, j’ai hâte.

J5 - Mercredi 14 août - Petra Piana - L’Onda - Vizzavona

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 8 et 9: 4h (étape 8) + 6h30 (étape 9) = 10h30

D+/D-: 1700m/1200m

Nuit en refuge: Vizzavona

Challenge/difficultés/points particuliers: pas d’eau (potable) tout au long de l’étape 8 mais de nombreuses vasques naturelles offrant des baignades délicieuses ! Cette étape contient par ailleurs 2 variantes: par les crêtes ou par la vallée, nous ne sommes pas encore décidées…L’arrivée à Vizzavona sera alors comme une 1ère victoire. Ami-parcours, cette première « ville » nous remettra en contact avec de vrais éléments de civilisation, sonnant le glas d’une « portion nord » des plus techniques et ouvrant la voie, après une vraie nuit de recup, sur la « portion sud » beaucoup plus roulante.

J6 - Jeudi 15 août - Vizzavona - Capannelle - Prati

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 10 et 11: 5h15 (étape 10) + 6h10 (étape 11) = 11h25

D+/D-: 1790m/824m

Nuit en refuge: Prati

Challenge/difficultés/points particuliers: un panorama sur toutes les îles de l’archipel toscan est au programme sur l’étape 11…

J7 - Vendredi 16 août - Prati - Usciolu - Matalza

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 12 et 13: 5h45 (étape 12) + 4h25 (étape 13) = 10h10

D+/D-: 1100m/1390m

Nuit en refuge: Matalza

Challenge/difficultés/points particuliers: des pentes rocheuses assez raides marquant cette étape 12 du qualificatif « difficile’. Une rude montée annoncée comme « impressionnante » sur l’étape 13.

J8 - Samedi 17 août - Matalza - Asinau - Paliri

Nombre d’heures de marche prévues pour les étapes 14 et 15: 4h15 (étape 14) + 7h (étape 15) = 11h15

D+/D-: 1090m/1460m

Nuit en refuge: Paliri

Challenge/difficultés/points particuliers: étape toute en montée mais sans grande difficulté. Un environnement plus riche en végétation que le nord du pays marquant bien la diversité du parcours pris dans son intégralité.

J9 - Dimanche 18 août - Paliri - Conca

Nombre d’heures de marche prévues pour l’étape 16: 5h

D+/D-: 160m/970m

Dernier jour de marche vers l’aboutissement de notre périple…

Transfert direct vers Figari

Nuit à l’hôtel ! Figari.

J10 - Lundi 19 août - Vol Figari - Paris

Notre avion prévu dans l’après-midi nous ramènera en terre parisienne après 10 jours de dépaysement, de déconnexion et de dépassement physique. Nous en reviendrons sûrement fatiguées mais émerveillées…

Quelques mots à vous dire…

Audrey…se lance dans l’aventure pour:

Le dépassement de soi, la fierté de faire quelquechose qui sorte de l’ordinaire. Si elle y arrive, Audrey souhaite doucement fermer le caquet des gens qui s’évertuent à la démoraliser alors qu’elle n’est pas encore partie ou simplement, qui n’y connaissent rien !

Ce qu’elle en attend: des quadriceps en béton, un bronzage de folie, la découverte de paysages merveilleux, des nuits à la Pékin express avec des gens qu’elle ne connait pas, des rencontres étranges avec les cochons sauvages, des repas gastronomiques…Un défi personnel, physique et mental… un bon prolongement de son ascension du Toubkal (Maroc - 4167m) de juin 2013. Audrey aime être aux endroits où l’on ne l’attend pas !

Pour finir, Audrey cite une rencontre avec un binôme de choc (NDLR: il me semble que l’on parle de moi là ?! Merci !), même esprit, même envie de dépassement, même philosophie de vie !

Je (Marie)…me lance dans l’aventure pour:

Les cochons sauvages, sans hésitation ! Non, plus sérieusement (quoique, quoique…), je suis avide de nature, de grands espaces, de voyages, de nouveaux défis, il n’y a rien de nouveau pour ça. Pourquoi le GR20 plus spécifiquement ? Cela fait 28 ans que je passe une partie de mes vacances dans le Var et que je rêve de la Corse. Un peu plus récemment j’ai eu envie de concilier mes délires sportifs avec ce magnifique endroit mais faute de trouver les bons accompagnateurs, j’ai renoncé. Cette année, suite à plusieurs changements personnels dont la décision de quitter mon boulot, j’ai choisi de partir coûte que coûte, que l’on me suive ou non. Il se trouve qu’entre temps j’ai eu la chance de croiser Audrey et sa motivation; notre envie de partir s’est concrétisée ultra-vite. Ça change de ceux qui mettent 150 ans à se décider et qui vous plantent à la dernière minute ! Ce GR20 est donc le synonyme d’un « je ne maitrise pas tout mais j’y vais » et bien sûr d’une avidité de magnifiques paysages, de dépaysement et de bonheur du réconfort après l’effort ! Je compte photographier, filmer, écrire autant que possible pendant ce voyage, malgré l’intensité de nos journées et en restituer l’essentiel, à ma façon, à notre retour. Nous espérons y arriver mais sommes bien conscientes de la difficulté du programme. N’en déplaise aux mauvaises langues, laissez-nous au moins essayer…

Merci pour votre lecture fidèle, merci aux quelques marques qui m’ont généreusement fourni du matériel de qualité: Quechua (duvet et sac); l’agence de RP BernasCOM (produits Powerbar, lampe frontale Silva, Boussole Silva); merci à ceux qui nous ont conseillées pour découper ces 180km au mieux: Jérémy Vaucher (voir son site dédié au GR20), Greg de Trail Session pour le matos; merci à ceux qui pensent que nous y allons arriver et à très vite pour des clichés sensationnels de « Audrey piquenique avec un cochon sauvage » ou « Marie se baigne nue dans un vasque naturel » (quoique.)

Exclu live: suivez le classement de l’équipe ici ! >Raid Amazone en cours !<

 

Mais qui sont les « Girls N Roses » ?

Elles sont 3, elles sont différentes de par leur âge, leur situation personnelle, leur caractère, leurs forces et leurs faiblesses, mais elles ont en ligne de mire un même objectif, un objectif qui les réunit intensément depuis plusieurs mois et qui probablement, si elles l’atteignent, ne les séparera jamais ! Cet objectif est l’une des compétitions internationales bien connues parmi les quelques événements 100%féminins florissants ces dernières années (Rallye Aïcha des Gazelles, Trophée rose des Sables, Trophée rose des Andes, etc.): le Raid Amazone 2013 ! Cette année, ce raid multisport: course à pieds, VTT, canoë, course d’orientation,… aura lieu en Malaisie, un pays merveilleux qui saura éprouver les 80 équipes féminines sélectionnées autant qu’il saura les ravir.

Le raid Amazone 2013 aura lieu en Malaisie du 19 au 28 novembre

Pour faire partie de l’événement ? Un seul objectif: rassembler les 11 000 Eur de fonds de sponsoring nécessaires pour couvrir l’ensemble des frais inhérents à l’aventure. Aline, Coralie et Jeanne se dévoilent aujourd’hui sur le blog Hotsteppers qui s’attache particulièrement à tous ceux qui ont un tempérament sincère et passionné, à tous ceux à qui le sport sous toutes ses formes fait « quelquechose » et souvent même « beaucoup de choses » ! Cap sur les « girls N Roses » et cap sur la Malaisie pour voyager le temps d’article auprès de ce trio féminin qui en veut !

Avant de poursuivre, asseyez vous sur votre siège, mettez vos écouteurs si vous êtes dans un lieu public, sit back and relax, regardez la video que voici…

Aline, Coralie, Jeanne: portrait de 3 filles « en feu » !

Aline: la fonceuse, 30 ans - Responsable marketing

Son surnom: Linette, comme dans Desperate Housewives, Aline est la working girl du groupe !

Ses sports de prédilection: le ski, snowboard, squash, les sports en salle. Le basket pendant 10 ans en club et competition. [NDLR: rien que ça !]

Ses Forces: le mental, l’énergie, la bonne humeur. Aline est la fonceuse du groupe !

Ses Faiblesses: jongler entre ses engagements professionnels qui lui prennent un temps fou et les entraînements sportifs. [NDLR: c'est le dilemme de beaucoup de femmes engagés]

Sa Motivation pour le raid Amazone 2013: se dépasser, aller au bout d’elle même, vivre l’aventure. C’est pour elle une véritable expérience de vie d’espérer pouvoir vivre ce moment fort à trois et de donner à d’autres femmes par la suite, l’envie d’en faire autant.

 

Coralie: l’écolo, 43 ans - Directrice Achats

Son surnom: Mam’s car mère de 3 enfants de 8, 13 et 15 ans !

Ses sports de prédilection: jeune, son sport était la natation: entraînements la semaine, compètes le week-end. Parallèlement, une passion pour la montagne est née, concrétisée par la rencontre d’un haut-savoyard qui deviendra son doux mari ! Aujourd’hui, Coralie est fana de trail: effort, rencontres, 0 routine, course et nature en même temps… [NDLR: les Hotsteppers t'ont comprise Coralie !]

Ses Forces: ne pas avoir de freins… progresser depuis deux ans, stimulée par la performance et l’envie de se challenger, en dépit de ses obligations multiples de femme et de mère !

Ses Faiblesses: ne pas toujours bien évaluer son juste niveau et se lancer des défis trop ambitieux, parfois sources de déceptions face à des résultats pas toujours à la hauteur mais ça n’est avant « qu’une question d’ego » !

Sa motivation pour le raid Amazone: pour le coté « raid » , parce qu’il est question de multiples sports en nature et de découverte d’un autre pays via un challenge respectueux de l’environnement. Aussi pour le côté « amazone » parce que cela a du sens de donner de la place aux femmes dans le sport. « Quand on se retrouve en compet’ avec les 50 premières places occupées par des hommes : c’est injuste! »

Jeanne: l’aventurière, 31 ans - Chef de marché BtoB

Son surnom: Jane !

Ses sports de prédilection: depuis 10/12 ans, le running, l’équitation, le tennis, la rando et plus récemment deux nouvelles passions suite à un séjour en Martinique : le windsurf et la plongée. Une autre passion perso: les danses latines, salsa, zouk…[NDLR: la Hotsteppeuse que je suis adhère ! car quand je ne cours pas, je danse !]

Ses Forces: persévérante et avide de compétition ! Le gout de l’aventure humaine la motive avant tout. Volontaire, Jeanne a Foi dans les belles choses de la vie, les gens qui la portent dans ses combats.

Ses Faiblesses: au niveau sportif, Jeanne s’estime être « une femme comme les autres, une joggeuse du dimanche ». Elle adore le sport mais sent que physiquement ce projet lui en demande déjà beaucoup et qu’elle va devoir puiser dans ses réserves…[NDLR: nous sommes toutes des "femmes comme les autres" mais...différente à notre manière et, c'est cette manière qui fait que l'on avance !]

Sa motivation pour le raid Amazone: au départ Jeanne faisait du sport pour garder la ligne, la forme. Puis, pour le mental, pour les rencontres que le sport apporte. C’est un univers sain dans lequel grandissent esprit d’équipe et partage, enthousiasme, satisfaction et estime de soi. C’est son père qui lui a donné le gout du sport petite et aujourd’hui Jeanne croit en l’expérience du Raid comme un vecteur de valeurs sportives et d’exemple auprès des femmes de tout niveau…

Retrouvez l’équipe sur le web:

Site Web des Girls N Roses

Page FB de l’équipe des Girls N Roses

Les Cercles de la Forme: la chaîne privée de salles de sport pour afficionados

Exclusivement parisiennes, les salles des Cercles de la Forme créées par un couple glam’ de sportifs avérés: Bertrand et Sandrine Bonelli, ont pour vocation d’offrir un panel d’activités sportives ultra-complètes en un même lieu. Peu pratiquante du sport indoor avant d’être confrontée aux soirées sombres et froides du dernier hiver, j’avoue avoir trouvé en ces lieux de quoi attendre les beaux jours ou même, compléter ma pratique par des activités que je suis incapable de réaliser seule. Déjà présents à St Lazare, République, Bastille, Lecourbe, Maillot, Ornano et Bolivar, les Cercles de la Forme investissaient il y a quelques semaines un nouvel espace de 1500m2 rue du Faubourg St Antoine. Retour sur une soirée d’inauguration festive et convaincante.

1500m2 très « feng-shui » pour développer ses capacités physiques

Un accueil en bonne et dûe forme

Arrivée directement de Lille avec mon éternelle valise, je suis accueillie dans un espace frais et lumineux - une première fois par les membres de l’équipe des Cercles de la Forme, une deuxième fois par Elodie et Karine de l’Agence de Relations Presse BernasCOM, à l’origine de ce rassemblement journalistico-sportif. La soirée à proprement parler n’a pas encore commencé; Elodie me propose une visite de l’espace après quoi je serai confiée à un coach très pro et patient qui me fera essayer tout un panel de machines dont j’ignorais l’existence.

En pleine souffrance musculaire sous le regard bienveillant de mon coach ! Le Kinesis, c’est comme les Pilates: de l’exterieur ça n’est pas impressionnant mais de l’intérieur….c’est dur !

Mon coach du soir m’explique le fonctionnement des écrans de chaque machine donnant accès à Internet, à des chaines télé, à ses stats, etc.

Un espace par objectifs sportifs

La salle est répartie en « espaces ». Non seulement cela rend le « voyage » plus simple d’une machine à une autre mais cela permet surtout de clarifier ses objectifs et de bien comprendre qu’un « travail physique » peut vouloir dire beaucoup de choses à la fois. S’il y a une recommandation que je donnerais en ce qui concerne le travail en salle, c’est bien de faire appel à un pro et de se laisser conseiller. Mon coach du soir m’expliquait que chaque abonnement donnait droit à un plan d’entrainement selon objectifs avec la possibilité d’effectuer quelques ajustements intermédiaires selon les ressentis.

Cela présente plusieurs avantages:

- les machines sont tellement nombreuses qu’une connaissance très partielle de leurs fonctionnalités fait perdre de la valeur ajoutée à son abonnement - ne pas solliciter les conseils de l’un des coachs présents serait très dommage,

- le fait de ne réaliser que les mouvements connus ne permet pas un travail en profondeur et surtout global qui est tout l’intérêt de ce type de salles complètes où absolument tout peut être travaillé - ne pas hésiter à préciser ses objectifs: gagner en force au tennis ? perdre du poids ? améliorer son cardio ? maintenir son équilibre et sa souplesse pour un senior ? renforcer ses muscles pour un ado ? prévenir les maux de dos ? renforcer ses abdos pour gagner en efficacité en course à pieds ? etc.

Illustration des « espaces »: Kinesis, Abdos, et un peu plus loin: Cardio, Muscu…

Une déco fresh

En termes de déco, la salle est fraîche au sens propre et figuré. Les très nombreux miroirs accentuent encore l’espace déjà significatif et les murs de pierre sur lesquels s’écoulent de minces filet d’eau amènent une touche très « nature » à cet espace pouvant paraître inaccessible voire effrayant pour certains réticents aux salles.

Des machines mais pas que…

Des machines il y en a, certes - près de 130 d’ailleurs, mais ça n’est pas tout. Ce que j’aime avant tout dans les salles de sport moi, ce sont les cours. Ces cours un peu dingues où le prof vous fait faire des moves à une cadence que jamais vous ne feriez seuls, même devant un dvd de démo ! L’effet de groupe, la musique, le fait qu’il serait complètement ridicule de s’arrêter en plein milieu à moins d’avoir un vrai souci sont de vrais atouts pour se dépasser. Or, ayant personnellement un besoin impérieux de diversité, je ne peux imaginer une semaine d’entraînement sans un cours de body step pour le renfo musculaire, la pliométrie et le cardio par intervalles ou de body jam, pour sortir de la technique et laisser parler mon corps qui aime courir mais aussi danser ! Bref, tout cela est bien entendu accessible dans les salles des Cercles de la Forme avec en prime: la panoplie de cours Les Mills (lire le récit d’un cours de RPM ici !), ainsi que des cours de culture physique et renforcement musculaire, de danse au sol, de Zumba, etc.

Une soirée sympa entre amoureux de l’effort

Habituée aux ambiances « running » je dois avouer que l’ambiance « fitness » est toute autre. La recherche de la perfection du corps prime sur la recherche du dépassement ou des sensations fortes auxquelles aspirent la plupart des coureurs. Après m’être douchée et changée dans les vestiaires particulièrement spacieux et agréables de ces lieux, j’ai alors brandi une coupe de champagne et me suis amusée à observer cet univers, ce « cercle » des fanas de la forme que finalement, je fréquente très peu. Quelques sportifs de très haut-niveau étaient de la parti dont Alexis Vastine (boxeur français de niveau olympique) avec qui j’ai échangé un moment. Toujours un peu provoc’ malgré moi je lui demandais si ça n’était pas un peu lassant à force de devoir faire le beau (parceque dans son genre, il est plutôt pas mal le Alexis !) à des soirées indirectement liées au sport ? Alexis très sympa me répondait que non parcequ’il avait la chance de pouvoir discuter avec des gens très différent comme on le faisait à ce moment même et d’aller à la rencontre de ceux qui ne le voient habituellement qu’en image ou en vidéo. J’étais convaincue et me suis dit qu’en dépit des apparences clairement différentes du milieu running, il y avait quand même une recherche de mieux être, de lien, de qualité de vie derrière les addicts de la fitness.

Là j’étais en terrain connu…quoique, je n’ai jamais encore eu l’occasion de courir dans les grands parcs américains - sympa la déco ;)

Bilan: soyez créatifs !

Un abonnement aux Cercles de la Forme (tarifs ici) vous donne accès à l’intégralité des salles parisiennes. Vous pouvez donc composer avec vos disponibilités et vos déplacements pour suivre un cours de zumba un jour, une séance de renfo musculaire un autre ou encore des exercices de Kinesis (musculation lente et ample). Le choix est vaste, les machines sont ultra-neuves, les coachs savent de quoi ils parlent - vous serez entre de bonnes mains compétentes. Pour ce qui est des runners et des addicts de la nature, purement réfractaires aux salles comme j’ai pu l’être dans ma jeunesse ;) - vous n’êtes pas sans savoir que de la course pure sans renforcement musculaire spécifique ou même séances d’assouplissements est incomplète. Soyez donc libres et créatifs; combinez vos séances de course à des séances en salle voire même, remplacez une séance de fractionnés par une séance cardio de body step, body attack ou body pump - vous serez surpris de constater que la diversité intelligente est souvent plus efficace que la mono-pratique.

NB: une mention spéciale à mon prof de danse de mes 20 ans que j’ai retrouvé 10 ans après, à cette soirée et qui donne des cours de bar au sol de haute volée ! William, ce fut un plaisir !

NB2: rien que pour le plaisir, je vous mets un lien vers LA chanson du moment, celle qui pourrait bien mettre l’ambiance aux salles de sport ce été ! Motivés ? C’est quand vous voulez ! ENJOY !

A bientôt sur les pistes ou sur un vélo ellipitique indoor !

 

Comment une runneuse se retrouve entraînée dans un projet de raid 4×4…

Il aura suffit d’un mail puis d’une soirée de lancement pour que les secrets de ce nouveau projet dérivant du Trophée Rose des Sables, créé et mené avec talent par les mêmes organisateurs: Désertours, soient révélés à une communauté de femmes bien particulières.

Conviée à cette soirée un peu mystérieuse, je me retrouvais alors accompagnée de ma soeur au sein du Barock près des Champs, à déguster un buffet et du vin tout en admirant un couple faire quelques pas d’une danse que j’avais commencé à apprendre, il y a quelques années: le tango, sous les notes d’un duo de musiciens sud américains. Une mise en situation plutôt agréable sans toutefois apporter toutes les réponses à mes questions: de quoi s’agit-il précisément ? Pourquoi suis-je là ?

Après nous être installées en attendant que la projection du teaser 2014 soit réalisée aux yeux des nombreuses femmes réunies pour l’occasion, nous trouvons l’occasion d’échanger avec l’une d’entre elles qui elle, a participé au Trophée Rose des Sables 2012 (désert marocain) et que l’idée de reproduire l’aventure en Argentine taraude. Cette femme, Virginie, sait bien mieux que nous pourquoi elle est là et ce qui peut l’attendre si elle se laisse séduire à nouveau…


Trophée Roses des Andes - Teaser 2014 par trophee-roses-des-andes

Je doute cependant que les organisateurs aient de gros efforts à faire pour la convaincre, elle et sa co-pilote …! Quand on a participé à une aventure de ce genre, quand on « sait » ce qu’il est possible de vivre, peut-on vraiment refuser le réitérer l’expérience ? Oui, mais quelle expérience ?

Consacrons quelques mots à présenter la 1ère édition d’un nouveau défi: le Trophée Rose des Andes 2014.

Le Trophée Rose des Andes: 1ère édition d’un rallye 4×4 100% féminin au coeur de l’Argentine

Les dates:

Du 5 au 16 avril, englobant 3 jours en amont du rallye pour le vol aller, la prise de possession des véhicules et les vérifications techniques d’avant course ainsi que 3 jours en aval pour le repos, la restitution des véhicules et le vol retour.

La durée nette du rallye raid est donc de 6 jours, du 8 au 13 avril compris.

Le principe:

Le rallye Trophée Rose des Andes est 100% féminin. Chaque équipage (limité à 60 pour la première édition) est composé d’une pilote et d’une co-pilote, comme pour l’ensemble des rallyes de ce type: Trophée Rose des Sables, Rallye Aïcha des gazelles, etc.

Tous les soirs, les équipages reçoivent leur roadbook pour le lendemain, autrement dit, le parcours et ses spécificités restent inconnus jusqu’à la dernière minute. Une chose semble être garantie par les organisateurs: les qualités de précision, d’analyse et de conduite à mettre en oeuvre relèvent plus du Paris-Dakar que d’une ballade de santé. Le ton est lancé. Pour autant, les organisateurs de Désertours tiennent à rester fidèle à leurs valeurs: une course sans vitesse pour le respect de l’environnement et des populations locales. Dur de saisir alors jusqu’à quel point la course sera compétitive ou non, en tous cas, elle promet d’être excitante !

Les paysages grandioses de l’Argentine nous sont « vendus », près de 150km par jour nous sont promis, un bivouac différent par nuit est annoncé avec une 1ère nuit dans un lieu achalandé suivi de bivouacs de plus en plus isolés et frugaux.

Le Trophée Rose des Andes semble être un « drôle de sport », une sorte de mix multicolore entre plusieurs forces. Il faut tenir le coup physiquement même s’il ne s’agit pas de courir avec ses jambes mais de conduire un 4×4. Il s’agit aussi d’être maline et astucieuse pour analyser le terrain et choisir le meilleur compromis entre temps de parcours et difficulté le terrain, à l’aide d’une simple boussole. Il faut par ailleurs aimer les espaces grandioses et savoir s’en nourrir pour avancer avec une motivation inoxydable sur les pistes argentines. N’oublions pas que ce pays est montagneux, ainsi, Jean-Jacques Rey le fondateur de Désertours nous annonce des altitudes avoisinant les 2000m avec deux courts passages au delà de 4000m. Ça n’est pas rien. Je pense alors spontanément à Joséphine de SimAlti qui propose au sein même de Paris des séances de simulation d’altitude pour préparer les sportifs à leurs objectifs de courses ou à des séjours en montagne. Au fur et à mesure que les organisateurs énoncent l’ensemble de pièces du puzzle à assembler pour concrétiser l’aventure, je me mets à penser à de nombreuses personnes et à me dire « et si je participais? », … Oui, car avant d’être une épreuve tout terrain, le Trophée Rose des Sables est un véritable défi financier: il faut rassembler 15 000 euros de sponsor pour offrir à son équipage la possibilité de vivre l’expérience.

Les conditions:

Contrairement à d’autres courses dont les budgets représentent bien plus que 15 000 euros, ce montant reste correct dans la mesure où il englobe absolument tout sauf certaines assurances, le carburant (300eur de budget par équipage sur l’ensemble du rallye) et les repas du déjeuner (semi auto-suffisance). Un autre avantage réside dans le fait que ce budget englobe le 4×4 et ses accessoires, autrement dit, il n’y a aucun risque de discrimination entre un équipage au gros budget qui aurait récupéré un bolide de course et un autre plus en difficulté qui aurait une voiture moins performante. Chaque binôme part donc dans les mêmes conditions matérielles, la valeur ajoutée du rallye dépendant du mental et de la réflexion des équipages.

Le timing:

Une pré-inscription est d’ores et déjà proposée aux futurs équipages pour 400 eur. Cette démarche permet de garantir une chance de participer au rallye et de s’inscrire officiellement le 14 février 2014. Si toutefois les fonds n’avaient pu être rassemblés pour la date fatidique de la St Valentin 2014, les équipages se verraient rembourser l’ensemble de leurs versements ou reporter leurs gains pour l’année suivante, au choix. Il n’y a donc aucun risque dans chaque pré-inscription si ce n’est l’opportunité de se lancer un défi et de s’autoriser de ne pas le relever dans l’année.

Les valeurs éco-citoyennes et solidaires du Trophée Rose des Andes

Une motivation a priori saine

Comme vous sans doutes je reste partagée entre envie et doute face à cette entreprise certes excitante mais non dénuée de questionnements quant à: la pollution, le respect des paysages et de l’environnement argentin, l’image d’occidentaux à bord de 4×4 parcourant des villages sobres et rustiques. Je suis particulièrement allergique aux clichés et encore plus à l’idée d’en incarner un. Cependant, au vu des femmes rencontrées lors de la soirée de lancement parisienne de l’événement, je n’ai vraiment pas eu ce goût désagréable d’une jet set en mal de sensations souhaitant déverser son trop plein d’argent dans une course à l’étranger. Les femmes présentes étaient motivées, simples et semblaient sincères. Virginie en l’occurrence est mère au foyer et me disait comme pour elle il était difficile de se vendre et de démarcher des sponsors, mais elle l’aura fait avec succès et à sa manière pour le trophée Rose des Sables. Aucune raison donc qu’elle ne puisse le refaire pour ce défi argentin.

Une démarche éco-responsable

L’organisation demande à chaque équipage de rouler à allure « souple » avec une vitesse constante pour limiter les émissions de CO2. Les pistes à parcourir sont par ailleurs déjà existantes, il n’y a pas de hors piste. Des compensations des émissions de CO2 sont prévues via la collaboration avec un organisme visant à la préservation de l’environnement et des populations. Cela est un bon début mais reste à suivre.

Une démarche solidaire

L’événement vise le financement de l’association « enfants du désert » qui en Argentine utilise le cheval comme partenaire thérapeutique auprès d’enfants handicapés moteurs, sensoriels ou mentaux. Le montant de ces financements et le nombre de nouveaux enfants pris en charge grâce à l’organisation « Trophée Rose des Andes » reste à préciser (pour voir les retombées du partenariat déjà mis en oeuvre pour le Trophée Rose des Sables: lire cet article).

Finalement, en ce qui me concerne et compte tenu de mon addiction pour la nouveauté et l’aventure, je ne suis bien entendu pas restée insensible aux différents échanges de la soirée de lancement de cet événement et aux perspectives offertes. Pour avoir tenté de participer au Rallye Aïcha des Gazelles il y a quelques années mais renoncé pour de multiples raisons (esprit et budgets décalés par rapport à mes valeurs et possibilités), j’ai toujours su que je n’avais pas dit mon dernier mot. Aujourd’hui je reste très sereine face à cette opportunité et me dis que peut-être, je pourrais me lancer dans l’aventure 2014 tout comme je pourrais attendre un peu pour vivre l’événement Tout vient à point qui sait attendre. En tous cas, si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à consulter le site: Trophée Rose des Andes ou à me contacter via le formulaire de ce blog.

A très vite sur les pistes, bitumées, terreuses, sableuses ou caillouteuses de France ou d’ailleurs…

La soirée de lancement Adidas boost: le concept

Une entrée bondée pour un évènement de taille…

La soirée

Un déploiement de moyens de comm’ et de marketing impressionnants pour le lancement de la nouvelle invention de la marque aux trois bandes. Le concept de la soirée: booster Paris pour présenter la chaussure du même nom et sa technicité annoncée comme étant révolutionnaire. Au programme, un run dans Paris en petits groupes menés par des coachs munis des fameuses chaussures, un coupe-vent et un T-shirt de bonne qualité offerts à chaque participant puis une soirée cocktail et DJ set à l’étage de l’Adidas store envahi pour l’occasion. Je rajouterai les 30% sur toute la boutique qui bien sûr m’ont fait craquer pour un haut classique mais très bien coupé aux couleurs à la fois douces et énergisantes !

La chaussure: Adidas boost

Je n’ai pas couru à proprement parler avec la Boost mais je l’ai essayée dans le magasin et j’ai recueilli plusieurs avis assez divergents.

Mon feeling

En ce qui me concerne je porte des Asics Gel Nimbus et je ne suis pas fana de la surenchère des prix des paires de running. Mes Asics me conviennent bien et je reste assez fidèle à la marque. En revanche, le passage des Asics aux Adidas Boost pour un court essayage hier a rendu la comparaison assez dingue. Cette espèce de matière blanche visuellement très proche du polystyrène qui fait toute la nouveauté de la chaussure crée un amorti puissant sur l’arrière du pied. Vous avez l’impression de rebondir bien plus qu’avec une autre chaussure. L’amorti à l’avant est quant à lui beaucoup moins prononcé ce qui accentue énormément la sensation de course avec « accroche du talon« ; mode de course qui de toute évidence ne plaira pas du tout aux adeptes du minimalisme ! En termes de design, je trouve la chaussure basique. La version noire et jaune ne détonne pas à côté des associations de couleur réussies que propose souvent Adidas. Heureusement il existe des variantes rouges et bleues qui me semblent plus intéressantes bien que loin encore des mix extravagants de chez Asics !

Un visuel de 2 des modèles de l’Adidas Boost exposés hier - on peut parler de sobriété.

Pour le plaisir et parce que je suis assez fana des couleurs Asics, voilà le genre de couleurs que je trouve plus vivantes et « boostantes » !

L’avis de plusieurs testeurs

Sans citer de noms, j’ai recueilli 3 avis assez développés d’athlètes actifs et expérimentés. Leurs impressions ne sont pas homogènes.

Peu convaincu…: l‘un des leaders de groupes de course me dit qu’il est obligé de porter les Boost ce soir puirqu’elles lui ont été offertes mais qu’il s’est déjà blessé en changeant de marque et que pour rien au monde il ne changerait ses Asics pour des Adidas Boost en compétition. Il n’est convaincu ni par le look ni par le ressenti des chaussures. Le concept est pour lui avant tout un gros coup de comm’ pour Adidas. Par ailleurs, cet athlète m’expose sa théorie sur l’inadéquation entre la structure de l’Adidas Boost et les coureurs allant à plus de 15km/h. Selon lui il s’agirait d’un modèle axé confort pour le grand public plutôt que performance pour le top niveau. A voir.

Une chaussure très légère…: une athlète du club Free Run 72 n’a pas d’avis sur la chaussure avant plusieurs km de course. Finalement, après un échauffement dans les rues de Paris et quelques montées, elle finit par nous confier que si l’amorti est moins extraordinaire qu’annoncé, elle trouve la chaussure étonnamment légère. Le port est très agréable et le maintien efficace. La chaussure devra être testée en contexte de compétition pour pouvoir en dire plus.

Un concept qui pourrait faire ses preuves avec le temps…: un athlète de haut niveau courant en endurance fondamentale à ce qui équivaut à 130% de ma VMA (!) me fait part de ses impressions quand à l’amorti incroyable de la chaussure. Il me dit que pour autant, il ne sait pas si cette technologie peut réellement offrir de meilleurs résultats. De toute évidence le confort de course est accentué mais la performance reste en suspens. Il me confie s’apprêter à tester prudemment l’Adidas Boost sur un 10km pour pouvoir statuer.

Les revendications des créateurs de la Boost

« Chaque runner de chaque niveau peut utiliser BOOST™, que ce soit pour courir un marathon ou pour une sortie hebdomadaire. » - Product Manager Boost

« Quand tu essaies cette chaussure de running, tu sais que ta façon de courir ne sera plus jamais la même. » - Texte de présentation sur le site Adidas.

Ce sont de vives promesses que la marque promet avec le lancement de cette chaussure qui à défaut de créer l’unanimité faute de recul, crée le buzz. Je suis curieuse d’avoir des retours post compétition auprès d’athlètes de haut niveau comme de coureurs plus amateurs, pas vous ?

Le défi: 1700K

Parlons-en. Bien que le programme de la soirée n’ait été très clair pour les personnes comme moi arrivées un peu à la dernière minute, programme il y avait ! Le défi central étant en ce Vendredi 08 mars de courir 1700km cumulés, tous groupes de 4 à 5 runners confondus. Des messieurs très sérieux avec des oreillettes et des machines hyper hi-tech étaient parqués à l’étage de l’Adidas store et suivaient les podomètres de tous les coachs pour observer leur trajectoire et comptabiliser leurs kilomètres. Un concept assez dément illustré par les quelques clichés ci-dessous.

 

La sortie running parisienne

Attente

Après une vingtaine de minutes d’attente devant la boutique pour avoir le droit d’attendre à nouveau à l’intérieur, je me dis que c’est un gros b…..usiness et que l’on n’est pas près de courir ! En effet, près de 1000 coureurs sont attendus, répartis en groupes de 5 environ et menés par un coach. Il faut donc récupérer son bracelet attestant sa participation à l’évènement, mettre ses affaires à la consigne (je n’ai pas eu ce problème étant donné que j’avais toutes mes affaires dans mon sac Lafuma en prévision de l’Eco-trail 30km du samedi 16 mars), récupérer le coupe-vent bien sympa offert par Adidas, retrouver son groupe et attendre. Je passe le fait que mon inscription comme celle de nombreux autres ait été mal enregistrée, que mon groupe de départ ait complètement changé et que la gestion des 200 groupes ait causé une certaine attente. Inscrite pour 8km je me retrouve finalement aléatoirement dans un groupe parti pour 12km (les distances allant de 5 à 30km!). En temps normal je me serais plutôt inscrite sur du 15km mais souhaitant ménager cette maudite cruralgie qui me bloque le bas du dos depuis le semi-marathon de Paris, je tiens à y aller mollo. Cela tombe bien, le groupe est très cool et notre coach Jennifer aussi.

Une vraie course d’orientation

Pensant avoir un GPS tel que promis par l’organisation, notre coach se retrouve avec un vague papier listant des « à gauche », « à droite » et des noms de rues. « Quelqu’un connait bien Paris » demande-t-elle, « parce que moi non ! ». Nous sortons nos fidèles téléphones intelligents et nous combinons papier et GoogleMaps. Au final, à quelques détails près nous nous en sortirons pas trop mal et finiront notre périple avec le sourire. Quelques belles photos de Paris by night ont été prises sur le vol…

La soirée Adidas Boost en elle même: après la course, le dancefloor !

Dj set hype

La suite de la soirée était particulièrement sympa et a rattrapé les longueurs du début. Le 1er étage de l’Adidas store avait été investi par les DJ du label Ed Banger et par un buffet un peu tardif mais agréable ! Je me suis particulièrement concentrée sur les mini muffins au chocolat - pour le reste, j’étais bien trop occupée à danser ! En termes de boissons et vu mon aversion pour la bière (j’ai essayé d’aimer mais en vain), je me suis hydratée à coup de boisson énergisante bio et naturelle faite d’extraits de baobab, de caféine, de sucre de canne bio et de citron: plutôt réussie, à explorer plus en détails nutritionnellement. Un petit extrait court mais représentatif de la musique electro-tech-house de la soirée ? Cliquez sur la photo:

Amis, bloggers, sportifs

Ce fut également l’occasion de revoir des amis bien connus dans l’univers du blogging sportif, d’en découvrir certains pour la première fois en live après de multiples échanges virtuels (ahhh, Facebook…) mais aussi de serrer la main ou même de faire de grosses bises à certains athlètes de haut niveau plus que sympas: Thierry Guibault, Dominique Chauvelier, Teddy Riner, Meddy Baala, …

Pour le reste des anecdotes, photos et autres commentaires je vous laisse nous rejoindre sur notre page Facebook: par ici !, pour consulter le reste du « book » de la soirée et bien plus encore. Les organisateurs de la soirée n’ont par ailleurs pas arrêté de filmer et de photographier les participants de l’event et les adeptes du dancefloor - mise en ligne intégrale le lundi 11 mars sur le site Boost Paris ! Suspense….!

 

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