Bienvenue dans la zone lounge des fans de running ! Dès lors que vous découvrirez ce blog et sa communauté, les vibes divines du sport ne vous quitteront plus !

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Les tendances : ces fameuses directions que prennent les marques, à la croisée des intuitions marketing et des besoins explicites ou inavoués des consommateurs. Les tendances touchent toutes les caractéristiques produits possibles, de leur couleur, leur composition, à leur utilité, leur packaging, leur mode d’utilisation, … Pour les lecteurs Hotsteppers, Sébastien s’est rendu aux Portes Ouvertes de l’Agence North Com qui à elle seule détient un portefeuille de marques non négligeables : d’Odlo à The North Face en passant par Overstim’s, Eider ou Under Armour. Son constat : beaucoup de légèreté dans les matériaux et deux axes majeurs de coloris : du flashy d’un côté chez Merrell, The North Face, Under Armour homme et des touches de couleurs vintages : cannelle, bordeaux, vieux rose/parme associées à des tons plus classiques et des matériaux modernes de l’autre : Eider, POC, Under Armour Femme…

Place à un décryptage plus approfondi qui vous permettra d’appréhender les nouveautés de produits outdoor de l’année à venir !

 

1. ODLO : coupe-vent très « léger »

Voici un produit qui sort clairement du lot. Cette espèce de découpage sous les aisselles intrigue. Difficile de dire si la liberté que peut procurer cette « fenêtre » n’entraîne pas une sensation désagréable par l’air qui doit s’y engouffrer mais la marque a le mérite de tenter le concept.

 

2. OVERSTIM’S : nutrition sportive salée

A la fois surprenant et pas étonnant lorsque l’on entend parler du dégoût « sucré » que peuvent éprouver nombreux d’entre vous après une batterie de gels sucrés, en particulier sur du long. D’autres marques ont déjà tenté la recette comme « Journey Bar » par exemple et le résultat est généralement tranché : on aime ou pas du tout. Si le concept de barre salée vous attire, vous plaît, vous intrigue, ou si vous êtes tout simplement lassés de ces éternelles prises alternées de remontants ultra sucrés et de bananes, vous pourrez essayer les goûts cacahuète ou pizza des barres Overstim’s. Après tout, pourquoi pas ?!

 

 

3. OVERSTIM’S : trio de crèmes bienfaisantes

 

Le packaging se différencie de celui du reste de la gamme Overstim’s (qui a un peu vécu d’ailleurs) et tend à faire souffler un vent de nouveauté. Les 3 axes de soins restent toutefois classiques dans la mesure où on les retrouve déjà chez Aptonia par exemple (marque de nutrition et soins du Groupe Oxylane). Place au trio efficace d’une crème préparatoire pour commencer, d’une crème « anti-frottements » incontournable à partir de certaines distances et/ou durées pour continuer et d’une crème décontractante pour finir (en beauté) votre effort/séance.

 

4. OVERSTIM’S : pochette de ceinture écolo.

L’accessoire qui permet d’être aussi performant que responsable à chaque course au cours de laquelle on est amené à utiliser des gels ou autres boosters hyperglucidiques associés à un packaging encombrant une fois vide, et…polluant. L’idée est forcément bonne et le sujet d’actualité : n’est-il pas inconcevable d’effectuer un trail « nature » et de la salir par la même occasion, par pure paresse ou négligence ? Ce genre d’accessoire déjà distribué sur l’Eco Trail de Paris devrait être un incontournable systématique pour tous les coureurs/trailers.

5. EIDER : veste coupe-vent aux coloris vintage

Gris & surtout cannelle/marron clair au niveau des coutures et « accessoires ». Cette couleur vintage ressort très bien face au coté technique et moderne des matériaux et des couleurs (gris en l’espèce) utilisés par ailleurs.

 

6. UNDER ARMOUR : chaussures Speedform XC

a. Chaussures « classiques »

La sensation de légèreté est immédiate sur ce modèle à très faible drop. La marque démontre sa volonté de concevoir la chaussure comme un vêtement. Celle-ci doit épouser le pied. Une autre reprise de l’univers textile est son côté déperlant. Finalement, le look camouflage et bleu ne passe pas inaperçu. L’ensemble est intéressant !

 

b. Chaussures montantes

Un modèle très surprenant ! Habituellement, quand une chaussure de running est montante, c’est qu’elle se range du côté des modèles de trail/randonnée. C’est d’ailleurs souvent à ce niveau que se situe la frontière entre les deux. L’option montante entraînant du coup une certaine lourdeur et une incompatibilité avec la compétition. Ici, on est sur un modèle 100% racer. La matière entourant la cheville, donne un aspect jamais vu jusqu’ici. Cette espèce de néoprène donne en effet à ce modèle un côté ajusté, près de la cheville que l’on ne retrouve pas sur une chaussure de randonnée. Le noir, couleur dominante de ces chaussures accentue d’ailleurs cet effet. Le fait d’envelopper toute la cheville donne par ailleurs encore plus de sens au côté déperlant recherché sur cette gamme. Reste à savoir si les effets voulus par ce modèle ne contraignent pas les mouvements de la cheville…

 

7. UNDER ARMOUR: vêtements déperlants

a. Gamme homme

On retrouve le coloris camouflage et bleu de la chaussure Speedform XC avec une alternative camouflage et gris. Confiant en sa qualité d’imperméabilité Under Armor met à disposition un vaporisateur afin de tester la fiabilité du produit à l’épreuve de l’eau. Les finitions sont soignées avec un produit type caoutchouc au niveau du bout des manches. Là aussi la légèreté saute aux yeux.

 

b. Gamme femme

Super design, épurée, fraiche. Le ton parme qui domine se marie bien avec le mauve plus saillant des « accessoires ».

 

8. UNDER ARMOUR: vêtements sous-couche

Habituellement les sous-couches n’ont pas un côté très fun au niveau design notamment de par leur aspect fonctionnel. Cette gamme-là, avec son ton « psychédélique » détonne. Il y également un côté boule à facette année 70 assez sympa et plutôt novateur.

 

 

 

9. GORE BIKE WEAR: couvre casque Vélo / VTT en Goretex

Intrigant dans un premier temps, pas très sexy non plus… Déroutant ensuite. Il suffit pourtant d’imaginer le vent, la pluie, la neige des mois à venir et surtout les ruissellements à travers les aérations du casque qui finissent sur le crâne pour en avoir des frissons… Pas bête après tout !

10 - MERELL - gamme chaussures trail et rando

Avec autant de couleurs flashys, il est difficile de trouver une cohérence visuelle entre les différents modèles. Le design des chaussures n’apporte, par ailleurs pas le plus grand des dynamismes, il aurait plutôt tendance à donner un côté « massif » aux modèles. Une fois en mains la légèreté vient toutefois contre-dire cette impression.

 

11 - THE NORTH FACE - chaussures, doudounes et coupe-vents

 

Chaussures de trail

Le design du modèle homme, orange et noir, est classique mais efficace. Le modèle femme est un mélange de vert et de vert pomme pour la chaussure elle même associée à du mauve pour la semelle et les parements. Un assortiment globalement agréable. Évidemment la légèreté est là aussi au rendez-vous. S’ajoute en plus un côté technique dominant au niveau des matériaux de la tige. La semelle est cramponnée à souhait laissant envisager ascension de monts et montagnes plutôt que jogging dans le bois de Boulogne.

Doudounes sans manche « sport »

Des doudounes en veux-tu en voilà ! Elles pullulent sur les tous les corners. Après tout, cette PO ne fait que reproduire un état de fait dans de nombreux magasins… Même la Coupe Davis n’y échappe pas, NIKE ayant équipé Roger Federer de la sienne pour le WE lillois. The North Face ne pouvait pas y couper. La marque Outdoor apporte cependant un côté technique peu vu jusqu’ici. Le rembourrage est en effet limité à la poitrine et au dos. Des matériaux plus légers venant compléter les flans. Du coup au-delà du côté street wear, on peut imaginer une pratique sportive dans cet accoutrement. Le vert du modèle homme, de par son intensité, limite la possibilité de s’accorder avec tous les vêtements du quotidien. Le mauve du modèle femme paraît lui plus hybride.

Coupes Vent

Légèreté (again) quand tu nous tiens! Les matériaux sont super fins, les couleurs neutres avec pour trancher, une fermeture éclair flashy. Le mariage est réussi !

 

Nul besoin d’aller beaucoup plus loin pour réaliser que si les tendances des produits outdoor 2015 sont de toute évidence axées « fonctionnel » et « performance », elles s’accompagnent de plus en plus de caractéristiques design, voire « mode ». Ce mot, si souvent réservé aux robes longues, bijoux précieux ou tops artistiques, et pourtant…L’époque où le/la sportif-ve, qui plus est adepte de l’outdoor devait se cantonner à quelques affaires basiques mais efficaces, en mode remake du bien connu « into the wild » est en passe d’être révolue. Ca n’est pas parce que l’on aime la boue, les éléments naturels, le vif de l’expérience en plein air et ses imprévus que l’on enterre pour autant sa tenue (ça rime, on dirait une phrase digne de Jean-Marc Généreux, dans Danse avec les Stars!). Adaptée, fonctionnelle, innovante, bien pensée, certes…mais pourquoi faudrai-il se suffir de ce minimum ? Confort et style, plus question de choisir. Il semblerait que ce soit bien là, LA tendance 2015…Vous correspond-t-elle ?

Un soir d’automne, par une météo d’hiver – on aurait presque attendu des flocons de neige à tout instant tant ce qui flottait dans l’air comme mélange de fraîcheur et d’humidité s’y prêtait. Une journée de travail bien remplie et intense comme presque toujours, un corset de maintien sanglé sur mon ventre comme depuis quelques jours en guise de salut contre les effets (diaboliques) d’une hernie discale bien invalidante, je prenais ma voiture en direction du 2ème arrondissement parisien où m’attendait un centre de soins et bien être, « for women only » : O’Kari. Retour sur cette expérience très sensorielle spécialement préconisée aux femmes qui ont besoin de « lâcher ». Sportives, ce lieu pourrait vous plaire …

Paris, ô Paris…

Bernée par mon légendaire optimisme horaire, je partais des Yvelines vers le 2ème à peine plus de 30’ avant l’heure du rendez-vous. Bien entendu, si rejoindre le periph fut une partie de plaisir en termes de rapidité, les déambulations dans Paris m’ont rapidement rappelé la frénésie parfois violente de la capitale et les délais supplémentaires qu’il faut toujours prévoir quand on l’affronte. Marche, arrêt, stop, go, re-stop, klaxon…oh les belles lumières ! … klaxon…c’est bon je roule, j’admire les lumières…merde je suis en retard…le tunnel est blindé….go….coincée sur les quais…stop…go…et oh le cycliste là fais gaffe, t’as défoncé mon rétro !…comment ça t’es pas content, je vais pas m’excuser de m’être fait défoncer mon rétro quand même…énervement…redémmarrage….go….j’y suis presque…chercher une place – trouver une place…marcher de la dite place au lieu de détente….arriver dans un état de fatigue et de frustration typiquement propres à la ville…blasée d’être un cliché de nana speedée….bref…arrêter de penser….

O’Kari: petit centre pour grande détente

Au 22, rue Dussoub, dans une rue piétonne, au fond d’une cours, une porte opaque s’ouvre automatiquement dès que je m’en approche et me retrouve nez à nez avec un jeune homme à l’accueil que j’avais prévenu de mes (15 min transformées en..) 30 minutes de retard. Il m’explique le contenu de la formule O’Kari Fall+ que je vais pouvoir goûter, au sens propre comme figuré. Un hammam, un bain à remous, un gommage au savon noir, un shampoing, un masque de visage antioxydant à la grenade et au miel comestible (je confirme, très bon !), un massage régénérant à l’huile de pépin de grenade, …. la soirée s’annonce sympa. Je pars me changer et pestifère contre mon maudit corset que je n’ai pas encore appris à aimer. Je me mets à me demander ce que je fous là avec mon appareil d’handicapée en pensant que ce genre de soirées est quand même plus adaptée à ceux qui ont donné de leur corps dans les jours précédents – en sport j’entends. Et puis, une voix se fait entendre en m’assommant d’un puissant « erreur ma petite ! »…ok, ok, on ne prends jamais trop soin de soi – pas besoin de chercher une bonne raison si ce n’est celle de sentir bien, de savoir profiter et de ressentir ce que l’on prone, recherche et idéalise si souvent mais que l’on n’obtient pas si facilement que ça : le plaisir. Je range donc mes affaires dans 2 casiers (oui parce qu’un corset ça prend quasiment un casier entier à lui tout seul) et je suis une jeune femme très gentille qui me fait faire le tour des différentes pièces en me rappelant la séquence des soins qui m’attendent.

Des soins, mais quels soins ?

Le hammam est assez grand et possède une petite fontaine au centre qui permet de se rafraichir ou de boire. Le bain à remous n’est pas très grand mais il offre la possibilité de se refroidir en sortant du hammam et avant d’y retourner à nouveau. La session : gommage, shampoing, soin se fait sur pierre chauffante et s’avère très agréable. J’avais prévenu mes « hôtes » de ma sensibilité lombaire, essentiellement pour les zones de pression lors des soins et massages. N’hésitez pas à faire part de vos demandes particulières, même si ça n’est pas toujours facile, ces personnes sont là pour vous faire du bien, pas pour dérouler leur formule – c’est votre bien être qui compte. Cela s’est poursuivi jusque dans la salle de massage où j’ai préféré ne pas déplier mes jambes totalement : cela favorise la cambrure, plutôt douloureuse en cas de hernie lombaire…j’avais précisément une jambe pliée et une étendue. La masseuse m’a tout de suite dit que si je préférais plier les deux cela n’avait aucune importance, qu’il fallait que je sois bien.

O’Kari fall: pour qui ?

Pour avoir pratiqué pas mal de lieux de ce genre, voici les différentes observations que je pourrais faire et les personnes à qui je recommanderai Okari et leurs soins d’automne plus particulièrement .

Ce lieu vous conviendra si :

- Vous avez un budget de 79 à 130 euros et 1h45 à 2h30 à consacrer à votre bien être

- Le fait de vous balader et faire masser en mono kini vous est totalement égal

- Vous aimez que le « personnel » soit poli mais pas révérencieux au point d’en perdre son naturel et que l’aspect « bienveillant » prime sur le côté « princesse ».

- Vous vivez à Paris, idéalement proche du

 

Ce lieu vous conviendra moins si:

- Vous ne pouvez pas vous permettre de dépasser une moyenne de 100 euros en une soirée, même si c’est pour votre bien-être.

- Vous êtes pudique (une femme préférait être en maillot une pièce lors de ma séance, ce qui est parfaitement possible sauf pour les soins et massages).

- Les ambiances « women only » avec 95% de femmes en mono kini n’est pas votre tasse de thé

- Vous voulez profiter de ce genre de lieux avec votre amoureux

- Vous préférez les relations plus « salon de beauté » que « hammam » autrement dit pas trop « familières »

Dans tous les cas, j’ai vécu cette expérience seule et conseille vivement aux femmes de ne pas faire comme moi à moins d’avoir une envie fulgurante d’évasion… J’aurais préféré largement tester cette offre avec une amie ou une sœur. Les longs quarts d’heures dans le hammam peuvent en effet être magiques à 2 mais il est beaucoup plus difficile de lâcher prise quand on est seule. Quoiqu’il en soit le bien-être à l’issue est évident et le corps en ressort véritablement dé-tendu, sans parler de la jolie mine offerte par les masques naturels de fruit !

Même si cela représente un budget certain, pensez malgré tout mesdames les sportives à prendre soin de vous régulièrement et pas seulement quand vous tombez de fatigue. Vous le valez bien ;)

Plus d’infos sur le site web du centre O’Kari: http://www.o-kari.com/

 

Compétition Française de Pole dance à la Cigale le 24 octobre – je découvrais l’invitation à cet event, amusée, m’imaginant le stéréotype parfait de ces chorés de gogo dancers se frottant avec délectation contre une barre en métal… Funny, funky, sexy, inédit, sans bien savoir dans quoi je m’aventurais je disais oui ! Un show de plus de 2h à admirer des corps musclés se donner sur scène, à défaut de pouvoir muscler le mien comme je l’entends ces temps-ci, j’acceptais de vivre par procuration les prouesses techniques et sensuelles de danseurs… ? gymnastes… ? bref – de ces individus étonnants au figures improbables. Il ne m’aura pas fallu plus de 5’ pour que tous mes clichés s’effondrent. Bien plus qu’un show chaud, bien plus qu’une démonstration séductrice, bien plus que des mouvements aux portes de l’indécent. Récit d’une discipline aussi forte que sensuelle, mais avant tout artistiquement et physiquement des plus admirable !

Une scène, des candidats, un jury : une compétition avant tout

Si j’avais lu le mot « compétition » sur l’invitation, je ne l’avais pas forcément bien intégré. Arrivée 30’ en retard après m’être battue avec le trafic de Barbès et emprunté avec rebellion plusieurs voies de bus, je me retrouvais placée au 2ème rang, au pied des pole dancers. Ma voisine, très studieuse, passait en revue les différents candidats, cochant ceux ayant effectué leur show versus ceux encore attendus sur scène. C’est alors que je découvris la brochette de 4 jurys au 1er rang, façon très « Danse avec les Stars » sans (bien heureusement) qu’un hurluberlu se mette à crier « j’achète ! » au milieu d’une perf ! Il y avait bien un nombre fixe de candidats au programme, devant respecter un certain nombre de critères stricts et notés à l’issue par les 4 experts en vue d’un classement final désignant le top 2 masculin (sur 6 pole dancers) et le top 3 féminin (sur 12 pole danseuses). Mon autre voisin me signalait que cette même compétition avait eu lieu il y a quelques années dans une petite salle et que la Cigale comble cette année témoignait de l’intérêt croissant du grand public pour le pole dance. « Dans quelques années ils seront à Bercy » me disait-il en riant ! Et pourquoi pas…Cet intermède étant terminé, un nouveau candidat s’apprêtait à entrer sur scène, nous nous taisions et regardions.

 

Des critères stricts à respecter

Bien loin d’une forme d’impro sexy avec des appels au public pour mettre le feu, une choré de pole dance s’avère être millimétrée. Préalablement choisis à partir d’une vidéo de sélection comprenant au minimum un plan-séquence d’1’30, les finalistes doivent évoluer sur deux barres, l’une en mode statique, donc fixe, l’autre en mode rotatif. Chaque performance dure entre 3 et 4’, avec un battement d’environ 2’ entre chaque passage. Les performances sont réalisées en solo et sur choix musical et vestimentaire libres. Les jurys ont un travail complexe à réaliser dans leur notation. Plus les candidats défilaient et plus je le réalisais.

La performance physique

Omniprésente : les pole dancers effectuent des figures hallucinantes le long de, autour, sur, leur barre. Des figures necessitant un équilibre et une musculature ultra performants.

La propreté d’éxecution

Comme dans toute performance, cruciale : la force ne suffit pas, il faut parvenir à réaliser une figure difficile en donnant l’impression qu’elle est facile, soit tout en fluidité, en souplesse et en douceur.

Le niveau technique

Il vient s’adjoindre à la performance physique : une figure peut nécessiter beaucoup de force mais ne pas être complexe d’un point de vue technique. Le physique pur et le niveau d’élaboration d’une figure sont deux choses différentes.

La présence scénique

Critère auquel j’ai été particulièrement sensible. Les poles dancers sont tous relativement performants physiquement mais leur présence scénique est très variable d’un danseur à l’autre. Certains habitent la scène, d’autres enchainent les figures.

La sensibilité artistique

Autre critère que j’ai également observé en particulier. Le choix de la tenue et de la musique vient se mêler à la réalisation des figures. Pour ceux qui ont un jour pris des cours de danse ou le font peut être encore, vous savez bien qu’il faut d’abord apprendre les mouvements, bien les réaliser techniquement puis…les danser. Entre une bonne réalisation technique et une danse il y a un monde. Cette sensibilité artistique vient décrire à quel point le pole dancer habite sa performance plus qu’il ne la réalise. Subtil mais essentiel.

Un niveau relevé, des gagnants méritants

Sans m’adonner à l’exercice studieux du « cochage » de profils au fur et à mesure d eleur passage, je retenais malgré tout les danseurs qui selon moi se démarquaient des autres. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le choix du jury était strictement identique au mien…Il faut croire que leurs performances étaient indéniablement supérieures. Appelés sur scène un par un sous le regard pétillant d’une animatrice très sympathique et drôle, maitrisant parfaitement les « aléas du direct » (du style : oops je me suis trompée de fiche – rires du public – reprise avec un immense sourire), les vainqueurs se virent remettre un certain nombre de lots y compris un AR pour le championnat européen de pole dance pour les numeros 1 macsulin et féminin.

Le pole dance en vidéo

Voici un film pris sur le vif qui illustre bien les différents critères de performance d’un show de pole dance, entre force, performance, sensibilité et sensualité.

Récemment officiellement reconnue comme sport en Europe, alors qu’elle est déjà très bien implantée aux USA, en Angleterre, en Australie, la Pole Dance est de plus en plus présente dans les spectacles de cabaret, mais aussi de danse contemporaine et dans les cirques. Si elle s’adresse aux hommes comme aux femme, je trouve personnellement qu’elle convient mieux aux femmes pour de multiples raisons. Pour autant, c’est une façon de revisiter la danse, la gym, le fitness ; c’est une pratique à la croisée de diverses pratiques ; c’est un sport, un art, une danse. Cela se découvre de toute urgence et s’apprécie sans conteste, pour peu que l’on s’y intéresse loin des clichés du « spectacle érotisant ».

Invitée à la dernière minute grâce à un simple Retweet par la Fondation BNP Paris Bas à la « pré-générale » du ballet « Rain » produit à l’Opéra Garnier, j’ai assisté à une représentation très spéciale de danseurs professionnels qui m’ont rappelé comme les manières de mettre le corps en mouvement sont riches, diversifiées et …essentielles.

Un style très « contemporain »

Loin des ballets classiques, « Rain » est en plein dans le style contemporain – un style qui divise dans le sens où il ne séduit pas toujours immédiatement. C’est un style qui demande de la patience. Il faut prendre le temps de regarder et d’écouter, de se laisser habiter par l’esprit du spectacle sans nécessairement chercher à identifier un scénario, une histoire ou des repères bien spécifiques. Il ne s’agit ni de danse classique ni de modern jazz rythmé. On ne se sent ni transporté par des airs connus de grands créateurs historiques ni emporté par des rythmes saccadés et clairs. Aux confins de la marche et même parfois de la course, entrecoupée de figures techniques exigeantes, ce ballet moderne met en scène 12 danseurs sur un fond de musique minimaliste à base de xylophones, de batôns de pluie, de pianos et de voix. L’ensemble est très surprenant, d’autant que l’on associe très facilement un style bien défini au lieu magique qu’est l’Opéra National de Paris, et pourtant…

Danser sous la pluie, danser la pluie…

Le titre du ballet colle à la peau de la chorégraphie d’1h30 et de la musique qui l’accompagne. L’effet est proche de ces musiques que vous écoutez depuis un moment et qui vous semblent ne pas avoir bougé d’un iota alors que clairement, si. Seulement, le rythme n’est pas celui de l’habituel couplet/refrain, il s’agit d’une progression. De façon parfois intangible, des rythmes viennent se rajouter, des voix se superposer aux notes tant et si bien que l’on ne les distingue plus des instruments ; il y a même des accélérations mais tout est fait pour qu’il n’y ait pas de « chansons » ou de « morceaux » ; pas de « blocs ». Un chemin musical simplement.

Le décor est aussi minimaliste que la musique : une scène circulaire avec des marquages au sol s’apparentant aux lignes et pointillés des terrains de sport dans les gymnases, entourée sur sa quasi-totale circonférence par des fils rectilignes tombant du « ciel » (plafond) et reproduisant l’effet d’un rideau de pluie léger.

Les danseurs portent des tenues aux couleurs très pales, proches des couleurs de la terre.

Le début du spectacle est très doux ; presque trop doux. Amoureuse des rythmes et des percussions j’ai du mal à me faire à cette musique aussi linéaire et à cette sobriété dans les couleurs et les mouvements.

Malgré tout le rythme s’intensifie discrètement et certains danseurs changent tout aussi discrètement de tenue accompagnés par des éclairages qui eux aussi changent ; des tons fuschias viennent remplacer les couleurs taupe du début donnant l’impression que la pluie amène la vie, par petites touches, à mesure qu’elle tombe.

Aperçu video du ballet  »Rain »

Si je devais noter un fait marquant dans ce spectacle, de mon point de vue très subjectif de coureuse, ce serait le nombre de pas de course effectués par les danseurs pendant 1h30 ! Ils ne cessent de courir sur des distances assez longues et à une vitesse impressionnante…Qui plus est, leur foulée est magique et tout simplement aérienne. Parfaitement orchestrée autour de la pose de l’avant du pied, j’ai souri en observant ma cousine, danseuse étoile, sur scène et en la voyant courir autant et si vite. Pour avoir quelques fois parlé avec elle de running à l’occasion de rendez-vous familiaux, je constate qu’elle n’a rien à envier aux « runners » - mais après tout, le running est aussi une forme de danse - n’est ce pas finalement le cas de tous les sports, d’autant plus que la tendance du « quantified self » laisse progressivement de la place au « qualified self » ou recherche du bon voire du beau geste, plus que du geste brutement consommateur de kcal ? Place aux images…


RAIN par operadeparis

 

A tous les amateurs de mouvement et d’art, curieux de découvrir jusqu’ou la mise en action du corps peut aller n’hésitez pas à découvrir ce spectacle en vous rendant directement sur le site de l’opéra Garnier : ballet « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker.

Le sport a ce pouvoir immense de permettre le lien. Les sports collectifs bien sûr fédèrent autour d’un même objectif et mettent en harmonie des compétences diverses ce qui structure le mental et les capacités d’un(e) athlète au profit de son collectif. Fort, très fort qui plus est en cette époque si individualiste où se perfectionner, s’accrocher, travailler pour plus que « juste soi » devient quasiment une prouesse humaine. Puis, les sports individuels eux aussi, d’une autre manière et en particulier en s’inscrivant au cœur de communautés puissantes, ont cette capacité à permettre le dépassement de soi, avec d’autres. De toutes manières, plus le temps passe et plus je réalise que nous ne sommes rien sans les autres ! Alors, nous pouvons parler de dépendance, de manque d’autonomie, bien sûr. C’est tellement plus satisfaisant de pouvoir se targuer d’être auto suffisant et pourtant…quelle tristesse ! Apprendre à devenir meilleur avec et grâce aux autres, je trouve que là est une voie plus réaliste de réalisation de soi.

Dans cette optique de plus en plus illimitée de partage sportif sur ce blog, au-delà même du running et pour peu que ce qui est vécu soit authentique et enrichissant, j’ai eu la chance de découvrir l’opération « tournée d’été » de la FDJ et de choisir ma destination. Pour des raisons essentiellement de timing et de pratique, je fixais mon choix sur l’étape « La Baule » du 21 juillet et décidais de découvrir ce que cette institution gigantesque pouvait bien avoir à offrir aux français sur plus 20 dates. Il se trouve que j’ai été agréablement surprise par l’énergie, l’engouement et le sens artistique compilés pour le plaisir des sens de dizaines de milliers de vacanciers, venus chercher grâce au sport, de doux moments d’humanité dont voici quelques instants volés…

Coucher de soleil sur la plage de Pornichet

 

D’une simple plage à un véritable village

Arrivée la veille sur le site de l’évènement encore vierge de toute installation, je prenais le temps de m’imprégner des lieux et de cet air de vacances difficile à respirer pleinement pour ma part, compte tenu des quelques semaines de travail encore au programme…

Les jeunes débordant d’énergie et insouciants courent, jouent, rient et profitent de leurs moments d’été sacrés ; ceux que l’on attend aussi bien avec impatience qu’ avec parfois un peu de tristesse, à l’idée d’être loin de ses amis plusieurs mois ! Les parents retrouvent amis et famille, refont le monde, parlent de tout et de rien, aspirent le soleil tant attendu, regardent leur progéniture avec fierté et adoptent un rythme que la vie quotidienne ne permet pas…sauf en vacances ! Je vois aussi un certain nombre de personnes âgées, pour certaines encore vaillantes et pour d’autres totalement dépendantes. Dépendantes de ceux qui prennent le temps de leur « montrer la mer », de leur offrir ce cœur à cœur avec le vent marin, la chaleur des rayons et la douceur de l’air. Je retire mes chaussures, marche dans le sable et découvre alors des rampes d’accès aux personnes en fauteuil roulant. Ces rampes si simples et pourtant si utiles permettant aux fauteuils de se rendre jusqu’à l’eau sans subir la contrainte du sable. C’est surprenant, on est assez loin du cliché que l’on aime renvoyer des plages où les touristes s’amassent comme des bœufs et se laissent vivre de façon grégaire. Non vraiment, il y a là un goût de « vacances pour tous » qui annonce l’arrivée des équipes FDJ ; bien décidées à offrir au plus grand nombre un maximum d’animations porteuses de messages comme de plaisir. Après tout, leur mission est simple : redistribuer une partie de leurs revenus pour l’intérêt général tout en insistant fortement et avec pédagogie sur le handicap, l’interdiction du jeu pour les mineurs, la protection des jeunes sur le web, le développement durable, le sport pour tous…

Je me demande bien où la FDJ compte s’installer, ne voyant rien à l’horizon en cette veille de grande date et pourtant…

Village côté plage de l’évènement tournée d’été FDJ à Pornichet

 

Le lendemain matin, en quelques heures une immense scène de spectacle est montée pour le spectacle du soir, un village entier à dominante jaune est visible de loin côté plage et un autre côté terre proposant divers stands sans oublier la mythique caravane FDJ et ses animateurs tonitruants. L’ambiance est là, malgré un début de journée ultra pluvieux, le soleil brille désormais de toutes ses forces. Accueillie par Fréderic, chargé de toutes les relations presses de l’évènement, nous faisons le tour des stands en tout petit comité : une amie, un bloggeur inspirant et inspiré spécialisé sur les thématiques du partenariat d’une part et du marketing émotionnel d’autre part, Fréderic et moi. Le spectacle est varié.

Les vacances (ou l’amour) à la plage offrent souvent de belles rencontres !

 

Du sport, de la solidarité, du soleil (des nanas et des mecs)

Hand Fauteuil

1ere animation sur notre chemin: le hand fauteuil ! Surprenant et enthousiasmant. Le public est invité à se mettre dans la peau des athlètes handisport, à se familiariser aux déplacements en fauteuil et à s’essayer au handball dans ces conditions atypiques. L’atelier rencontre un vif succès: faire du sport avec ou en dépit d’un handicap est un véritable défi physique et mental, les jeunes en particulier aiment l’idée de pouvoir partager cette pratique sportive atypique et mettent du cœur dans leur jeu. Comme quoi, le partage d’expérience loin des stéréotypes de performance fait du bien.

Session de hand fauteuil

Compétitions d’aviron indoor et run and bike solidaire

Nous poursuivons la visite et arrivons sur un stand dédié au fitness indoor. Manque de temps, manque d’espace, difficulté à s’accorder des séances outdoor loin de chez soi pour x raisons, les appareils de home fitness de plus en plus stylés, technos et ludiques sont très tendance. Surtout quand ils rassemblent et challengent un public demandeur de défis. Sur cet espace, 2 stands: un stand d’aviron indoor proposant 4 rameurs Cyclide 2 reliés à une application video projetée sur grand écran et un run and bike proposant 2 vélos de biking et 2 tapis de course Proform, reliés à un compteur de km solidaire. Dans le 1er cas, le public a pour mission de ramer le plus vite et le plus fort possible pour dépasser ses concurrents sur une distance de 2000m. Dans le 2ème, chaque km parcouru par le public est converti en Euro solidaire. A la fin de la tournée, la fondation FDJ s’engage à signer le chèque correspondant et à l’adresser au Secours Populaire pour offrir des licences sportives aux jeunes défavorisés. Cet espace est bondé, les passants font la queue, l’idée de pouvoir bouger pour les autres donne des ailes, même aux plus réfractaires. La pillule du sport passe sous couvert de jeu et de solidarité, belle opé !

Session d’aviron indoor (il en existe même des compétitions internationales, si si !)

Stand de run and bike solidaire avec les tapis de course et vélos Proform, n°1 mondial du home fitness

Sensibilisation au jeu

Bien consciente de son coeur de métier et de ses effets, la Française des Jeux a à coeur d’œuvrer auprès des mineurs pour les sensibiliser au jeu: interdit au moins de 18 ans et en particulier aux paris sportifs, très populaires à tous les ages. L’association “e-enfance” dédiée à la protection des jeunes sur le web (harcèlement sur les réseaux sociaux, contenu illégal, etc.) est présente et anime un stand sympa où les jeunes sont invites à se faire prendre en photo, tout en se laissant briefer sur le sujet. Bien que majeurs et vaccinés, nous adhérons et “jouons le jeu” !

Session photo décalée entre majeurs consentants pour appuyer le message de l’asso « e-enfance » au sujet des risques du jeu pour les mineurs

Zumba by Proform

Après avoir fait le tour du village “terre” et s’être imprégnés de l’ambiance de la caravane FDJ, de canettes de Lipton gracieusement offertes par le sponsor de l’event, nous filons droit vers le village “plage” où une musique endiablée nous appelle. Les choses étant bien faites, une session Zumba by Proform débute au moment où nous arrivons. Il fait terriblement chaud mais on ne peut pas se plaindre, l’été est enfin là ! 2 animatrices montent énergiquement sur un podium et font bouger une large foule de vacanciers sur des musiques incontournables. Le fitness permet d’amener le plus grand nombre à la « forme » sans prononcer le mot « sport » qui peut parfois faire peur. Or quoiqu’on en dise, bouger ne peut que faire du bien, surtout en musique: c’est le moment de laisser parler son corps, les français s’expriment !

 

Les 2 animatrices sont prêtes, tout le monde attend le coup d’envoi musical !

Le show du soir: la FDJ envoie les Watts !

Un peu plus tard le soir, nous sommes conviés au spectacle de la tournée ou plutôt au « show »… Je n’imaginais pas rester toute la durée du spectacle et pourtant, j’ai été captivée - ils sont forts !

 

Tout commence avec une animation de « ni oui ni non » à mourir de rire, menée par un animateur mixant mimiques de Christian Clavier et tonalité de Jean-Luc Reichmann ! Après avoir fait ma snob 2 minutes qui ne marche pas dans les anims populaires, je me détends et je me rends compte que c’est drôle, vraiment drôle ! S’en suit l’arrivée du présentateur Stéphane Jobert de la chaîne NRJ12. Là, on est dans un autre registre, celui des bogoss, de la télé-réalité et des ambiances starlettes. Normal, le groupe en tournée cette année est le trio féminin « The Mess », issu de la dernière saison Pop Stars. Clairement ça n’est pas mon truc…J’avoue avoir adulé les World’s Apart à 12 ans (et aussi les Backstreet Boys!), je conçois que ce show puisse enjouer les coeurs d’une population jeune, mais à presque 30 balais je me contente pour ma part de rire doucement en observant toute la mise en scène déployée. Les 3 nanas du groupe après quelques chansons live intègrent alors un jury et laissent 2 jeunes (pré-sélectionnés sur casting) se produire l’un après l’autre sur scène. Nous sommes en plein concept des « Voix de la chance ». En voyant ces 2 candidats arriver sur scène face à une foule de 10000 personnes je suis sceptique et puis, je les entends chanter, juste et bien et je ravale mes préjugés. Ils sont quand même doués… Le gagnant est défini à l’applaudimètre du public et aux votes du jury, le choix est juste, c’est un bon.

Le gros du show arrive alors, une chanteuse live vient offrir sa voix en accompagnement de gymnastes, danseurs et équilibristes qui me font même penser au cirque du soleil. Le registre est plus populaire, moins artistique que la mythique troupe mais quand même, il y a du niveau.

La soirée se conclue sur un flash mob reproduisant la danse « illiko » ! J’ai mis au vestiaire mon sérieux et prends un malin plaisir à suivre les mouvements de choré de l’animatrice (Madame zumba, le retour) - eh, ho, on est là pour s’amuser quand même…et ça marche, ils sont forts, bis.

 

La journée se termine et je réalise que j’ai passé de vrais bons moments. La FDJ ne se fout pas de la gu…. du public et met les moyens pour que la fête en soit une. Chacun y à droit selon l’endroit, il y a 20 dates sur 20 plages différentes offrant à chaque fois le même dispositif mais avec un public plus ou moins nombreux (record de 30 000 personnes au spectacle sur les plages du sud, selon les organisateurs!). Loin d’imaginer que la giga-institution de la française des jeux offrait aussi de longs instants de gratuité, s’attelait à communiquer largement sur la solidarité dans le sport et sur ses valeurs, j’ai découvert un autre aspect plutôt plaisant d’un géant de l’argent.

On peut dire ce que l’on veut, marketing, comm ou pas, les gens qui y participent prennent un vrai plaisir et ça, ça n’a pas de prix.

 

 

 

Les évènements, produits, nouveautés running et trail déferlent de toutes part dans la blogosphère. Pour intercepter au mieux les informations diffusées via conférences et communiqués de presse en tous genres, le blog Hotsteppers lance un nouveau format participatif de capture d’info. Des « missions » de toutes sortes sont désormais régulièrement postées sur la page Facebook Hotsteppers. Le thème vous plaît ? Vous avez envie de rentrer dans la peau d’un blogger/bloggeuse/reporter le temps d’une rencontre ? Vous êtes réactif, prompt à la prise de photos artistiques, funkys, décalées ou expressives ? Vous avez un certain sens de l’humour, idéalement une plume, indiscutablement une passion pour le sujet traité: postulez en message privé et je vous répondrai rapidement. Pour la conférence de presse de l’UTMB 2014 au salon Destination Nature/Eco-trail de Paris, c’est Delphine, rêvant de prendre part un jour à cette aventure mythique, qui est partie à la rencontre des organisateurs de la course. Voici son compte-rendu.

Source: www.ultratrailmb. com

Immersion nature

► Arrivée sur le Salon Destination Nature Porte de Versailles, le point presse se situe juste à l’entrée. Je file chercher mon accréditation Hotsteppers et rencontre ainsi Morgane Reynat, l’attachée de presse en charge de la mythique course de son nom complet: Ultra-Trail du Mont-Blanc. Morgane me remet alors mon badge, un dossier de presse et un DVD sur la course ou de quoi prendre le temps de rêver chez soi tranquillement par la suite !

En attendant le début de la conférence de presse en présence des directeurs de course et de toute l’équipe, je profite de ce temps libre pour faire un tour du Salon. Je pars notamment me ravitailler sur le stand Overstims qui ne vend que des packs trails pour le moment, les packs marathon étant prévus pour Running expo la semaine suivante, forcément. La course du week-end est bel et bien l’Eco Trail de Paris. Chaque sport en son temps !

Puis, passage par le stand de remise des dossards pour m’imprégner de l’ambiance. Je rencontre alors Géraldine, la créatrice du blog Run Chic qui se lance sur les 50km de l’Ecotrail, pas mal !

Point presse UTMB 2014: 5 courses au choix

►Catherine Poletti et Michel son mari également accompagnés de Jean-Charles Perrin, Responsable Développement sont là pour partager la passion qui les anime autour de cette course de légende. Après une présentation des partenaires et une invitation au buffet campagnard, ils font un tour des personnes présentes pour recueillir leurs questions et échanger. L’ambiance est très conviviale. Concrètement, que faut-il retenir des points abordés ?

►L’UTMB est une course mythique dont le nom résonne avec magie pour tous les trailers passionnés.

C’est la référence mondiale de la course à pied en pleine nature. L’évènement se déroule cette année du 25 au 30 août bien évidemment, autour du Mont Blanc. Il réunit plus de 7500 coureurs, 75 nations et traverse 3 pays: la France, l’Italie et la Suisse mais en réalité, plusieurs possibilités se profilent derrière ce nom phare. C’est en effet pas moins de 5 courses qui sont proposées aux trailers, selon leur ambition, leur niveau, leur envie.

► Une éco participation d’1,50€ par inscription est prévue pour financer la réhabilitation des sentiers parcourus.

► Chaque course est accessible sous réserve d’une accumulation préalable de points lors de trails qualificatifs appartenant à une liste de trails recensés dans le monde entier. Chacun de ces trails attribuant de 1 à 4 point aux finishers.

► UTMB, CCC, TDS, PTL et récemment OCC, voici un tour d’horizon des courses et de leur profil.

L’UTMB, la course originelle: 168 km/9600 m de D+ (dénivelé positif)/ 8points.

Appelée la « course de tous les superlatifs », cette dernière consiste en un tour complet du massif du Mont-Blanc, celle que tout coureur d’ultra doit avoir fini une fois dans sa vie. En 2014, l’UTMB® est l’une des 4 courses « series » du circuit mondial « Ultra-Trail® World Tour.

Profil UTMB 2013 (cliquez pour agrandir)

La CCC (Courmayeur/Champex/Chamonix) dite « la Petite » : 101km/ 6100 D+/3 points.

Profil CCC 2013 (cliquez pour agrandir)

La TDS, sur les Traces des Ducs de Savoie: 119km/ 7250 m D+/3 points.

Au départ de Courmayeur, il s’agit là d’une version plus sauvage.

Profil TDS 2013 (cliquez pour agrandir)

La PTL, la Petite Trotte à Léon: 300km/ 28000 m D+/pas de points qualificatifs.

Pour une aventure en équipe sans classement.

Carte PTL 2013 (cliquez pour agrandir)

L’OCC, Orsières/Champex/Chamonix.: 53 km/ 3300 m D+/ pas de points qualificatifs.. Nouveauté !

Dernière née du panel (1ère édition en 2014). Créée essentiellement à la demande des Suisses pour avoir un départ dans leur pays. Profil à venir.

Une sélection de plus en plus exigeante: pas d’improvisation possible

► Dès sa première édition en 2003, l’UTMB a connu un succès étonnant avec 700 coureurs inscrits, confirmé par 1 600 demandes la seconde année. Le nombre ne cessant d’augmenter c’est dès 2005 que l’organisation choisit de limiter le nombre de participants, d’abord sur l’UTMB (2 300) puis, sur les autres courses.

Face à l’affluence, en 2007 elle a recours pour la première fois à un système de points qualificatifs obtenus au cours de courses préalables répertoriées (près de 1 200 courses, organisées sur 5 continents, en une ou plusieurs étapes). Une dernière étape, que l’on retrouve à chaque édition depuis 2009 vient s’adjoindre au système de points pour départager les candidats : le tirage au sort.

La limitation du nombre de participants répond autant à des besoins de sécurité, d’impact environnemental, que de respect des trailers, qui ne sont pas venus pour se faire prendre dans un « embouteillage« . Le système de points permet de s’assurer du minimum d’expérience et d’entraînement de tous ceux qui sont sur la ligne de départ et le tirage au sort est ensuite la meilleure solution pour respecter les chances de chacun (quand le nombre de pré-inscrits dépasse le nombre de places).

« Remarque importante : l’augmentation du nombre de points requis (de 7 à 8 points pour l’UTMB®, de 2 à 3 points pour la CCC® et la TDS®) est une mesure transitoire. L’organisation envisage à partir des inscriptions 2016, de mettre en place des critères de qualification incluant la nécessité d’une expérience minimum en milieu montagnard. »

Suite à ce tour d’horizon des réjouissances proposées, il s’agit désormais de songer à ses propres envies, possibilités, objectifs…C’est une projet qui se réfléchit, se prépare, se rêve. Merci à Marie de m’avoir fait partager ce bon moment, vive Hotsteppers !

Beaux rêves et/ou bel entraînement à ceux qui se lancent cette année… [Par Delphine JOUTEL]

Site Internet officile de l’UTMB : www.ultratrailmb.com

Si les athlètes de haut niveau font vibrer un large pan de nos populations, plus fortement encore lors de rassemblements forts comme les Jeux Olympiques ou les Coupes du Monde, il n’en demeure pas moins qu’hormis quelques passionnés convertis au sport (22% de pratiquants réguliers en France et 3% de compétiteurs amateurs) nombreux sont ceux qui restent abonnés à la sédentarité. Loin de vouloir culpabiliser ces personnes en manque de temps, de moyens, d’envie, l’assureur Assu2000 a souhaité passer de la sensibilisation à l’action, comme l’a précisé Nicolas Sailly, responsable de la communication au cours de la conférence de presse du Jeudi 13 mars après-midi à Paris. Baptisée « Fit Challenge », cette démarche a pour vocation d’offrir un accès au sport pour tous et ce dans toute la France de mars à septembre 2014. Qui dit sport pour tous ne dit pas sport au rabais. 9 anciens athlètes de très haut niveau se sont associés à cette évangélisation sportive pour crédibiliser l’initiative et doter chaque séance d’un niveau de qualité certain. En guise d’inauguration de cette tournée sport santé, un pool restreint de journalistes et bloggeurs était convié sur la piste du stade Charlety pour le lancement officiel du challenge. Retour sur une après-midi aussi riche que la tenue d’un blog le permet, faite d’échanges et de rencontres tout autant que de burpees et de pompes. Bientôt ce sera votre tour…

Quel groupe pour vous? Loisirs s’il vous plait, avec un muffin, merci.

Savamment orchestrée, l’après-midi à Charlety avait pour objectif de rassembler quelques influenceurs géniaux du monde de la presse ou du web sportif, dont moi bien entendu.

(On m’a conseillé de me la jouer un peu plus, désolée, j’essaie !) Bref.

A peine entrée dans l’enceinte du stade (en retard bien sûr), je me retrouvais accueillie chaleureusement par Audrey de l’agence Blanco Negro puis envoyée directement sur la piste à la rencontre de quelques amis venus spécialement pour l’occasion : Stéphane (Diagana), Christine (Arron), Brahim (Asloum), Mehdi (Baala), Leslie (Djhone), Marc (Raquil), Muriel (Hurtis), Jean (Galfione). A part le bloggeur Jahom (Philippe) et le photo-runner Frédéric Poirier, je ne connaissais pas grand monde. Normal pour une après-midi de semaine, les journalistes étaient ultra-majoritaires. Nous n’étions pas si nombreux pour autant, une trentaine au total sans compter les coachs. Du grand luxe en somme. Photo call time, place aux 9 athlètes stars puis à l’ensemble des participants.

Les coachs engagés dans l’aventure du Fit Challenge - de gauche à droite - Stéphane DIAGANA, Muriel HURTIS, Marc RAQUIL, Medhi BAALA, Leslie DJHONE, Christine ARRON, Brahim ASLOUM, Jean GALFIONE

Journalistes, bloggeurs et coachs au lancement du

Fit Challenge Assu 2000 sur la piste de Charlety

Le fameux départ du 100m…

Donnez moi du sport plaisir

Nous nous répartissons alors dans nos groupes, le mien : loisirs, dont les coachs ne sont autres que Jean Galfione, premier perchiste français à franchir la barre des six mètres, et champion olympique à Atlanta (1996) en passant une barre à 5,92m, nouveau record olympique à l’époque ainsi que Christine Arron qui détient depuis 1998 le record d’Europe du 100 mètres en 10’’73,. Ils font le tour de nos pratiques sportives. J’évoque ma laborieuse et bien incomplète « préparation marathon » comme mes tentatives de 3 séances de sport (running inclus) par semaine. Christine me dit avec humour que je ne suis pas du tout « loisirs ». Certes, j’avoue. Mais la fatigue du moment faisant je n’ai aucune envie de faire pulser mon cœur plus qu’il ne bat ne serait-ce au repos et privilégie le plaisir et l’écoute de cette après-midi plutôt que l’action pure !

Warm up, gammes et stretching

Soit, nous voilà partis pour des tours de piste entrecoupés de marche dans les « largeurs ». Nous enchainons ensuite avec des gammes : ces fameux éducatifs que peu de runners prennent le temps de faire avant chaque échauffement. Foulées bondissantes, talons fesses, genoux ceinture, etc. Christine nous propose alors une série de cloches-pieds avec rebond que Jean préfère appeler « deux-deux » (rires !). Personne ne comprend vraiment l’enchaînement à effectuer et le groupe entame alors une série de mouvements étonnants mais finit par se rapprocher peu à peu du bon geste. Je m’écrie alors spontanément : « je dois réfléchir pour faire ce truc, c’est pas naturel » et Jean de me répondre avec un implacable sérieux « oui et bien ne réfléchis pas trop, on reste des athlètes avant tout ». Ah. Désolée Jean mais moi je suis une athlète qui cogite beaucoup ! Pour autant cette réflexion un peu pince sans-rire est assez parlante. Il est certain que pour atteindre le haut niveau sportif il faut agir plus que penser et cela n’a rien de péjoratif, c’est un fait. Je souris intérieurement. C’est pas comme si le « ne réfléchis pas trop » était nouveau et je les admire ces athlètes pros, pour leurs incroyables capacités de focus mental… Je me laisse malgré tout un peu aller et mon « deux deux » s’améliore… Les coachs sont contents. Il suffit de consacrer régulièrement 10 minutes à ces quelques gammes après un warm up de course à pied pure et les effets sur la technique de course autant que sur les articulations se font sentir. Je discute alors avec le journaliste de l’Équipe infiltré dans le groupe loisirs essentiellement pour les beaux yeux de Christine et nous constatons avec une certaine affliction que bien trop souvent nous fonçons pleine balle dans nos sorties, sans préparer notre corps. [NB : sachez en passant que je déteste l’emploi du mot « la machine » pour parler du corps.]

Être dans le groupe loisirs m’a valu d’être avec le sus-mentionné journaliste de l’Équipe donc, …dans le quotidien l’Equipe du Vendredi 14 mars. Oui je sais, je sais…

Nous poursuivons alors avec quelques étirements. La curieuse de service que je suis et qui ne peut s’empêcher de poser 1001 questions commence à interroger les deux pros sur leur perception des étirements. A chaud ? A froid ? Actifs ? Passifs ? Christine sourit et me dit qu’elle est en pleine rédaction d’un rapport sur le sujet. Jean intervient et la conversation prend une tournure qui me plait : nous parlons micro-traumatismes musculaires et adaptation du corps à l’effort. Mon petit cerveau scientifique s’allume et je sens que je pourrais parler du sujet des heures. Après un consensus sur les bénéfices d’un étirement très léger en début de séance puis quelques heures après, tout en restant dans un certain relativisme, je reviens à la réalité de la piste et à l’étirement de mon psoas.

Large plan sur le fessier de Jean. Je parle en termes purement sportifs bien entendu; d’ailleurs la photo le prouve, je suis très concentrée à écouter Christine ! Crédit Photo: SportLab

 

Discussion Aaron-Galfionienne au sujet de la polémique « étirements »…

« Ca tire ? » demande Christine. Les deux coachs ne sont pas là pour faire des démonstrations de force mais pour nous observer, nous conseiller et s’adapter. C’est l’aspect très positif du Fit Challenge. Pour autant, les groupes challengers et compétiteurs eux, gravissent les marches du stade à toute vitesse, franchissent des haies, sautent dans le sable pieds joints. Il y en a vraiment pour tous les goûts, toutes les formes et tous les niveaux.

Cross training

Nous finissons par du cross-training que Jean affectionne particulièrement. Le principe ? Enchaîner des répétitions d’exercices à la fois cardios et musculaires en variant toutes les 30 secondes ou 1 min, dans le but de travailler l’ensemble du corps de façon ludique et dynamique. L’avantage étant que chacun peut mettre l’intensité qu’il veut ou qu’il peut pendant le temps alloué à chaque exercice. J’ai tout aimé sauf les burpees. C’est dur les burpees. C’est nul les burpees.

Muffin time

Fin de séance, nous échangeons à nouveau, remercions nos coachs et filons à l’intérieur du stade pour la suite des réjouissances. Medhi Baala est au bar et sert jus de fruits et muffins que je saisis avec l’oeil brillant ! La conférence de presse démarre rapidement et les managers du projet présentent plus concrètement le challenge. Une femme très sensible à cette initiative sport santé m’aborde alors en me félicitant pour l’ensemble de la démarche… Je lui dis que je ne suis que bloggeuse et spectatrice de l’ensemble même si je partage son point de vue !

« Je croyais que vous étiez coach comme vous êtes toute musclée ». Je ris largement et lui dis que non même si je ne suis pas tout à fait sédentaire pour autant ! Après avoir été prise pour une pentathlète à l’INSEP, c’est assez plaisant. J’échange ensuite avec le Community Manager d’Assu200 puis tombe par hasard sur Assia El Hannouni, athlète paralympique entre autres médaillée d’or aux 400m à Londres en 2012 mais avant tout rencontrée lors de ma fabuleuse expérience d’accompagnatrice d’équipe au Marathon des Sables 2013. Une joie de la revoir, Assia étant une personne à la fois positive et humaine comme je les aime. Le temps file, je dois rentrer. La pollution parisienne est à son comble et en quittant le stade je reste sans voix face à tous ces passants que je vois tirer sur leur cigarette. J’ai la peau qui pique tant l’air et sale et n’ai qu’une envie : rentrer dans ma forêt yvelinoise. Comment font-ils pour abimer leur corps à ce point ? Le sport santé a du chemin…et du boulot !

Vous aussi vous voulez participer ? Ok, c’est par ici :

Les séances : où, quand, comment ?

Parlons peu parlons bien.

  • 54 séances de coaching encadrées par 9 coachs se dérouleront dans 8 villes françaises, entre les mois de mars et septembre 2014

 

 

  • Toutes les informations pratiques autour des séances sont disponibles dans la rubrique « Coaching » du site internet.
  • Il faut impérativement être inscrit sur le site pour pouvoir participer à une séance. L’ouverture des inscriptions pour une séance se fait le lendemain de l’entraînement précédent.
  • Chaque séance dure 1h00
  • 200 participants maximum sont acceptés sur chaque séance
  • 5 compétences sont travaillés au cours des séances : souplesse, coordination, vitesse, force et résistance

La grande finale

Trois grands rassemblements mêlant le meilleur du running et du fitness auront lieu à Lille le 28 septembre 2014, à Nice le 5 octobre 2014 et à Paris le 19 octobre 2014.

Le challenge comportera un ensemble d’épreuves par compétence sportive, réparties sur 10km !

A vous de jouer, « move your body, move your body » :)

 

 

Prélude à un drôle de challenge

Créer du lien…

J’emprunte ici ma casquette pro, celle de community manager et responsable édito de la marque ProForm pour laquelle j’ai reçu une mission à la fois simple et compliquée…

ProForm, marque du groupe Icon Health and Fitness, n’est autre que le n°1 mondial dans le secteur du home fitness. Tapis de course, elliptiques, vélos d’appartements, spinning, rameurs accompagnent un grand nombre d’utilisateurs au gré de leur progression. Jusqu’ici tout va pour le mieux. Malgré ce succès quantitatif et monétaire (pour dire ce qui est), ProForm peine à rejoindre ses utilisateurs jusque dans leur lieu de pratique, à les rencontrer et même à échanger avec eux. La marque propose un panel de produits aux grandes qualités techniques mais trop peu d’affect. Nous sommes pourtant dans une société où tout passe de plus en plus par le pouvoir des communautés et des modes de communication alternatifs: prescripteurs, ambassadeurs, réseaux sociaux, forums, événements, blogs,…

Offrir une expérience sportive intégrale…

Proposer des produits est une chose; proposer un environnement complet d’utilisation de ces produits, des conseils, des recommandations pour qu’il ne s’agisse plus d’un simple appareil mais d’une vraie expérience, d’une tranche de vie même, est de toute évidence plus riche et plus durable. Vous l’aurez compris, pour faire simple, mon job est de créer de l’affect ! Passionnant quand on est de nature affective même, quand on aime le sport et quand la perspective de cerner les besoins des humains selon leurs différences, constitue une source d’intérêt ineffable. Je vois déjà les réfractaires au marketing cogiter et grommeler que c’est de la manipulation et du vent. Ça peut l’être en effet. Trop de marketing tue le marketing, trop de storytelling à l’américaine tue la spontanéité. Pour autant, il n’est pas UN marketing mais autant de manières d’appréhender le sujet qu’il est de personnalités investissant ce rôle. En ce qui me concerne très personnellement, j’ai horreur du fake et je m’investis à 200% dans mes missions - parfois trop d’ailleurs :) Quoiqu’il en soit, l’aventure du Challenge ProForm sur laquelle se concentre cet article, témoigne de l’orientation directe de la marque du même nom vers ses utilisateurs mais s’avère également être une source d’inspiration concrète pour toute personne se lançant dans l’aventure d’un « 1er marathon ».

Challenge ProForm: de la runneuse néophyte à la marathonienne

Une gagnante: Cécilia

Parmi les différentes actions menées depuis mon arrivée dans l’équipe Icon, figure une aventure plutôt sympa baptisée « Challenge ProForm« . L’idée est simple: après 1 mois de sélections via une application Facebook sur la page officielle ProForm France, une seule personne a été choisie. Cette personne n’est autre qu’une jeune femme de 29 ans: Cécilia, vivant à Colmar. Malgré la diversité des personnes ayant candidaté au challenge, Cécilia aura séduit le jury par le paradoxe de son profil, alliant une faible expérience en course à pied et une sincère motivation, d’une étonnante spontanéité même (plutôt vachement « true » que « fake » pour le coup!). Cécilia était alors conviée le mercredi 12 février dans les locaux d’Icon pour une après-midi de tests d’aptitude musculaire et cardio d’une grande précision, sous la coupe de Jean-Michel Levêque: préparateur physique et expert scientifique de l’équipe de professionnels Sport Challenge Performance (Mary Pierce, Amélie Mauresmo, Jo-Wilfried Tsonga, entre autres athlètes professionnels suivis par son équipe). L’évaluation pointue de la forme de Cécilia (VMA et capacités musculaires) prodiguée par Jean-Michel ayant pour but de mener à l’élaboration d’un plan de prépa marathon parfaitement customisé. Une chance n’est-ce pas ?!

Optojump: 2 rampes reliées entre elles par des faisceaux lasers et permettant de mesurer le « temps de vol » lors de sauts [phase de tests musculaires]

Qui plus est, en tant qu’experts du home fitness et face aux publications croissantes allant dans le sens d’un mix entre séances outdoor et séances sur tapis, ProForm s’est engagé à livrer un tapis de course Performance 1050 au domicile de Cécilia, et ce pour la durée intégrale de sa prépa marathon ! In fine, le défi pour Cécilia étant d’atteindre son objectif marathon et de garder le tapis en récompense. Mais de quel objectif parlons nous ? Il est en effet bien des manières de finir un marathon: le finir en 2h10…en 2H45…en moins de 3h…en moins de 3h30…en moins de 4h….en moins de 5h….le finir tout court. Bref.

Coupure de presse du TriMag de Janvier-février « Spécial entraînement »

Un objectif à la fois ambitieux et réaliste

Un protocole de test avec mesure des lactates… »lac quoi » ?!

Le protocole pratiqué par Jean-Michel est classique chez les habitués, semis-pros ou pros mais beaucoup plus atypique pour la majorité des coureurs. Tout d’abord, combien sont ceux n’ayant pas une connaissance précise de leur VMA ? Plus qu’on ne le croit. Bien évidemment cela n’empêche pas de courir à son rythme et de se faire plaisir mais cela reste tout de même une donnée en moins pour préparer un objectif tel qu’un marathon. Ensuite, mesurer une VMA peut se faire de diverses manières: Cooper, demi-Cooper, VAMeval…les imprécisions sont inévitables quoiqu’il arrive. Dans son protocole, Jean-Michel utilise un tapis de course et fait courir l’athlète 3 minutes à chaque pallier de vitesse, suivi d’1 minute de récupération. Entre chaque pallier, une micro-prise de sang est effectuée sur l’oreille du coureur et un contrôle de sa fréquence cardiaque vient ajouter un élément de diagnostic supplémentaire à l’entraîneur, en mesure d’évaluer le niveau de fatigue du sujet.

Pourquoi produit-on des lactates et quand ?

Rappelons que sur une certaine plage de vitesses, un coureur fait essentiellement appel à son métabolisme aérobie autrement dit, utilisant du dioxygène. La synthèse d’énergie via la voie anaérobie n’est à ce moment là pas nulle mais reste minime. Pour autant, plus les besoins énergétiques augmentent, moins la voie aérobie suffit pour assurer l’effort et plus la voie anaérobie est sollicitée en support, même si elle demeure moins efficace et moins rentable. Or, cette voie anaérobie engendre la production d’acide lactique; le fameux acide s’accumulant dans les muscles et nécessitant un certain temps de récupération pour être naturellement éliminé (temps a priori réduit via un recours à certaines méthodes telles que l’électro-stimulation par exemple).

Verdict du test de Cécilia: courir un marathon en….

L’intérêt de doser les lactates permet de mesurer précisément le niveau de fatigue de l’organisme. Cécilia aura commencé son test à 8km/h après un petit temps d’échauffement. Si ses lactates sont montées dès la première séquence de 3 minutes, Jean-Michel aura constaté avec surprise qu’un passage aux vitesses supérieures n’aura pas eu d’impact majeur sur ce taux, et ce jusqu’à 10km/h. Autrement dit, le métabolisme de Cécilia est plus efficace à 10km/h qu’à 7, 8 ou 9km/h. Au delà de 10km/h en revanche, une augmentation plus rapide des taux de lactates et de la fréquence cardiaque ont été notés. Le taux à partir duquel un athlète est considéré comme étant au seuil anaérobie est de 4mmol de lactates. En deça de 8mmol, il est considéré que l’athlète n’a pas été suffisamment au bout de son test. En revanche, au delà de 8mmol, on rentre dans une phase d’épuisement et l’athlète peut arrêter le test à tout moment (ou mourir sur place), signalant ainsi indirectement sa Vitesse Maximale Aérobie (VMA) ou vitesse correspondant au volume maximum de dioxygène pouvant être utilisé par l’organisme: VO2 max. En l’occurrence, Cécilia a entamé le pallier 15km/h mais aura tenu 1’45 sur les 3′ requises pour valider cette vitesse. La VMA de Cécilia d’après ce protocole a donc été arrêtée à 14-14,5 km/h. En effet, si Cécilia a « tenu » longtemps à des vitesses relativement élevées, étant donné son taux de lactate, il est probable que sa VO2 max ait été atteinte avant 14,5km/h. Sa VMA est donc à cheval entre les 2 valeurs pré-citées.

Quel objectif alors ?

Sur un marathon roulant, un chrono pessimiste aurait amené Cécilia a parcourir la distance mythique en 4h54 maximum (excepté incident quelconque bien évidemment) et un chrono optimiste lui donnait accès à un 4h25 bien trempé ! Cependant, les chiffres ne suffisent pas et 2 paramètres non négligeables sont à intégrer:

- d’une part, le profil du Marathon des Vignobles d’Alsace ciblé par Cécilia est loin d’être roulant (cf. profil ci-dessous !) - Une brève recherche sur les chronos habituels des gagnants de l’épreuve montre d’ailleurs que leur temps est augmenté de 10 à 15minutes sur ce parcours par rapport à des 42,2km plus plats.

- d’autre part, il s’agit du tout premier marathon de Cécilia qui n’a, rappelons-le, jamais couru plus de 10km !

Ceci faisant, l’objectif final fixé est de 5h ! Si le 15 juin, Cécilia finit le Marathon des vignobles d’Alsace en 5h ou moins, elle garde le tapis ProForm chez elle ad vitam eternam ! Qui plus est, si elle se rapproche de son chrono optimiste de 4h45, témoin d’un bon travail de préparation, d’une amélioration de sa VMA et d’un mental solide, nos équipes ont décidé de lui offrir une récompense supplémentaire, parmi le pool d’innovations dont nos marques disposent….Quoiqu’il arrive, nous ferons tout pour qu’elle réussisse et qu’elle accède à la plus belle des récompenses: la fierté d’être marathonienne !

Real marathon à suivre

Encore loin de la « real TV« , nous pouvons parler ici de « real marathon » ! Vous pourrez ainsi dès le 24 février suivre l’avancée hebdomadaire de la préparation de Cécilia sur la page Facebook ProForm et pour ceux que la perspective d’un 1er marathon effraie, peut-être y puiserez-vous la motivation et la preuve on ne peut plus vivante que tout est possible quand l’envie et l’abnégation s’unissent en vue d’un objectif qui a du sens.

Provisoirement émigrée chez nos amis allemands, à Munich plus précisément, à l’occasion du salon ISPO: référence internationale en matière de sport, j’ai eu, outre l’opportunité de goûter à la joie d’une vie à l’hôtel, celle de fureter d’éventuelles nouvelles tendances, de stand en stand, de hall en hall. Qu’en est-il finalement ? Ai-je été frappée par la foudre de l’innovation, par le plaisir de la découverte ou encore grisée par des nouveautés auxquelles je n’aurais pas pu penser une seconde, me réjouissant alors de l’inventivité de certains créatifs géniaux ? Pas précisément. Sans doute ma surveillance des innovations sportives via mon activité de blogueuse perso et de community manager pro m’éveille-t-elle déjà beaucoup aux mouvements des marques et du marché. Cela me rendant moins « impressionnable » malgré une immersion au coeur d’un salon 100% sportif. Pour autant, j’ai trouvé intéressant de résumer ma visite en 10 grandes tendances que j’ai extraites du lot phénoménal d’informations distillées aux 80 000 visiteurs de l’évènement.

Tendance fitness et sport n°1: les enfants

J’ai été surprise par la quantité de déclinaisons de produits pour enfants. Qu’il s’agisse de mini chaussures de running (même dans le volet zero drop/course au naturel), de randonnée, de trail - d’habits ou même de tapis de course, les plus jeunes sont bel et bien ciblés par les marques. Pourquoi ? Sans doutes parce qu’ils sont les consommateurs de demain et que seule une habituation précoce au sport leur permettra d’y être sensible à l’âge adulte (bien évidemment il y a des conversions et des déclics tardifs, ceci étant une vision générale).

Gamme Salomon pour « kids »

Ceci est un fait mais cela n’est pas tout. Les nombreuses conférences sur « l’activité physique des plus jeunes » ou « comment renforcer l’éducation physique à l’école » malgré la cible très adulte et professionnelle de ce salon, nous permet de penser que l’obésité infantile n’est pas qu’un mythe. L’activité physique est devenue une nécessité et pas seulement pour les adultes. Si auparavant les enfants aimaient courir en rivalisant d’inventivité, revivant en live leurs histoires préférées et adoptant volontiers le rôle de leur héros, nombreux sont ceux aujourd’hui dont la dépense énergétique se limite à celle de leur pouce (jeux vidéos) voir de leurs mains (clavier d’ordinateur). Loin d’un simple phénomène de mode, cette tendance touche une réalité plus sensible à prendre en considération sans plus tarder.

Mini tapis de course pour mini-moys :)

Tendance fitness et sport n°2: les accessoires … fitness

Surprise par la quantité incroyable de stands proposant des accessoires de fitness, j’ai clairement identifié cet axe comme l’une des tendances de l’année. Des rouleaux massants aux appareils pour faire des abdos, pour se muscler, pour se lester lors de squats ou autres séquences teintées de culture crossfit, l’offre d’accessoires peu chers permettant à chacun de réaliser des exercices simples de façon autonome et sans avoir à se rendre dans une salle de sport, est au top. J’ai été amusée par le « look » improbable de certains accessoires pour lesquels une explication minimum s’avère parfois nécessaire - sans quoi il reste difficile de savoir comment vraiment user de l’objet ! Si la tendance est compréhensible et sensée, elle ne peut se détacher d’une offre de coaching concomitante. Aussi motivés soient les pratiquants de fitness, il faut un cadre pour réaliser ces exercices de la bonne manière (intensité, volume, qualité) - cadre offert par des vidéos, applications, livres, blogs et soutenu par le potentiel de partage des réseaux sociaux (il est plus facile d’aller au bout d’une séance lorsque l’on s’attend à un feedback bienveillant de ses pairs).

AFNI: accessoire de fitness non identifié !

Tendance fitness et sport n°3: le « quantified self« 

Sans surprise et parfait rebond sur la tendance précédente. L’être humain a de plus en plus besoin de savoir comment il fonctionne et d’être guidé dans son activité physique pour savoir comment agir. Mitigée sur cette tendance que je compare à celle des chaussures de running sur-sophistiquées, appauvrissant nos pieds autant que les technologies s’enrichissent, je ne sais pas jusqu’où la frénésie des objets de santé connectée ira. Se faire indiquer sans arrêt où son corps en est et où il doit aller ? Il s’agit bien du fruit de succès technologiques indéniables mais qu’en est-il de la confiance en l’être humain et en sa capacité à se connaître, s’adapter, décider par lui même ? Je ne change pas de position là dessus: je reste très intéressée par les innovations dans ce secteur mais en aucun cas je n’en suis l’utilisatrice. Pour autant, j’ai fait un passage éclair au stand Fitbit où le nouveau modèle « Force » m’a été présenté. La seule réelle nouveauté semblait être le fait de pouvoir recevoir des notifications d’appel sur son bracelet. Encore une occasion d’être sollicité sans arrêt, sans relâche, d‘être un objet connecté en soi. Puis je suis passée chez Soleum, marque m’étant totalement inconnue jusqu’à là. En demandant à l’un des commerciaux quel était l’avantage réel de son produit, il n’a pas su me répondre et pour cause ! Mesure du nombre de pas, des phases de sommeil, des calories - j’ai le sentiment que l’on tourne en rond. Pas de grande révélation dans ce domaine.

Comparaison des différents trackers de la marque Fitbit

Cependant, la marque BioMan de la société AIQ a un peu plus retenu mon attention avec son t-shirt muni de capteurs cardiaques dissimulés dans les coutures du tissu donc impalpable. Un outil destiné aux athlètes souhaitant se défaire d’une ceinture cardiaque parfois encombrante mais aussi à tout un pan de la population senior, avide de surveiller sa santé cardiaque sans contrainte. Intéressant, d’autant que ce produit ouvre la voie à de nouveaux capteurs: taux de déshydratation, émission de CO2, chaleur corporelle, etc. Retenez l’expression: « smart clothing‘.

T-shirt « BioMan » intégrant des capteurs cardiaques

Tendance fitness et sport n°4: le training dit « fonctionnel »

Dans la lignée des accessoires fitness, le training dit « fonctionnel » propose un mix d’outils permettant de travailler spécifiquement certaines zones du corps et ce consécutivement, pour un travail musculaire complet et complémentaire des activités cardios. En somme, si vous courez c’est super mais si vous intégrez dans vos plannings quelques séances d’entraînement fonctionnels, vous serez un(e) sportif(ve) complet(e). L’outil ci-dessous illustre parfaitement cette tendance en proposant, par l’intermédiaire d’un « simple » tapis, un nombre incroyable de possibilités d’entraînement. Il suffit alors de lancer un tuto vidéo et de se mettre en mouvement, en adoptant souvent des positions élémentaires mais efficaces. Pour autant, le training fonctionnel ne doit pas nécessairement avoir lieu chez soi; le TRX souvent pratiqué en salle permet un travail des chaînes musculaires très intéressant à partir d’un matériel ultra-simple.

Tapis de « functional training » par Kettler

 

Tendance fitness et sport n°5: le sport chic

Qui a dit que les affaires de sport devaient être uniquement techniques ? L’idéal étant bien sûr qu’elles soient performantes et esthétiques. Dualité pas évidente à retrouver bien que toutes les marques en ait conscience. S’il existe souvent des matériaux sophistiques pas toujours élégants (quoique, des manchons de compression peuvent avoir leur style), il existe aussi des accessoires sportifs « fashion » pas très techniques. Prenons l’exemple de ces paires de chaussures hallucinantes développées par Adidas en partenariat avec Porsche. Munies d’une technologie d’amorti censée reproduire le système de suspension des voitures, ces chaussures ont une gueule démente. Partagée entre un « wow elles sont sympas » et un « en même temps je ne pourrais jamais mettre ça aux pieds« , votre avis se voit rapidement calé quand un vendeur vous annonce leur prix: 500eur et vous précise avec une honnêteté déconcertante qu’elles sont avant tout destinées à la mode et pas bien efficace pour les runners. Ce dernier même de rajouter: « nous les avons testées sur un marathon et franchement, c’est pas tout à fait concluant! » J’ai tout de même trouvé l’idée intrigante.

Modèles hybrides: Adidas/Porsche pour fashionistas

Dans la catégorie élégant ET efficace, je nomme malgré tout Emporio Armani et sa magnifique collection de tenues de ski. Le tout présenté dans un showroom électro à la lumière acide, de quoi marquer les esprits. Le sport chic a résolument sa place dans les tendances fitness 2014.

Collection sports d’hiver d’Emporio Armani

Tendance fitness et sport n°6: le home fitness

Que de tapis de course, de vélos, d’elliptiques et de rameurs dans les hall d’ISPO ! Servant au départ de produits d’appoint, les innovations des plus grands acteurs de ce marché: Kettler, BH, Icon Health and Fitness deviennent des produits technologiques à part entière. Des amortis toujours plus efficaces, des tableaux de bords ultra sophistiqués proposant de visualiser ses parcours préférés grâce à Google street view sur écran, des appareils montant jusqu’à 40% d’inclinaison…le home fitness n’est plus une activité par défaut, c’est une activité à part entière. Allant de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers, il y a dans ce secteur de quoi satisfaire tous les budgets et tous les types d’athlètes. Je retiens particulièrement le tapis « Boston Marathon » 4.0, un bijou fitness encore indisponible en France mais accessible aux USA pour près de 4000 USD. En plus de sa taille, de la qualité de ses matériaux, de son amorti proche du réel et de son écran en couleurs compatible avec la technologie iFit, ce tapis de course est associé à une petite bague qui, une fois portée au doigt, permet d’augmenter ou de réduire la vitesse en une pression, sans avoir à tendre le bras vers le tableau de bord. Du « home fitness » pour coureurs assidus et exigeants.

Tapis de course « Boston Marathon » de chez Proform avec « bague de vitesse » intégrée

 

Tendance fitness et sport n°7: les textiles techniques

Peu connaisseuse des subtilités techniques des différents textiles car peu intéressée par le sujet en réalité, j’ai tout de même remarqué la quantité incroyable de stands proposant toutes sortes de textiles spécifiquement adaptés à des sports bien précis. Du textile compressif auquel je suis un peu plus familière au textile conservateur de chaleur et ultra léger, en passant par les combinaisons de plongée ou les tenues anti-chocs, les gammes de « tenues techniques » étaient largement représentées sur ce salon. Qui plus est, une plateforme entière nommée « Textrends » était, comme son nom l’indique, dédiée aux innovations textiles axés performance. Une dimension très présente sur cette année, parfois au détriment de l’innovation esthétique.

 

Tendance fitness et sport n°8: la course naturelle

A la fois surprise et déçue de ne pas avoir vu beaucoup de stands propres à la course à pied, j’ai toutefois noté un point que je trouve intéressant. Les 3 marques que j’ai repérées étaient les suivantes: Skechers, Newton et Altra. Étonnant non ? Nous sommes en plein dans la course naturelle proposant des chaussures à faible drop peu ou pas amorties. Pas de Nike running, d’Asics, d’Adidas ou de Mizuno. Le running à ISPO est 100% naturel, 100% en faveur d’un « réapprentissage » paradoxal: celui de la course à pied telle que nous la pratiquerions sans artifices. Oui, nous avons tellement désappris à courir en nous munissant de chaussures qui nous soutiennent dans tous les sens et qui, par conséquent, ne nous permettent pas de développer nos qualités pédestres naturelles, que nous nous retrouvons perdus entre recherche de performance et recherche de solutions pour ne plus se blesser. Des experts en biomécanique ont pourtant constaté que le taux de blessure chez les runners n’avait pas baissé depuis des années, malgré la sophistication des chaussures. Normal si ces artifices contribuent à détourner le coureur de son déroulé naturel de course. Si le courant « minimaliste » est peut-être allé un peu loin en proposant des chaussures sans amorti, ce qui est rude compte tenu de nos routes goudronnées et de nos sols rigides, le courant « elemental » propose le meilleur des deux mondes, entre minimalisme et chaussures standards. Faible drop mais amorti, avec si possible une large « toe-box » pour rendre à chaque doigt de pied son potentiel stabilisateur. Bref, il est question de repenser sa façon de courir et de miser sur ses forces plutôt que de systématiquement dissimuler ses faiblesses. Une vraie évolution dans le running version 2014.

De gauche à droite: stand Altra, publicité Skechers

 

Tendance fitness et sport n°9: les sports d’hiver

Encore un sujet vis à vis duquel j’ai peu d’affinités bien que j’apprécie toujours autant la montagne chaque fois que j’ai la chance d’y aller. Je ne suis cependant pas une grande praticante de sports d’hiver et peu sensible à leurs accessoires et tenues. Il n’en demeure pas moins qu’au delà de mes préférences et à quelques semaines des JO d’hiver 2014 de Sochi, ce salon ISPO de Munich était particulièrement tourné vers les tenues techniques dédiées à l ‘outdoor « froid », à la montagne et au ski. J’en ai d’ailleurs retenu une jolie image: celle de ce mur rempli des tenues officielles de chaque JO d’hiver depuis les années 1970 jusqu’à ceux de Vancouver en 2010.

Tenues des JO d’hiver, années après années…

Tendance fitness et sport n°10: le sport « cool »

Un peu loin de l’attitude des pure runners, plutôt consciensieusement équipés, concentrés, disciplinés dans leur pratique et au look aussi sain que ne peut l’être leur nouveau style de vie (celui « d’après la course à pied »!) - le salon ISPO 2014 était rempli de cette tendance sportive « cool » presque nonchalente, incarnée par les skaters, les snowboarders et même, dans une autre catégorie: des highliners. On est loin des cours de fitness où chacun s’applique à respecter à la lettre la chorégraphie d’une prof parfaitement dimensionnée.

Il s’agit ici de faire une activité sportive exigente voire risquée avec un air de non assiduité, de facilité voire de neutralité. C’est toute la classe du skater déambulant les cheveux mi-longs, accompagné ou non d’un chien, vêtu d’un short large, d’un t-shirt et souvent d’une casquette, qui se lance dans des figures complexes sans donner l’impression de se donner du mal ou de s’accrocher.Les halls d’ISPO en était remplis cette année ! Peut être plus encore que le sport « cool », « la performance nonchalente » serait-elle à seule une nouvelle tendance ?

En tous cas, je ne m’identifie pas du tout à ce courant. Je préfère largement le regard perçant du sportif qui se dépasse et qui exprime son effort, mais bien évidemment, à chacun son sport :)

 

L’expérience de cette immersion d’un jour au coeur d’une référence dans l’univers des salons de sport m’aura à la fois intéressée et surprise. Intéressée car il est toujours agréable de se sentir au coeur des choses, d’autant plus que les dites « choses » sont en plein dans vos sujets de prédilection, le sport en l’occurrence. Surprise car le manque d’innovations fulgurantes aura également été couplé à de grands absents. Pas de volet nutritionnel, pas de conférences sur le bien-être ou sur les sports alternatifs, plus softs. Pas ou peu de dimension « santé ». Un salon in fine très centré sur le sport utilitariste. Certes, ISPO est avant tout un salon professionnel, confrontant distributeurs et clients potentiels. J’aurais cependant aimé assister à des conférences sur les medias sociaux dans le sport, sur les nouveaux courants sportifs, sur l’essor de micro communautés au sein des sports, sur les particularités inter-sportives, sur le sport de haut niveau, le sport pour les seniors, le sport pour le plaisir.

Finalement, les innovations du marché ont leurs limites, l’intensité du sport est celle que l’on vit à chaque fois que l’on s’attaque à un entraînement - indépendamment des technologies et des tendances. Faire du sport au naturel: ne serait-ce pas là l’une des prochaines tendances d’ailleurs ?

Jeudi 16 janvier, sous un ciel peu clément, j’ai rendez-vous au pavillon du Lac des Buttes Chaumont pour une après-midi de présentations et tests des nouveaux modèles route et trail de Kalenji. La pluie nargue les passants ou runners venus s’entraîner mais ils sont là. Je découvre pour la première fois ce parc et son légendaire « dénivelé », me faufile à travers les allées, accélère à l’approche d’un individu venu zoner dans les buissons et me lâchant un « mademoiselle… » ayant le don de me faire monter en pression au quart de tour. Bref, j’arrive enfin au point de rendez-vous: un magnifique restaurant à étages au milieu de la nature. Dubitative, je me renseigne auprès d’un fumeur sur le porche qui me confirme « qu’il y a bien un truc de chaussures à l’étage ». Je gravis les escaliers et découvre une salle chaleureuse investie par une somme de journalistes, bloggeurs et paires de chaussures !

Récit d’un testing day particulièrement instructif, entre technique, innovation et rencontres.

Les nouveautés Kalenji: Kiprun, Kapteren

J’adore ces moments de retrouvailles entre passionnés du running parfois bien connus, parfois reconnus d’après leur profil Facebook, parfois jusque là inconnus. Derrière une homogénéité apparente il y a finalement des personnalités bien trempées, même rebelles, qui ont leurs convictions, leurs préférences et sont loin, bien loin d’adhérer à toutes les innovations et à toutes les marques. Il est vrai que la tenue d’un blog qui fonctionne entrainant ainsi de multiples sollicitations alimente la passion du sport mais aussi l’exigence. Moins émerveillé devant la moindre nouvelle paire de chaussure, l’analyse et l’envie de statuer sur le produit prend parfois le dessus. En ce qui me concerne, j’ai toujours été sensible à l’innovation et à l’envie d’innover (deux choses différentes). Kalenji représente pour moi parfaitement la marque de running grand public faisant d’immenses efforts d’innovation pour être plus qu’un challenger sur le marché. De plus en plus, Kalenji ne se limite plus à proposer des « tarifs intéressants » mais aussi des produits qui ont de la gueule. L’année dernière, une paire de Kiprun MD m’avait été envoyée pour test et j’avoue avoir été embarrassée tant le look et le confort de la chaussure laissaient à désirer. J’avais tout de même écrit un article soulignant les efforts de la marque mais il restait faiblement enthousiaste. Test de la Kiprun MD ici. C’est avec surprise cette année que je découvrais la nouvelle gamme Kiprun hommes et femmes ainsi que son homologue en trail, la Kapteren XT4. Les pointes développées par la marque en auront quant à elles séduit plus d’un(e). Avant la publication d’articles tests plus approfondis, voici déjà un aperçu des sus-mentionnés produits et de leurs caractéristiques.

Kiprun SD, MD, LD et Comp

Rappelons que SD signifie « Short Distance » ie 10km; MD « Middle Distance » ie semi-marathon et LD « Long Distance » ie marathon. Dans un autre registre, les Kiprun Comp, plus légères (205g), sont dédiées aux performers en quête de chronos « en dessous des 34′ au 10km ou en dessous des 2h40 sur marathon » cite la marque.

Exposition de la gamme Kiprun pour femmes. De haut en bas: Kiprun Comp, SD, MD universel, MD pronation, LD

Exposition de la gamme Kiprun pour hommes. De haut en bas: Kiprun SD, Kiprun MD universel, MD pronation, Kiprun LD universel, LD pronation

A noter: Stéphane Diagana, plus qu’un partenaire de la marque est également chef de produit. Il lui consacre de ce fait un certain nombre de jours par an (une cinquantaine de mémoire), partagés entre évènements, communication et développement technique pur. Si les partenaires comme Sophie Duarte (championne d’Europe de cross), Benjamin Malaty (1er français au marathon de Paris 2013 en 2h12′) et Julien Bartoli (1h04’27″ aux 20km de Paris) ont un rôle avancé de testeurs, Stéphane Diagana joue un rôle à part entière dans le développement des modèles route. Il est d’ailleurs intéressant de l’entendre parler de son goût pour sa mission Kalenjienne faisant de lui un intervenant à part entière dans le process d’innovation produit, de pair avec les ingénieurs et le chef de produit de la gamme: Olivier Laboussole.

Focus sur la Kiprun Comp pour hommes.

Kapteren XT4 et Race

Passons aux modèles trail. Bien qu’adepte des sous-bois et de la course nature, les quelques trails que j’ai pu entreprendre (et le mot est faible) m’ont laissé des souvenirs mitigés, entre souffrance et découverte ! Toujours est-il que le choix de chaussures de trail est fondamental pour ne pas subir les terrains irréguliers propre à la discipline et à ses lieux de pratique, pour agripper le sol dans les montées et les descentes fréquentes, pour tenir la route…dans la durée. Très satisfaite de mes XT Wings de chez Salomon (ultra-confort), je trouve que les modèles trails sont souvent plus rigides, plus rustiques, plus lourds - logique. Qui plus est, le look des modèles de trail n’est pas étudié de la même manière que pour la route. Plutôt moins flash, plus fonctionnels, dans l’ensemble. Avec sa gamme Kapteren, Kalenji démontre ici une fois de plus sa capacité à créer des chaussures attractives et techniques. Le run test éclair le confirmera par la suite: on est bien dans des Kapteren !

Exposition des modèles trail Kapteren XT4. De haut en bas: XT4 neutre pour hommes, XT4 pronation hommes, XT4 pronation femmes et XT4 Race.

A noter: au même titre que Stéphane Diagana pour les modèles « route », c’est ici Thierry Breuil (5ème aux mondiaux de trail et 2ème français), anciennement chez Adidas, qui investit le rôle de chef de produit de la marque aux côtés de Jean-Luc Burnichon.

Pointes Kalenji

Bien qu’absolument pas utilisatrice de ce type de chaussures; je dois admettre qu’elles ont un look ultra-réussi ayant récolté un bon nombre de voies d’adhésion lors du testing day. En voici un visuel authentique, pour la beauté du produit !

Pointes Kalenji accompagnées d’une poignée de « donuts » (pour les intimes) ou K-Rings, pour les « experts »: nouveau concept d’amorti inséré au coeur même des semelles intermédiaires de chaque modèle route.

Les runs-tests éclairs

Olivier Laboussole (chef de produit « route ») au départ des runs-test

Kiprun: à chaud

Après l’analyse et les présentations, place aux tests. Répartis en deux groupes: route et trail, destinés à être intervertis 30′ plus tard, nous étions une grosse trentaine à être lâchés au coeur des Buttes Chaumont, chaussures neuves aux pieds. Habituée au zero drop amorti depuis des mois, j’ai eu d’étonnantes sensations avec les Kiprun MD. C’est intéressant, je pense qu’il y a un an j’aurais eu une excellente perception de ces chaussures tant leur amorti et leur confort est palpable. Pourtant, convertie à la course naturelle depuis quelques temps, j’ai été frappée par tous les soutiens que comportent la Kiprun, moi qui suis désormais habituée à une semelle plate et à une « architecture » sobre, forçant le pied à se renforcer petit à petit par lui même. Pourtant, Olivier Laboussole, chef de produit Kiprun précise qu’en aucun cas leurs modèles ne corrigent la foulée. La version « pronation » n’étant d’ailleurs caractérisée que par un renforcement de la mousse à l’intérieur gauche de la chaussure, pour éviter une « pronation de fatigue » et non pour redresser une foulée résolument pronatrice. C’est également au cours de ce run test que j’ai pu m’entretenir avec Olivier Weber: ingénieur Kiprun, m’apprenant à mon plus grand étonnement que Kalenji était en pleine démarche de test à grande échelle de l’effet d’une réduction de drop sur la course d’un panel de près de 600 coureurs. Actuellement à 10mm de drop (hormis les Kapteren race: 6mm), les chaussures Kalenji se situent « dans la moyenne » sans pour autant s’y installer. Il se pourrait qu’à l’avenir la marque s’oriente vers une réduction du drop de ses modèles pour proposer une foulée plus naturelle. Le terrain reste cependant glissant. Il s’agit de rééduquer tout un pan de la population de runners et de veiller à ce que la transition se fasse en douceur, au risque de dégâts. On ne change pas de drop comme on change de chemise. Intéressant et à suivre.

XT4: à chaud

Très confortable dans ce nouveau modèle trail, j’ai eu de bonnes sensations de course même si de nombreuses heures de test devront suivre pour statuer. Malgré la pluie dégoulinante, en côte ou en descente, les XT4 accrochent bien le sol et offrent de la souplesse. Leur drop est pourtant semblable à celui des Kiprun mais cela m’ a moins déstabilisée. D’après Jean-Luc Burnichon d’ailleurs, l’espace alloué aux orteils serait plus important dans les modèles trail que route. Là aussi, habituée aux chaussures Altra depuis quelques temps et soulagée par leur large « toebox », j’ai pris l’habitude de faire fonctionner chacun de mes orteils et d’apprécier leur effet stabilisateur. Un effet que l’on retrouve plus dans les XT4 que dans les Kiprun.

Pour conclure…

Même si j’ai été de loin la coureuse la plus lente des deux groupes, appréciant sans complexes la dégustation d’un chocolat chaud et d’une large part de cake en fin d’après-midi; même si mon entretien « en plein run » avec Sophie Duarte n’a pas duré plus de 5′ tant mon seuil se rapprochait de son endurance fondamentale, et encore (quand on ne respire plus, il est difficile de poser des questions !); même si je suis une néo-zero-drop-lover qui a par ailleurs pris un certain recul sur la notion de performance et repensé ses motivations pour courir…j’ai particulièrement apprécié cette après-midi organisée d’une main de maître par l’équipe Kalenji et leur RP Stéphanie. Discussions à bâtons rompus, échanges entre passionnés, le format était concluant. Bien plus qu’une simple conférence de presse mono-directionnelle, Kalenji sait impliquer ses prescripteurs dans sa démarche d’amélioration continue et convaincre de son dynamisme. Quant à celui de ses chaussures, cela fera l’objet d’un prochain post.

 

Il est de grands rassemblements sportifs comme les Jeux Olympiques qui rassemblent le must des sportifs français (et bien sûr internationaux) en un même lieu. Reconnues d’exception, ces occasions sont malheureusement aussi précieuses qu’elles sont rares. Pour contrer cette faible fréquence de rencontres, chaque année au Club Med de la Plagne, les plus grands champions du sport français se retrouvent accompagnés de jeunes espoirs prometteurs. Comme le précise le boxeur Brahim Asloum: « c’est le seul moment, hors rassemblements olympiques, au cours desquels autant de champions sportifs peuvent se retrouver, c’est exceptionnel ». Cet évènement fédérant athlètes, sponsors et journalistes est depuis devenu incontournable dans le milieu du haut niveau sportif. Il est attendu par tous chaque année tant sa réussite a permis la création d’une véritable « famille », celle des « Étoiles du Sport ».

Récit de quelques jours forts en inspiration et en énergie, celle qui vient de toute discipline sportive quelle qu’elle soit; celle qui allie compétences physiques, mentales et humaines; celle qui donne envie.

Cérémonie d’ouverture des Étoiles du Sport - Crédit photo: Étoiles du Sport

Les Étoiles du sport: un concentré exceptionnel de talents sportifs

Parrainage sportif

Depuis 2002, les Étoiles du Sport se développent fidèles à un adage solide: « les champions d’aujourd’hui parrainent les champions de demain« . Créées par Benoît Eycken, ancien compétiteur national en ski de bosses et Sébastien Foucras, vice-Champion Olympique de ski acrobatique et époux de Marie-José Pérec, le concept des Étoiles du Sport est complet et centré sur l’activité physique mais pas seulement. Au delà des compétences physiques spécifiques à chacune des innombrables disciplines représentées: football, boxe, natation, handisport-athlétisme, ultra-trail, triathlon, VTT, pentathlon moderne, ski freeride, judo, gymnastique, karaté, squash, badminton, tennis et taekwondo, ce rassemblement se veut fédérateur, inspirant et humainement formateur. Chaque binôme parrain sportif/espoir doit donner le meilleur de ce qu’il a tout au long de la semaine: épreuves sportives et échanges en tous genres. Les sports sont décloisonnés, il faut puiser de nouveaux apprentissages dans chaque rencontre, aller à l’encontre de ses habitudes, s’ouvrir, communiquer, transmettre, recevoir. Le Sport bien plus que « les sports » est à l’honneur. La philosophie des Étoiles du Sport gravite ainsi autour de 5 valeurs clés: fraternité, intégrité, générosité, enthousiasme, exemplarité. C’est un idéal vers lequel chaque sportif se doit de tendre, plus encore que la seule performance. C’est à la fois un tremplin et une voie d’excellence.

Parrainage entreprise

Si chaque filleul recruté au cours de l’année par les organisateurs des Étoiles du Sport se voit attribuer un parrain dans sa discipline sportive, il est également associé à un parrain entreprise. Ce parrain a pour mission d’aider le sportif pendant 1 an dans tout domaine ne relevant pas directement du sport (communication, projet professionnel parallèle, gestion des sponsors, etc.). L’accompagnement des espoirs français est assuré à tous les niveaux. Cette année, le trophée des Étoiles du Sport destiné à l’athlète ayant été le/la plus performant(e) et humainement convainquant(e), aura été remis à Adèle Stern, jeune pentathlète parrainée par le groupe Icon Health and Fitness (marque ProForm). Une fierté tant pour cette entreprise que pour ses mentors sportifs: Elodie Clouvel et Valentin Belaud, champions du monde de pentathlon en relais mixte.

Adèle STERN, Étoile du Sport de l’année 2013 - discipline: pentathlon moderne - parrains sportifs: Valentin Belaud et Elodie Clouvel - parrain entreprise: Icon Health and fitness (Proform). Crédits Photo: Les Étoiles du Sport

Le fil rouge de la semaine: run&bike solidaire

En plus de la nouveauté de l’année: le raid Pro-Am permettant d’ouvrir l’aventure au grand public le temps d’une journée, l’organisation de l’évènement a souhaité placer l’édition 2013 sous le signe de la solidarité. Initiative concrétisée par la mise en place d’un fil rouge Run&Bike solidaire co-assuré par la Fondation FDJ et Proform, n°1 mondial de l’équipement fitness. Le concept est simple: 1km parcouru sur le tapis de course Performance 1050 ou le vélo PF SPX 390 de la marque ProForm est converti en un don d’1Eur. Le défi: cumuler un maximum de km tout au long de la semaine en plus de l’épreuve imposée du « plus grand nombre de km à parcourir en 5min » relevée par chaque binôme parrain/espoir en guise de prologue du raid. Au final, les plus grands champions ont défilé sur les appareils ProForm et accumulé 1360 km au cours de la semaine soit 1360Eur offerts au secours populaire via la Fondation FDJ. Le but est noble: offrir des licences sportives à des jeunes défavorisés. Superbe initiative qui sera certainement réitérée à la demande générale en 2014.

De gauche à droite: Julien ABSALON, double champion olympique de VTT; Jimmy VICAUT, sprinteur de niveau international; Alain BERNARD, nageur professionnel, en plein défin Run&Bike sur appareils Proform.

Robert PIRES en cours de briefing juste avant le départ du prologue: « un maximum de km en 5′ ».

Étoiles du sport inside

Quelques jours vécus au cœur de ce grand rassemblement ne peuvent que remplir la tête d’anecdotes et de nouvelles idées; le coeur de chaleur et l’esprit d’étincelles. A la fois extraordinairement hors du commun et extraordinairement simple, il est surprenant d’accéder sans effort à des rencontres haut-de-gamme que le quotidien ne permet pas. Discuter de running avec Lilian Thuram prêt à vous accompagner sur un footing improvisé pour « bouger un peu » mais renonçant plus tard à une sortie raquettes de peur « de ne pas être assez en forme » (vraiment Lilian ?). Faire quelques pas de Kuduro avec Alain Bernard, imposant par son gabarit mais discret voire timide et adorablement souriant ! Parler à Xavier Thévenard (team Asics trail) de sa victoire sur l’UTMB 2013, de ses entraînements, de ses habitudes alimentaires (no lactose, no gluten) et le voir si reconnaissant de cette luxueuse semaine aux Étoiles du Sport, bien loin du monde sobre de l’ultra-trail. Échanger à de multiples reprises y compris au cours d’une session raquettes (la fameuse) avec Arnaud Clément ou Pascal Pich, triple champion du monde d’ultra triathlon (iron man) auteur du livre « Terminator: l’anonyme champion du monde« . Partager une ascension au 6ème étage de l’hôtel avec Robert Pires et sa petite famille, réservé et sympathique. Croiser Marie-Jo Pérec une dizaine de fois par jour et choisir de ne pas la déranger tant cette ancienne athlète de haut-niveau se préserve aujourd’hui du monde et des médias. Saluer Laura Flessel en lui évoquant une connaissance commune. Observer Julien Absalon, champion olympique de VTT s’entraîner sur vélo d’appartement avec le sourire, telle une formalité. Voir l’équipe de France de pentathlon faire de l’endurance fondamentale sur tapis de course à 18km/h, « en récup ». Saluer et se faire saluer sans arrêt par des inconnus (ou non), telle une grande famille réunie pour les vacances. Bien entendu, les sportifs forment un univers, les journalistes ou sponsors un autre, mais malgré tout, des ponts se construisent, des liens se tissent et offrent à chacun la possibilité d’aller là où la routine de l’attend pas.

Si cette expérience est avant tout destinée aux athlètes de haut niveau confirmés et en devenir, elle est aussi via les relais médias un message sportif pour tous. Ce concentré de talents permet de mesurer concrètement la puissance du sport: les passions qu’il suscite et les êtres qu’il modèle. Pour tous les sportifs, peu importe leur niveau pour peu qu’il y ait une pointe d’envie, les Étoiles du Sport résonnent comme une musique vivifiante qui chante « aie confiance et fonce, là où le destin t’attend ». Vous repartez alors chez vous, vers ce quotidien qui vous attend sans être une fatalité et que vous avez envie de re-booster, des étoiles (du sport) plein les yeux !

L’European Outdoor Film Tour 2013 ou « E.O.F.T. » pour les intimes est une séquence de 9 courts métrages mettant en scène des hommes (passage furtif de femmes) dans des conditions extra-ordinaires, chacun à leur manière. Ces hommes n’ont pas les mêmes quêtes, pas les mêmes folies ni les mêmes projets. Pour l’un ce sera l’ivresse des hauteurs, pour l’autre du vide, pour l’autre encore de conditions météos extrêmes. L’un sera en fusion avec les vagues glaciales du cercle polaire, l’autre avec les fissures immenses de canyons arides, un autre encore avec les sommets enneigés les plus lointains. Pourtant, si rien ne permettait a priori à leurs routes de se croiser, une passion démesurée les rassemble ici. Une envie borderline de vouloir Vivre à 2000% pour que l’existence vaille la peine.

Invitée à découvrir cette magnifique production et à m’entretenir avec l’un de ses « acteurs »: Sébastien de Sainte Marie, j’en suis revenue oxygénée et l’esprit rempli d’images démentes. Pour autant, si certaines histoires m’ont interpellée et réjouie, d’autres m’ont dérangée. Vouloir « trop vivre » n’est-il pas parfois un présage de mort ? Voici une sélection de courts-métrages qui ont retenu en bien ou en moins bien mon attention…

Kyrgyzstan: vers l’infini et au delà, un voyage qui mène à soi

Titre officiel: « The road from Karakol » - Pays de production: Kyrgyzstan & USA - Thématique folle: voyage initiatique en vélo au coeur du Kyrgyzstan

Revue de la séquence: j’ai beaucoup aimé ce court-métrage qui de prime abord ne met pas en scène de grosses cascades dangereuses et impressionnantes… Un homme d’origine américaine: Kyle, nous est présenté en compagnie de son seul vélo et « paquetage » de voyage. Son objectif: un roadtrip entre routes goudronnées, chemins de terres, fleuves mouvementés et hauts sommets. Quelle idée de partir seul sur les routes dans un pays pareil ? On se le demande et pourtant petit à petit, on comprend. Tout d’abord, ce dit pays est magnifique. Puis, on réalise que « partir seul sur une route » prend un sens complet à mesure que l’on partage les inquiétudes, les doutes et l’isolement de Kyle. Il a beau être fort, résistant, entraîné, avoir beaucoup d’humour et une capacité à nous immerger talentueusement au sein de son périple; face à la solitude et à la peur de ne plus savoir où aller, il n’en demeure pas moins un homme vulnérable. Humble devant cette vulnérabilité puis dans sa joie toute pure et enfantine, à l’arrivée de son voyage, Kyle nous prouve que la plus dure des épreuves n’est certainement pas de sauter du haut d’une falaise mais plutôt de se faire face, soi même.

Cercle polaire: du surf en hypothermie et un grand geste environnemental

Titre officiel: « North of the sun » - Pays de production: Norvège - Thématique folle: surf sur vagues polaires et dépollution massive d’une plage.

Revue de la séquence: Au départ, le spectateur se demande quel grain ont encore ces deux jeunes hommes parés pour s’installer 9 mois sur une plage du cercle polaire et y chercher continuellement la vague parfaite… Pourtant, Jørn et Inge n’ont rien de fanfarons délirants et bien plus en tête qu’une ènième lubie. Certes les deux amis ont suffisamment de courage voire de folie pour se lancer vers cette crique secrète, y construire une cabane et affronter la mer glaciale sur leurs planches mais leur objectif tient aussi à la purification de cet espace naturel. Un lieu magique quotidiennement pollué de déchets ramenés par les vagues de l’Atlantique. Ainsi, jour après jour, semaines après semaines, mois après mois, les deux norvégiens enchaîneront surf, ramassage de déchets (plusieurs tonnes évacuées par hélicoptère au bout de l’épopée), chauffage au bois, cuisine à partir d’ingrédients périmés (car offerts par les supermarchés les plus proches à quelques heures de marche…) et longs moments de co-habitation. Bien que semblant inséparables, si les deux amis ont tenu dans cette aventure c’est aussi en s’accordant de longs moments de solitude et d’indépendance, celle qui permet de se retrouver sans (presque) jamais se lasser.

Quand le vide et la solitude sont mères de plénitude: Sébastien de Sainte Marie nous guide…

Titre officiel: « Sound of the void » - Pays de production: Suisse - Thématique folle: ascension et descentes à ski de faces montagneuses ultra abruptes.

Revue du court-métrage: j’ai eu la chance de pouvoir m’entretenir avec Sébastien au cours d’un interview pré-projection. Encore un échange qui m’aura rappelé qu’aussi impressionnant puissent-être certaines personnes, cela ne leur enlève pas d’une part leur simplicité, d’autre part leur capacité à être impressionnés eux mêmes. Humain avant tout. Cela m’évoque une phrase d’un chef d’entreprise brillant rencontré lors de ma semaine aux Étoiles du sport: « chaque personne est un talent ». Il en est que l’on voit plus que d’autre mais cela n’est qu’une question d’image, pas de réalité. C’est important de le rappeler. Face à mes questions au sujet d’une éventuelle « peur de mourir » ou de « risque », Sébastien me répondait spontanément qu’il était pour lui bien plus dur de traverser la gare St Lazare aux heures de pointe que de descendre la face nord du Gspaltenhorn, avec une pente de 55°. Il confronte alors le « risque de mourir » de ses expéditions avec la « mort à petit feu » de la vie urbaine. Violent mais propice à la réflexion. Puis, quant la question de l’entraînement et du sport se présente, Sébastien réplique qu’il n’est pas vraiment sportif mais avant tout passionné. Dans cette logique Sébastien évoque le paradoxe de sa participation à l’European Outdoor Film Tour, lui qui déteste être mis en avant, les réseaux sociaux et tous ces outils de viralisation factice qui font perdre tant de saveur à la réalité. C’est un interview intéressant au cours duquel de nombreuses évidences sont remises en question. S’entretenir avec des personnalités d’exception force le relativisme et fait du bien. C’est souvent face au vide que l’on prend le mieux conscience de l’essence même des choses; n’en n’ayons pas peur!

 

Skyline, basejump et clowneries: un drôle de mélange qui dérange

Titre officiel: « Petit Bus Rouge » - Pays de production: France - Thématiques folles: cascades et voltiges; highline; base jump…

Revue du court métrage: il s’agit probablement de la séquence que j’ai la moins aimée. Au départ, une équipe d’amis achète un ancien bus de pompier et part à l’assaut de paysages fous pour s’y jeter ou s’y risquer: sauts en parachute, escalade de falaises puis jetées dans le vide, highline au sommet (pléonasme), les sensations sont vives. L’un des membres de l’équipe accomplit tous ces élans de folie déguisé en clown. Le fameux clown qui prend un malin plaisir à mettre en jeu sa vie à chaque cascade. Le clown qui fait un peu rire puis impressionne et surprend mais in fine ne donne pas envie. Celui qui à mon sens transmet une espèce de mal de vivre cachée derrière un nez rouge. Une fausse impression de liberté, une fausse impression de joie. J’ai eu l’espace d’un instant des réminiscences du film « Il », terreur de mon adolescence ! Ce film met en scène un clown assassin qui hante des jeunes enfants toute leur enfance jusqu’à en tuer la plupart. Tout commence pourtant toujours avec un sourire…le parallèle est sévère mais que voulez-vous, quand une image nous vient en tête, il est difficile de la bloquer ! Ce film n’en demeure pas moins beau et marquant mais aussi dérangeant. D’ailleurs, il est dédié à une personne disparue…

« Remember,

Real adventure isn’t polished,

It doesn’t have a Twitter feed »

Informations complémentaires:

* Site officiel de l’EOFT: découvrez les autres courts-métrages du projet…

* Retrouvez du matériel outdoor sur le site campz: pour ceux chez qui ces courts-métrages auraient fait naître une envie d’ailleurs…

 

Oui il fait froid, humide, il pleut. Oui la nuit tombe bien trop vite et la lumière se fait rare. Certes notre pays ne déborde pas d’enthousiasme et notre gouvernement bat des records: celui de l’impopularité. Nous pourrions ainsi entamer une longue liste mais le recensement amère de ce qui ne va pas ne me fait pas envie; l’effort est trop désagréable, qui plus est vain ! Au contraire, je me dis qu’il y a des gens qui, il y a 10 jours aux Philippines ont perdu au mieux tout ce qu’ils avaient, au pire la vie. Je me dis alors que j’ai une chance immense d’avoir un toit sous lequel je me sente bien, en sécurité. Je me dis que j’ai le luxe de pouvoir « faire un régime », si je veux manger moins ou suivre je ne sais quelle tendance « detox ». Je me dis que je peux jongler entre mon téléphone perso ou pro; idem pour mes PC. Dure la vie. Je me dis que je ne manque de rien de vital, même s’il n’est rien de parfait en ce monde et qu’il existe forcément quelques ombres dans chaque tableau…Je me dis que j’ai la chance d’avoir grandi en apprenant à cultiver un jardin de richesses et de ressources intérieures; ces petites flammes qui vous raccrochent toujours à la lumière et vous sortent de l’ombre. Je me dis que j’ai le don de savoir encore m’émerveiller, souvent devant des choses très simples - presque comme une enfant, connaissant parfois des excès mais jamais l’indifférence. Je me dis aussi que l’idée de pouvoir courir quand je veux est un cadeau et que tout cela mérite bien quelques notes de musique et de bons rythmes, car Dieu sait si la musique est thérapeutique ! Voici donc une playslist running d’hiver pour mettre de la chaleur dans vos runs gelés

Don’t give up, feel the beat and live intensely !

 

Lady Gaga: « Do What you want »

Cette femme est givrée. Pas parce qu’elle cumule les looks délirants mais parce qu’elle n’existe pas en dehors de ses multiples avatars. En dehors de ses travestissements à répétitions, Lady Gaga est une vraie chanteuse qui après une période de silence radio, refait surface sur les ondes ! « Do what you want », un air plutôt soft assez sympa. Pour le sens des paroles…c’est Lady Gaga.

 

Lorde: « Royals »

Smooth et suave. Une belle voix féminine sur un rythme lent qui pourrait presque nous évoquer quelques sonorités de chorales à l’américaine…Résolument adapté au runner souhaitant revenir au calme ou même s’octroyer 5min d’étirements, en prenant le temps de savourer l’effort réalisé. Un peu de douceur dans ce monde de… »Let me live that fantasy« .

 

John Newman: « Love me again »

Difficile de ne pas avoir entendu au moins une fois ce titre. Loin de mes références habituelles, j’aime pourtant la voix grave et sombre de John Newman qui mêle les mots d’un homme amoureux désespéré à un air entraînant. L’énergie est palpable et crédible. A écouter…

 

Claptone: « Wrong »

Moins commercial. Un beat typé « house progressive », presque minimaliste. Il faut aimer les sons qui se mettent en place petit à petit sans jamais vraiment « exploser ». La dimension vocale est sporadique mais suffisante pour créer une ambiance. Rythmé et intimiste, le mélange est convaincant.

 

Kavinsky: « Roadgame »

L’excellent Roadgame faisant évidemment écho au compositeur de la B.O. du film « Drive » et…à la musique d’entrée de l’équipe de France sur la pelouse du Stade de France lors du match de qualification pour la coupe du monde de Rio, le 19 novembre… #FRAUKR ;)

 

DVBBS & Borgeous: « Tsunami »

Ne nous laissons pas emporter par le spleen de Kavinsky et reprenons du rythme avec ce morceau original et ultra rythmé qui dégage autant de puissance que son titre le laisse entendre. Je suis particulièrement fan du break à partir d’1’30. Qui plus est, le clip est assez dingue…

 

Mon énorme coup de coeur du moment…..Hardwell and W&W: Jumper

Je suis dingue de ce morceau…Il me rappelle ces années que j’ai passées à déborder d’endorphines derrière des platines vinyles…mixant house, électro, tech et percussions venues d’ailleurs souvent mêlées de mélodies trance. J’aime, j’aime, j’aime. Et si avec ça vous n’avez pas envie de tout donner…

La surprise de cette sélection. France Gall: Ella, elle l’a

Plutôt tournée vers l’avant que vers le passé, je trouve pourtant que nous avons de beaux héritages musicaux qu’il ne faut pas oublier. France Gall m’a toujours touchée et son envie de faire passer « cette petite flamme » donne envie de se demander si « on l’a, ce je ne sais quoi, que d’autres n’ont pas ? »

Gardez le rythme, votre cœur vous le donne…

Il arrive rarement sur les terres webistiques de ce blog, que je parle de fringues stylées, dédiées à la runneuse sexy de par sa pratique motivée et son envie de bouger, mais cette fois, c’est différent. Conviée à l’inauguration du « pop-up store«  Lorna Jane, dans le Marais parisien (15 rue des Blancs Manteaux - 14 au 27 oct. 2013), j’ai pu découvrir d’une traite: chaque brassière, chaque haut, chaque short, chaque bas 3/4, 7/8 ou « full legs » que la marque peut proposer et même en essayer quelques-uns. Place au récit sport fashion de cette soirée haute en couleurs !

 

Un rayon parmi d’autres des jolis tops Lorna Jane: beaucoup de couleurs mais toujours dans l’harmonie des tons…

Plutôt Jane que Lorna…

Ce fut mon introduction auprès des hôtes de la soirée. En effet, si j’adore être bien habillée, aussi bien pour bosser que pour sortir ou pour courir, j’ai souvent une flemme monstrueuse à arpenter les magasins pour essayer une panoplie de fringues qui tantôt vous donnent l’impression que vous avez trop de cuisses, tantôt que vous n’avez pas assez de poitrine…Bref, je n’aime pas le shopping. Fort heureusement, parfois je suis prise d’une crise aiguë de « fringuite » salutaire et j’achète en 2h l’équivalent d’1 mois de nouvelles tenues. Pour autant cela reste toujours hyper décent; je ne fais jamais dans le superflu et déteste acheter des choses qui ne me serviront pas. Côté sport c’est encore pire. Pourtant, Dieu sait si j’aime avoir un joli ensemble le jour des courses, c’est assez paradoxal j’en conviens. Mais ces temps-ci, je faisais le tour de ma garde-robe sportive et constatais non sans désarroi que…quand même, il fallait faire quelque chose au risque de devenir la véritable Jane (comprendre: femme de Tarzan) du running !

Déjà plutôt rebelle/indépendante/free de nature, capable d’aller courir en pyjama et pas maquillée en disant « fuck la pression sur les apparences« , je savais que le vice pourrait aller encore plus loin si je ne faisais pas rapidement « l’effort » de craquer pour ce petit haut sexy me tendant voluptueusement les bras, cette robe élégante nargant indécemment mes hanches ou encore ce jean galbant ne demandant qu’à épouser subtilement mes jambes… Ce soir, au store éphémère de la marque australienne Lorna Jane, la Lorna qui est en moi a raisonné la Jane délurée et minimaliste qui avait pris beaucoup de place ces derniers temps. Les deux profils féminins se sont réunis et le goût de la sexyness un peu caliente s’est associé à celui du raffinement. Un mariage heureux pour une petite sélection bien personnelle que je vous livre ici.

Ma sélection Lorna Jane

Lorna Jane Clarkson, la fondatrice de la marque, a souhaité impulser son mantra « Move Nourish Believe »: « MNB » pour les intimes, dans chacune de ses créations. Sans rentrer dans de quelconques détails historiques ou marketing, disons que la femme active et sexy est un duo que Lorna Jane tient à réunir ou du moins, à ne plus dissocier. Être sportive ou aimer la mode, vous n’avez plus à choisir. Chaque pièce de la collection Lorna Jane est à la fois pratique: petites poches utiles, élastique « spare » intégré à la tenue au cas où vous auriez oublié le votre pour votre séance de fitness, grips anti-dérapants sous les chaussettes de yoga, mesh respirant, textile technique ou compressif (technologie brevetée) …et travaillé: bretelles croisées ou tressées, légers drapés, impressions discrètes, renvois de couleurs pour une association réussie de hauts/bas choisis,…

Concentrée et intéressée par la présentation de Bruno qui connait la marque sur le bout des ongles…

 

Bruno avait repéré mon goût pour les hauts noirs…

 

 

L’ex karaté-ka, danseuse en re-devenir et jeune runneuse que je suis a craqué entre autres pour:

Quelques corsaires…

Corsaire Contest 7/8: un beau bleu électrique comme la couleur de mon vernis et comme j’aime :) Flashy et bien coupé, coupe 3/4 (69Eur)

Corsaire Flashdance, coupe 3/4 - idéal pour un cours de street jazz, de body jam, zumba - un corsaire plus « cool » pour celles qui veulent pouvoir bouger, sans être trop moulées ! (55Eur).

Quelques tops…

Celui-là…c’est mon chouchou :) Oui, c’est du noir, mais j’aime le noir et je suis brune alors … ça donne un côté glamour, relevé par la zipette ultra sexy devant et le dos mi-transparent/ mi-plissé. Une brassière colorée donne du peps à l’ensemble, à moins que vous ne souhaitiez vraiment faire un effet dingue munie d’une brassière beaucoup plus échancrée…(54Eur)

Vous constaterez que je suis fidèle au même style de hauts et aux couleurs noir et bleu électrique…bien évidemment il y a de multiples autres choix sur le e-shop Lorna Jane mais ces modèles là sont bel et bien ceux que je choisirais en 1er ! Ici un joli modèle bien travaillé au dos à combiner avec la brassière de votre choix (49Eur).

Quelques brassières…

Cette brassière Regatta a attiré mon attention car elle fait très « latine »: française voire italienne et se démarque du style général de la marque, plutôt anglo-saxon. Jolie et différente. (49Eur)

A l’inverse total du modèle précédent, cette brassière marquée du sceau « believe » est en plein dans le look australien typique et j’aime aussi. Un peu nightclub dans son genre, cette brassière se marie très bien avec un corsaire noir ou une jupe/short. (63$)

 

Quelques accessoires…

Le sac multi-sports stylé « charisma » qui change du gros sac à dos informe ou du sac technique mais peu élégant (62Eur)

 

Mais qu’est-ce donc ?! Un bandeau ! Et oui…l’accessoire féminin qui parait peu de chose mais qui met en valeur le visage et change de la casquette, qui elle, le cache…(11Eur) - à ma prochaine course, je le porte…

 

Quelques mots

Cette micro sélection étant partagée, libre à vous de vouloir explorer les multiples autres modèles de la marque et d’y trouver (ou non) un écho à vos envies de femme sportive ! Quoiqu’il en soit, ne choisissez pas un modèle parce que vous aimeriez ressembler à la fille là, celle de votre cours de fitness qui est super canon dans son corsaire bleu…ou inversement, ne faites pas la tête devant les modèles de la marque qui ont toutes un ventre extra plat et font au moins 1m80 :) Choisissez le modèle que votre esprit féminin désire, celui que vous voulez, celui qui vous donnera envie de mettre votre tenue de sport et « d’y aller ». Le reste…[on s'en fout].

Malgré tout, Lorna Jane reste une marque haut de gamme qui nécessite un réel budget. Il faut pouvoir et vouloir investir 150Eur dans un ensemble brassière/top/bas…mais comme pour tout, c’est un choix ! Du moment que vous trouvez le moyen de rester active et de sourire à la vie…c’est bien là le principal !

NB: si une marque quelconque souhaitait lancer des tenues aussi sexy pour hommes et me convier à une autre quelconque séance d’essayage, je veux bien…sur un malentendu…venir prendre des photos

Une idée de l’ambiance…les sporty fringues Lorna Jane colorent le moral, c’est déjà un bon point !

A très vite ! et…

Merci à Frédéric Poirier, talentueux photographe expert en capture d’instants sportifs, pour toutes ces belles photos …

 

Comme je vous l’avais proposé cet été avec la « Playlist running de l’été: à découvrir ici !« , voici à nouveau pour cet automne une petite sélection de musiques sympas, entraînantes, motivantes. Ces airs pourront vous accompagner avant une sortie, pendant pour ceux qui aiment mettre des écouteurs ou même après, au cours de vos étirements ou après votre douche…

La musique est un véritable acteur de nos vies: elle accompagne des moments et les marque de ses notes bien particulières. Ainsi une chanson évoquera de merveilleux souvenirs, des retrouvailles, des réussites, une bonne nouvelle, à certains - une séparation, une tristesse, à d’autres…La musique agit intimement auprès de chacun, elle est à la fois collective et individuelle…

Ses effets vous appartiennent.

Motivation: pour voir la vie en rose et « y aller »…

Will I. AM: « Bang Bang » - délicieusement retro !

La nouvelle sortie de Will I.AM. On n’aime ou on n’aime pas mais cet homme est résolument créatif. Il n’a pas peur de mélanger les genres, les sonorités, les styles. Cette fois-ci, c’est sur décor des années 20 que le chanteur cale un refrain rythmé. Normal, ce titre fait partie de la B.O. du film « Gatsby le Magnifique »: entre élégance et glamour. Idéal pour se mettre en route !

 

Major Lazer: « Bubble butt » - indécent et stimulant…

Major Lazer, lui non plus, n’a peur de rien. Ni de proposer un album totalement éclectique, entre ragga, afro, electro…ni de produire des clips délirants et osés. Ce titre « bubble but », met en jambe tranquillement. Si en plus, vous connaissez quelques moves « fitness », ce morceau sera parfait pour échauffer progressivement chaque partie de votre corps, surtout les fessiers !

Du haut vers le bas, en rythme - âmes puritaines, s’abstenir !

Britney Spears: « Work Bitch »

Pas convaincue par ce morceau qui met aux oubliettes la voix de Britney et la noie avec de l’électro de fin de soirée, je sais pourtant que ce titre plait à de nombreux runners. En voici donc le clip !

 

 

Action: pour booster son rythme et ne rien lâcher …

Tara Mc Donald feat. Zaho: « Shooting star » - la chanson la plus positive du moment.

« Fresh », mélodieuse, légère et en même temps bien rythmée comme on aime, ce duo Tara Mc Donald/Zaho est ultra stimulant et surtout, ultra positif. Cet air donne envie de balayer toutes les idées parasites et de se laisser habiter par le plaisir simple et entier de la course. Laissez-vous porter, il n’y a que vous, votre esprit qui se libère et…les étoiles !

Tapo e Raya: Quitate el top ! - la tune latino qui met de la sexyness dans votre run !

Il y a comme un bel air de zumba dans cet air ! Normal, c’est latino, c’est rythmé, c’est sexy (NDLR: malgré la répétition de ce mot dans cet article, ce dernier n’est pas un mot clé stratégique mais un adjectif que j’affectionne tout simplement !). Les paroles ne sont pas à prendre au premier degré, sauf si vous avez vraiment envie de vous mettre torse-nu(e)…Quoiqu’il en soit, si vous faites partie de ces runners qui aiment et savent bouger leur corps, cette chanson conviendra parfaitement à vos séances !

Manian & Floorfilla: « Just another night » - l’anthem 4 revu version 2013.

Très dance, très commercial mais très efficace. L’anthem 4 du célèbre Floorfilla qui avait cartonné il y a quelques années, revient, embelli par la voix de Manian qui rend l’ensemble plutôt sexy. Fidèle au côté excessivement positif voire naïf de la dance/techno des années 2000, le morceau n’en demeure pas moins motivant et donne envie de courir plus vite en s’entendant répéter langoureusement « donne moi juste une nuit de plus, avec toi ! »

Jennifer Lopez feat. Pitbull: « Live it up » - pour prolonger l’été.

Un tube de l’été 2013 qui s’écoute bien encore en cette rentrée automnale. Mythique le « make love don’t fight, let’s hook tonight » de l’entre deux couplets ! Qui plus est testé en cours de Zumba - commercial et/mais efficace ! Go clap your hands to the beat !

Récupération: pour reprendre son souffle…

John Mamann feat Kika.: « Love life » - Franco-anglais, sweet, joli.

Un air qui ressemble beaucoup au style des comédies musicales ou encore aux duos à la Emma Daumas/Eskobar. Un mélange de français et d’anglais, un air mélodieux un peu mélancolique, un homme, une femme, de jolies voix: c’est agréable pour laisser descendre son cardio.

Miley Cyrus: « Wrecking Balls » - Émouvant.

Bien que pas une adepte du personnage, cette chanson de Miley Cyrus est belle et l’émotion passe. Un air parfait pour une phase d’étirement de danse…alors pourquoi pas, après un run ?

 » I came in like a wrecking ball

I never hit so hard in love

All I wanted was to break your walls

All you ever did was break me

Yeah, you wreck me « 

Imany: « You would never know » - Mélancolique mais beau !

La reprise actuelle de ce titre (un carnage), me donne envie de remettre en avant l’original. Une belle chanson, triste mais réellement musicale de la chanteuse Imany. Idéal pour goûter à la zenitude de l’après-course, mais attention à ne pas partir dans des idées trop tristes, surtout si l’on est attentif aux paroles :)

Belles et agréables sorties à tous, avec ou sans musique si ce n’est celle de vos pas et de votre souffle ! N’hésitez pas à partager vos « powersongs »: celles qui vous permettent de ne rien lâcher quand vous la déclenchez !

 

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