Dans la foulée d’une rentrée sportive, avec la Run & Bike des Etoiles du Sport le 19/09 et le triathlon des roses le 26/09, la Run in Lyon format 10km venait se positionner en 3è place d’une trilogie on ne peut plus « multisport ». Multisport parce que c’est bel et bien la direction que je souhaite prendre de plus en plus et insuffler à Hotsteppers par la même occasion ! Si une année de blessure peut dégoûter du sport à certains moments, elle permet aussi de s’ouvrir à d’autres horizons ! Retour sur mon format préféré du 10k donc, en cette matinée ensoleillée d’octobre, pour un chrono encourageant et des sensations toujours un peu plus douces.

run in lyon finish hotsteppers

 Crédit photo: Mathilde Gaymard

Vous prendrez un…Semi..? Marathon..? – 10k pour moi, merci !

S’il est utile de préciser s’agit du format 10k, c’est bien parce que la Run in Lyon est une grosse machine (made by A.S.O., forcément), cumulant 3 courses en une: un 10k, un semi et un marathon. 28 000 inscrits annoncés par les organisateurs dont environ 15 000 pour le 10k, 10 000 pour le semi et les quelques milliers restants pour le marathon. Après avoir testé les 5k, les courses à obstacles, les 10k, les semis, la distance marathon, les trails de 30k et un bébé triathlon: le triathlon des roses, je crois que les 2 directions qui me procurent le plus de plaisir sont les 10k d’une part, les triathlons d’autre part. Si un jour je vous parle de faire un ultra vous aurez le droit de me rappeler cet article mais vraiment, c’est une pratique qui ne m’attire pas mais alors, pas du tout ! Je me retrouvais donc, absolument pas entraînée (excepté des séances de renforcement musculaire et des demies-heures de glisse/évasion en piscine), au départ de ma distance favorite – pour la 2ème fois depuis cette fameuse reprise sportive post-break de juin.

 

finish run in lyon

  Crédit photo: Mathilde Gaymard

Pourquoi courez-vous ?

C’est une question qui revient constamment…que l’on nous pose, que l’on se pose, que l’on pose tout court. C’est une bonne question à vrai dire. Quand vous n’avez pas la possibilité de vous entraîner pour des raisons de temps, d’énergie, d’envie, de confiance, de moral, (la vie, disons-le) – que vous vous raccrochez à ces moments où vous l’aviez, ce temps, cette énergie, cette envie, cette confiance, ce moral – vous pouvez ruminer longtemps à vous demander pourquoi ? comment ? mais après la crise vient le beau temps et le temps justement de grandir ! Pour la 1ère fois, en ce dimanche matin de la run in lyon, j’ai non seulement très bien dormi la veille (rare les veilles de course pour ma part), mais j’ai ressenti étrangement peu de stress/d’adrénaline avant la course. Sans doutes un peu trop peu…il en faut un minimum pour se dépasser. Mais cela tombait bien, je n’avais pas envie de me faire violence. Aujourd’hui je m’inscris à des courses pour continuer à courir parce qu’en semaine je ne trouve pas l’énergie pour le faire. Les « compétitions » me servent d’entraînement. C’est une stratégie comme une autre…! Je sais qu’avec la folie du dossard, des battucadas et de la foule je ne ferai pas machine arrière et j’irai courir, après ces sensations géniales un peu perdues, après ce souffle que je veux retrouver, après cette énergie qui va qui vient mais qui n’est jamais bien loin. Forcément le chrono résultant n’est pas spectaculaire mais je me fiche du spectacle, je veux me retrouver et c’est bien là l’essentiel. C’est pour ça, aujourd’hui, que je cours.

Run in Lyon; un parcours original et pas si roulant que ça !

run in lyon 2015 parcours 10km

 

Idem, si d’habitude je regarde le parcours à l’avance pour l’anticiper, cette fois-ci j’avais décidé de le découvrir au gré des km ! C’est d’autant plus sympa d’ailleurs que je ne connais pas Lyon et que je trouve toujours qu’il y a quelque chose en plus dans le fait de courir ailleurs que chez soi (la région parisienne pour mon cas).

Le parcours de la Run in Lyon contient de longues lignes droites au bord de la Saône mais qui dit ligne droite ne dit pas ligne plate ! Pas de grosse côtes certes, surtout quand on a vécu les Paris-Versailles, Paris-St Germain et autres courses sympas dont les (très très) (vilaines) côtes font partie intégrante, mais…quand même, il y avait des petites montées et des petites relances à enclencher pour ne pas perdre le rythme.

Le ravito arrive au bon moment, vers le 5ème km.

Tout roule plutôt pas mal et les vagues s’enchaînent bien, ça ne joue pas trop des coudes.

Je constate tout de même que je m’étais mise dans le sas 50′ et que je me sentais bien en phase avec le flux de coureur qui m’entourait. j’étais pourtant plutôt autour des 53′ que des 50, comme quoi, les gens se mettent systématiquement dans un sas plus rapide, donc il faut faire pareil pour ne pas être gêné. C’est énervant mais c’est comme ça.
Peu de temps après le 5ème km, c’est là que les choses se corsent. Nous entrons dans ce fameux tunnel de la Croix Rousse, maudit par les habitués de la Run in Lyon 10k, et seule véritable ombre au tableau du parcours. Pas aussi étroit que ce que l’on avait pu me dire, mais long: 1,8km; chaud et sombre (forcément). Il y règne un silence de mort. Les coureurs sont concentrés sur ce qui ressemble plus à un mauvais moment à passer qu’autre chose. On sait qu’à la sortie (visible depuis l’entrée d’ailleurs!) il ne restera « plus que » 3km; le défi est de ne pas céder à la déprime de l’obscurité et de maintenir le cap. Une fois la sortie de ce tube sombre atteinte, une vague de fraîcheur et le soleil reprennent la main: la sensation est franche et étrange mais l’air fait du bien !

A ce moment là je me sens revivre. On sait tous que la course est faite de vagues: des pics de bien, des pics de moins bien et que le deal est de gérer tout ça et de le lisser. J’entrais clairement dans un pic de « bien » et me sentais moins dans le bad que sur les 1ers km où les éternels phrases auto-lapidaires « ca sert à rien que tu cours t’es nulle » prenaient un peu trop de place.

Retournement de situation.

Les phrases sympas et auto-encourageantes chassent les mauvaises. Je n’ai pas mal au dos, mon souffle est top, je ne force pas, mon cardio est bon, je semble être assez régulière et tourner à 5’20/km cf ma RunSense SF-810 (test en cours) – ça me va parfaitement et je peux être fière de tous mes efforts pour revenir à la course; ça n’est pas le moment de lâcher.

Les derniers km défilent, les battucadas s’affolent, la foule se densifie, l’adrénaline des dernières centaines de mètres couplée d’encouragements bienveillants donnent des frissons.

L’arche de finish est un peu difficile à voir de loin: on ne sait que c’est la fin …qu’à la fin, mais le soleil brille aussi fort qu’il a pu pleuvoir des cordes la veille, c’est une belle arrivée!

Je regarde ma montre: 53’28 (3326/12102 au général – 541è/6051 chez les Femmes – 340ème/3829 chez les SEF), soit 3′ de moins que mes 10km de l’Equipe (course de reprise). Je suis encore loin du RP à 49’49 survenu peu de temps avant la chute mais je redescends clairement, et avec si peu d’entraînement je suis contente. La voie s’ouvre à nouveau et le rose continue de grignoter de l’espace pour recolorer mon paysage running 🙂 J’aperçois ma soeur qui pourtant à l’initiative de cette idée de course, a du y renoncer récemment – grand sourire et appareil photo de pro en mains ! Son amie Coline, coureuse régulière mais novice en matière de courses chronométrées qui finit en 48′ ! Son ami Arnaud qui boucle le 10k en moins de 40′. et un peu plus tard, des news de Philippe lancé sur le marathon arriveront joyeusement sur mon téléphone pour m’annoncer un RP à 3h29″53 ! Tout le monde est heureux de son parcours, what else…

run in lyon photo

Crédit photo: Mathilde Gaymard

La run in Lyon est une course que je recommande: parce qu’elle rassemble des coureurs aussi différents qu’il existe d’êtres humains, de préférences, de distances possibles. Parce qu’elle se passe dans une ville qui a les avantages de Paris, sans ses inconvénients et que je crois beaucoup en la motivation supplémentaire que donnent les courses « loin de chez soi ». Parce que l’esprit qui y règne n’est pas oppressant et que le plaisir de courir prime sur tout le reste. Parce qu’hormis « l’épreuve du tunnel », l’organisation est bonne, les km sont bien positionnés, le ravito également, les bénévoles et animations actifs et encourageants. Et encore, les phases de « tunnel » sont parfois intéressantes pour apprécier toujours plus la lumière que l’on retrouve en en sortant 😉

 

3 Commentaires

  1. Coucou !! Je suis contente de lire ton compte rendu car j’ai fais aussi les 10km du Run in lyon, avec un resultat beaucoup moins glorieux car je l’ai fais en 1h02 mais je suis trop contente c’était mon premier 10km ! 🙂 sinon est ce qu’une course verticale t’intéresserait car je fais gagner deux dossard pour la vertigo de lyon sur mon blog mais personne ne s’ est encore inscrit et je trouve ca bien dommage ! 🙂
    bisous !!

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