Edito

Hotsteppers c’était du running, c’est devenu du sport, du multisports. Je n’ai pas mixé pour rien à une époque: j’aime les mélanges et la fusion ! Quand j’ai entendu parler de « swimcross », ça a tout de suite fait tilt. Piètre nageuse voire un peu phobique surtout quand je suis fatiguée et plus capable de courir depuis que le bas de mon dos a décidé de faire grève, quelle idée me direz-vous ? Vous avez raison. J’ai tellement hésité. Bloquée depuis 1 semaine (hernie discale: same as always), fatiguée, le moral complètement à plat. Marre d’avoir mal, marre des crises, marre de ne pas guérir. Pourquoi me faire chier à partir au Mans avec une équipe de blogueuses en pleine forme pour jouer les rôles de l’handicapé de service. Un peu cru je sais, mais ce blog ne ment pas et moi non plus.

Pourtant j’y suis allée. Ca m’a coûté, je suis revenue épuisée.

Mais ça valait le coup ! Et je prends un vrai plaisir ce soir à vous raconter ce nouveau sport qui j’en suis sûre en séduira beaucoup d’entre vous ! Véritable atout de préparation physique, le swimcross m’a aussi mise face à mes plus grosses fragilités du moment. Une douche froide pour n’importe quel être humain normalement constitué, mais aussi un voyage initiatique au fond de soi même.

parcours aquatique swimcross

Qu’est ce que le Swimcross ?

Si certains s’attendaient à une grosse épreuve de nage parsemée d’exos de renforcement musculaire; ils ont bien été déçus (private joke à moi même:  j’en ris encore !) Non, le swimcross créé et déposé par Samuel Bernard, directeur du Centre Aquatique Sitellia du Mans (Groupe Récréa), est un doux mélange sportif.

La compétition qui faisait l’objet de notre déplacement au Mans, présentait un enchaînement d’une vingtaine d’obstacles à parcourir 3 fois de suite pour une distance approximative totale de 5km. Mais la distance est bien peu de choses: tout dépend de ce que l’on trouve sur le parcours !

Sur un parcours de swimcross on trouve: des obstacles sur terre, des longs moments de run, des petits passages sous l’eau et des acrobaties sur l’eau (structures gonflables). C’est un mix d' »over », « in », « under » qui sollicite diverses qualités physiques: course, apnée, force musculaire, agilité, gestion de l’effort.

3 raisons d’intégrer le swimcross dans sa préparation physique ?

1. Le swmicross casse les barrières entre les disciplines

Vous l’aurez compris, le swmicross est synonyme de cross-training. Les nageurs trouveront toujours qu’il y a trop de run et les runners qu’il y a trop d’eau ! C’est ça qui est intéressant ! Les pures athlètes d’un sport se retrouvent à un moment ou à un autre dans leur zone d’inconfort.

parcours swmicross

A la limite les triathlètes sont les mieux armés pour affronter un parcours de swimcross (d’ailleurs il y en avait pas mal ce jour là !). Mais l’idéal serait un triathlète croisé avec un spartan racer et un ninja warrior. On aurait le prototype parfait du swimcrosser (ça se dit ça ?) !

2. Le swimcross est un remède anti-routine !

Dans la logique de son aspect multisports, le swimcross peut être exigeant mais reste tellement varié qu’il en devient un véritable « routine breaker » ! Les nageurs qui voient les carreaux de piscine défiler à chaque séance ou les runners qui courent des distances toujours plus longues pour explorer de nouveaux horizons, découvriront autre chose.

3. Le swimcross développe la capacité à gérer son effort: physique et mental

Point particulièrement intéressant dans le swimcross. Avez-vous déjà remarqué la différence de respiration entre un effort terrestre et aquatique ? L’enchaînement des deux entrecoupé d’apnées et d’efforts musculaires n’est pas du tout évident à gérer.

D’ailleurs, j’étais tellement peu en forme qu’à un moment j’ai bu la tasse en me laissant glisser de la structure gonflable et ressenti une espèce d’angoisse super désagréable. Bon ok, je ne suis pas un exemple de sérénité en ce moment (quand on a mal en continu, on est fatigué et le moral est éprouvé) mais mon récit aura le mérite d’être réaliste !

En dehors de ce contexte particulier, ponctuel et personnel du moment (je n’ai pas mal tout le temps heureusement), je sais que beaucoup de participants ont partagé ce point de vue.

Le 1er tour est donc difficile. il faut prendre ses marques, on découvre les obstacles, on s’élance sans trop savoir. Le 2ème est déjà beaucoup plus facile à gérer malgré la fatigue qui s’installe. Le 3ème et dernier se fait au mental: on est rôdé sur le parcours mais l’effort devient hard 🙂

3 améliorations possibles du swimcross

Le sport vient de naître; il en est à ses débuts et va forcément évoluer.

1. La tenue sportive idéale n’est pas évidente à trouver !

En swimcross vous nagez, vous courez, vous passez sous des filets, dans des tunnels, vous courez+marchez en portant des sacs de sable; etc. Il faut donc une tenue aquatique pour aller dans l’eau mais un short par dessus pour toutes les épreuves un peu « acrobatiques » !

marie hotsteppers blog de sport

La trifonction est finalement l’idéal mais ne protège pas pour autant les genoux des phases de ramper ou de passage entre plusieurs rangées de pneux ! La phase « terrestre » s’est également passée en extérieur et le soleil tapait fort, très fort. Une casquette ou des lunettes de soleil pour cette phase pourrait trouvait son sens.

Finalement, choisissez des chaussures de running faciles à enlever/remettre. La compétition était bon esprit mais je vois bien dans quelques temps, certains optimiser leurs transition air/eau à la vitesse de l’éclair !

NB pour l’organisation: retirer ses chaussures de running après le ventriglisse (donc trempées) plutôt qu’avant est un peu dommage 🙂

2. Le swimcross n’est pas « ouvert à tous »

On m’avait fait le coup pour le crossfit et je ne suis pas d’accord avec ces affirmations de « sport pour tous« .

Quand on s’entraîne plusieurs fois par semaine, qu’on nage, qu’on court, qu’on fait de la préparation physique régulière, attention à son alimentation et que l’on n’a aucune blessure: ok, le swimcross est un véritable kiff.

Quand on est moins entraîné, on peut douiller voire avoir un peu peur (j’ai vu des larmes d’inquiétude au départ et ce n’était pas les miennes !) Il faut un minimum de condition physique, pas de phobie aquatique (ou du moins maitriser un minimum ses émotions: mon cas), aimer courir, avoir suffisamment de muscles pour franchir des murs, passer sous des barrières, porter des sacs, etc.

Bilan: le swimcross est selon moi une excellente méthode de préparation physique et en ça il s’adresse à tous si les cours ne sont pas menés comme des gros WOD bien bourrains auxquels j’ai pu assister dans les boxes de Crossfit ! En revanche pour s’atteler à une compétition et y prendre du plaisir plus que de la peur, il faudra s’entraîner.

Je remercie particulièrement Nathalie de l’agence Vie Publique pour sa confiance malgré mes hauts, mes bas, mes hésitations multiples, mes contraintes – ainsi que l’équipe de blogueuses/blogueurs adorables rencontrés ou revus avec un sincère plaisir lors de cette journée. Un merci tout particulier à Nadia Runs Paris qui a renoncé à courir pour marcher avec moi. Peu de gens l’auraient fait. Merci à Miss Fitness de nous avoir bien fait rire et montré que l’on peut concilier esprit de compétition et grande gentillesse. Une qualité qui se perd dans ce monde brutes ! Un merci également à l’équipe Sitellia qui a su motiver les plus déchainés et encourager les plus en difficulté sans jamais mettre de pression inutile à personne ! Merci à Speedo pour les lunettes de plongée et le beau maillot qui aura parfaitement maintenu ma plantureuse poitrine 😉 Votre bienveillance et votre naturel m’ont fait chaud au coeur, même diminuée et attristée de ne pas pouvoir me lâcher avec vous. Keep going: le vrai sport c’est celui qui se pratique avec altruisme <3

 

>> En savoir plus sur le SwimCross et les compétitions à venir !

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