Marathon des sables: J3 – Une troisième étape teintée de chaudes couleurs

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Générique exclusif du Marathon des sables 2013:

Teaser web de l’édition 2013:

 

Prélude

Une troisième journée marquée par la beauté des paysages mais aussi par l’accumulation de fatigue pour notre équipe qui franchit les obstacles avec son inséparable joellette. Une épreuve déjà intense sur du plat et en conditions habituelles mais particulièrement éreintante sous 36° et dans le sable. Surveillant le passage des « check points » ce matin, je vois les premiers participants enchaîner les passages et même franchir la ligne d’arrivée. L’équipe Transavia Sportera Handi Cap n’a quant à elle toujours pas passé le 1er.

Je m’inquiète puis poursuis ma journée jusqu’à la réception d’un mail d’Hélène Abraham (Transavia) qui envoie à une short list de proches de l’équipe une photo datant du matin et une phrase rassurante « ils sont encore dans la course, tout va bien ». Ouf. L’après-midi, nous constaterons beaucoup plus tard la validation du 2ème check point puis du 3ème en milieu de soirée pour une heure d’arrivée finale à 18h02 heure locale (2h de moins qu’en France) soit 9h28 de course. Le 1er check point n’aura jamais été validé (pas de pointage pour une raison encore inconnue) présageant d’une pénalité d’1h.

Pour autant, l’équipe est toujours dans la course et s’apprête à entamer demain une étape deux fois plus longue que celle de ce jour…Pour l’heure, je vous transmets le communiqué de presse réalisé par Stéphanie André de l’agence Ligne bleue et agrémenté de magnifiques photos. Que votre lecture soit agréable et aussi colorée que le désert sud-marocain…

Sourire radieux de Mickaël, membre du team 

NB: Pour relire l’essentiel de la journée n°1: cliquez-ici, de la journée n°2: cliquez là.

 

Le récit du jour

Les conditions

A 8h. Hygrométrie : 13%. Température : 19°C
A 12h. Hygrométrie : 19%. Température : 36,1°C
Nombre de partants : 1001 (-23 depuis le début)

Le désert dans tous ses états

« Le blanc des lacs asséchés, l’orange et le rose du sable, le noir des rochers et le bleu du ciel, la 3e étape du 28e SULTAN MARATHON DES SABLES a offert aux 1001 coureurs une formidable palette de couleurs sur les 38km entre le Djebel El Otfal et le Djebel Mouchanne. Les pisteurs avaient prévenu : « c’est l’une des plus belles étapes du SULTAN MARATHON DES SABLES. » Promesse tenue avec d’impressionnantes images de cette longue file indienne se dessinant au travers des brumes de chaleur sur d’interminables lignes droites.

Parfois, au loin, on croit même distinguer quelques mirages. Phénomènes physiques, hallucinations dues à la fatigue, difficile de savoir. Grand moment aussi lors de la traversée de la passe EL March avec son oasis, ses palmiers mais aussi son sable qui rend chaque pas plus éprouvant. Il faut pourtant avancer vers le djebel Ras Kemouna, longer les montagnes Zireg où s’est collé le sable et enfin, sous un soleil que la disparition du léger voile du matin rend désormais brûlant, affronter une ultime ligne droite de près de dix kilomètres sur un lac asséché puis à travers quelques dunettes.

Au bout, le bivouac et la perspective de se reposer avant d’affronter la longue étape de mercredi. Une étape de 75,7km entre Mouchanne et le djebel El Mraïer crainte par la plupart des coureurs. Longue sera la route.« 

L’écho du bivouac

Entre deux lignes

« Le 28e SULTAN MARATHON DES SABLES est d’abord une course certes. Il est aussi un lieu de vie, une aventure humaine qui se prolonge sur le bivouac, dès que le bip du transpondeur a résonné au passage de la ligne d’arrivée. Après le coucou aux amis sur la webcam, première étape à la distribution d’eau. Trois bouteilles pour se réhydrater, faire chauffer son repas, et même se laver. Pendant que certains filent voir les Doc Trotter, les autres plus chanceux se précipitent à la tente mail. Sous la tente berbère, c’est le temps du repos. Quand le soleil commence à disparaître derrière les montagnes, le bivouac s’éclaire alors de tous ces petits feux de bois où l’on vient poser sa gamelle. Moment de partage.

« Au départ, on pensait que le temps allait être long, raconte Pascal Noël (équipe les Sangliers des Ardennes) venu de Charleville-Mézières. Finalement, un p’tit rien nous occupe longtemps. On se repose, on attend les copains et on se réconforte si besoin On arrive vite à 19 heures le temps de se faire à manger et à 20 heures, on est au lit en lisant et relisant les mails de notre famille et de nos amis que les commissaires nous ont distribués. »

La grasse matinée est un fantasme sur le SULTAN MARATHON DES SABLES. Dès 6 heures, les petits hommes bleus sont sans pitié au moment de démonter les tentes. Reste juste le tapis où l’on refait son sac en remettant précisément chaque chose bien à sa place, où l’on se colle toutes les bandes sur les pieds ou dans le dos pour éviter les échauffements.

« Chaque matin on espère que le sac va être moins lourd et à chaque fois, on est déçu », rigole Jean-Pierre Paquet, autre Sanglier ardennais.

Direction la banderole de départ. Sur son 4×4, Patrick Bauer donne les dernières recommandations, souhaite les anniversaires du jour. Et quand l’hélicoptère commence à survoler le peloton, résonne le « Highway to Hell », symbole du départ. Direction la prochaine ligne d’arrivée.« 

Tête de la course

Laurence Klein remplit ses objectifs à 100%

Après les deux premières victoires d’étape de Mohamad Ahansal (quadruple vainqueur du MDS), c’est un autre Marocain qui s’est imposé, mardi, dans la 3e étape de la 28e édition du Sultan MARATHON DES SABLES.

Déjà deuxième au classement général, Aziz El Akad a en effet parfaitement géré sa course pour devancer au final le Jordanien Al Aqra, deuxième à 3 minutes et 28 secondes.

« Même si cela a été difficile, je suis resté dans la foulée de Salameh pour le remonter petit à petit. Au 3e CP (check point), j’ai vu qu’il était un peu fatigué et je n’ai pas raté l’occasion d’accélérer pour le devancer », souriait le vainqueur alors que son compère, Mohamad Ahansal, franchissait la ligne d’arrivée en 3e position. « J’ai fourni un gros effort sur les deux premières étapes et cela a été un peu difficile sur la fin de course aujourd’hui. Mais j’ai essayé de garder un peu de jus pour l’étape de demain qui va être très longue », confia la tête de course au classement général.

Derrière, le premier français Benoit Laval (9e en 3h19’14’’) devançait de moins d’une minute deux autres compatriotes, Christophe Le Saux et Vincent Delebarre, arrivés ensemble, main dans la main.

Quant à la française Laurence Klein, elle s’empare avec brio d’une 3e victoire d’étape avec plus de 6 minutes d’avance sur sa poursuivante, l’Américaine Meghan Hicks.

Pour le classement temporaire intégral: cliquez ici !

L’équipe Transavia Sportera Handi Cap avance !

Rappel de la 1ère journée – Dimanche 07 avril

Rappel de la 2ème journée – Lundi 08 avril: +39 places!

Classement de la 3ème journée – Mardi 09 avril: -24 places

 

Statistiques de Jérôme Cazade, membre de l’équipe Transavia Sportera Handi Cap

Astrid, royale sur sa joellette et entourée par son équipe !

A demain pour un J4 ou l’avant dernière étape de la course marquée par 76km de route dont une partie effectuée de nuit…Astrid m’avait confié rêver de voir « comment cela pouvait être, la nuit » – que son rêve soit exaucé!

Copyright photo mise en avant: Ian Corless

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Marie
Créatrice et blogueuse passionnée de Sport, nourrie des cultures européenne et américaine, je me spécialise en nutrition pour aider les lecteurs Hotsteppers à vivre une vie saine, solide et riche de sens ! Ma meilleure amie et athlète Alison m'accompagne sur ce blog dans les 1001 expériences et découvertes qu'il nous offre et contribue à son contenu à travers son activité physique de niveau semi-pro (Équipe de France de Hockey Subaquatique)

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