Prélude

L’esprit Hotsteppers étant par définition ouvert, c’est avec joie et honneur que nous suivons le marathon des sables 2013 cette année mais tout particulièrement une équipe: le team Transavia Sportera Handi Cap. Cette équipe présentée dans de précédents articles comme celui-ci ou encore celui-là zoomant sur Astrid, jeune fille handicapée qui accompagnera l’équipe de A à Z, s’est lancé un défi fou. Ce défi: aller au bout des 250km du Marathon des Sables, en plein désert sud-marocain, en poussant une joellette sur laquelle permuteront Astrid citée ci-avant ainsi que Gaëtan et Marie, deux autres jeunes dont la vie est marquée par un handicap spécifique. Ces vies, souvent difficiles, touchent très particulièrement les grands sportifs de l’équipe qui ne pouvaient imaginer une épreuve solo mais tenaient plus que tout à offrir une expérience extraordinaire à ces jeunes. Don qui s’avère de plus en plus réciproque tant le fait d’évoluer auprès de Gaëtan  Marie et Astrid nourrit l’équipe d’un vécu riche et atypique. Place au communiqué de presse réalise par Stéphanie André de l’agence Ligne bleue et agrémenté de magnifiques photos. Faites de beau rêves…

Le récit du jour

Les conditions

A 12h. Hygrométrie : 12,6%. Température : 34,6°C
Nombre de partants : 1024

Sur le chemin de leur rêve

« Tandis que les favoris s’envolaient dès les premiers kilomètres, la longue file indienne des coureurs s’étendait à travers les somptueux paysages. Après la traversée d’une petite vallée débouchant sur l’oued Rhéris, un des plus gros oueds de la région, la caravane pénétrait ensuite dans son premier champ de dunettes. Moment toujours magique pour ces coureurs venus du monde entier, l’esprit rempli de ces images qui ont fait la légende du Marathon des Sables.

Cette première étape est pour les plus anciens l’occasion de retrouver leurs repères. Pour les novices, elle est une immersion dans l’aventure, dans l’esprit MDS où la difficulté du parcours est largement compensée par le plaisir de laisser sa trace dans ce décor unique. Un dernier col très caillouteux pour pénétrer dans l’oued Tijekht et la banderole d’arrivée, symbole de délivrance et de repos, est en vue.

Plus longue que d’ordinaire, cette première étape aura marqué les esprits. Les organismes aussi avec des températures déjà supérieures à 35°. Peu de répit pourtant sur le SULTAN MARATHON DES SABLES. Ce lundi, les coureurs s’attaqueront à la deuxième étape longue de 30,7km et marquée par plusieurs ascensions de djebels très spectaculaires. »

L’écho du bivouac

Un bivouac solaire

« Au SULTAN MARATHON DES SABLES, pas question de laisser dans le désert d’autres traces que celle des pas des coureurs. La protection de l’environnement est une priorité. Sensibilisée au problème du développement durable depuis de nombreuses années, l’organisation a encore franchi une étape supplémentaire pour cette 28eédition. Pour la première fois, une grande partie du bivouac est en effet alimentée à l’énergie solaire« Nous avons installé deux champs de panneaux solaires qui utilisent la technologie Amorphe, explique Daniele Oppizzi, directeur d’Iland, la société suisse partenaire du SULTAN MARATHON DES SABLES. L’un permet d’alimenter tous les ordinateurs de chronométrage et l’autre est utilisé pour une partie du bivouac. Nous avons une production d’énergie importante et dès l’an prochain, nous envisageons de produire l’intégralité de l’électricité nécessaire. » « Il y a deux ans, nous avons fait notre bilan carbone, raconte Patrick Bauer, le directeur de l’épreuve. Nous nous sommes dit que c’était bien beau de faire un chèque pour compenser ça mais qu’il devait y avoir moyen de faire mieux que ça. Voilà comment est née cette idée dont je suis très fier. »

Ce dispositif vient s’ajouter à de nombreuses autres actions de protection de l’environnement, action pour laquelle près de quinze personnes ont été missionnées. Pour éviter les déchets dans le désert, chaque bouteille distribuée à un concurrent porte le numéro de son dossard à la fois sur la bouteille mais aussi sur le bouchon. Le concurrent coupable d’abandon est lourdement sanctionné. Des petits cendriers de poche sont également remis à tous les membres du staff pour éviter de retrouver les mégots dans le sable. Des toilettes propres scandinaves sont disposées pour toute la caravane. Enfin, depuis plusieurs années, un four incinérateur a même été intégré à la caravane et brûle tous les déchets du bivouac. Parce que, comme le rappelle souvent Patrick Bauer : « la Terre ne nous appartient pas ». « 

Tête de la course

Mohamad Ahansal en pole position

« Déjà vainqueur à quatre reprises, le Marocain Mohamad Ahansal (D 74 MAR) n’a pas fait de quartier dimanche en remportant la première étape de la 28e édition du Sultan MARATHON DES SABLES, avec plus de 4 minutes d’avance sur son poursuivant l’Italien Antonio Filippo Salaris (D 1005 ITA). « Je suis très content d’avoir gagné cette première étape. C’est très bon pour le moral et cela permet de prendre l’avantage sur les autres, maintenant il va falloir gérer la suite de la course. Ce n’est que le début », lâcha-t-il tout sourire au terme de ces 37,2 premiers kilomètres bouclés en 2 h50’56’’. Juste derrière lui, l’Italien Salaris (2h55’25) savourait lui aussi son exploit du jour : « Je suis très content de cette première journée et j’espère bien continuer comme ça. Mon objectif est de terminer dans les 5 premiers. » Même satisfaction pour Vincent Delebarre (D 477 FR), 10e et premier français, ou pour la tricolore Laurence Klein (D 109 FR), 25e et première féminine de l’étape en 3h39’31’’. Petite déception en revanche, pour le Jordanien, Salameh Al Aqra (D 1 JOR). Le vainqueur de l’édition 2012 est en effet arrivé en grimaçant avec plus de 22 minutes de retard sur son grand rival le Marocain Ahansal, mais surtout en se tenant la fesse droite et en boitant sitôt la ligne d’arrivée franchie. « Je pense que je me suis fait un petit claquage, mais cela devrait aller mieux demain », rassura-t-il toutefois, avant de retrouver le bivouac pour se reposer. Demain est déjà un autre jour. »

Pour le classement temporaire intégral: cliquez ici !

L’équipe Transavia Sportera Handi Cap en forme !

Statistiques de Jérôme Cazade, membre de l’équipe

A demain pour un J2 marqué par 30,7km d’ascensions magnifiques et par une mise à jour du classement provisoire – show must go on !

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