Face à la ligne de départ, en attendant le « go » de notre vague…

…qui nous traîne, nous entraîne

Une « course » de reprise

Assidue à un plan d’entraînement marathon depuis début juillet, j’ai expérimenté un trail de montagne avec difficulté début août, avant d’entamer ce qui ne fut pas un « GR20 complet » mais à défaut, un « début de GR20 » prolongé par des étapes du « Mare et Monti » mi-août. De retour de ce périple, je reprenais alors mon entraînement….

Interrompue net dès la 2ème séance pour cause d’entorses récidivantes, je me retrouvais boitant plusieurs jours de suite, traînant dès lors une douleur décroissante au fil du temps mais pas décidée à disparaître pour autant.

Bilan : abandon marathon et focus sur « la suite » : un moral « un peu » entamé à relever et des efforts majeurs de patience à produire pour mieux repartir.

La Parisienne 2013 arrivait alors comme 1ère course de la rentrée : une distance facile de 6,7km et un environnement convivial, de quoi se remettre dans le bain en douceur. Convivial certes, accessible certes, ensoleillé (quelle chance !) certes, mais pas vraiment une « course » comme je les préfère.

Retour sur une trentaine de minutes d’épreuve et sur quelques points + versus – de cet évènement, qui peut-être fait pour vous, ou pas.

6,7km dans Paris, sous le soleil – Women only !

Partie très en retard (mea culpa) avec Céline dans la 17ème vague de départ, je portais les couleurs de Sogeti, l’entreprise d’Audrey qui avait constitué une petite équipe pour l’occasion. Pas du tout échauffée par manque d’espace pour effectuer de quelconques mouvements dans les sas d’attente, je me lançais alors, disons-le : « à l’arrache complet » dans cette course, froide et pas entraînée mais malgré tout curieuse de vivre l’expérience. Quelle expérience !

Dès les premiers 100m déjà, de nombreuses filles marchaient. Pour certaines c’était prévu, pour d’autres c’était les frais de je ne sais quel départ trop rapide ou manque d’entraînement. « No offence » comme diraient les anglais. Des consignes avaient toutefois été données pour que les marcheuses se rangent à droite et laissent les coureuses avancer par la gauche. Normal, bien qu’à aucun moment je n’aie vu cette indication respectée ! Un peu (très) dur donc, de se remettre en jambes tout en devant slalomer, se baisser, sauter, accélérer, ralentir, grimper quelques côtes, arpenter plusieurs tournants, tout cela avec une inertie de foule monumentale. Je regardais mon chrono quand même, pour voir où je me situais.

J’étais dans la fourchette optimiste de mes estimations, au vu des conditions du moment ie. 5’15/km. La suite fut identique au démarrage. Un ravitaillement au 3ème shunté (bidon en poche largement suffisant pour la course entière) et une bien belle surprise à ce moment là ! Mon cher ami d’ex-promotion militaire Kilian m’ayant prévenu qu’il ferait beaucoup de bruit à cet endroit précis du parcours sans pour autant promettre de pouvoir m’interpeler…pourtant, m’interpela ! Un « Marie » franchement lancé, je me retourne alors et que vois-je : Kilian en kilt, au cœur d’un groupe d’animation à la cornemuse !

Magique, merci Kilian, j’ai bien ri ! Les km continuaient de défiler. Je ressentais une vraie difficulté  à trouver un rythme correct en raison du format de la course et de l’hétérogénéité totale de ses participantes, mais il fallait s’y attendre. Pour autant, j’étais sincèrement contente de pouvoir retrouver cette sensation d’effort que j’avais perdue.

La course à pieds me fait penser à ces amoureux qui lorsqu’ils s’éloignent géographiquement, perdent un peu en complicité, en spontanéité, en chaleur. Vous cessez de vous entrainer et découvrez comme ce sport ne tolère pas vos infidélités ! Il choisit de vous faire comprendre que pour retrouver du plaisir, il faut se ré-investir, ie (un peu) souffrir ! J’apercevais alors le panneau « 6km, plus que 700m » – celui que j’avais croisé avant de garer ma voiture à 4km du départ (hum.) et me concentrais sur ce moment génial qu’est la gestion des derniers 100m.

Ligne droite, tournant à gauche, arche en vue, sprint ! Dur, dur, dur mais bien. Un chrono modeste mais toujours proche de mes estimations optimistes pour finir : 34’54 pour 6,7km soit une moyenne de 5’13/km. Je suis alors le flot de filles vers la sortie, récupère ma médaille (dans une pochette plastique, entre 2 barres de céréales) et une bouteille d’eau. S’en suit l’offrande d’une rose à chaque femme ; la mienne tendue chaleureusement par une dame m’ouvrant grand ses bras : « Marie, Marie, comme ma fille aînée » – ce fut le moment le plus sweet de la matinée !

Bref, j’avais couru la Parisienne !

La Parisienne est-elle faite pour vous ?

Oui, si…

  • Vous ne courez pas souvent/ n’avez pas le temps de vous entraîner/ n’êtes pas ultra sportive et que 6-7km vous conviennent largement voire représentent un petit challenge.
  • Vous aimez les évènements 100% féminins.
  • Vous n’avez pas peur d’attendre (au moins) 1h dans votre sas, le temps que votre vague soit « lâchée » sur le parcours.
  • Vous êtes d’accord pour payer votre dossard entre 35 et 55Euros, selon votre temps de réaction à l’inscription.
  • Vous voulez motiver des collègues ou amies et les entraîner à relever le challenge d’une course, vous qui en connaissez les dessous !
  • Vous aimez le rose.
  • Vous n’avez rien contre la musique d’animation qui ressemble à un remix de René la Taupe.
  • Vous aimez le Champ de Mars et ses alentours.
  • Le running n’est pour vous rien d’autre qu’un sport funky gâché par la recherche d’un chrono et que courir entre copines est bien plus top délire megadrove que de foncer comme une brute vers le finish.

Non, si…

  • Vous êtes un homme, quoique, vous pouvez toujours être bénévole et l’on ne saurait trop vous en être reconnaissantes !
  • Vous préférez les courses mixtes ou qu’un manque criant et prolongé de testostérone vous déstabilise.
  • Vous n’aimez pas les évènements trop marketing où tout ressemble plus à une grosse machine à argent qu’à un rassemblement sportif.
  • Vous êtes agoraphobe.
  • Vous n’aimez pas courir en zigzagant, slalomant, tergiversant, stoppant, accélérant…
  • Courir (ou essayer) au milieu de nanas déguisées en tout ce qui peut exister sur terre ne vous fait pas marrer.
  • Vous visez une perf’…(oubliez!)
  • Vous aimez le recueillement, l’intensité de la nature (voire des montagnes) et que le bitume parisien vous déprime.
  • Participer à une course de moins de 10km n’a aucun sens pour vous. (« Non mais allo, en dessous de 42km c’est pas une course quoi !)

 

Les dons reversés à la recherche contre le cancer du sein…

La Parisienne

La Parisienne est impliquée aux côtés de la Fondation pour la Recherche Médicale depuis 8 ans pour soutenir la recherche sur le cancer du sein. Elle apporte un soutien financier (28 000€ en 2012) et permet à la Fondation de mettre en place des actions pour collecter des dons. Le bilan de ce partenariat s’élève à plus de 547 000 Euros et au financement de près de 14 projets de recherche en France.

Le prix d’un dossard varie entre 35 et 55 euros, selon la période d’inscription – tarif similaire pour les entreprises, majoré de près de 80Eur de frais de dossier.

L’édition 2013 a rassemblé 35 000 participantes.

Odysséa

L’association Odysséa reverse les dons collectés via l’organisation de courses à l’Institut Gustave Roussy: 1er centre de lutte contre le cancer en Europe et à l’association Prolific depuis 11 ans (2002). Depuis ses débuts, Odysséa a reversé 2,6 millions d’euros de dons à la lutte contre la maladie grâce à la participation de 260 000 coureurs ou marcheurs. Si l’on veut comparer ce qui est comparable et ne considérer que les dons de la course Odysséa Paris, 1,516 millions d’euros ont été reversés en 11 ans: 3 x le montant reversé par la Parisienne.

Le prix d’un dossard varie entre 15 et 20 euros selon la date d’inscription: 2 x moins cher que le dossard de la Parisienne.

L’édition 2013 aura lieu le 06 octobre 2013 (vous pouvez encore vous inscrire). L’édition 2012 a rassemblé 58 850 participants sur toute la France.

Vous l’aurez compris, soutenir la recherche contre le cancer du sein est très louable (voir l’article de soutien rédigé sur ce blog, ici) mais il est des courses plus efficaces que d’autres en la matière.

Quoiqu’il en soit, votre motivation, votre envie de courir, de vous dépasser et de vous améliorer tel que je le lis quotidiennement sur les réseaux sociaux et tel que je le partage avec vous également, est déjà en soi…énorme ! Bravo à toutes !

En direction de la ligne de départ, le pont d’Iéna déjà rose de monde 🙂

 

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