9 et 10 janvier 2016 – nous sommes en pleine sortie de trêve hivernale 2015 – marquée par des évènements assez tristes et une météo on ne peut plus grise. C’est le début d’une nouvelle année (bisextile qui plus est) et l’on fait tout un tas de projets, on se met à rêver à nouveau (comme si en fin d’année cela pouvait être interdit !). Il y a un nouvel élan, de nouvelles « vibes », on se re-lance. Encore faut-il l’initier ce lancement et avancer. La Kalenji Prom Classic, 10km niçois en bord de mer, et le lancement concommitant des nouvelles gammes route de Kalenji arrivent alors à point nommé. 1ère course, 1er rassemblement de bloggers, 1ers vrais rayons de soleil pour la plupart: le 2e week-end de janvier organisé par la marque est souvent très attendu ! Voici ce que j’ai vécu à travers ma course et tout autour, entre moments chaleureux au sein de la blogosphère et discussions produit voire stratégie de la marque qui ne cesse de vouloir innover.

depart kalenji prom classic nice

La Kalenji prom classic: un 10km ensoleillé et roulant

L’expérience Kalenji

Ca n’est pas la première année que vous en entendez parler j’en suis sûre. L’année dernière j’avais déjà essayé de vous retranscrire un maximum de choses sur cette course hyper énergisante, mais je l’avais vécue de l’extérieur (récit de la PromClassic 2015). Un peu mélancolique face à tous mes amis bloggers ayant eu la chance de porter un dossard ce jour là. Ma chance à moi aura été d’être conviée malgré tout au voyage, par une marque qui ne s’arrête pas à la performance brute mais qui privilégie la cohésion et l’expérience. Julien Bartoli, athlète Kalenji depuis près de 4 ans maintenant me le confirmera lors du dîner « l’équipe ne m’a jamais mis la pression pendant ma blessure, ils m’ont laissé le temps de revenir en me disant que les arrêts faisaient partie de la réalité d’un athlète« . Belle approche humaine de la marque dont la bienveillance n’est pas qu’une histoire de com, mais une vraie valeur partagée. C’est cette année en runneuse que je prenais part de l’intérieur à cette course roulante, faite de 2 longues lignes droites (l’une du centre vers l’aéroport/ l’autre de l’aéroport vers le centre !) et bordant la mer à chaque instant.

kalenji prom classic 2016

Mon 10km insolite

Déjà, arriver sur une ligne de départ qui est à 500m de là où vous avez dormi la veille est un luxe incroyable ! Ensuite, rejoindre votre sas sous un soleil éclatant en ayant au préalable profité d’une bonne demie heure sur la plage l’est tout autant ! Alors bien sûr au coeur de ce tableau incroyable il y avait aussi 1 semaine préalable de douleurs lombaires pour ma part et une capacité d’entraînement spécifique en running très limitée. Palliée par des heures assez régulières de musculation et du cardio « sans impact » (biking essentiellement) – on peut dire que ma préparation aura été insolite. Mais cela n’est plus une surprise. Tant que je ne pourrai pas courir autant que je veux et m’entraîner régulièrement – je me rendrai à des courses bien choisies, pas trop longues et si possible bien entourée, avec pour seul objectif celui de voyager l’espace d’un chrono.
C’est précisément ce que j’ai fait.
Partie à allure footing ce qui peut difficilement en être autrement étant donné le monde sur les 3 premiers km, j’ai commencé à légèrement accélérer à partir du 5ème km. C’est aux 3/4 de la course que j’ai reçu un sms me souhaitant de « courir avec plaisir » auquel j’ai répondu « 8ème, dur » ! Il ne faut quand même pas se leurrer; il y a beaucoup de plaisir dans le sport mais inévitablement des phases de souffrance et à ce moment même le plaisir n’était pas prédominant ! J’avais envie de finir ! Pour autant cela ne m’a pas empêchée de prendre des photos de la mer, de faire demi-tour sur quelques mètres pour retrouver une amie et de m’arrêter carrément au ravito pour boire à côté d’une petite fille m’ayant timidement tendu un verre d’eau et beaucoup trop craquante pour que je ne prenne pas 30 secondes à le déguster !
Tout le long de la course je n’ai pas arrêté de prendre des photos, de texter pour finir en 57′ – un temps qui ne ressemble à pas grand chose dans mon parcours si ce n’est à celui de ma reprise aux 10km de l’Equipe en juin 2015. La seule différence et non des moindres est que cette fois-ci je n’ai pas souffert. Il y a donc toujours cette marge d’amélioration et d’expression qui pourra être libérée quand les douleurs auront définitivement disparu.

tete de course kalenji prom classic 2016 nice

J’ai d’ailleurs croisé Sébastien Camus sur le stand STC avec qui j’ai eu plaisir à discuter un bon moment et qui m’a confirmé que certains de ses amis ayant eu une hernie discale et scrupuleusement accepté de ne pas brûler les étapes de guérison (renforcement musculaire quasi quotidien et étirements), avaient désormais résolument tourné la page. Comme quoi. Hope.

marie hotsteppers prom classic nice

Les nouveautés route chez Kalenji: simplification

La veille de la Kalenji prom classic comme à l’accoutumée, Kalenji nous présente les nouveautés de sa gamme Kiprun (route). Le constat 2016 est intéressant et présente 2 changements majeurs.

Plus de modèle « MD »

Avant, la marque proposait 3 modèles route, selon la distance ciblée: le 10km (modèle « SD » pour « Short Distance »), le semi (modèle « MD » pour « Middle Distance ») et la distance marathon (modèle « LD » pour « Long Distance »). A force d’observations, l’équipe d’ingénieurs et de créatifs s’est rendu à l’évidence: on ne choisit pas tellement une chaussure en fonction de la distance courrue mais de ses propriétés. Tout simplement parce que 2 coureurs différents peuvent rechercher des propriétés différentes pour une même distance. Kalenji a donc supprimé son modèle « Middle Distance », un peu trop « in the middle » justement, pour se concentrer sur le SD: dynamique et le LD: stable et amorti.

Libre à chacun par la suite de rechercher du dynamisme sur un semi ou du confort et de la stabilité sur un 10km.

 

gamme kiprun femme

Extrait de la gamme Kiprun Femme: la simplification des modèles permet la multiplication des coloris.

gamme kiprun homme

Extrait de la gamme Kiprun Homme

Plus de déclinaison par « type de foulée »

Autre changement majeur. Alors que les videos humoristiques fleurissent sur le jargon du running et la difficulté que la plupart des runners éprouve à comprendre la différence entre « supinateur », « pronateur », « universel » – Kalenji souhaite plus que jamais simplifier l’offre. Leur volonté: rester proche de ses clients et ne pas tomber dans le piège de vouloir les impressionner avec 1001 caractéristiques complexes et parfois superflues.

conception kalenji kiprun sd

Décomposition de la Kiprun SD

Le fameux « K-ring » en forme de donut, constituant majeur de l’amorti des modèles Kiprun, se voit donc rebaptiser « K-only« . Plus de variantes « universelles » ou « supinatrices », un modèle unique conviendrait à toutes les foulées. Ces développements se sont bien spur basés sur une étude épidémiologique faite sur 2 x 200 testeurs: certains ayant une chaussure les corrigeant spécifiquement; d’autres ayant une prototype du modèle « K-only ». L’étude aurait prouvé que le taux de blessure était réduit dans le groupe ayant bénéficié du modèle Kalenji, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a eu aucune blessure.

Kiprun SD et changements de gamme: mon avis

K-only

Les modèles qui se veulent destinés aux supinateurs, aux pronateurs ou aux coureurs universels ne sont pas conçus de la même manière d’une marque à l’autre. Certains vont carrément corriger/compenser la foulée (contre-indiqué), d’autres simplement rajouter des matériaux plus résistants au niveau des zones d’impact pour en réduire la charge (préférable). Ensuite, certaines personnes se croient « supinateurs », « universels », … mais seul un film de leur course et une analyse au ralenti peut réellement statuer. Finalement, une consultation chez un podologue peut être intéressante pour avoir des semelles qui corrigent parfaitement ou presque les défauts de votre pied (si vous avez eu des blessures ou des douleurs, sinon aucun intérêt). Tout cela faisant, l’idée de Kalenji n’est pas mauvaise puisque l’efficacité des modèles soit disant dédiés à des foulées particulières est tout à fait contestable. Autant dans ce cas partir sur un modèle aussi bénéfique pour tous que possible, quitte à ce que chacun y ajoute des semelles spécifiques selon sa morphologie individuelle.

Kiprun SD drop: 10mm

Pour ce qui est du drop des modèles Kalenji, je suis moins convaincue par leur affection pour le 10mm. Ce n’est pas parce que je travaille avec Altra que j’ai cet avis; je ne suis pas une inconditionnelle du drop zero, encore moins quand il n ‘y a pas d’amorti – mais 10mm me semble énorme. Si les Kiprun SD offrent un bon maintien et un amorti talon ultra puissant (et oui, si je l’ai senti c’est bien parce que j’ai du attaquer par le talon à plusieurs reprises, mais il semblerait que nous soyons plus nombreux dans ce cas là que ce que nous voulons bien croire !), je trouve le différentiel avant/arrière du pied trop important pour ma part.

kalenji kiprun SD

La blogosphère running: parlons en … !

Comme à chaque « blogcamp », Kalenji s’attache à sélectionner les bloggers avec qui la marque entretient de bonnes et fidèles relations, faites d’échanges et de discussions constructives. Qui plus est, la marque très présente ailleurs en Europe ne se limite pas à la France et convie à chaque fois des bloggers multi-pays: une vraie richesse ! De l’Espagne à l’Italie en passant par l’Angleterre et la Belgique, les bloggers français qui se connaissent bien voient leur paysage se diversifier tant par la météo et les paysages que les relations humaines ! Ce fut un réel plaisir, l’espace d’un court week-end de partager une partie de la course, des rires dans le sas de départ, un pique nique sur la plage, des discussions enflammées à table ou des balades en bord de mer en particulier avec Anne (blog Anne & Dubndidu), Nadia (blog Nadia Runs Paris), Clémence (blog Runninglicious), Julie (runners.fr) et la joyeuse clique de la runnosphère 😉

blogs running

Merci pour votre bienveillance et votre affection pour le sport sous toutes ses formes – ce fut un week end qui fait du bien comme on en voudrait plus ! En attendant, je vous conseille à tous cette belle course qu’est la Kalenji prom classic et allez donc mettre un pied dans le nouvelle « K-only », vous m’en direz des nouvelles 😉

 

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Créatrice et blogueuse passionnée de Sport, nourrie des cultures européenne et américaine, je me spécialise en nutrition pour aider les lecteurs Hotsteppers à vivre une vie saine, solide et riche de sens ! Ma meilleure amie et athlète Alison m'accompagne sur ce blog dans les 1001 expériences et découvertes qu'il nous offre et contribue à son contenu à travers son activité physique de niveau semi-pro (Équipe de France de Hockey Subaquatique)

7 Commentaires

    • Elle l’est Fanny ! Bien positionnée dans l’année, beau lieu, un peu de monde sur les 1ers km et un parcours pas hyper varié mais en bord de mer donc on en oublie les 2 longues lignes droites ! Et encore, c’est un avantage pour certains puisque favorable à la perf !

  1. Petit com pour la gamme de shoes Kalenji : je suis déçu comme toi que la marque n’évolue pas plus vite sur le sujet du drop. Car se pencher sur « pronateur-supinateur » et compagnie sans jeter un oeil sur le drop (tant qu’à proposer quelque chose de plus naturel et simplifié) c’est manquer une bonne partie des coureurs qui évoluent plus vite qu’eux je pense.
    Du drop 8 pour les chaussures d’endurance, et du drop 4 ou 6 pour de l’entrainement rapide ou compétition serait idéal. Abaisser le différentiel ne me semble pas super compliqué… Dommage simplement, car si le reste gagne en qualité tant mieux!

    • Merci pour ton avis Mathieu; la marque semble être encore en cours d’étude de l’impact du drop sur les différents taux de blessure suite à une vaste étude lancée il y a un moment déjà. Pour autant les résultats ne sont selon eux pas encore « concluants ». Il y a aussi le fait qu’un changement de drop auprès d’une population très grand public qui n’a pas la moindre idée de ce que ça veut dire implique une comm un peu plus technique, plus d’explications en magasins, bref…une transition qui ne se fait pas de façon aussi simple à mon avis que de proposer un modèle unique pour toutes foulées.

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