Dans la vague de diversification du blog Hotsteppers vers de multiples sports, j’ai eu la chance de vivre 1h30 de coaching en badminton, un beau dimanche après-midi du mois d’avril au Racing Club de France. Comme vous le savez, j’aime de très nombreux sports si ce n’est tous les sports tant qu’il y a un peu de cardio et/ou de technique autant que cette possibilité de se dépasser à un moment ou à un autre de la séance. Et, en ce qui me concerne, après ma blessure longue durée d’il y a 2 ans, encore pas complètement résolue, j’ai un peu perdu cette envie de me « faire mal ». Dur de retrouver la bonne frontière entre « se dépasser », « se faire mal pour se faire du bien » et « se faire mal pour se faire du mal » ! On devient frileux et on retourne dans la moyenne pour ne pas aller chercher ses limites qui nous sont revenues de plein fouet dans la figure au moment de la blessure. Pourtant, en cette après-midi printanière, j’ai fait pumper mon coeur et bosser mes muscles au delà de ma zone de confort, avec ce petit goût de satisfaction de ne pas avoir eu peur de donner plus. Une belle expérience alors même que je ne découvrais pourtant pas pour la 1ère fois la discipline. Sans doute une belle convergence de facteurs positifs. En plus, c’est l’année des championnat d’Europe et des JO: raison de plus pour vibrer ! 

Le badminton: de rien vers les JO

Une discipline héritée des Indes…

L’Histoire raconte que le jeu a fait son apparition pour la 1ère fois en 1873, en Angleterre. Alors que quelques officiers britanniques se réunissaient dans la ville de Badminton pour pratiquer le « poona »,  jeu de raquette indien, ils décident d’utiliser des bouchons de champagnes ornés de plumes à défaut d’avoir des balles à leur disposition.

Une discipline propulsée aux JO en 1992 (seulement)

Notre coach du jour originaire du Vietnam, nous a expliqué son arrivée en France il y a plusieurs dizaines d’années. La Fédé française de badminton n’existait pas à l’époque, il n’y avait pas d’équipe nationale et le badminton était loin d’être aux JO. C’est appelée par un membre du Badminton – Racing Club de France qu’elle intégra notre équipe nationale amenant la France au 1er niveau mondial 12 années consécutives. Un nombre croissant de licenciés finira par propulser la discipline au rang de discipline olympique, point qui n’a pas manqué de faire sourire Alison qui m’accompagnait sur ce coaching et qui rêve de voir son sport un jour prendre de l’ampleur (et quel sport…: http://www.hot-steppers.fr/hockey-subaquatique-lequipe-de-france-feminine-se-pare-de-bronze/) !

Un sport complet

Si le côté cardio bien connu du badminton ne me faisait pas trop peur, je redoutais un peu les impacts des appuis à chaque frappe, à cause de mes fragilités lombaires… Et pourtant, j’ai eu de grosses courbatures le lendemain de la séance mais pas au niveau du dos ! Les bras travaillent énormément à chaque coup et les membres inférieurs, des fessiers aux cuisses, également. Je ne parle pas de la coordination qui heureusement pour moi n’a jamais vraiment été un point faible mais qui se travaille tout au long d’une séance de badminton. D’ailleurs, saviez-vous qu’un joueur court en moyenne 4 fois plus sur un terrain de badminton que sur un terrain de tennis, pourtant 4 fois plus grand ! Pas difficile de lire après ça que l’on peut dépenser 500kcal sur une séance d’1h bien rythmée ! Après une phase de warm up qui ressemblait plus à un match pour moi, Alison et moi avons joué quelques matchs avec des jeunes joueurs, bien dévoués ! Et puis, nous nous sommes affrontées non sans hargne (c’est fou comme on peut avoir la rage quand on défie ses propres amis !) pour finir sur un double !

test badminton hotsteppers

En fin de séance, j’étais rincée au sens propre et figurée mais j’ai réellement eu ce sentiment de bien être que j’ai un peu de mal à retrouver avec la course à pied depuis un moment en dehors de courtes séances de fractionné. En plus, le « bad » est tout sauf un sport solitaire et se joue vraiment dans une atmosphère hyper conviviale. Je me pose même la question de m’offrir une licence pour accéder aux séances libres dans les salles près de chez moi…Je trouve que l’on peut se faire plaisir avec un minimum de condition physique sans être une déesse de la technique. C’est un sport qui force à se concentrer et vide la tête. Vraiment intéressant, à suivre…

 

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