Bienvenue sur le blog multisports Hotsteppers ! Pensée libre, info fiable, expériences hors tendances. Sport, nutrition hédoniste, récits, interviews et analyses au service d'une communauté éclectique en quête de (bon) sens.

Energizer Night Run Paris: des Hotsteppers bien allumés …

6,5 km en courant de nuit, sans chrono, à la frontale et dans les allées (et venues, ha ha!) du Domaine de St Cloud. Un dossard à 14E incluant un T-shirt et une mini frontale Energizer. Près de 4000 runners attendus. C’est le concept de l’Energizer Night Run organisé dans différentes villes d’Europe au profit de l’UNICEF et fraîchement (quoique plutôt chaudement ces derniers jours…) arrivée à Paris ce Samedi 4 juillet, jour de Grand Départ (#TDF2015) et de commémoration de l’Indépendance américaine. Plus attirée par le concept night run sans chrono et par l’occasion de retrouver quelques Hotsteppers fidèles avant la course que par quoique ce soit d’autre, j’ai dit oui: je suis venue, j’ai vu et j’ai allumé (ma frontale) 🙂

tour eiffel de nuit depuis le parc de st cloud

Une training session comme je n’en fais plus…

Après une reprise récente et toute en douceur du running (pour le moment je nage et pédale plus que je ne cours), j’ai un peu rétrogradé en la matière et me retrouve dans la peau de celle qui appréhende ne serait-ce la distance 10km comme étant pas loin du bout du monde ! Ajoutez à cela la chaleur que nous subissons tous actuellement: dur, très dur après une journée de travail de trouver l’énergie d’aller cracher mes poumons de baleine échouée pendant près d’1 an et de faire face à l’éternel même constat: « merde j’ai tout perdu ! » Ok, j’exagère un tout petit peu. Même après un arrêt on ne perd jamais son expérience et l’arrêt lui même fait prendre de la hauteur. Au niveau physique je suis bien mieux qu’il y a 2-3 mois, j’avoue. Mes séances quasi quotidiennes de préparation physique et de renforcement musculaire ne me tombent plus dessus comme des fardeaux et j’ai repris la main. Dans l’eau, j’arrive à dompter ma peur du monde « subaquatique » et à enchaîner des séances de palme plusieurs fois par semaine. Je vais d’ailleurs prendre des cours de crawl cet été, ma brasse ayant des limites ! Quant au vélo, ça n’est pas ma grande passion mais j’aime bien me dire « je vais voir la famille en vélo AR » plutôt que de prendre la voiture: je joins l’utile à l’agréable et prend plaisir à retrouver la forme par des biais différents. Mais…la course à pied: c’est dur. C’est dur parce que je suis allée beaucoup plus loin qu’en vélo et en nage où je vis le plaisir des débuts, sans performance ! En course à pied je me mesure à « avant », je compare, je connais mes chronos de référence…Et puis, mécaniquement parlant, c’est aussi le sport que je vis le moins bien dès que j’ai des douleurs au dos ou des titillements sciatiques. Bref, tout cela faisant, cette perspective de course de nuit (donc hors chaleur), bien entourée (4000 personnes ça fait un bon petit peloton), me réjouissait. C’était l’occasion rêvée de m’entraîner un peu dans un environnement boostant !

Un concept original pour adeptes du « feeling »

Expérience plus que performance

J’ai souvent écrit ce mot dans mes articles. Le « feeling« . La sensation du moment, sans être dénaturée par la mesure, les chiffres, les indicateurs. Quand on sait sortir de la performance (et il n’y a pas besoin d’être surdoué dans un domaine pour avoir un esprit performer) et apprécier l’expérience, je crois que l’on s’offre plus d’occasions de bonheur ! En ce qui me concerne: aller à une course, sans chercher à faire le maximum physiquement aurait été impossible il y a un an. Mais samedi c’est arrivé. Après avoir lancé un concours de dossards sur la page Facebook Hotsteppers et tiré au sort Jeremy et Olivier, je savais que ma soirée se présentait comme un « pique nique entre runners » puis un « night run tranquille ». En plus, j’adore la nuit, ses lumières, ses effets, ses bruits, les histoires qu’elle raconte… Si me lever tôt le matin est une torture, courir tard le soir est pour moi génial voire carrément excitant ! Après une journée caniculaire complètement anéantie par l’absence d’air et la lourdeur environnante, j’arrivais molle comme un chamallow à St Cloud où mes 2 acolytes m’attendaient déjà depuis un moment.

image2Nuit !

Picnic-Photo

Je connaissais déjà bien Jeremy qui avait fait partie de la team Hotsteppers à 2 So Mad: la So Mad de Vincennes et la So Mad de Torcy et qui suit le blog fidèlement depuis sa création. Je n’avais en revanche jamais rencontré Olivier mais il n’aura pas fallu moins de 5 min pour que ce ne soit plus vrai ! La pelouse du parc était recouverte de petits groupes de runners qui avaient eu la même idée de se retrouver un peu avant la tombée de la nuit pour dîner ensemble sur l’herbe. Nous avons commencé à refaire le monde du sport et à discuter quant l’air s’est mis tout à coup à circuler. Je me suis sentie revivre. Il y avait de moins en moins de lumière. Nous nous sommes équipés de nos minis frontales, plus utile pour créer une ambiance lumineuse que pour réellement éclairer la route, avons fixé  nos dossards et repéré une zone de photocall: habitude indétrônable des Hotsteppers qui se retrouvent pour immortaliser les retrouvailles en tout genre ! L’ambiance générale était super agréable et l’heure du départ (22:30) approchait tranquillement. Jérémy fidèle à lui même, nous a fait griller la moitié de la file d’attente pour le photo call en devenant soudainement très ami avec un groupe (des anciens de chez Nike me souffle-ton dans l’oreillette, partis dans une équipe #Boost, je ne dirai pas laquelle…#ragots).

Le résultat est splendide, on aperçoit presque tout le monde sur la photo, sauf Jeremy 🙂

photocall hotsteppers energizer night run 2015

Run #ENR2015

Placés dans le SAS de départ nous attendions le départ pas très officiel sous les cris de la foule en délire, de la musique tonitruante et la voix de l’animateur infatigable (en feu depuis 14h00 au micro, mais comment fait-il ?!) Il y avait une dame qui faisait la course avec 2 petits chiens dans une poussette (wtf ?), un monsieur qui avait des petites lumières partout sur ses fesses (que j’ai prises en photo: les lumières, pas les fesses…), des gens avec des enfants que l’on a vu gruger un peu plus tard sur le parcours et couper radicalement le parcours (c’est mal!), la joellette des joyeux PRA (Pompiers Raid Aventure) ultra-punchy dans les montées comme dans les descentes, plein de petites lumières dans tous les sens, des lignes droites interminables qui passaient un peu mieux dans le noir parce que justement, on ne se rendait pas compte qu’elles étaient interminables tout de suite, etc. Je n’ai déclenché que mon appli « SquadRunner » pour cumuler un max de points pour mon Squad (d’ailleurs, si vous avez un iPhone, installez l’appli et rejoignez le Squad « Hotsteppers#1 ! »), le reste…allure, cardio, vitesse, distance, pas d’importance !

squad hotsteppers squadrunner

Allant à une allure relativement cool me permettant de parler, j’ai pu profiter des km qui ont défilé à toute allure plutôt que de les subir. Comble du lâcher prise, nous nous sommes même arrêtés pour prendre des photos aux 2/3 du parcours, face à une vue sublime de Paris by Night offerte depuis une petite terrasse.

pompiers raid aventure energizer night run 2015Les « PRA: Pompiers Raid Aventure » et Colline dans sa joellette de princesse !

La poussière du terrain volait sous les pieds des runners allumés et certains obstacles de nuit prenaient une dimension non négligeable à tel point que certains bénévoles les balisaient vocalement en criant « attention la bouche d’égout ! » ou « le pavé, attention au pavé » !

Bonne ambiance, bon esprit, certains sont tombés parait-il, d’autres ont même marché mais, tout le monde, y compris la dame avec ses chiens et le monsieur avec les lumières sur les fesses ont pu participer. D’ailleurs, après avoir profité des derniers 100m pour appuyer un peu sur l’accélérateur, je me suis rendue compte que j’avais pris autant voire beaucoup plus de plaisir que sur d’autres courses plus rapides. Une espèce d’équilibre et de libération face à des objectifs que l’on se met un peu trop souvent. Pour la peine, le lendemain, je suis allée nager pour fêter ça et dans 3 mois je fais mon tout 1er triathlon: pour le plaisir, rien que pour le plaisir et croyez moi… le préserver relève de la performance.

 

Pin It
 
Comments

magnifique ton récit , je t’invite le 5 septembre sur la nuit des laveuses , amitiés sportives

 
Comments