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Ekiden de Paris 2016 à l’ère du bib biz

Edito

Ah l’Ekiden de Paris 🙂 Cette course importée tout droit du Japon qui permet à 6 coureurs (ou 4 selon le découpage kilométrique), de faire un marathon en relais. Quelle merveilleuse idée à une époque où tout le monde essaie de classer le running au rang des sports d’équipe. En 2013, Paris se lançait dans la toute première édition de son Ekiden et Hotsteppers rassemblait à cette occasion grâce à un concours (non truqué !) 6 inconnus (pour moi et entre eux), de niveaux complètement différents. L’expérience avait été concluante et malgré nos près de 4:00 cumulés de course, donc d’attente des uns des autres, l’évènement avait eu beaucoup de charme et fait naître des amitiés. En 2016, je reviens malgré 2 ans d’arrêt total de la course à pied et je me risque à remettre un orteil dans l’univers des courses parisiennes. Une seule raison à cela: la possibilité de créer une équipe, de fédérer, encore une fois grâce à un concours. Si je ne regrette pour rien au monde la Team Hotsteppers de cet Ekiden de Paris 2016 et notre matinée prolongée en resto passée ensemble, je suis tombée de haut en voyant l’évolution des courses parisiennes. Plutôt que de me lancer dans un long « J’accuse » à la Zola, j’ai opté pour l’image (animée). C’est plus efficace et en plus c’est rigolo 🙂

Progression vers les sas: parcours du combattant et champions de quartiers à l’oeuvre

Il aura fallu un bon quart d’heure de zone tampon pour passer les contrôles de « sécurité » et rentrer dans la zone de course. Sacs contrôlés rapidos ou pas, mec de la sécu exaspéré, bon. Le contexte n’est marrant pour personne mais je ne sais pas si ce genre de mesure est réellement efficace. En tous cas il faut désormais la prendre en compte dans le timing parce que tout prend plus de temps ! Et puis, après avoir scruté de tous petits panneaux indiquant l’accès aux sas coureurs, ce fut le drame. Prise dans une foule ou plutôt écrasée dans une foule, j’ai mis près de 20′ à faire 200m. Aucune règle de circulation, des coureurs stressés de ne pas atteindre leur sas dans les temps et des « champions de quartiers » (ces mecs qui considèrent que pour eux cette course est bien plus importante que pour toi parce qu’ils courent plus vite) qui te dégagent en un mouvement d’épaule pour passer devant. La tension est montée clairement.

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Congélation en direct des sas de l’Ekiden de Paris 2016

Une fois mon équipe retrouvée (le 2ème relayeur était déjà parti, imaginez le délai !) j’ai constaté que tout était opé et que la Team Hotsteppers avait le sourire. Pas la peine de ruminer sur ce qui venait de se passer, la Team était positive et c’était le plus important ! En revanche, contrairement à 2013 où il y avait un véritable village départ juste à côté des sas, cette année il n’y avait rien. Bilan: 1600 équipes x 6 relayeurs par équipe entassés en une vingtaine de SAS. Imaginez un peu la densité de monde. Dur voir impossible de s’échauffer dans le contexte et congélation assurée en attendant son tour !

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Passage du relais

Le passage du relais ne s’est pas vraiment déroulé comme à la Télé 🙂 Les box étaient tellement serrés que les relayeurs arrivant dans la zone de passage de relais voyaient très mal leurs successeurs. Julien, notre 1er relayeur en aura fait les frais en dépassant la zone de box puis en revenant en arrière et en cherchant plusieurs minutes Vincent à qui transmettre le témoin. Du coup, beaucoup de temps perdu à ce moment là et aucune possibilité d’encourager ses co-équipiers (seuls les prochains relayeurs à partir étaient autorisés à s’avancer dans le SAS au plus proche de la route).

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Banana Queen !

Après un ravitaillement spartiate voire inexistant sur le parcours (dixit mes co-équipiers), les réseaux sociaux se sont enflammés avec un certain humour sur la distribution de bananes à l’arrivée. Je dois avouer que c’est un très bon choix nutritionnel en matière de récup mais quand même ! Nourrir 1600×6 personnes à coup de bananes en fin de course seulement, après plusieurs heures d’attente dans le froid – c’est un peu ric rac pour cet Ekiden de Paris 2016 non ?

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1 Happy Meal pour 6 sans le meal

Dans la continuité de l’ironie de la banane, de très nombreux coureurs ont déploré l’absence de distribution de médaille à l’arrivée. A la place, une petite boîte en carton aux couleurs de l’Ekiden dans laquelle se trouvaient bien rangés 6 objets promotionnels: buffs, gourdes souples et lacets. Ok. Personnellement en dehors de mon 1er (et unique d’ailleurs marathon) ou de mon 1er triathlon découverte, je me fiche pas mal d’avoir une médaille ou pas. Mais quand on se veut être un évènement grand public et que l’on rassemble autant d’Euros, de coureurs: on fait un effort ! Les gens aiment avoir cette récompense à l’arrivée, donnez la leur!

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Chronométrage

Comme dirait Julien que j’ai pu rencontrer à l‘Ekiden 2013 et qui faisait à nouveau partie de la team cette année, il ne faut pas confondre « faire les choses sérieusement » et « se prendre au sérieux« . Cela n’est pas parce que des coureurs sont « amateurs » qu’il faut négliger leurs performances. Tu peux très bien avoir envie que ton chrono soit précis et en prendre connaissance pour pouvoir te positionner et prendre un nouveau repère. « Courir pour et avec plaisir » ne veut pas systématiquement dire « se fouttre du chrono ». Il y a une espèce de maladie de la performance un peu bizarre. Soit on est bigorexique, soit on court pour le plaisir et le chrono devient Satan. Il y a un entre-deux sans doutes, non ? Alors, à vous puces placées 1600×6 fois entre les lacets des coureurs de cet Ekiden de Paris 2016: qu’est ce que vous avez fouttu bordel !! Si l’on regarde le split de la Team Hotsteppers: on note un 1er temps pour le 1er relayeur (cohérent) puis un 2ème et un 3ème temps complètement irréalistes. Quant aux 4ème, 5ème et 6ème relayeurs: pas de temps. Nan. Plus envie de bosser la puce. Trop froid. OK..Merci. Aurevoir.

Hamburger et rosé pour récupérer !

Bon. Malgré tout ça et malgré ce retour un peu violent pour moi dans le milieu des courses parisiennes qui me confortent dans mon envie de fuir, continuer dans ma voie de diversification multisports et de libération de ce microcosme fatigant, il y a quand même encore et heureusement des gens vachement sympas dans tout ça !

Merci à Julien, Vincent, Gaëtan, Olivier, Tiffany et Laurent qui sont venus à 8:00 ce matin braver le froid pour donner leur max sur la portion de ce 42.195km dont ils avaient la charge ! La Team Hotsteppers boucle tout de même son marathon relais en 3:06 et termine à la 299e place au scratch (91ème place dans la catégorie relais mixte) La matinée s’est prolongée sur un café qui s’est transformé en déjeuner (célébré au champagne pour certaines !) – très sympa et à refaire !

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Pour ma part, je ne vis pas les courses de la même manière en restant spectatrice, cela reste quand même assez dur depuis 2 ans. Mais je continue de m’entraîner pour garder la forme autrement et ne manque pas de vous faire vivre mes tribulations de trentenaire sur ce blog de plus en plus diversifié.

Open your mind, open your heart and take care Hotsteppers !

 

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CQFD

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