Je suis toujours totalement fan de pub mais la dernière campagne d’Oakley: « One Obsession », vient aguicher un autre level.

Si l’on prend l’existant, il y a les pubs sportives ultra inspirantes qui font voyager et monter le curseur émotionnel comme celle de GoPro Hero3, que j’adore – littéralement. Rien que de la repartager avec vous et de ré-entendre sa bande son en étant transportée par ses images, je me sens libre. J’ai l’âme qui s’ouvre et le coeur qui sourit. J’ai envie.

Pas vous?

Il y a aussi la pub Lacoste « The Big Leap » qui vous fait naître des papillons dans le ventre avec son moto tellement parfait que j’aurais aimé l’inventer: « Life is a beautiful sport« . Un must. Totalement brillant !

A chaque fois on décolle. On s’évade, on se projette, on transfère son âme sur celle des personnages et on absorbe la leur. C’est un peu ça le pouvoir de la pub: émouvoir jusqu’à en faire oublier que c’est une pub. Jusqu’à en faire oublier le quotidien même. Proposer un imaginaire qui résonne. Un miroir d’émotions qui touche en plein coeur.

Qui transforme. Qui révèle. Qui embarque.

Pourtant, l’esprit de ces publicités est souvent assez consensuel. Quand on aime le sport et que l’on a un minimum de sensibilité, on les aime aussi.

La dernière campagne Obsession Oakley, elle, tranche avec ce consensus. Elle calme. Elle divise. Elle a généré chez moi un vrai « wow » intérieur en 1ère réaction mais un peu de colère dans un 2ème temps. Il fallait oser prendre ce parti là.

Regardez-là et regardez ce qu’il se passe en vous. Que cela vous évoque-t-il ?

Oakley n’a pas tourné cette publicité par hasard. Elle est en réalité le fruit d’une étude qui s’immisce dans la vie et le mode de pensée des athlètes passionnés. Une étude qui cherche à comprendre leur passion, leur obsession.

(34 %) de ceux qui ont fait des sacrifices ont renoncé à leur vie amoureuse au profit de leur passion

29 % de ceux qui ont fait des sacrifices ont renoncé à leur réussite financière au profit de leur performance sportive

Plus de 9 athlètes sur 10 (91 %) pensent à leur sport au moins une fois par jour

>21 % d’entre eux déclarent qu’ils se sentiraient « complètement perdus » sans le sport

15 % affirment se « sentir mal dans leur peau » lorsqu’ils ne pratiquent pas de sport

Une étude qui bien au delà des chiffres remue la passion qu’il y a au fond de chacun d’entre nous. Elle met le doigt sur la folie qui nous anime jusque dans les rives difficiles à admettre de l’addiction. Ces rives aussi dangereuses qu’exaltantes. Où la vie et la mort se côtoient de près. Où l’extase et la depression ne sont parfois qu’à un pas l’une de l’autre.

Elle met aussi le doigt sur la passion folle que j’avais au moment de la création de ce doux blog. Passion brisée par ma blessure fatale en 2014. Comment peut-on alors continuer à espérer l’impossible quand on perd un étage entier de sa colonne vertébrale et que l’on doit s’assagir ?

Comment accepter la raison et les limites quand la passion rêve de la non-limite ? De l’immortalité ? De l’éternité ?

Comment accepter par dessus tout cela de voir une personne chère plonger dans les méandres de l’obsession quand soi même on n’en n’est plus ? La passion peut-elle avoir raison de tout ?

Is it really realistic ? Can it really last ? Is it really OK, Oakley ?

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