Avec ou sans soutien-gorge, là est la question …

Une étude récente est venue semer le doute dans les habitudes féminines, indiquant que de ne pas porter de soutien-gorge permettrait de mieux préserver la poitrine. C’est le fameux phénomène en sciences de la vie que j’adore citer tellement il est intéressant et peut s’appliquer à de nombreuses situations: « l’hormesis« . Ce terme désigne l’adaptation du corps à une perturbation. Ce dernier est au départ déstabilisé et affaibli mais cela ne dure que le temps qu’il mette en place des systèmes adaptatifs puissants qui le rendent in fine plus fort. Par exemple, le fait de réduire sa consommation de glucides 1 semaine avant une compétition pour adapter ensuite un régime hyper-glucidique à partir de J-4 illustre l’une des multiples facettes de l’hormesis: les stocks de glycogènes sont vidés, le corps est en manque et stockera encore plus et encore mieux les glucides assimilés dès la reprise (effet recherché pour une course). Idem, consommer trop d’anti-oxydants empêche l’organisme de renforcer ses mesures anti-oxyantes internes. Il faut un peu de stress oxydatif pour que le corps s’adapte. Venons-en à la poitrine des femmes ! Trop de soutien réduirait le travail des tissus de suspension des seins et empêcherait de trouver soi même une bonne posture. Ces travaux sont un début de discussion qui ne s’appliquent qu’à un faible échantillon de femmes et qui méritent des approfondissements. Pour l’heure, je ne me vois en aucun cas quitter mes sous-vêtements pour courir…pour des questions de confort mais aussi d’esthétique…franchement…

L’ensemble « Air Control » de la marque Anita Active

NB: Ceci n’est pas moi, d’une parce que je ne suis pas blonde (Dieu merci), de deux parce que j’ai beaucoup plus d’abdos (quoique) – mais la décence veut que je ne me photographie pas en sous-vêtements sur mon blog, sinon je suis foutue…

Répartition du soutien sur l’ensemble du tissu

Jusqu’à maintenant, j’avais essentiellement testé les brassières Kalenji dont le modèle Sportance (re-découvrez le compte-rendu du test ici). Les 2 produits sont assez différents. Je pense que la marque Anita Active est plus adaptée aux femmes qui ont une poitrine plus volumineuse (ce qui n’est évidemment pas mon cas, merci la course à pieds). Autant le modèle Sportance est assez serré sous la poitrine avec une bande élastique ferme et large puis un tissu plus souple par ailleurs, autant le modèle Air Control est plus homogène en matière de répartition du soutien sur l’ensemble de la poitrine. La bande de maintien élastique sous la poitrine de la brassière Anita Active est assez étroite – un peu trop à mon goût. Sur ce critère je préfère le format Kalenji.

Aération du tissu

La brassière Kalenji est beaucoup moins aérée que la brassière Anita active. Cette dernière est faite d’un filet en matière respirante particulièrement léger. Le tissu hors bonnets est très aéré, les trous sont visibles de loin. Les bonnets en revanche sont protégés par un tissu double épaisseur un peu moins aéré mais plus solide pour un meilleur renfort.

Textile très aéré sur les côtés et renforcé au niveau des bonnets

Confort et design

J’ai trouvé le port de la brassière Anita Active agréable mais je reste partagée sur ses capacités de maintien. Je ne sais pas si c’est ma préparation marathon qui m’a fait fondre ou la taille qui était un tout petit peu trop grande mais je me suis sentie moins maintenue que dans d’autres brassières. Le produit est indéniablement léger et aéré mais très subjectivement je préfère parfois des textiles que l’on sent mieux sur soi ! Je me rappelle avoir testé la nouvelle gamme été de shorts Kalenji au semi-marathon de Barcelone et l’avoir trouvée tellement légère que je me sentais quasiment nue avec – donc mal à l’aise ! Dans la même logique, j’aime courir avec des compressions aux mollets et bras…Cela reste une question de ressenti et non de qualité de produit.

En termes de design, la couleur de l’ensemble brassière/boxer est très sympa: orange flash et noir, un mix que j’apprécie. Le boxer est quant à lui montant (versus taille basse) et c’est inhabituel du moins pas très sexy. Certes il s’agit de sous-vêtements sportifs mais, après tout  il n’y a pas de raison de sacrifier la dimension esthétique pour autant. La hauteur du boxer répond sans doutes à des besoins de maintien, si tant est que l’on en ai besoin à ce niveau là – tout dépend de la morphologie de chacune.

Verdict: la brassière Anita Active est-elle faite pour vous ?

Oui dans les cas suivants…

– Si vous avez de la poitrine et/ou des formes en général

– Si vous aimez les couleurs flashs

– Si vous aimez courir avec des textiles aériens ou légers

– Si vous aimez les bretelles droites qui peuvent se voir en plus de votre débardeur habituel

– Si vous avez 60 Eur à investir dans une brassière et 25-30 Eur pour le boxer

 

Moins dans les cas suivants…

– Si vous avez peu de poitrine et que vous êtres très fine

– Si vous préférez les sous-vêtements sobres

– Si vous préférez la sensation de « compression » à la sensation de « légèreté »

– Si vous tenez absolument à mettre des dos nageurs pour éviter que vos bretelles se voient

– Si votre budget est serré

Plus d’informations sur le produit: direction la fiche produit Anita Active

 

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Marie
Créatrice et blogueuse passionnée de Sport, nourrie des cultures européenne et américaine, je me spécialise en nutrition pour aider les lecteurs Hotsteppers à vivre une vie saine, solide et riche de sens ! Ma meilleure amie et athlète Alison m'accompagne sur ce blog dans les 1001 expériences et découvertes qu'il nous offre et contribue à son contenu à travers son activité physique de niveau semi-pro (Équipe de France de Hockey Subaquatique)

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