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10km l’Equipe 2016: récit d’une lectrice Hotsteppers

Jeudi matin, mon portable n’arrête pas de vibrer avec des notifications Facebook. Mon frère et une amie me partagent le lien de Hotsteppers qui offre au premier à se manifester un dossard pour les 10km l’Equipe le 29 mai à Paris. Pour cause le « forfait » de Marie qui préfère renoncer à la course que de la faire à moitié avec ses douleurs lombaires lancinantes. J’avais déjà été voir le site Aso Challenge pour découvrir les 10km de l’Equipe et n’avait pas franchi le pas à cause du prix quelque peu dissuasif. Je reconsidère alors la course sous un autre angle et tente ma chance. Surprise je suis la première à me manifester. Marie me confirme que j’ai le dossard: me voilà partie dans la peau d’une blogueuse Hotsteppers le temps d’une course dont voici mon récit.

Le retrait des dossards

Bon question organisation on a déjà fait plus simple : le village est situé à Bastille, le départ à Chatelet et l’arrivée à République … Je ne suis pas parisienne mais sur une carte c’est un peu dispatché.

Il semblerait que le village ait été déplacé à cause des perturbations qui étaient en cours place de la République. J’envoie une copine récupérer mon dossard et mon t.shirt le samedi après-midi sous la pluie qui a décidée de s’inviter tout le week- end !

Pour récupérer les dossards on sent qu’ASO challenge est habitué dans l’organisation de ce type de manifestation : un stand dossard, un autre t.shirt … Sauf que mon amie elle n’est pas une habituée des courses! Elle récupère le dossard mais oublie le package qui contenait un débardeur technique pour les femmes entre autres cadeaux. Too bad.

10km l’Equipe: la course

Avant la course: la marche!

Dimanche matin réveil à l’aube car le départ de mon SAS est à 9h20 et j’ai une bonne heure de route sans compter la recherche de parking. J’opte pour un stationnement à proximité de l’arrivée et rejoins tranquillement le stand des « emplaqués » qui œuvrent pour l’information et la sensibilisation au don de plaquettes et à la leucémie. A défaut du T.shirt officiel 10km l’Equipe ce sera au couleur de l’association que je vais courir.

Le fond de l’air est lourd et humide et quelques gouttes m’accueillent… Heureusement cela ne durera pas et la pluie recommencera quand je serai déjà sur la route du retour. Les consignes sont relativement bien organisées mais vigipirate oblige un contrôle des sacs avant de pouvoir les déposer. Il faut ensuite se diriger vers les sas de départ. Un petit peu de marche fera office  d’échauffement car il faut compter un peu plus de 15 minutes pour y arriver mais sans stresser. Tout est bien indiqué et il suffit de suivre le flux de coureurs.

Première impression en arrivant près des SAS, ce n’est pas la cohue pour y pénétrer, malgré les 17 170 coureurs au départ. Je rentre donc dans le SAS choisi par Marie à savoir 51 minutes en toute sérénité.

Top départ…trop speed.

9h10 les premiers coureurs sont déjà partis sous le départ de Marie José Pérec et notre SAS s’approche de la ligne, un petit échauffement rapide et à nous l’asphalte parisien.

Je regarde ma montre, je suis à 4:10 / kilomètre sur les premières foulées. Je suis partie trop rapidement, en tête de mon SAS et ralentis très vite le rythme en sentant que mon corps ne suivra pas la cadence que je lui impose. Question sensations je sens que je vais payer ma reprise des abdos-fessiers de la veille! J’ai les cuisses qui brulent et la moiteur de l’air me fait souffrir dès les premiers kilomètres.

Tout est vraiment dans la tête !

L’avenue Daumesnil me parait interminable et nous n’en sommes qu’au 2ème kilomètre. Je maintiens la cadence à 4:59 / kilomètre. Ce parcours me rappelle pourtant tant de souvenirs et j’ai des images qui me reviennent plein la tête. Le 3 avril dernier j’engloutissais les kilomètres avec beaucoup plus d’enthousiasme et de facilité à l’occasion de ma première participation sur la mythique distance du marathon.

Le parcours emprunte en effet une partie du tracé du Marathon mais à contre sens.

Je retrouve les « emplaqués » et leur pom-pom girls qui me donnent un bon coup de boost et me rappellent que je porte leurs couleurs. Tant pis pour le chrono mais il est hors de question d’arrêter d’autant plus qu’en ce dimanche de fête des mères il y a deux loulous qui m’attendent à la maison et vont me réclamer la médaille de finisher. Il n’y a pas beaucoup de monde sur le bord de route, les riverains traversent devant les coureurs et leur font clairement sentir qu’ils ne sont pas les bienvenus en ce dimanche matin. Quel dommage…

Apres le marathon, le blues

On est loin de l’engouement que génère le marathon mais heureusement on retrouve toujours de bons groupes de musiciens pour mettre de l’ambiance. Je me concentre donc sur la musique des groupes et de mes écouteurs et fais abstraction des signaux que mon corps envoit à mon cerveau. Cette course se fera au mental en lutte avec mes jambes qui me font défaut.

Le ravitaillement arrive entre le 4 ème et le 5 ème kilomètre, Place Félix Eboué, je suis contente d’avoir prévu un gel car hormis des bananes il n’y a rien pour se resucrer rapidement. J’ai ralenti le rythme et suis redescendue à 5:32/kilomètre.

En lisant les indications sur ma montre, le moral en reprend un coup. Je me dis à ce moment-là que je ne suis qu’à mi-parcours, il va falloir tenir. Il faut que je trouve une motivation ou un lièvre… Tiens voilà le meneur d’allure avec la flamme 51 minutes, je décide de me raccrocher à ses baskets et fais un peu plus d’un kilomètre à ses côtés.

Malheureusement vers Nation il accélère le rythme et je me fais distancer. L’avenue Philippe Auguste est quasiment vide hormis quelques touristes à proximité du Père Lachaise qui nous photographient m’aidant à sourire au passage. Il n’y a qu’à Paris où tu vis ce genre d’expérience et cela m’amuse toujours.

Happy finish!

Cette diversion me fait rater l’indication du kilomètre 8 et lorsque j’aborde l’Avenue de la République je pense qu’il me reste encore deux kilomètres alors que je suis à 1km de l’arrivée.

D’ailleurs le public se fait plus nombreux sur la dernière ligne droite et je retrouve un peu de jambes pour accélérer sur les derniers mètres à la vue toujours galvanisante de l’arche d’arrivée.

L’arrivée des 10km l’Equipe: ligne droite

Je passe la ligne en 51 minutes 23, loin de mes derniers chronos sur cette distance et dans un état de

Non fraicheur qui témoigne de la fatigue accumulée, nous sommes à 2 mois à peine du marathon de Paris et le relâchement de l’entrainement se fait sentir.

Marion Joly Testault, première femme de ce 10 km, terminera en 36’47’’ tandis que Thierry Guibault, 1er dans la catégorie homme, terminera en 30’57’’.

A l’arrivée le ravitaillement est assez diversifié, il faut cependant encore marcher un bon 5 minutes pour en sortir et décrocher sa médaille. En remontant le sas d’arrivée j’observe les autres participants, beaucoup sont venus en équipe mais la participation des femmes est marquée (36% des participantes).

En écoutant les commentaires à chaud des autres participants, il semble que pour beaucoup ce 10 Km aura été un baptême dans l’univers de la course à pied en compétition. Aso challenge confirme d’ailleurs que 20% des concurrents sont des novices dans la compétition.

Les bénévoles habillés de leur poncho rouge sont souriants et nous félicitent ce qui me fait oublier l’espace d’un instant mes difficultés sur ce parcours que pourtant je connais bien. Ce fut peut être aussi cela ma difficulté, le parcours ne m’a laissé aucune surprise pour l’avoir déjà expérimenté lors d’autres courses Parisiennes.

Pour résumer, je pense que les 10km l’Equipe offrent un tracé sans grande difficulté et agréable dans une ville mythique qu’est notre capitale. Mais de ce fait avec ses inconvénients : stationnement, riverains peu conciliants avec la culture running … Une organisation par ailleurs bien rodée par Aso Challenge mais qui a un coût, excessif à mon goût compte tenu de la courte distance. Il n’en demeure pas moins que les 10km de l’Equipe restent unee belle expérience surtout si l’on ne connait pas encore le running en compétition dans les rues de Paris. Pour les habitués, une experience moins habituelle/conventionnelle serait sans doute préférable. Merci en tout cas à Marie de m’avoir fait profiter de cette expérience et merci à l’Equipe d’avoir offert ce dossard à Hotsteppers.

 

Coureuse yvelinoise, Marie court régulièrement et surement depuis quelques années, mais surtout de plus en plus vite ! Fidèle lectrice du blog et fan de la page Facebook Hotsteppers, Marie s'est glissée dans la peau de la redac pour vous raconter ses 10km l'Equipe, entre plaisir et déceptions. Preuve qu'en course à pied, il faut sans cesse se réinventer pour maintenir le plaisir.
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